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Le Mono Banque Populaire VIII

Le « Coup de Cœur #PassionVoile », c'est quoi ? Chaque mois, la Banque de La Voile met à l'honneur une belle initiative en lien avec l'univers maritime. Elle vous fait découvrir des associations, des événements, des faits marquants ou des personnalités, en allant à la rencontre de celles et ceux qui partagent leur passion du grand large.

Ce mois-ci, La Banque de la Voile tenait à rendre hommage au Mono Banque Populaire VIII. Ce bateau construit, optimisé et qui a tant apporté au Team Banque Populaire est désormais la propriété de Bureau Vallée et de son skipper Louis Burton.


Armel le Cléac’h : « Banque Populaire VIII est une super histoire, elle est née du dernier Vendée Globe. Il y a 4 ans à quelques jours près, mon partenaire me dit « Cette aventure nous a plu, on a envie d’y retourner, est-ce que tu es partant ? » Quelques semaines après j’ai dit oui bien sûr ! Dans ce projet, il y a l’idée de construire un nouveau bateau. Le Mono Banque Populaire VIII est le fruit d’un Vendée Globe, mais aussi l’expérience de toute une équipe, ma Dream Team comme je l’appelle. Ils ont construit ce bateau avec moi, à ma façon mais aussi avec leur expérience, leur savoir-faire, chacun dans leur compétence et c’est pour moi le meilleur bateau que j’avais au départ de mes 3 Vendée Globe, en termes d’aboutissement, de performance, de fiabilité. Ce n’était peut-être pas le bateau le plus rapide à toutes les allures mais c’était un bateau polyvalent et pour moi c’était très important notamment dans les phases de transitions car je savais que c’étaient des moments clés. Banque Populaire VIII est un bateau qui me ressemble par rapport à ma façon d’aborder le Vendée Globe.  On a vécu ensemble toute une histoire : une belle Transat Jacques Vabre, les victoires sur la Transat Anglaise et surtout le Vendée Globe… Le record du Vendée, c’était la cerise sur le gâteau, et la meilleure façon de le remercier, car il a été jusqu’au bout, il n’a pas craqué ! »

Mais pour comprendre encore plus précisément l’histoire de ce bateau, rien de mieux que de rencontrer Vincent Loriot-Prévost, l’un des architectes qui est à l’origine de ce superbe projet :

Qu’est-ce que ce bateau à de plus que les autres ?

Nous travaillons en collaboration avec le Team Banque Populaire depuis maintenant des années, nous avions d’ailleurs déjà construit avec eux le Maxi Banque Populaire V. On connaît maintenant bien le fonctionnement du Team, on se fait confiance. Le Mono Banque Populaire VIII était un projet très important. Ils ont fait un pari avec nous qui était de débuter les recherches sur les foils avant que la jauge ne sorte. Cela nous a permis d’avancer et donc d’être prêts dès sa sortie. Si on n’avait pas eu cette confiance au départ, on aurait manqué de temps et on aurait fait un bateau traditionnel. Nous avons donc fait le choix, avec le Team Banque Populaire, de faire un bateau polyvalent qui mélange innovation et tradition. C'est-à-dire que c’est un bateau très performant avec les foils mais qui peut aussi naviguer sans et être très rapide.

Est-ce que son potentiel vous a surpris ?

Dans certaines conditions le bateau nous a surpris oui. Déjà avec la 1ère génération de foils sur la transat Jacques Vabre le bateau était très impressionnant, mais lorsque nous avons installé la 2ème génération nous avons été encore plus performants et cela s’est vu sur le Vendée Globe.

Si vous deviez reconstruire un nouveau bateau qu’est-ce que vous feriez différemment ?

Si on devait refaire le bateau aujourd’hui, on ferait différemment forcément car nous avons beaucoup appris depuis 2 ans et c’est grâce à ce bateau. Cela nous sert aujourd’hui pour la construction du nouveau Trimaran de 32 mètres qui devrait être mis à l’eau en août prochain. Même si la victoire d’Armel est l’aboutissement d’un projet, l’histoire avec Banque Populaire continue et la recherche d’innovation et de performance reste notre priorité.

Et à Armel Le Cléac’h de conclure : « C’est un bateau qui m’a fait plaisir sur l’eau et il y aura toujours quelque chose de particulier entre nous  ».