Ce
sprint en direction des terres normandes peut réserver des surprises. Même si
dans l’ensemble les 44 concurrents prévoient une étape sous spi, les
météorologues américains et européens n’arrivent pas à se mettre d’accord.
Ainsi plusieurs hypothèses se présentent sur ce dernier round, comme l’explique
Jeanne Grégoire,
« On va savoir aussi qui sont les plus forts.. côté
météorologues ! Les Américains ? Les Français ? Les Européens ? Il y a
différentes hypothèses donc, mais après le Fastnet ce sera de toutes façons une
étape de glisse. Il faudra aller vite tout le temps ». Ces 435 milles
de bagarre sur le ring entre la mer celtique et la manche promettent d’être
très éprouvants. Pour la navigatrice de la
Banque de la Voile, cette dernière
manche est cruciale puisque que seulement deux places la sépare du podium. Mais
ses concurrents directs restent très proches et il faudra être très vigilent.
Jeanne Grégoire mettra tout en œuvre pour atteindre ses objectifs mais il
s’agira aussi de prendre du plaisir
« je veux surtout bien savourer
parce qu’après il faudra attendre un an avant de revivre une Solitaire ! Mon
idée c’est ça : prendre du plaisir, rester positive, me dire que même après le
passage à la marque 'Lizen Ven' la course ne sera pas finie. Derrière Armel (Le
Cléac’h) on est une bonne quinzaine à se battre pour le podium et à pouvoir
terminer aussi bien deuxième que quinzième ! ON va tenter de naviguer propre…
et si je pouvais ne pas partir à l’arrière, ça me changerait un peu, j’avoue
que j’aimerais bien ! ».
Les
solitaires pourraient arriver à Cherbourg-Octeville dans la journée ou dans la
nuit de mercredi.