Présentation
Sommaire

1. Armel Le Cleac'h

Skipper du monocoque 60’ Banque Populaire
Né le 11 mai 1977, à Saint-Pol-de-Léon (Finistère)
Marié, deux enfants - Vit à  La Forêt Fouesnant

Histoire de famille d'abord, la passion pour la voile est inscrite dans les gènes d'Armel Le Cléac'h. Tombé dès son plus jeune âge dans le bain de la navigation, c'est à Saint-Pol-de-Léon qu'il découvre les joies de la glisse et se frotte à l'art délicat de la négociation des courants qui font de la Baie de Morlaix un plan d'eau qui a vu naître les meilleurs régatiers français. Il a neuf ans quand sonne le premier coup de canon de sa carrière. Ses rêves de large s'incarnent alors dans un optimist et le petit garçon se forge un caractère affirmé, une belle expérience qui laisse déjà entrevoir la promesse de grandes prédispositions.

2. Le Chacal se fait un nom

Au fil des ans, Armel gravit les échelons d'un apprentissage emprunt d'académisme. Il intègre l’équipe du Finistère et se fait un nom en écumant les régates à bord d'un 420. En 1999, il passe un cap décisif et devient skipper professionnel, après sa victoire dans le Challenge Espoir Crédit Agricole. Dès ses débuts sur la Solitaire du Figaro en 2000, il révèle un talent incontestable et laisse la concurrence admirative en accrochant la première place chez les bizuths et la deuxième au classement général. Une performance rarement égalée et une ténacité qui lui valent alors le surnom de "Chacal".

3. 13 secondes pour l'histoire

Toujours avide de nouvelles expériences et d'enrichissement maritime, il s'attaque au Tour de France à la Voile, entre deux saisons, à la barre d'un Figaro Bénéteau et remporte l'épreuve en 2001, affirmant l'étendue de ses compétences, en solitaire comme en équipage. En 2003, à Saint-Nazaire, il entre dans le cercle très fermé des vainqueurs de la Solitaire du Figaro et marque définitivement l'histoire de la course en coiffant Alain Gautier sur le fil, pour 13 toutes petites secondes. Convaincu du talent de ce jeune marin à qui rien ne résiste, ce dernier décide alors de lui confier la barre de son multicoque 60 pieds Foncia. La même année, il est couronné d’un titre de Champion de France de Course au Large en Solitaire. En 2004, il remporte avec son ami Nicolas Troussel, la 7è édition de la Transat AG2R.

4. Vendée Globe : du rêve à la réalité

Après un chavirage lors de la Transat Jacques Vabre 2005, Armel quitte le Championnat ORMA et met le cap sur le Circuit IMOCA grâce à la confiance d'un nouveau partenaire Brit Air. En 2008, sa première participation au Vendée Globe est la concrétisation d'un rêve d'enfance formulé lors des navigations dans la baie de Morlaix. Deuxième derrière Michel Desjoyeaux, sa performance forcera le respect et restera dans les mémoires comme un formidable exploit sportif et la révélation d'un homme entier, combatif et généreux.

5. Année grand chelem

En 2010, toujours sous les couleurs de Brit Air, Armel Le Cléac'h fera son grand retour sur le circuit Figaro Bénéteau. Attendu au tournant et tout naturellement redouté, il y fera merveille en remportant la Transat AG2R avec Fabien Delahaye et inscrivant pour la deuxième fois son nom au palmarès de la Solitaire du Figaro après une domination sans partage et trois victoires d'étape sur quatre. Quelques mois plus tard, il ne manquera pas son rendez-vous avec la mythique Route du Rhum et montera sur la deuxième marche du podium à Pointe-à-Pitre.

Marin reconnu comme l'un des meilleurs de sa génération, Armel est depuis quelques années un homme à qui tout semble sourire. Travailleur acharné, méthodique et déterminé, il a mis toutes les chances de son côté et garde cette capacité à s'enthousiasmer pour de nouveaux défis. Autant de qualités remarquables qui lui valent aujourd'hui la barre du monocoque IMOCA Banque Populaire et son entrée dans la grande histoire de la Banque de la Voile.