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Voiles Sans Frontières

Le « Coup de Cœur #PassionVoile », c'est quoi ? Chaque mois, La Banque de la Voile met à l'honneur une belle initiative en lien avec l'univers maritime. Elle vous fait découvrir des associations, des événements, des faits marquants ou des personnalités, en allant à la rencontre de celles et ceux qui partagent leur passion du grand large.

Ce mois-ci Banque Populaire vous fait découvrir l’association Voile Sans Frontières, qui réalise des actions de solidarité et de soutien au développement au profit de populations isolées, uniquement accessibles par voies maritimes et fluviales. En raison de leur isolement, ces populations ne bénéficient pas ou peu de l’aide internationale. Depuis sa création en 1997, Voiles sans frontières intervient principalement au Sénégal dans la région du Sine Saloum, qui compte 30000 habitants répartis dans 15 villages. L’association se compose de 440 adhérents, environ 70 membres actifs et 2 salariés.


Nous avons rencontré Thomas Grunenwald, membre de Voiles Sans Frontières depuis 2004, médecin bénévole et secrétaire national de l’association.

Comment est née cette initiative ?

« Chaque année de nombreux voiliers partent de France pour de longs voyages comme le tour du monde ou la traversée de l’Atlantique. Ils partent pratiquement à vide, et passent systématiquement par le Sénégal pour des raisons météorologiques. On a donc proposé à ces voiliers d’emmener du matériel depuis la France jusqu’en Sine-Saloum. Puis cela a évolué, car nous préférons désormais acheter directement au Sénégal pour favoriser l’économie locale. Notre action se positionne donc plus aujourd’hui dans de l’accompagnement sur place. »


En quoi ces voiliers sont-ils toujours indispensables ?

« Nous ne pouvons faire sans voiliers pour la simple raison que les possibilités sur place en matière d’hébergement et de transport sont très limitées. Nous entrons donc en contact avec des particuliers possédant un bateau et souhaitant prendre une année de pause tout en donnant à leur voyage une utilité particulière. Il leur est demandé un réel investissement, car en plus de mettre à disposition leurs voiliers, ils passent trois semaines sur place au Sénégal. Cette présence doit bien évidemment se préparer en amont, afin de monter le projet qu’ils mèneront durant cette période. Nous leur demandons donc de venir nous rencontrer entre un an et six mois avant leur départ, pour qu’ils s’approprient le projet que nous leur confions, et qu’ils soient efficaces une fois sur place. Notre voilier ambassadeur, le Yobalema (« emmène-moi » en wolof), un trimaran de 42 pieds, prêté à long terme par un adhérent de l’association, est six mois par an sur zone. Il permet d’accueillir les équipes sans voiliers, de les emmener d’îles en îles, et de transporter du matériel. »

Nous apportons notre aide uniquement dans le domaine médical, sanitaire et éducatif.

Thomas Grunenwald, Sécrétaire national de VSF



Quel est le champ d’action de l’association dans cette région ?

« Le pays est stable et très bien structuré administrativement, c’est pourquoi nous apportons notre aide uniquement dans le domaine médical, sanitaire et éducatif. Nous favorisons également l’échange entre les écoles françaises et celles de la région en assurant leurs correspondances. »


Quel est l’objectif à terme ?

« Nous n’avons pas fixé de terme. L’objectif est ambitieux : autonomiser les populations, donc se retirer quand tous les projets que nous menons seront assez solides pour ne plus nécessiter d’aide extérieure. Mais tant qu’il y aura des besoins, nous resterons sur la zone. »


Les bénévoles de Voiles Sans Frontières en mission


Comment s’organisent les missions ?

« Les missions durent trois semaines en moyenne, car nous ne perdons pas de vue que les plaisanciers viennent avec leurs voiliers dans un cadre de voyage et de découvertes, nous ne leur imposons donc pas de présence trop longue. En revanche, ils sont nombreux à revenir ensuite en tant que bénévoles, et à renouveler l’expérience. Les bénévoles partent entre octobre et avril ; c’est la période durant laquelle la région est la plus accessible car il ne pleut pas, et le Yobalema est présent.
Actuellement, une mission dentaire vient de se terminer. Les bénévoles ont pratiqué des soins dans un village pendant dix jours et fait de l’éducation sur l’hygiène. Il faut savoir qu’il y a un seul dentiste pour les 30 000 habitants de la région. Nous sommes en ce moment en pleine installation d’un cabinet dentaire dans un village important, tout comme nous avons lancé la construction d’un récupérateur d’eau de pluie qui devrait durer six mois. »

Nous recherchons en priorité des bénévoles, car le temps qu’ils donnent est vraiment précieux.

Thomas Grunenwald


Comment peut-on soutenir Voiles Sans Frontières ?

« Il existe de nombreuses manières de nous aider. Nous recherchons en priorité des bénévoles, car le temps qu’ils donnent est vraiment précieux. Ces bénévoles peuvent partir en missions au Sénégal, mais également être des relais en France dans nos antennes régionales. Il est également possible de nous rejoindre en tant que marin, soit avec son propre voilier, soit en tant que skipper ou équiper sur Yobalema. Il est bien entendu possible d’être simple adhérent et de participer de manière financière chaque mois. Enfin l’été, le Yobalema peut être loué avec un skipper en Corse.
Pour tout renseignement et prise de contact, notre page facebook et notre site internet sont à votre disposition. »

 

Venez découvrir le site de 'association en cliquant ici.

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