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Communiqués de presse

Charline Picon et Damien Seguin, un duo en or pour baptiser le nouveau Maxi Banque Populaire IX

  Huit jours après sa mise à l’eau, le Maxi Banque Populaire IX a été baptisé aujourd’hui à Lorient, en présence de son skipper Armel Le Cléac’h, du team et de quelques proches. Ce sont deux champions issus de la voile olympique et paralympique, Charline Picon et Damien Seguin, tous deux médaillés d’or à Rio en 2016, qui ont eu l’honneur de briser la bouteille de champagne et ainsi de devenir marraine et parrain du bateau. Des parrains porte-bonheur Qui dit naissance, dit choix d’une marraine et d’un parrain. Armel Le Cléac’h et Banque Populaire ont rapidement pensé à Charline Picon et Damien Seguin pour tenir ces rôles. Un choix du cœur qui s’inscrit dans la continuité.  Armel avait fait le déplacement à Rio pour soutenir les athlètes français, venus à leur tour le saluer au départ du Vendée Globe. Ces encouragements mutuels ont porté bonheur aux différents protagonistes puisque Charline et Damien ont décroché l’or olympique et paralympique, tandis qu’Armel a remporté le Vendée Globe. Tous espèrent que cette nouvelle rencontre portera chance au Maxi Banque Populaire IX, à son skipper et à son team. Charline Picon : « Une superbe reconnaissance pour la voile olympique » Charline Picon, soutenue depuis plusieurs années par la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique, est très fière d’être la marraine du Maxi Banque Populaire IX. « Je suis ravie que cet échange avec Armel perdure. On se présente nos milieux respectifs et on constate des valeurs communes. Le fait que l’un des meilleurs coureurs au large français du moment choisisse deux athlètes issus de l’olympisme a beaucoup de valeur pour nous. C’est une superbe reconnaissance pour la voile olympique qui est moins visible que la course au large en France. Maintenant, on attend qu’Armel vienne nous encourager à Tokyo en 2020 ! ». Damien Seguin : « Montrer que nous pratiquons un seul et même beau sport » Même satisfaction du côté de Damien Seguin : « C’est un honneur de devenir parrain de ce bateau magnifique qui sort de l’ordinaire et fait rêver. Cela permet de renforcer mon soutien à Armel que je connais bien, on se côtoie depuis un moment sur les pontons. C’est un grand champion. Je l’apprécie humainement, c’est quelqu’un de bien, de droit, qui a toujours un mot gentil pour les autres. Ses encouragements à Rio m’ont marqué. L’aventure commune continue et cela a du sens car Banque Populaire s’engage sur les deux tableaux, course au large et voile olympique, pour montrer que nous pratiquons un seul et même beau sport. » Armel Le Cléac’h : « On a le même esprit d’engagement, de motivation et de sacrifice pour aller relever de grands challenges » « Je connais Charline et Damien depuis longtemps. J’ai rencontré Damien sur le circuit Figaro et j’ai côtoyé Charline au travers des échanges avec l’Equipe de France de Voile, notamment grâce au partenariat de Banque Populaire avec la Fédération Française de Voile. J’ai surtout eu la chance de les accompagner aux Jeux Olympiques de Rio pour les voir accéder à leur rêve de médaille. Je suis vraiment très heureux de les avoir comme marraine et parrain et de partager avec eux le baptême de ce nouveau bateau innovant. On a des objectifs communs, le même esprit d’engagement, de motivation et de sacrifice pour aller relever de grands challenges. Ils m’ont montré la voie pour aller à mon tour décrocher ma médaille d’or sur le Vendée Globe ! J’ai hâte qu’ils viennent naviguer avant que nous partions tous les trois vers de nouveaux défis : Charline en planche à voile, Damien qui rêve de Vendée Globe et moi avec la Route du Rhum et le tour du monde. » "Je suis vraiment très heureux de les avoir comme marraine et parrain et de partager avec eux le baptême de ce nouveau bateau innovant. On a des objectifs communs, le même esprit d’engagement, de motivation et de sacrifice pour aller relever de grands challenges." Armel Le Cléac'h Ce baptême unit dans un même lieu, au même moment, tous les engagements de Banque Populaire pour son soutien à la voile, un sport dont elle partage les valeurs : un bateau innovant, fleuron des industries nautiques hexagonales, baptisé à quelques dizaines de mètres des Pen Duick par deux grands athlètes de la voile olympique et paralympique française. Il ne pouvait y avoir de plus beaux symboles pour marquer la naissance du nouveau projet de la Banque de la Voile. [...]

L’envol du dernier né de Banque Populaire

Deux années et plus de 135 000 heures de réflexion, de travail et d’énergie auront permis au Team Banque Populaire et à Armel Le Cléac’h de donner naissance au Maxi Banque Populaire IX, un multicoque de course nouvelle génération. Ce nouvel Ultim, maniable en solitaire, capable d’être propulsé au-dessus de l’eau et ciselé pour les plus belles aventures autour du globe, a touché l’eau ce jour à 12h20 à Lorient. Il était un défi ambitieux et audacieux il y a deux ans, il est aujourd’hui un bijou d’innovation de 14 tonnes. Ceux qui l’ont imaginé racontent sa naissance. Le Maxi Banque Populaire IX : un concentré de savoir-faire et de technologie La nouvelle machine d’Armel Le Cléac’h, armée par la Banque de la Voile, met une nouvelle fois en lumière toute l’expertise du Team Banque Populaire, acquise en 28 ans d’engagement dans la course au large. L’équipe de Ronan Lucas, son directeur, a enchaîné des mois de recherche et de développement pour aller jusqu’au bout de sa démarche d’innovation et accomplir le défi d’assemblage de ce puzzle géant. L’expérience du Team Banque Populaire, que ce soit pour la construction de Banque Populaire V (plus grand trimaran de course jamais construit), puis l’évolution de Banque Populaire VII (ex Groupama 3), a aussi permis de mieux définir les systèmes du bord tout comme l’appréhension des efforts, qui restent colossaux sur ce type de bateau. C’est tout le savoir-faire du Team qui a été mis au service de ce nouveau géant des mers : « Nos bateaux ont participé aux plus grandes courses et records, que ce soit en solitaire ou en équipage. Nous avons une bonne vision de la navigation à trois coques et surtout des capacités d’un seul homme à bord. Avec le temps, les choses évoluent évidemment : si l’on compare le Maxi Banque Populaire IX avec le Maxi Banque Populaire VII, il aura la même puissance, tout en étant plus léger de deux tonnes avec des surfaces de voile quasi identiques » explique Ronan Lucas. Un Team en quête incessante d’innovation Le Maxi Banque Populaire IX, dernier né des maxi trimarans, plus léger et puissant est équipé en outre d’un mât-aile basculant, d’appendices mobiles, notamment de foils. Les architectes et le bureau d’études du Team ont par ailleurs optimisé le couple de redressement - l’effet combiné du poids et de la poussée d’Archimède ou encore le point d’équilibre à la gîte - essentiel sur un tel multicoque. Ils ont également amélioré les performances dans le petit temps. De fait, bien que plus large (23m), ce nouveau trimaran est plus léger et avec le même couple de redressement que Banque Populaire VII, vainqueur de la Route du Rhum en 2014. Mais l’innovation majeure réside à la fois dans ses trois safrans munis de plans porteurs à ses extrémités, ainsi que dans ses foils permettant au bateau de voler à très haute vitesse. Si les foils ne sont désormais plus une nouveauté en soi, c’est surtout le fait de pouvoir les régler en temps réel en navigation comme sur les catamarans de la dernière Coupe de l’America qui a nécessité un développement très complexe, tant sur les systèmes de commandes que sur la structure des puits les accueillant. Sur une machine océanique conçue pour être menée en solitaire, les foils mobiles doivent pouvoir être rétractés, voire figés manuellement selon les conditions de mer et de vent, et ce sans que le trimaran ne soit handicapé pour naviguer de manière conventionnelle. Ces manœuvres devront être réalisées par un homme seul à bord à la seule force de ces bras. C’est aujourd’hui un enjeu majeur sur cette nouvelle génération de multicoques, sur lequel le Team Banque Populaire a beaucoup travaillé. « Le vol est dans l’air du temps, on le tutoyait sur le Vendée Globe avec le Mono Banque Populaire VIII. Avec ce géant de 14 tonnes, il y a aura des moments où l’on pourra voler intégralement. Une telle construction nous amène encore plus loin dans l’innovation technologique pour aboutir à des appendices plus porteurs. Nous souhaitons que notre Ultim soit performant quels que soient le type de régate et les conditions météo » précise Ronan Lucas. Le Maxi Banque Populaire IX, fruit du travail de plusieurs corps de métiers En amont de l’ouvrage réalisé par le chantier, il faut également signaler l’incroyable travail effectué par le bureau d’étude du Team Banque Populaire qui a réfléchi pendant des mois à l’adaptation d’une configuration prévue pour des courses in-shore à un bateau de près de 15 tonnes, taillé pour la course au large : « C’est le fruit d’un développement enrichi au fil des mois, qui a pris énormément de temps en terme de calculs de structure parce que c’est une multitude de pièces qui doivent fonctionner ensemble. Nous avons fait le choix de nous doter d’une plate-forme évolutive au maximum de la jauge mais avec un gréement plus typé pour le solitaire. Notre philosophie générale au sein du Team Banque Populaire, c’est de concevoir des bateaux polyvalents qui durent dans le temps » ajoute Kevin Escoffier, responsable du Bureau d’études. Ce gigantesque chantier a été une nouvelle fois supervisé par Pierre-Emmanuel Hérissé, responsable technique du Team Banque Populaire : « Au-delà de l’équipe architecturale autour de VPLP et Martin Fisher, près de 100 personnes ont participé à la construction, entre l’équipe, CDK et les sous-traitants. Ces dernières semaines, près d’une cinquantaine de personnes s’est activée sur et sous le pont. Pour tous ceux qui ont œuvré à ce projet, cette mise à l’eau est une étape symbolique qui représente l’aboutissement de plus de 20 mois de chantier. » Un skipper fier de sa nouvelle monture océanique « L’expérience vécue sur le précédent trimaran Banque Populaire VII me permet de visualiser ce qui m’attend avec ce nouveau bateau. Ce qui change, ce sont la vitesse et le poids. Plus on soulève le bateau avec les foils et plus il accélère. On a l’impression de planer, cela devient de la conduite de haut vol et il va falloir maîtriser le pilotage pour assurer notre sécurité. Nous avons essayé d’aller plus loin dans les petits détails pour nous améliorer constamment. Ma patte sur ce géant, c’est le cockpit. Nous avons passé du temps avec l’équipe pour optimiser les manœuvres et la vie à bord. En multicoque, les voiles étant plus grandes et lourdes, prendre un ris peut prendre quatre fois plus de temps qu’en monocoque IMOCA. Il faudra anticiper les bons réglages pour ne pas se faire dépasser par la machine. C’est un autre exercice tout aussi passionnant » raconte Armel Le Cléac’h. Prendre la mer au plus vite Dès les prochains jours, le Maxi Banque Populaire IX, mené par Armel Le Cléac’h qui ne cache pas sa hâte de naviguer de nouveau, entamera une longue période de mise au point : « Ce trimaran comporte des systèmes complexes, la prise en main ne va pas être simple. Cet hiver va être dédié à une série de tests et de réglages en mer. Ensuite, l’idée est de naviguer au large dans des conditions variées pour fiabiliser le bateau. Nous souhaitons effectuer plusieurs transatlantiques avant l’été pour cumuler un maximum de milles avant la Route du Rhum en novembre 2018 » explique le vainqueur du dernier Vendée Globe. Ils ont dit : Ronan LUCAS, directeur du Team Banque Populaire « C’est un grand jour avec un peu d’émotion. Maintenant on est très impatients d’aller faire nos premiers milles en volant. C’est le 3e bateau réalisé avec CDK Technologies, ce sont des gros projets de tels multicoques et cette longue aventure requiert beaucoup d’énergie. On remercie aussi nos amis architectes pour le travail des calculateurs et de toute l’équipe. On espère naviguer en fin de semaine on a encore quelques tests statiques à faire et confirmer si tous les points d’ancrage correspondent au cahier des charges. On commencera à mettre en place tout ce qui doit l’être dans les jours qui suivent. On aura pas mal d’essais. Mi-novembre on devrait voler ». Kevin ESCOFFIER, responsable du Bureau d'Etudes Team Banque Populaire « Un jour comme aujourd’hui, c’est toujours une étape, on a mis le bateau à l’eau et c’est toujours émouvant car c’est la fin d’un cycle qui a duré pratiquement deux ans depuis le début de la construction. On a pensé, conçu, construit  le bateau, on a imaginé comment il allait fonctionner. Maintenant on a hâte de voir si son comportement réel sur l’eau est tel qu’on l’a imaginé. Ce qui est sûr, c’est qu’on va voler ! La question est de savoir quand et à quelle vitesse ! Stéphane DIGARD, responsable du chantier CDK Technologies « Le chantier s’est très bien passé ! Je remercie Banque Populaire de sa confiance pour ce projet qui représente 135 000 heures de travail sur 20 mois de construction. Nous avions tous hâte de voir le bateau sortir des ateliers, de le voir sur l’eau retrouver son élément premier ». Vincent LAURIOT-PREVOST, architecte Cabinet VPLP « Autour du Maxi Banque Populaire IX, il y a une belle histoire humaine qui dure depuis deux ans. Armel a pu nous donner les grandes lignes car il connaît bien le fonctionnement de ce support grâce à son expérience avec Banque Populaire VII à une nouveauté près, c’est que ce bateau doit voler. Nous avons dû rajouter quelques artifices pour que le trimaran vole. C’est un bateau laboratoire, nous aurons bien sûr des évolutions à faire au fil des mois. » Jean-Baptiste EPRON, graphiste-navigateur "Cela fait longtemps que je travaille avec Banque Populaire et c’est vraiment très agréable pour la confiance que cet armateur historique m’accorde. Cette fois-ci, sur la décoration, les échanges avec l’équipe communication ont été très intéressants tout comme le travail avec Pierre-Yves Moreau, mon interlocuteur pour la réalisation technique au sein du Team Banque Populaire. Cette année, ma mission a été élargie avec une collaboration menée avec Kevin Escoffier sur le style du roof. C’est à chaque fois une grande chance de travailler sur des oiseaux d’une telle envergure et aussi un grand moment d’émotion." Frédéric CHENOT, Directeur du Développement Banques Populaires « Nous sommes très heureux de cette nouvelle étape dans le développement de notre politique de sponsoring. La construction par le Team Banque Populaire d’un bateau innovant qui participera à de grandes aventures illustre nos valeurs d’audace, de ténacité, et de recherche de performance. Après la victoire d’Armel sur le dernier Vendée Globe, notre engagement dans la voile de compétition s’inscrit une nouvelle fois dans la confiance et la durée. J’ai hâte de voir cette belle machine prendre son envol au-dessus des flots pour écrire de nouvelles grandes et belles histoires. » A télécharger :  Cliquez-ici pour télécharger le dépliant (complet) du Maxi BP IX. Cliquez-ici pour télécharger les photos du jour en HD Cliquez-ici pour accéder au serveur vidéo et télécharger l'ours d'images du jour.   [...]

Maxi Banque Populaire IX : mise à l’eau le 30 octobre

Les conditions annoncées dans le Morbihan en début de semaine prochaine étant à ce jour favorables à la mise à l’eau du Maxi Banque Populaire IX, le géant des mers rejoindra son élément lundi 30 octobre 2017 chez Keroman Technologies à Lorient. Les manœuvres débuteront à 10h pour permettre au bateau de toucher l’eau aux alentours de midi. Les temps forts de cette journée pourront être suivis en live photo et vidéo sur les médias sociaux @VoileBanquePopulaire. [...]

Maxi Banque Populaire IX : mise à l’eau programmée à partir du 30 octobre (en fonction des conditions météorologiques)

Dans l’attente d’une fenêtre météo favorable à la mise à l’eau du Maxi Banque Populaire IX, l’équipe technique a anticipé un certain nombre de tests d’efforts initialement prévus à quai. L’un d’eux a laissé apparaître une anomalie sans gravité dont la réparation sera plus aisée à terre. Les travaux seront réalisés au cours de la semaine prochaine par le chantier CDK. La mise à l’eau sera donc programmée à partir du 30 octobre en fonction des conditions météo. Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire : « Nous allons tout mettre en œuvre avec les équipes du chantier CDK pour pallier ce contretemps de dernière minute et peaufiner les détails qui nous permettront de partir rapidement au large tester le bateau. » [...]

Report de la mise à l‘eau du Maxi Banque Populaire IX

En raison des conditions météorologiques ventées annoncées sur Lorient en début de semaine prochaine, le Team Banque Populaire est contraint de reporter la mise à l’eau du Maxi Banque Populaire IX prévue initialement le lundi 16 octobre. L’équipe Banque Populaire étudie actuellement les dates favorables pour effectuer les manœuvres de mise à l’eau dans des conditions de sécurité optimales en prenant en compte d’une part les contraintes des marées et d’autre part la disponibilité des représentants du Groupe pour cet évènement qui marque une nouvelle grande étape dans l’histoire de la Banque de la Voile. Aussi, une nouvelle date sera communiquée dans les meilleurs délais. [...]

Le Maxi Banque Populaire IX bientôt prêt à prendre son envol

Après deux années et plus de 135 000 heures de chantier depuis fin 2015, le nouvel Ultim, le Maxi Banque Populaire IX sera mis à l’eau le 16 octobre* à Lorient, où s’achève actuellement sa construction. Concentré de haute technologie et d’innovations, le trimaran de 32 mètres a été conçu pour voler en toute sécurité à des vitesses désormais proches de 50 nœuds. Dernière ligne droite « Le Team Banque Populaire, le chantier CDK Technologies et les entreprises sous-traitantes ont effectué un travail réellement impressionnant. Après le Vendée Globe, j’avais besoin de souffler et de me ressourcer. Avoir une telle équipe derrière soi en qui j’ai une confiance aveugle, permet de retrouver l’énergie indispensable sur ce type de projet. Nous avons vraiment hâte de naviguer et d’effectuer les premiers vols à bord », se réjouit Armel Le Cléac’h, son skipper. Savoir-faire et expertise Concevoir une machine aussi sophistiquée puis assembler ce puzzle géant a été un véritable défi. Le Team Banque Populaire qui a déjà construit, entre autres, Banque Populaire V en 2008 (le plus grand multicoque jamais lancé), a mis tout son savoir-faire et son expérience au service de ce nouveau géant des mers. « Les choses se présentent bien » explique modestement Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire. « La décision de ne pas nous aligner sur la Transat Jacques Vabre, début novembre, n’a pas été facile à prendre. Ces bateaux étant désormais très compliqués à construire par rapport aux multicoques conventionnels, nous nous devions d’avoir le temps de tout mettre en place sereinement pour aller au bout de notre démarche d’innovation. Il ne faut pas oublier que l’objectif reste la Route du Rhum en novembre 2018, puis le tour du monde un an plus tard. » Un bateau volant autour du monde « Les safrans munis de plans porteurs, et les foils mobiles dont on pourra régler le cant (l’angulation du foil de l’intérieur vers l’extérieur et vice et versa) et le rake (l’angle d’incidence de l’avant vers l’arrière et vive et versa) en navigation comme sur les bateaux de la dernière Coupe de l’America, nécessitent énormément de mise au point et de temps pour tout fiabiliser » précise Ronan Lucas. « On ne perd pas de vue que Banque Populaire IX va faire le tour du monde. Et s’il y a défaillance dans le système hydraulique, il faut pouvoir bloquer et figer manuellement les appendices afin de naviguer de manière conventionnelle. C’est cela qui rajoute beaucoup de complexité à l’ensemble. » Haute technologie à tous les étages Le cockpit futuriste de Banque Populaire IX et son nez d’avion de ligne illustrent la cohérence du plan de pont. « Ce type de cockpit a été initié sur Banque Populaire V, à la différence près que nous l’avons aménagé pour le solitaire, afin d’éviter à Armel de courir d’un côté ou de l’autre pour choquer une écoute ou prendre un ris », ajoute Ronan Lucas. « Nous avons aussi décidé de garder une bonne vision de l’avant du bateau, afin que le skipper puisse voir au loin quand il barre et lorsqu’il est en veille, puisse se reposer en toute sécurité. On a donc fait ce choix de cellule de vie, et avons regroupé tous les winches, afin qu’en tendant le bras, il ait accès à toutes les manœuvres. » Banque Populaire IX est un bateau de solitaire mais qui pourra être utilisé en équipage - donc polyvalent - avec des formes de coques un peu plus rondes sur l’avant des flotteurs. « Par expérience, et dans la lignée de l’Imoca 60 Banque Populaire VIII, on ne fait jamais de choix extrêmes. On essaye toujours de concevoir un bateau marin qui pourra voler mais passera aussi correctement dans la mer en mode archimédien au près ou dans la grosse mer » conclut le Directeur du Team Banque Populaire. 135 000 heures de chantier Depuis une quinzaine de jours, le bateau tout carbone est sorti de la phase composite et structurelle. Tout l’équipement - l’accastillage et l’hydraulique - est actuellement en train d’être posé à bord, avant les travaux de peinture et les finitions. Ce gigantesque chantier a été une nouvelle fois supervisé par Pierre-Emmanuel Hérissé. « Nous voyons le bout du tunnel et sommes très sereins en découvrant chaque soir que le bateau prend forme » explique le Directeur technique du Team Banque Populaire. « Au-delà de l’équipe architecturale autour de VPLP et Martin Fisher, près de 100 personnes ont œuvré sur la construction, entre l’équipe, CDK et les sous-traitants, que ce soit pour les pièces en composite, l’outillage, l’assemblage, les voiles, l’accastillage… pour un total de plus de 135 000 heures. Et actuellement, jusqu’à la mise à l’eau, ce sont près d’une cinquantaine de personnes qui s’activent sur et sous le pont. » Dès sa mise à l’eau le 16 octobre*, Banque Populaire IX entamera une longue période de mise au point, avec une alternance entre des navigations courtes et deux traversées de l’Atlantique, avec notamment la tentative du Record de la Route de la Découverte. L’objectif est d’être parfaitement optimisé pour la Nice UltiMed, première course de la saison qui aura lieu en mai prochain. « C’est une belle occasion de tester en régate le Maxi Banque Populaire IX mais aussi de se confronter en Ultim à mes petits camarades avant de les retrouver sur la ligne de départ de la Route du Rhum » explique le skipper Saint-Politain. Copyright : Easyride / BPCE Les prochains grands rendez-vous 16 octobre 2017* Mise à l’eau du Maxi Banque Populaire IX Janvier-Février 2018 Tentative de record de la Route de la Découverte Mai 2018 Nice Ultimed Novembre 2018 Route du Rhum Décembre 2019 Tour du Monde en solitaire * Sous réserve des conditions météorologiques Vous pouvez télécharger la fiche technique du Maxi Banque Populaire IX en cliquant ici   [...]

Banque Populaire s’investit dans l’accompagnement des structures de la Fédération Française de Voile

A l’occasion de la rentrée 2017 dans les clubs et écoles de voile, Banque Populaire et son partenaire, la Fédération Française de Voile, déploient la solution E-Cotiz pour la simplification de la gestion des cotisations, des encaissements en ligne et de la souscription des licences des 1 059 structures affiliées. Un outil clé en main pour simplifier la gestion associative D’ici quelques jours, les licenciés, les clubs et les écoles de voile pourront utiliser la solution E-Cotiz au moment de la rentrée, mais aussi tout au long de l'année. Dans une volonté de simplification des démarches administratives des clubs, les dossiers d’inscriptions deviennent désormais numériques, les paiements s’effectuent en ligne de façon sécurisée, les conditions de paiements sont facilitées, notamment par la prise en compte des chèques vacances électroniques. Ce déploiement intègrera par la suite des solutions permettant notamment la souscription et la gestion en ligne des nouvelles licences. Une innovation qui marquera la dématérialisation totale du processus d’adhésion, de la cotisation à la création de la licence en passant par le paiement en ligne pour faciliter la gestion de l’association et la vie quotidienne des bénévoles. Des tests réalisés dès le deuxième trimestre 2017 auprès de 300 clubs de voile Cette solution a été expérimentée depuis le mois de mai auprès de 300 clubs de voile de taille variée à travers le territoire français afin de prendre en considération les besoins spécifiques et caractéristiques de ces structures associatives. Ce premier test fructueux mené conjointement par la Fédération Française de Voile et E-Cotiz, avec le soutien de Banque Populaire, a confirmé la pertinence et l’intérêt d’un déploiement à l’échelle nationale.  D’ici peu, toutes les structures affiliées recevront donc une proposition de souscription La solution proposée par E-Cotiz, filiale du Groupe BPCE, est proposée à des conditions préférentielles pour les clubs affiliés à la Fédération Françaises de Voile et viendra compléter l’offre de cette dernière auprès de ses structures affiliées. Cette démarche s’inscrit  dans le cadre du soutien permanent de la Banque de la Voile à l’ensemble du monde nautique, qui se traduit notamment par des opérations de cofinancement de matériel qui s’organisent depuis 20 ans pour les clubs. Ainsi, Banque Populaire témoigne de sa volonté d’accompagner toujours plus avant le développement de la pratique de la voile en prenant en compte les besoins spécifiques des clubs, acteurs majeurs de ce sport en France. Frédéric Chenot, directeur du Développement Banques Populaires : « La Banque Populaire est heureuse d’apporter aujourd’hui aux clubs et à leurs nombreux bénévoles, ainsi qu’aux structures affiliées qui constituent le pilier de toute la filière voile, une solution innovante, moderne et simple de gestion de leur activité. Aux côtés de toutes celles et ceux qui entreprennent, dans leur vie personnelle comme professionnelle, elle leur donne les moyens de répondre aux nouvelles attentes de leurs interlocuteurs avec des solutions dématérialisées, souples, rapides, qui leur facilitent le quotidien. Par cette action, nous espérons faciliter l’accès du plus grand nombre à ce sport et favoriser le développement des talents des plus jeunes marins jusqu’aux membres des Equipes de France dont nous sommes si fiers. » Jauffray Dunyach, Fondateur d’E-Cotiz : « E-Cotiz a développé une véritable expertise dans la simplification de la relation entre les pratiquants, les clubs et les Fédérations sportives. Nous sommes ravis d’accompagner la Fédération Française de Voile et ses clubs en proposant une solution adaptée à leur organisation. Celle-ci devrait faciliter quotidiennement le travail des dirigeants bénévoles mais aussi simplifier l’accessibilité à la pratique des sports de voile. » A propos : Banque Populaire, la Banque de la Voile En tant qu'armateur et compétiteur, Banque Populaire s'illustre sur toutes les mers du globe en armant des voiliers de courses océaniques à l'image de sa récente victoire sur le Vendée Globe. Partenaire majeur de la Fédération Française de Voile, Banque Populaire est aussi un acteur engagé pour le rayonnement de la voile française, accompagne le développement des clubs et écoles de voile et soutient l’Equipe de France depuis 17 ans. Son action est relayée et démultipliée dans la proximité par les Banques Populaires régionales auprès des athlètes comme des structures. Mécène de l'Association Eric Tabarly, elle est reconnue comme l'un des principaux soutiens institutionnels pour le développement de ce sport et pour la préservation du patrimoine français. Cette stratégie originale fait de la Banque de la Voile un acteur impliqué dans toutes les dimensions de la voile, de l'initiation en club à la compétition au plus haut niveau et ce, sur l'ensemble du territoire français. E-Cotiz E-Cotiz est la première solution de gestion des cotisations en ligne développée pour les associations sportives. Sa simplicité d’utilisation et ses fonctionnalités dédiées contribuent à l’amélioration du fonctionnement des associations sportives et facilitent le travail des dirigeants bénévoles. Sacrée « Stratégie Digitale de l’année » en 2014 aux Trophées Sporsora du marketing sportif, après avoir remporté le vote des 1000 professionnels du secteur, Lauréat des Sport Stratégies Days en 2016, E-Cotiz a été récemment labellisée par le Ministère des Sports pour sa contribution au développement de la pratique sportive en France et son engagement auprès des Fédérations Sportives. Avec plus de 3000 associations sportives utilisatrices dans 35 disciplines et près de 500 000 adhésions récoltées en ligne, E-Cotiz est devenue un acteur reconnu et incontournable du mouvement sportif. Fédération Française de Voile Créée en 1946, la Fédération Française de Voile (FFVoile) est une fédération sportive olympique, délégataire de l’Etat et reconnue d’utilité publique, membre du CNOSF et seule autorité nationale française reconnue par la Fédération Internationale de Voile (World Sailing). Ses missions : Promouvoir et développer la discipline et ses événements Accueillir et former tous les publics Réglementer et encadrer toutes les formes de pratiques voile Animer et organiser un réseau national de clubs Planifier et arbitrer toutes les compétitions Détecter et accompagner les sportifs de haut niveau Pour plus d’informations sur le déploiement de la solution E-Cotiz, vous pouvez contacter : Christine FRANCOISE,  Relations presse Banque Populaire 01 58 40 46 57 - christine.francoise@bpce.fr [...]

Une technologie de pointe au service du Maxi Solo Banque Pop

Véritable machine technologique, le Maxi Solo Banque Populaire IX, actuellement en construction au sein du chantier CDK à Lorient, concentrera une nouvelle fois tout le savoir-faire et l’expertise du Team Banque Populaire. Audacieux et ambitieux, le team a enchaîné des mois de travail, de recherche et de développement pour aller jusqu’au bout de sa démarche d’innovation et prévoit la mise à l’eau du Maxi Solo Banque Populaire IX début octobre 2017. Son skipper Armel Le Cléac’h ne s’alignera pas au départ de la Transat Jacques Vabre, privilégiant l’optimisation et la fiabilisation de son trimaran de 32 mètres par une série d’entraînements en mer. Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire, explique en quoi le nouveau Maxi Solo Banque Populaire IX va encore plus loin dans la recherche d’innovation : « Le vol est dans l’air du temps, on le tutoyait sur le Vendée Globe avec le Mono Banque Populaire VIII mais avec le nouveau Maxi Solo Banque Populaire IX, il y aura des phases où le bateau volera intégralement. C’est le résultat de la transposition de ce qui se passe sur les bateaux de la Coupe de l’America, mais à l’échelle d’un trimaran destiné au tour du monde. Cela nécessite énormément de recherche et développement afin d’arriver à un système suffisamment abouti pour pouvoir être intégré sur un grand Maxi. Une telle construction nous demande du temps et nous projette encore plus loin dans l’innovation technologique. Nos prochains objectifs sont la Route du Rhum en 2018 puis le Tour du monde en solitaire en 2019. Plutôt que de dire, « on fera ça plus tard à l’occasion d’un nouveau chantier », on préfère être ambitieux et avoir le « kit complet » dès la mise à l’eau du bateau début octobre. » Il faut également signaler l’incroyable travail effectué par le bureau d’étude du Team Banque Populaire qui réfléchit depuis des mois à l’adaptation d’une configuration prévue pour des courses in-shore à un bateau de près de 15 tonnes taillé pour la course au large : « C’est le fruit d’un développement enrichi au fil des mois, qui  a pris énormément de temps en terme de calculs de structure parce que c’est une multitude de pièces qui doit fonctionner ensemble. Nous préférons faire l’impasse sur la Transat Jacques Vabre pour fiabiliser le bateau et dès le mois de janvier 2018, être capable de traverser l’Atlantique », conclut Ronan Lucas. Calendrier du Maxi Solo Banque Populaire IX : Automne 2017 : Mise à l’eau Hiver 2017/2018 : Entrainements et tentative de record (Route de la Découverte) Automne 2018 : Route du Rhum Hiver 2019/2020 : Tour du monde en solitaire [...]

Vendée Globe : succès en communication pour Banque Populaire

A l’occasion de la conférence Tip & Shaft Connect qui s’est déroulée aujourd’hui à Nantes, Banque Populaire a dévoilé les principaux éléments des performances de sa communication autour du Vendée Globe et de la victoire d’Armel Le Cléac’h à bord du Monocoque Banque Populaire VIII. La Banque de la Voile, qui consacre près de 5,5 millions d’euros par an à son engagement complet dans la voile*, avait pour objectif de maximiser la visibilité de sa marque et d’enrichir son image des valeurs de modernité, d’engagement et de dynamisme si bien portées et illustrées par Armel et le Monocoque Banque Populaire VIII tout au long de cette course. Au terme d’une aventure de 74 jours et d’un duel au coude à coude avec le gallois Alex Thomson, Banque Populaire et son skipper bénéficient ensemble d’une couverture médiatique tout à fait exceptionnelle de plus de 26 000 retombées, valorisées à plus de 55 000 000 € d’équivalent achat d’espace publicitaire par la société Kantar Media. On dénombre notamment plus de 143 heures de présence en TV (dont plus de 200 JT sur les grandes chaines nationales) et en radio, plus de 5 000 retombées en presse écrite (dont 34 Unes) et près de 15 000 articles sur le web. Au-delà de ces performances médiatiques, la marque Banque Populaire est particulièrement fière d’avoir pu partager ses valeurs à travers l’aventure d’Armel Le Cléac’h avec l’ensemble des Français. Sur les médias sociaux notamment, les comptes @VoileBanquePopulaire  (Facebook, Twitter, Instagram) ont été particulièrement actifs avec respectivement plus de 88 millions de publications et 12 millions de vidéos vues, touchant 100% de la cible des 25/49 ans sur ce média. La quasi-totalité des indicateurs de performance des contenus publiés par la Banque de la Voile est au-dessus des moyennes constatées par Facebook et Twitter, ce qui témoigne d’un engagement et d’un engouement exceptionnel du grand public pour ce projet. Enfin, on retiendra qu’Armel Le Cléac’h et Banque Populaire sont le skipper et le sponsor les plus mentionnés sur les médias sociaux. Un succès sur lequel Banque Populaire a rebondi au profit d’un discours plus global sur ses valeurs de marque par le biais d’une campagne publicitaire en TV et au cinéma un mois après l’arrivée, atteignant des taux d’agrément et d’attribution très au-dessus des standards de sa catégorie. Thierry Bouvard, Responsable du Pôle Programmes Editoriaux et Sponsoring : « C’est une victoire qui salue l’exploit d’un homme qui a prouvé son talent et sa ténacité dans une bataille acharnée.  Au-delà, c’est aussi la reconnaissance de la performance du Team Banque Populaire dans sa capacité d’innovation au travers de projets audacieux,  grâce à notre fidélité de sponsor engagé depuis près de 30 ans dans ce sport. L’aventure est magnifique parce qu’elle a été partagée avec tous, grâce notamment aux médias, aux très nombreux échanges générés sur les médias sociaux, et à une très forte appropriation de cette belle histoire par nos clients et nos collaborateurs. »  Après cette aventure exceptionnelle, le Team Banque Populaire et Armel Le Cléac’h se consacrent désormais à la construction du Maxi Banque Populaire IX, qui marquera le retour de la Banque de la Voile en trimaran après son sacre sur la dernière Route du Rhum. Cette nouvelle monture de 32 mètres de long sera mise à l’eau dans quelques mois, pour prendre le départ dès l’automne des plus grandes courses et records dans la catégorie Ultim. *Notamment pour le fonctionnement du Team Banque Populaire, les partenariats - dont la Fédération Française de Voile - et la communication associée. Sources : Retombées médias et valorisation financière : Kantar Media Médias Sociaux : Zenith Optimedia [...]

Le jour d’après

Armel Le Cléac’h, vainqueur de la 8ème édition du Vendée Globe, revient, point par point, sur son tour du monde, accompli en 74 jours 3 heures 35 minutes et 46 secondes… La première nuit dans un vrai lit Elle a été courte (rires), car on a fêté la victoire hier soir assez tardivement, et beaucoup dansé. Avant, il y a eu les interviews, le podium, un vrai repas frais, la conférence de presse, une bonne douche. Ce matin, les rendez-vous avec les journalistes ont commencé tôt, et ensuite je suis allé accueillir Alex Thomson (Hugo Boss). Mais c’est une nuit qui a fait du bien. Il n’y a pas eu besoin de me bercer… C’est le réveil qui a été plus compliqué ! L’inconfort à bord Nous sommes des régatiers et il faut accepter de vivre dans des bateaux dont le confort n’est pas franchement la priorité, notamment pour des questions de poids. Ça fait partie de la course. Si je voulais faire un tour du monde pour faire un tour du monde comme certains le font – ce dont je ne m’offusque pas ! -, il me suffisait d’emporter plus de coussins, plus de moquettes ou tout un tas de choses…  J’avais un poste de veille dans le cockpit très ergonomique, bien protégé par la casquette et redoutablement efficace. J’ai passé énormément de temps dans mon siège et c’était très confortable. À l’intérieur, on pourrait toujours rajouter un peu de confort pour la navigation, de petits détails de vie à bord, mais bon au final, je ne me suis jamais plaint d’un manque de confort. L’hygiène Il est important d’essayer de prendre un peu soin de soi, de se laver tant bien que mal. C’est surtout au niveau des extrémités – les mains, les pieds, la tête – plus la bouche et les dents, où il ne faut pas attendre d’avoir trop mal pour commencer à se soigner ou nettoyer tout ça. Mes mains ont beaucoup souffert, mais ce n’est pas nouveau car depuis pas mal d’années ma peau s’abîme vite. Dans les mers du Sud, chaque fois que j’allais dormir, je m’enduisais les mains de crème. En fait, là où l’on rencontre le plus de problèmes d’hygiène ou d’inconfort, c’est quand il fait très chaud, notamment sous les tropiques dans la remontée de l’Atlantique. La chaleur moite créant de la condensation à bord, cela engendre rapidement des problèmes cutanés. Il fait, au bas mot, 35 degrés dans la cabine et tu ne peux pas te mettre au frais. À l’aller, tu es encore au taquet et ça va vite au portant. Au retour, c’est autre chose car un tu es fatigué, et la remontée est fastidieuse et complexe. Le fait d’avoir effectué deux Vendée Globe permet de savoir où tu vas, et ce qu’il faut amener. Cette année, je n’ai manqué de rien. Le suivi de l’actualité On m’envoyait des news à bord, et donc j’avais un petit résumé de la semaine que ce soit pour les actualités générales et les résultats sportifs. J’ai notamment suivi les élections américaines (avec effroi), l’attentat de Berlin et la mort de Fidel Castro. J’ai été rassuré qu’il n’y ait pas eu de nouveau drame national comme ce qu’on a connu à Paris ou Nice. C’est important même sur un Vendée Globe de ne pas se couper de la réalité. On a des moments où l’on peut prendre cinq minutes pour lire un mail ou aller sur Internet. J’allais sur le site du Vendée Globe, sur celui de Voiles et Voiliers lire l’analyse de Dominique Vittet… ou sur d’autres sites où chacun y allait de son option. J’ai parfois lu d’ailleurs pas mal de bêtises. Les loisirs J’ai écouté un peu de musique, mais beaucoup de podcasts comme « Les Grosses Têtes. » Il y a de l’ambiance et des gens qui parlent. Car s’il n’y a jamais vraiment de silence à bord, par moment tu éprouves de la monotonie, et moi j’ai besoin d’avoir un fond sonore. J’ai cette chance de ne pas être gêné par le bruit assourdissant de nos bateaux. J’ai aussi regardé des séries (The blacklist et Band of Brothers). Ces fictions à partir d’événements historiques et dramatiques permettent de relativiser. Tu n’as pas à te plaindre si c’est dur ou si tu n’y arrives pas. Il y a des moments dans la journée où il faut se poser un peu. Tu regardes un épisode sur l’iPad avec le casque, tu manges un morceau, tu as les afficheurs (ta vitesse, le pourcentage de la polaire) et s’il faut, tu mets en pause et tu vas modifier ton réglage ou manœuvrer. L’entourage J’appelle ma femme et mes enfants (âgés de 9 et 5 ans) très régulièrement. Ça dépend de l’ambiance à bord. Si c’est très bruyant, c’est compliqué d’avoir une bonne qualité de son. On ne s’entend pas bien, les enfants ne comprennent pas… et là c’est pire que de ne pas les joindre. On a fait aussi quelques visios sur Skype pour se voir physiquement à l’occasion d’un anniversaire, ou pour Noël… Quand tu es seul en mer, non seulement, ça fait du bien mais ça te remet aussi en face de certaines réalités. Le meilleur souvenir C’est l’arrivée bien sûr ! Je me dirige à l’étrave de Banque Populaire à quelques centaines de mètres de la ligne, et là je me dis « c’est bon, t’as gagné ! ». Je lève les bras ! C’est un sentiment énorme, un soulagement, un moment indescriptible de plénitude. Le pire souvenir Quand j’apprends que les hooks (crochets dans le haut du mât tenant les voiles) sont sous dimensionnés, et peuvent se rompre à tout instant après le bris de celui du J1 (le grand foc). Là, je me dis que la course est compromise et que du pacifique Sud aux Sables, je vais naviguer avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. L’engagement pour des causes nobles Quand je m’engage, je prône la fidélité et la persévérance, que ce soit des partenaires techniques avec qui je travaille, ou des associations comme Alliance Syndrome de Dravet (ASD) que je soutiens depuis cinq ans. De pouvoir faire de petites choses et d’apporter un peu de bonheur, pour moi c’est important. J’ai encore en souvenir d’avoir passé quelques heures avec les enfants avant le départ, et ça m’a servi. Je mesure notre chance. On voit qu’ils se battent, leurs parents aussi. Ces gens ont une volonté incroyable. ASD m’a offert un petit bonhomme qui était au-dessus de l’écran de la table à carte et qui m’a accompagné et a fait tout le tour du monde à me surveiller… tout un symbole ! Thomas Coville Ce qu’il a fait est extraordinaire ! Il m’a boosté, m’a envoyé de petits messages après son arrivée, me disant « De toute façon c’est toi qui va gagner ! J’en suis sûr et certain ». J’y ai souvent pensé car il a été un peu notre guide sur ce tour du monde. L’émotion Je suis toujours dans l’émotion de l’arrivée, même si ce n’est pas la même que sur la ligne où j’étais partagé entre l’envie de pleurer et une immense joie. C’est très fort, car c’est incroyable de gagner le Vendée Globe. Je n’ai pas eu cette chance il y a huit et quatre ans avec de belles deuxièmes places. Comme on dit, seule la victoire est belle ! Et là, je mesure ma chance de l’avoir remportée avec toute une équipe et un sponsor magnifique. On s’est donné les moyens. C’était l’objectif clairement annoncé. L’émotion est donc à la hauteur de cette réussite. Alex Thomson Il m’a clairement poussé jusqu’au bout, jusqu’à quelques heures avant l’arrivée. Ça a été compliqué et la bagarre a été intense. La descente de l’atlantique a été très rapide. Alex a prouvé son potentiel de vitesse et a su faire la différence. Il a fallu que je m’accroche face à ce train d’enfer qu’il imposait. Alex m’a mis beaucoup de pression. Je sentais qu’il ne lâchait rien non plus. Il a fini 3ème il y a quatre ans, 2ème cette année. Je suis vraiment content de l’avoir battu, car c’est un sacré client ! La remontée de l’Atlantique Elle ne m’a pas du tout été favorable ! L’anticyclone : je me suis dit bon ok ! Il va me reprendre 600 milles, c’est bon ! Le Pot-au-Noir : ok ça ne marche pas, c’est bon ! Puis après il y a eu cette zone de transition après les Canaries : là, je me suis dit que ce n’était pas possible ! J’ai la « scoumoune »… Et pour finir on fait le tour quasiment par le Fastnet. Je me suis demandé si on n’allait pas aller tutoyer les icebergs. Banque Populaire VIII Ce bateau, c’est une super histoire ! Il est né du dernier Vendée Globe. Le projet était d’en construire un nouveau, fruit de l’expérience de deux tours du monde et de ma « dream team » avec leur savoir-faire et leurs compétences multiples. C’est de loin le meilleur 60 pieds que je n’ai jamais eu en terme de performance, de fiabilité, de développement. C’est un bateau très polyvalent, et pour moi c’était très important dans les phases de transition. Banque Populaire VIII est un bateau qui, je crois, me ressemble. Et à l’arrivée, il avait fière allure, et c’est pour ça que je l’ai vivement remercié. On a vécu ensemble toute une histoire. Je dis « on » car c’est lui, l’équipe Banque Populaire et moi. Le mental Lors de mon premier Vendée Globe en 2009 j'étais arrivé épuisé, j'avais perdu pas mal de kilos car j'avais mal géré la nourriture, et n’avais plus rien à manger à quatre jours de l’arrivée. Il y a quatre ans, j'étais en forme physiquement, mais déçu. Cette année mentalement, je suis allé très loin dans mes ressources. Je me suis fait violence car je me suis dit que je ne pouvais pas perdre cette course. Je me suis battu jusqu'au bout. Je ne voulais pas avoir le moindre regret ensuite. Les jours à venir C'est un projet de dix ans, dix ans de ma vie : trois fois le Vendée Globe et trois fois jusqu'au bout. Je profite. Je savoure, mais je suis très sollicité, j’ai un programme de ministre jusqu’au milieu de semaine prochaine... C’est logique et gratifiant, mais plus difficile à gérer pour la famille qui ne m’a pas vu depuis des semaines et pour mes enfants qui ne comprennent pas que je sois rentré mais toujours pas disponible. Dans quelques jours je vais souffler. Je n’ai pas prévu de naviguer jusqu’à l’été et la mise à l’eau du trimaran. Je vais donc pouvoir à nouveau « vivre normalement » faire les courses, aller chercher mes enfants à l’école. Pour les vacances de février, on n’a encore rien de prévu… car tant que la course n’est pas finie, tu te dis que tu ne vas rien programmer. Mais là, promis je vais m’en occuper. Jeudi 19 janvier 2017, le skipper du Mono Banque Populaire VIII, a franchi la ligne d'arrivée à 16h 37min et 46sec, après 74j, 3h, 35min et 46s de course. Il a parcouru 27 455.64 milles soit 44 185,5695 km, à une vitesse moyenne de 15,41 nœuds. Armel améliore le temps de référence de 3j 22h et 41m.   [...]

Interview d'Armel Le Cléac'h, vainqueur du Vendée Globe

Armel Le Cléac'h, grand vainqueur de la 8ème édition du Vendée Globe a été joint par son équipe à terre, quelques minutes avant le franchissement de ligne. Ce jeudi 19 janvier 2017, le skipper du Mono Banque Populaire VIII, a franchi la ligne d'arrivée à 16h 37min et 46sec, après 74j, 3h, 35min et 46s de course sans aucun répit, il a navigué à la vitesse moyenne de 15,41 noeuds. Armel améliore le temps de référence de 3j 22h et 41m. Comment ça va Armel ? Armel Le Cléac’h : « Ca va bien. Je suis quand même bien fatigué car les derniers jours et les dernières heures n’ont pas été de tout repos. Et il fait très froid depuis cette nuit et ce matin. Mais la pression commence à redescendre depuis quelques heures, et ça fait du bien. On profite de ces derniers instants et on voit la fin du tunnel. C’est génial. » Justement, cette dernière nuit a été la plus froide du tour du monde ? ALC : « On a eu aussi bien froid aux Kerguelen, mais là c’est vrai que dans ce vent de Nordet de face, ça pique fort ! En froid ressenti, c’est ce qu’on a eu de pire sur ce Vendée Globe. » Vous vous attendiez à ce que Alex Thomson vous mène la vie aussi dure lors des derniers jours de course ? ALC : « Ce n’est pas tant le retour d’Alex qui m’a le plus embêté, mais le fait que depuis le cap Horn, la météo a été contre moi. Je n’ai pas eu du tout de réussite. Ça a commencé avec l’anticyclone qui m’a barré la route dans l’atlantique Sud, ça a continué avec le Pot-au-Noir qui m’a été défavorable, puis enfin la zone de transition avec cette dépression au large des Canaries qui a mis un joli bazar. À chaque fois, c’était tout pour lui et rien pour moi… Donc nerveusement, c’est ça qui a été le plus dur à vivre, car je subissais les éléments. Franchement, je ne pensais pas avoir ce scénario là jusqu’à la fin, en ayant passé le cap Horn avec presque 800 milles d’avance. Je ne pensais pas du tout devoir vivre quasiment un mois avec cette pression au quotidien. » C’est la troisième fois que vous embouquez le chenal des Sables et donc connaissez bien le protocole, l’immense foule qui vous attend à terre. Il y a un peu d’appréhension malgré la portée de votre exploit ? ALC : « J’essaye de ne pas trop y penser. Ce n'est qu'hier à Ouessant, où j'ai vraiment réalisé ce qui m'arrivait. Depuis le départ je n'ai pas eu une minute de répit, je n'ai pas vu le temps passer. Je n'ai rien lâché, même pas un mètre. Je sais que ça va être très très fort. C’est génial de rentrer dans le chenal le premier. Avec Banque Populaire, on a travaillé dur depuis beaucoup d’années pour vivre ça. On va profiter, car ça va être un grand moment ! Mais il ne faut pas faire de plan sur la comète pour autant, même si je sais qu’il va y avoir beaucoup d’émotion de retrouver tout le monde. Même si j’ai déjà eu la chance de remonter le chenal deux fois il y a quatre et huit ans, je sais que cela va être très différent, et je vais partager ce grand privilège avec les gens qui m’ont aidé, m’ont soutenu, m’ont encouragé. Ça va être super. » De quoi avez-vous le plus envie tout de suite ? ALC : (rires) « Tout de suite, je ne sais pas ! J’ai un peu tout qui se mélange dans ma tête, mais c’est de serrer ma femme et mes enfants dans les bras ! Ça va être fort. »   Pour tout savoir d'Armel Le Cléac'h, c'est ICI   [...]

L’heure du virement dernier

Dans l’après-midi de ce mercredi, Armel Le Cléac’h a opéré aux alentours de 16 heures, le virement de bord qui lui fait pointer l’étrave vers les Sables d’Olonne. Cette dernière manœuvre à moins de 24 heures de l’arrivée, est tactique et décisive. Elle doit lui permettre de maîtriser l’assaut d’Alex Thomson, qui a repris 23,7 milles ces 24 dernières  heures. Hier, un Falcon 50 de la Marine Nationale est venu survoler les leaders au large des côtes françaises. Les quelques mots échangés à la VHF entre la mer et le ciel ont livré une information précieuse : Armel déborde de vitalité ! On en veut pour preuve l’énergie de sa voix et la réponse amusante qu’il a donnée au co-pilote lorsque celui-ci lui a demandé quel message il pouvait faire passer au Gallois : « Dites-lui de rester derrière ! ». Ce n’était qu’un trait d’esprit : Armel sait bien que, pour que les positions ne changent pas jusqu’à l’arrivée aux Sables d’Olonne, il doit compter sur sa science et son sens de l’engagement plutôt que sur un renoncement de son rival. Surtout à l’heure de virer de bord pour basculer sud-est et amorcer la descente vers les Sables d’Olonne. Virement de bord sous haute tension Toujours positionné au nord de la pointe Bretagne, avec 33,3 milles d’avance au pointage de 18 heures, le skipper de la Banque de la Voile devait choisir le bon moment pour virer, entre vitesse pure et stratégie. Espérons que les prochaines heures lui donnent raison ! L’heure d’arrivée du premier est toujours estimée entre 18 et 20 heures demain, jeudi. D’ici là, les deux duellistes auront régaté sur 250 milles au plus près des côtes, dans un vent de nord-est d’une vingtaine de nœuds. Une aubaine sans doute pour Armel qui joue avec les dévents et les courants des côtes bretonnes et atlantiques depuis sa plus tendre enfance. De ce virement dernier naîtra la vérité d’une course épatante depuis le départ et devenue époustouflante le jour où a commencé le bras de fer entre le skipper Banque Populaire et celui de Hugo Boss, et qui dure depuis près de deux mois. Il a dit... Armel Le Cléac’h, joint ce midi lors du Vendée Live: « Ça penche pas mal là. La situation n’est pas facile depuis un petit moment. Les conditions ne nous ont pas aidés à aller vers les Sables d'Olonne. Pour l’instant, je tiens tête à Alex. Les dernières 24 heures seront compliquées. Il faudra faire attention car on croise beaucoup de dangers. Il y a du trafic maritime, on croise des pêcheurs et des cargos depuis hier. On va passer au large de la pointe Bretagne cette nuit, puis on va longer la Bretagne Sud. Il faudra être prudent et ne pas faire de bêtises. »   Pour tout savoir sur Armel Le Cléac'h, c'est ICI   [...]

Un final à couper le souffle

Jamais probablement un Vendée Globe n’aura offert un finish si haletant. A 48 heures de l’arrivée, tandis qu’Armel Le Cléac’h et Alex Thomson (Hugo Boss) prolongent leur run de vitesse vers le nord pour contourner une dorsale anticyclonique qui barre la route directe vers les Sables d’Olonne, l’écart va encore se réduire. Au classement de 15h, ce mardi, le skipper de la Banque de la Voile comptait encore 69 milles d’avance. Une marge qui devrait lui suffire pour couper en vainqueur la ligne d’arrivée devant les Sables d’Olonne jeudi après-midi. Après 72 jours de course, il ne reste donc que deux jours et deux nuits aux deux hommes de tête pour forcer la décision et s’offrir la victoire dans ce 8e Vendée Globe, qui restera assurément comme un des plus oppressants de l’histoire de la course autour du monde. Et les petits nerfs n’ont pas fini d’être titillés…  Armel Le Cléac’h et Alex Thomson ont déjà fait 98% du long chemin vers les Sables d’Olonne, mais rien n’est encore tout à fait joué. Peu en veine avec la météo depuis le franchissement du cap Horn, le skipper de Banque-Populaire s’échine à conserver un coup d’avance sur Hugo-Boss. Ce mardi à 15h, le Saint-Politain conservait encore 69 milles de crédit sur son principal rival. Si cet écart n’assure pas encore la victoire, chaque heure qui passe raffermit sa position de leader et rejette la pression sur le Gallois. Dans des eaux qu’il connaît par cœur et dans un format qu’il maîtrise sur le bout des doigts – il a gagné deux Solitaire du Figaro (2003 et 2010) -, Armel va tout faire pour maintenir son avantage en faisant usage de sa palette de figariste la rage de vaincre et le sens tactique qui le caractérisent. Sésame, ouvre-toi ! Reste que l’écart va sans doute encore se réduire au cours des 24 prochaines heures, pour se stabiliser à une trentaine de milles, en raison de cette bulle anticyclonique qui freine d’abord le leader. Les fichiers les plus alarmistes ont fait craindre, hier, que cette zone sans vent reste positionnée en travers de la route du leader, ce qui aurait offert à Alex Thomson une sacrée belle occasion de recoller. Mais les dernières analyses météo voient cette bulle molle remonter laborieusement pour s’installer sur la Grande-Bretagne, entrebâillant ainsi une porte juste avant l’entrée dans la Manche. Demain, s’installera donc une rotation des vents mieux organisée, dont profitera le skipper du Mono Banque Populaire VIII en virant au-dessus de la pointe de la Bretagne mercredi après-midi, avant d’amorcer une longue glissade bâbord amures au près, dans un vent de nord-est bien glacé d’environ 20 nœuds. Armel Le Cléac’h devrait longer les côtes de la Bretagne sud et passer devant Port-la-Forêt dans la nuit, pour couper la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne jeudi 19 janvier entre 13 heures et 18 heures, talonné par le skipper gallois. Cargos, bateaux de pêche et DST… La seule certitude est qu’à deux jours de l’arrivée, les minutes de sommeil s’annoncent rarissimes pour les deux hommes. D’abord parce que le match n’a jamais été aussi serré, mais aussi parce que le retour dans les eaux territoriales françaises induit des retrouvailles avec les cargos et les bateaux de pêche, ainsi qu’avec le Dispositif de Séparation du Trafic (DST) d’Ouessant qu’il convient de traverser dans les règles sous peine de sanction. Une vigilance de tous les instants sera donc essentielle pour éviter ces chausse-trapes de la civilisation… Ce final est sublime, intense et trépidant. L’ovation du chenal des Sables d’Olonne n’en sera que plus belle encore !   CLASSEMENT DE 18H :  1 - Armel Le Cléac'h - BANQUE POPULAIRE à 459,5 milles de l'arrivée.  2 - Alex Thomson - HUGO BOSS à 57,5 milles du leader 3 - Jérémie Beyou - MAITRE COQ à 816,1 milles du leader 4 - Jean-Pierre Dick - ST MICHEL - VIRBAC à 1 714 milles du leader 5 – Jean Le Cam  - FINISTERE MER VENT à 1 833,8 milles du leader Pour tout savoir sur Armel Le Cléac'h, c'est ICI.   [...]

« Jusqu’au bout, il va falloir se battre »

Même si le skipper du Mono Banque Populaire VIII a creusé l’écart de pointage en pointage en ce début de semaine, la situation météo des prochains jours reste complexe. Il doit maintenant faire face à une zone de vent faible qui permet à son dauphin de réduire l’écart sur ces dernières heures. Armel, leader en tête depuis 40 jours consécutifs, garde pourtant son calme et préfère se concentrer sur la suite du parcours pour arriver le plus vite possible à bon port. Focalisé sur son objectif, positif, il nous a accordé quelques minutes dans l’après-midi. Entretien. Comment vas-tu ? Bien, j’ai réussi à me reposer pour récupérer du passage du Pot au noir, ce long passage avec des zones orageuses qui m’ont donné pas mal de tracas. Hier, j’ai eu une zone de vent assez forte, jusqu’à 35 nœuds, avec une mer chaotique, ce n’était pas très drôle mais le calme est revenu dans la soirée. En ce moment, les conditions sont plus agréables, il fait beau, il y a quelques nuages et un peu plus de vent que prévu donc c’est pas mal. On a un anticyclone qui est devant nous et qui va se décaler dans l’Est, il va venir s’installer sur la route directe, il va falloir le contourner par l’Ouest pour aller chercher les Açores. Pendant deux ou trois jours, nous allons traverser des zones où le vent sera faible. Là, il n’y a pas grand-chose autour de moi, j’ai croisé un cargo cette nuit, quelques dauphins cette nuit mais moins de poissons volants que les jours précédents. Peux-tu nous parler des conditions à venir, des passages clés jusqu’aux Sables ? Les fichiers commencent un peu à s’accorder, je suis à sept jours de l’arrivée. La dernière ETA me fait arriver le 19 au petit matin mais ça peut changer. En gros, si tout va bien, je vais arriver le 19, peut-être un peu plus tôt si ça va vite. On va traverser des phases différentes jusqu’à l’arrivée, un vent d’est faible va nous accompagner jusqu’aux Açores sur deux ou trois jours, ensuite nous aurons du vent soutenu avec un anticyclone qui va nous propulser quasiment au large du Golfe de Gascogne et on va avoir une transition de vent faible pour finir ensuite au près. Voilà le menu des prochains jours, il y a encore du boulot, ça n’est pas tout droit, sur un seul bord, cela ne va pas être simple mais on va prendre cela étape par étape !  Ce yo-yo permanent avec Alex Thomson n’est pas trop fatiguant ?  Alex s’accroche bien, il a une météo plus favorable depuis le cap Horn. On commence à avoir l’habitude de ce yo-yo, ça aurait pu être plus simple mais c’est comme ça. Les prochaines heures vont être plus faciles pour Alex, il va rester dans l’alizé donc il va réduire l’écart. Après dans cette zone, il peut y avoir des différences entre la réalité et la théorie, on verra bien. Comme je le dis à chaque fois, on fera le bilan à l’étape suivante. Jusqu’au bout il va falloir se battre, ça  me met une pression supplémentaire mais je suis à fond, je ne vais rien laisser passer ! Alors, impatient d’arriver ? Oui ça fait un petit moment qu’on est parti… C’est sûr que l’arrivée se fait ressentir, on a envie d’être aux Sables notamment avec ce scénario compliqué et cette pression mise par mes concurrents suivants qui me compliquent un peu la donne… Après, je profite de ces derniers jours en mer. Je serai content quand on pourra relâcher la pression. Et content d’arriver au bout. CLASSEMENT DE 18H :  1 - Armel Le Cléac'h - BANQUE POPULAIRE à 1 927 milles de l'arrivée.  2 - Alex Thomson - HUGO BOSS à  214 milles du leader 3 - Jérémie Beyou - MAITRE COQ à  798 milles du leader 4 - Jean-Pierre Dick - ST MICHEL - VIRBAC à 1 227 milles du leader 5 – Jean Le Cam  - FINISTERE MER VENT à 1 345 milles du leader   [...]

Armel dans un Pot au Noir fidèle à sa réputation !

Ce matin, Armel est entré dans les prémices d’un Pot au Noir qui semble très actif. Cette Zone de Convergence Inter Tropicale (ZCIT) semble l’accompagner vers le Nord retardant sa remontée de l’Atlantique, il devrait mettre tout le week-end à la traverser. Les systèmes météo classiques sont complètement bouleversés ne facilitant pas la tâche au skipper de Banque Populaire qui, depuis le passage du rocher, doit se creuser les méninges. Joint par son équipe à terre, Armel préfère prendre les choses avec philosophie et progresser étape par étape pour arriver à bon port aux Sables d’Olonne. Entretien dans l’après-midi, entre deux grains. Quelles sont tes conditions actuelles ? Ca va mieux, le soleil revient un peu devant après une nuit orageuse. C’est le début du Pot au Noir, un premier jet un peu « bordélique ». J’espère qu’il y aura plus de vent que sur les fichiers pour le franchir. La matinée a été très agitée, du vent dans tous les sens, des orages, une grosse pluie non stop, là c’est un peu plus stable devant, je vais pouvoir me reposer un petit peu et faire sécher les cirés. Je suis à peu près à 100 milles de l’Equateur,  je vais y être dans la soirée si tout va bien. La bouteille de champagne est prête pour Neptune. Comment va le marin ? Je suis un peu fatigué, il a fallu beaucoup manœuvrer et régler les voiles. Le Pot au Noir est anormalement actif pour cette période de l’année mais bon il faut faire avec. Il remonte avec moi vers le Nord. Derrière, cela devrait être plus facile pour mes poursuivants. Au niveau des conditions, ça remue encore sur le bateau mais la mer commence à se ranger. Il fait moins chaud, le ciel est couvert mais c’est plus agréable pour vivre sur le bateau. Je vais faire une sieste, ranger mes affaires et reprendre des forces pour être en forme pour la suite. Avec le stress permanent de la course, arrives-tu à te détendre un peu ? Le soir, j’essaye de me détendre un peu, surtout dans les alizés. En ce moment, je regarde une nouvelle série, Band of Brothers, c’est sur la seconde guerre mondiale, c’est vraiment super et j’ai déjà terminé mes trois bouquins. Sinon, je continue à écouter mes podcasts à bord. En ce moment tu es plutôt concentré sur ce qui se passe devant l’étrave ou derrière ? Les deux…devant, il y une zone à traverser qui va être déterminante pour la suite de la course. Les prochaines 48 heures vont être décisives. Je sais que l’écart va se réduire, il va falloir être bon pour rester devant. J’ai un matelas d’avance mais on fera les comptes à la sortie. J’espère qu’on aura un peu de réussite, car on ne peut pas dire que j’ai été gâté depuis plusieurs jours. Malgré les difficultés, on entend à ta voix que tu gardes toujours le sourire… Ce n’est pas toujours facile, je ne change pas là-dessus, j’avance étape par étape en essayant de ne penser qu’au positif. Parfois, les conditions ne sont pas simples, il y a eu des moments vraiment compliqués mais je garde le sourire, je me raccroche à des petits détails. Tu vois rien que tout à l’heure, j’ai regardé des photos par satellite de la zone, je voyais des gros grains et quand je suis sorti de cette situation et que j’ai commencé à entrevoir le soleil, c’était ma petite victoire. Même si j’ai perdu du terrain et que la suite ne sera pas facile, ce sont des petites choses comme ça qui me permettent avancer. [...]

Un cap Horn et un record pour Armel

Il a fallu 47 jours et 32 minutes pour qu’Armel franchisse le mythique cap Horn. Le skipper de Banque Populaire pulvérise le record, établi par François Gabart lors du dernier Vendée Globe (52 jours 06 heures et 18 minutes), avec 5 jours, 5 heures et 38 minutes d’avance. Doubler le rocher est vécu comme une délivrance pour le marin qui ne cache pas que la traversée du grand sud n’a pas été de tout repos. Joint ce matin par son équipe, Armel nous partage son état d’esprit et sa joie de pouvoir passer cette légende aux avant-postes. Comment vas-tu en ce jour un peu spécial ? Ça va super, j’ai empanné ce matin, juste avant les îles Diego Ramirez, elles ne sont pas très loin. Le jour vient de se lever, il y a des nuages pour l’instant et j'espère avoir quelques éclaircies pour apercevoir le cap. Ici les nuits sont très courtes, on est très sud, elles durent en moyenne 4 à 5 heures. Je suis satisfait d’être arrivé là, de passer ce cap et de sortir des mers du Sud. J’ai pu décompresser les dernières 24 heures, j’ai eu des conditions plus malléables, moins de vent et une mer plus calme. C’est agréable, ça change et je prends du plaisir. J’ai rangé le bateau, fait du ménage et j’ai surtout relâché la pression, le stress après des journées chaotiques, compliquées avec du vent et beaucoup de manœuvres. C’était dur… Là, on a du vent mais pas 50 nœuds non plus et ça n’est pas plus mal pour passer le rocher ! Il y a quatre ans, je me souviens, je n’avais pas vu grand-chose, il y avait une ambiance particulière avec beaucoup d’icebergs dans la zone. Ca va être sympa de voir la terre, c’est un moment fort. Troisième cap Horn en IMOCA mais en tête cette fois, ça représente beaucoup pour moi, quand j’y pense, il a fallu en parcourir du chemin pour en arriver là… Sur les précédentes éditions au passage du cap, tu étais 3e (2008), 2e (2012), c’est un beau cadeau de Noël cette première fois en tête ? C’était mon objectif d’être le premier à prendre le virage à gauche pour la remontée de l’Atlantique sud, ça n’a pas été simple d’en arriver là mais ça en valait la peine, on arrive un peu en haut du sommet, même si, le parcours est encore long et que la dernière partie ne va pas être la plus simple à gérer. Je crois qu’il y a 4 ans, j’étais à peu près à deux heures d’écart de François Gabart. Aujourd’hui, d’avoir 5 jours d’avance sur ce temps de passage, c’est plutôt incroyable. J’ai un petit matelas d’avance sur les poursuivants, j’en profite ! Je me dis que ce qui est fait est fait, j’attends de savoir à quelle sauce je vais être mangé dans l’Atlantique sud. Et le Mono est en bon état ? Oui il est en bon état, il y a toujours quelques petites bricoles à régler, c’est normal mais dans l’ensemble, c’est plutôt positif, je touche du bois ! Mais tout ça, c’est aussi grâce au travail du team tout au long de la saison. Ce bateau qui est aux avant-postes avec un bon temps de passage, c’est vraiment grâce à eux. Que retiens-tu des mers du Sud ? Ça a été rythmé, un Indien tonique, un Pacifique compliqué, c’est le cas de le dire. C’était assez engagé dans les mers du Sud mais, ça n’est pas une surprise. Il y a quatre ans, cette traversée était plus simple, on n’avait pas eu de gros temps avec François (Gabart), nous étions passés au travers des grandes dépressions. Cette année, ça ressemble plus à ce que j’ai vécu il y a 8 ans, avec des conditions à peu près similaires, un Indien froid et humide. Content d’en avoir terminé avec cette partie du parcours en tout cas. Là, c’est toujours humide sur le pont, il y a un peu de mer, ça mouille et il ne fait pas très chaud.  Cette nuit, j’ai encore eu le droit à une belle averse, un mix entre de la grêle et de la neige mais d’ici quelques jours, on va enfin retrouver des températures plus clémentes, j’ai hâte. Est-ce que tu arrives à prendre du temps pour bien manger et te reposer ? Depuis hier, c’est un luxe d’avoir un bateau qui est stable pour dormir, c’est plus agréable, ça fait du bien. C’est même surprenant au début ! Hier, j’ai bien mangé, je profite, j’ai pu ranger, faire du tri et « faire un petit coup de propre sur soi ». Ça fait du bien d’aérer le bateau et le bonhomme (rires). Pas une douche complète mais je sors un peu de ce mode « guerrier » que nous avons depuis quelques semaines. Comme tu le dis, tu as un bon « matelas d’avance » sur les poursuivants, tu t’attendais à ça il y a quelques jours ? Franchement, je ne me suis jamais monté de scénario, sur cette course. De toute façon, je sais très bien que tout peut arriver et que la route est encore longue. Je fonctionne au jour le jour depuis le départ. Alors oui l’écart s’est creusé avec Alex (Thomson) depuis quelques jours, tant mieux mais je suis lucide, c’est encore loin d’être gagné. Il reste plus de 3 semaines de course. Si je ne me trompe pas, lors de la dernière édition, j’avais mis 27 jours pour remonter l’Atlantique. En 27 jours, il peut se passer tout et n’importe quoi… Un petit mot sur ton Noël à bord ? Je n’y pense pas, j’ai l’impression que c’est loin Noël pour moi. Je sais que ça va être difficile comme à chaque fois d’être loin de ma femme et de mes enfants mais une étape après l’autre, là j’ai envie de savourer ce cap Horn… Je vais vous laisser, je vais faire le matossage, j’ai 800 kilos à basculer et je vais en profiter pour récupérer ma petite bouteille de champagne ! CLASSEMENT DE 15H : 1) Armel Le Cléac'h - BANQUE POPULAIRE à 7 010 milles de l'arrivée.  2) Alex Thomson - HUGO BOSS à  787 milles du leader 3) Jérémie Beyou - MAITRE COQ à  1 613 milles du leader 4) Jean-Pierre Dick - ST MICHEL - VIRBAC à 2 126 milles du leader 5) Yann Eliès – QUEGUIGNIER – LEUCEMIE ESPOIR à 2 210 milles du leader [...]