Ils ont
« rétréci » la mer méditerranée en franchissant la ligne d’arrivée à
Carthage à 20h 17mn 34s heure française (18h 13mn 30s TU) ! Moins de deux ans
après la mise à l’eau du Maxi Banque Populaire V, Pascal Bidégorry et ses
hommes viennent de signer leur troisième record grâce à un nouveau temps de
référence sur la traversée de la Méditerranée. Affolant tous les compteurs, le
plus grand trimaran océanique au monde vient d’avaler les 455 milles du
parcours entre Marseille et Carthage, en 14 heures 20 minutes et 34 secondes, à
la vitesse moyenne réelle de 33,24 nœuds. En améliorant le chrono de 2 heures
47 minutes et 47 secondes par rapport à celui établi par Franck Cammas il y a
tout juste un an, les douze marins du Maxi Trimaran armé par la Banque
Populaire accrochent ainsi à leur tableau de chasse un troisième titre. Cette
victoire sur le temps et les éléments vient récompenser le travail
exemplaire de l’ensemble d’un équipage mais également de tout un Team
entièrement investi dans cette campagne de records depuis plusieurs mois. Bravo
à Pascal et à tout son équipage !
Cela
faisait un peu plus d’un mois que le Maxi Trimaran Banque Populaire avait
rallié La Ciotat, son port d'attachée méditerranéen. Au programme, des
entraînements en Méditerranée, mais aussi une série de rencontres avec le
public et les collaborateurs de la Banque Populaire. Face à une opportunité de
fenêtre météo adéquate pour tenter le Record de la Méditerranée, Pascal
Bidégorry et ses hommes, compétiteurs dans l’âme, ont donc décidé de s’élancer.
A
l’aube, samedi 15 mai à 05 heures 56 minutes et 56 secondes (heure
française), Pascal Bidégorry et ses hommes se lançaient à la poursuite du temps et saluaient plein
d’espoirs et de concentration l’ancien sémaphore du Frioul à Marseille, point
de départ d’une traversée de la « Med Express » à 33, 24 nœuds de
moyenne réelle.
Dans des
conditions de navigations excessivement intenses, mêlant tout à la fois une mer
courte et formée, le skipper Basque et ses équipiers entraient rapidement dans
le vif du sujet et se positionnaient d’entrée de jeu dans les temps du record
avec des vitesses moyennes flirtant avec les 33 nœuds. Très vite, les milles
défilaient et la perspective d’un nouveau record apparaissait au fil de la
traversée. A bord, les douze marins se lançaient dans une incroyable bagarre
contre le temps. Comme sur les records de l’Atlantique Nord et des 24h qu’ils
détiennent, le Maxi Banque Populaire V révélait encore une fois un potentiel
exceptionnel.
C'est quasiment sur un seul et même bord que le Maxi a rallié la Tunisie. Rien
n’est donc venu contrarier une progression fulgurante dans des vents qui n’ont
jamais été en dessous de 30 nœuds. Samedi en franchissant à 20h 17 minutes et
30 secondes la ligne d’arrivée à Carthage, un troisième chrono tombait devant
les étraves du Maxi Banque Populaire qui établissait un nouveau record en
équipage après avoir parcouru la distance de 477 milles à une vitesse réelle
moyenne de 33,24 nœuds en 14 heures 20 minutes et 30 secondes . « Ca
fait excessivement plaisir. Comme on a pu le faire sur l’Atlantique Nord ou le
record du monde à la voile en 24h, nous n’avons pas fait dans la demie mesure.
Battre un record de la Méditerranée de 2h 47 m et 47 s, si on m’avait dit ça
avant le départ, je n’y aurais pas cru. C’est très satisfaisant de naviguer sur
ce bateau, on a vraiment une super équipe à bord. On a été bien aidés par une
conjoncture de mistral et de tramontane associés à une petite dépression au
nord de la Corse, ce qui nous a permis d’arriver à tout faire sur un seul bord
(avec un empannage juste au départ), même si cela n’a pas été évident. En
effet, sur les dernières heures, ça s’est fait à quelques mètres prés. Il a
fallu qu’on renvoie beaucoup de toile pour arriver à glisser le long de la
Tunisie pour arriver à rallier la pointe juste avant la baie à Tunis. A ces
vitesses là, et surtout avec la mer qu’il y avait , au bout d’1H30 de barre, on
était fatigués. On a essayé de faire des petites siestes de 20 minutes comme
sur la Solitaire du Figaro. Autrement l’équipage était quand même présent
pour toutes les manœuvres, les 12 hommes, puisqu’on a besoin de 12 paires de bras pour manœuvrer ce beau bateau. Cela a été excessivement intense. On a fait une pointe à 45 nœuds et
des poussières juste avant de couper la ligne d’arrivée. Comme la mer
était plus plate à l’arrivée, nous avons pris plus de vitesse. Ce qui n’a pas
été le cas sur le reste de la traversée, car la mer méditerranée dès qu’il y a
du vent, devient
très courte avec des gros creux d’ailleurs. On a été bien aidés par la longueur
du Maxi trimaran Banque Populaire. Pour conclure, ça fait vraiment plaisir et c’est du pur bonheur
d’être entouré de gens aussi compétents. Ce sont des petites expériences comme
ça qui forgent aussi une belle synergie de groupe, et j’en suis ravi », concluait Pascal Bidégorry.
Moins de deux
ans après sa mise à l’eau, le troisième record du Maxi Banque Populaire V vient
saluer la grande qualité du travail fourni par les équipes qui ont contribué à
faire naître et grandir ce projet.
*sous réserve de l'homologation du WSSRC
Bravo à l'équipage du record de la Méditerranée