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Communiqués de presse

Charline Picon et Damien Seguin, un duo en or pour baptiser le nouveau Maxi Banque Populaire IX

  Huit jours après sa mise à l’eau, le Maxi Banque Populaire IX a été baptisé aujourd’hui à Lorient, en présence de son skipper Armel Le Cléac’h, du team et de quelques proches. Ce sont deux champions issus de la voile olympique et paralympique, Charline Picon et Damien Seguin, tous deux médaillés d’or à Rio en 2016, qui ont eu l’honneur de briser la bouteille de champagne et ainsi de devenir marraine et parrain du bateau. Des parrains porte-bonheur Qui dit naissance, dit choix d’une marraine et d’un parrain. Armel Le Cléac’h et Banque Populaire ont rapidement pensé à Charline Picon et Damien Seguin pour tenir ces rôles. Un choix du cœur qui s’inscrit dans la continuité.  Armel avait fait le déplacement à Rio pour soutenir les athlètes français, venus à leur tour le saluer au départ du Vendée Globe. Ces encouragements mutuels ont porté bonheur aux différents protagonistes puisque Charline et Damien ont décroché l’or olympique et paralympique, tandis qu’Armel a remporté le Vendée Globe. Tous espèrent que cette nouvelle rencontre portera chance au Maxi Banque Populaire IX, à son skipper et à son team. Charline Picon : « Une superbe reconnaissance pour la voile olympique » Charline Picon, soutenue depuis plusieurs années par la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique, est très fière d’être la marraine du Maxi Banque Populaire IX. « Je suis ravie que cet échange avec Armel perdure. On se présente nos milieux respectifs et on constate des valeurs communes. Le fait que l’un des meilleurs coureurs au large français du moment choisisse deux athlètes issus de l’olympisme a beaucoup de valeur pour nous. C’est une superbe reconnaissance pour la voile olympique qui est moins visible que la course au large en France. Maintenant, on attend qu’Armel vienne nous encourager à Tokyo en 2020 ! ». Damien Seguin : « Montrer que nous pratiquons un seul et même beau sport » Même satisfaction du côté de Damien Seguin : « C’est un honneur de devenir parrain de ce bateau magnifique qui sort de l’ordinaire et fait rêver. Cela permet de renforcer mon soutien à Armel que je connais bien, on se côtoie depuis un moment sur les pontons. C’est un grand champion. Je l’apprécie humainement, c’est quelqu’un de bien, de droit, qui a toujours un mot gentil pour les autres. Ses encouragements à Rio m’ont marqué. L’aventure commune continue et cela a du sens car Banque Populaire s’engage sur les deux tableaux, course au large et voile olympique, pour montrer que nous pratiquons un seul et même beau sport. » Armel Le Cléac’h : « On a le même esprit d’engagement, de motivation et de sacrifice pour aller relever de grands challenges » « Je connais Charline et Damien depuis longtemps. J’ai rencontré Damien sur le circuit Figaro et j’ai côtoyé Charline au travers des échanges avec l’Equipe de France de Voile, notamment grâce au partenariat de Banque Populaire avec la Fédération Française de Voile. J’ai surtout eu la chance de les accompagner aux Jeux Olympiques de Rio pour les voir accéder à leur rêve de médaille. Je suis vraiment très heureux de les avoir comme marraine et parrain et de partager avec eux le baptême de ce nouveau bateau innovant. On a des objectifs communs, le même esprit d’engagement, de motivation et de sacrifice pour aller relever de grands challenges. Ils m’ont montré la voie pour aller à mon tour décrocher ma médaille d’or sur le Vendée Globe ! J’ai hâte qu’ils viennent naviguer avant que nous partions tous les trois vers de nouveaux défis : Charline en planche à voile, Damien qui rêve de Vendée Globe et moi avec la Route du Rhum et le tour du monde. » "Je suis vraiment très heureux de les avoir comme marraine et parrain et de partager avec eux le baptême de ce nouveau bateau innovant. On a des objectifs communs, le même esprit d’engagement, de motivation et de sacrifice pour aller relever de grands challenges." Armel Le Cléac'h Ce baptême unit dans un même lieu, au même moment, tous les engagements de Banque Populaire pour son soutien à la voile, un sport dont elle partage les valeurs : un bateau innovant, fleuron des industries nautiques hexagonales, baptisé à quelques dizaines de mètres des Pen Duick par deux grands athlètes de la voile olympique et paralympique française. Il ne pouvait y avoir de plus beaux symboles pour marquer la naissance du nouveau projet de la Banque de la Voile. [...]

L’envol du dernier né de Banque Populaire

Deux années et plus de 135 000 heures de réflexion, de travail et d’énergie auront permis au Team Banque Populaire et à Armel Le Cléac’h de donner naissance au Maxi Banque Populaire IX, un multicoque de course nouvelle génération. Ce nouvel Ultim, maniable en solitaire, capable d’être propulsé au-dessus de l’eau et ciselé pour les plus belles aventures autour du globe, a touché l’eau ce jour à 12h20 à Lorient. Il était un défi ambitieux et audacieux il y a deux ans, il est aujourd’hui un bijou d’innovation de 14 tonnes. Ceux qui l’ont imaginé racontent sa naissance. Le Maxi Banque Populaire IX : un concentré de savoir-faire et de technologie La nouvelle machine d’Armel Le Cléac’h, armée par la Banque de la Voile, met une nouvelle fois en lumière toute l’expertise du Team Banque Populaire, acquise en 28 ans d’engagement dans la course au large. L’équipe de Ronan Lucas, son directeur, a enchaîné des mois de recherche et de développement pour aller jusqu’au bout de sa démarche d’innovation et accomplir le défi d’assemblage de ce puzzle géant. L’expérience du Team Banque Populaire, que ce soit pour la construction de Banque Populaire V (plus grand trimaran de course jamais construit), puis l’évolution de Banque Populaire VII (ex Groupama 3), a aussi permis de mieux définir les systèmes du bord tout comme l’appréhension des efforts, qui restent colossaux sur ce type de bateau. C’est tout le savoir-faire du Team qui a été mis au service de ce nouveau géant des mers : « Nos bateaux ont participé aux plus grandes courses et records, que ce soit en solitaire ou en équipage. Nous avons une bonne vision de la navigation à trois coques et surtout des capacités d’un seul homme à bord. Avec le temps, les choses évoluent évidemment : si l’on compare le Maxi Banque Populaire IX avec le Maxi Banque Populaire VII, il aura la même puissance, tout en étant plus léger de deux tonnes avec des surfaces de voile quasi identiques » explique Ronan Lucas. Un Team en quête incessante d’innovation Le Maxi Banque Populaire IX, dernier né des maxi trimarans, plus léger et puissant est équipé en outre d’un mât-aile basculant, d’appendices mobiles, notamment de foils. Les architectes et le bureau d’études du Team ont par ailleurs optimisé le couple de redressement - l’effet combiné du poids et de la poussée d’Archimède ou encore le point d’équilibre à la gîte - essentiel sur un tel multicoque. Ils ont également amélioré les performances dans le petit temps. De fait, bien que plus large (23m), ce nouveau trimaran est plus léger et avec le même couple de redressement que Banque Populaire VII, vainqueur de la Route du Rhum en 2014. Mais l’innovation majeure réside à la fois dans ses trois safrans munis de plans porteurs à ses extrémités, ainsi que dans ses foils permettant au bateau de voler à très haute vitesse. Si les foils ne sont désormais plus une nouveauté en soi, c’est surtout le fait de pouvoir les régler en temps réel en navigation comme sur les catamarans de la dernière Coupe de l’America qui a nécessité un développement très complexe, tant sur les systèmes de commandes que sur la structure des puits les accueillant. Sur une machine océanique conçue pour être menée en solitaire, les foils mobiles doivent pouvoir être rétractés, voire figés manuellement selon les conditions de mer et de vent, et ce sans que le trimaran ne soit handicapé pour naviguer de manière conventionnelle. Ces manœuvres devront être réalisées par un homme seul à bord à la seule force de ces bras. C’est aujourd’hui un enjeu majeur sur cette nouvelle génération de multicoques, sur lequel le Team Banque Populaire a beaucoup travaillé. « Le vol est dans l’air du temps, on le tutoyait sur le Vendée Globe avec le Mono Banque Populaire VIII. Avec ce géant de 14 tonnes, il y a aura des moments où l’on pourra voler intégralement. Une telle construction nous amène encore plus loin dans l’innovation technologique pour aboutir à des appendices plus porteurs. Nous souhaitons que notre Ultim soit performant quels que soient le type de régate et les conditions météo » précise Ronan Lucas. Le Maxi Banque Populaire IX, fruit du travail de plusieurs corps de métiers En amont de l’ouvrage réalisé par le chantier, il faut également signaler l’incroyable travail effectué par le bureau d’étude du Team Banque Populaire qui a réfléchi pendant des mois à l’adaptation d’une configuration prévue pour des courses in-shore à un bateau de près de 15 tonnes, taillé pour la course au large : « C’est le fruit d’un développement enrichi au fil des mois, qui a pris énormément de temps en terme de calculs de structure parce que c’est une multitude de pièces qui doivent fonctionner ensemble. Nous avons fait le choix de nous doter d’une plate-forme évolutive au maximum de la jauge mais avec un gréement plus typé pour le solitaire. Notre philosophie générale au sein du Team Banque Populaire, c’est de concevoir des bateaux polyvalents qui durent dans le temps » ajoute Kevin Escoffier, responsable du Bureau d’études. Ce gigantesque chantier a été une nouvelle fois supervisé par Pierre-Emmanuel Hérissé, responsable technique du Team Banque Populaire : « Au-delà de l’équipe architecturale autour de VPLP et Martin Fisher, près de 100 personnes ont participé à la construction, entre l’équipe, CDK et les sous-traitants. Ces dernières semaines, près d’une cinquantaine de personnes s’est activée sur et sous le pont. Pour tous ceux qui ont œuvré à ce projet, cette mise à l’eau est une étape symbolique qui représente l’aboutissement de plus de 20 mois de chantier. » Un skipper fier de sa nouvelle monture océanique « L’expérience vécue sur le précédent trimaran Banque Populaire VII me permet de visualiser ce qui m’attend avec ce nouveau bateau. Ce qui change, ce sont la vitesse et le poids. Plus on soulève le bateau avec les foils et plus il accélère. On a l’impression de planer, cela devient de la conduite de haut vol et il va falloir maîtriser le pilotage pour assurer notre sécurité. Nous avons essayé d’aller plus loin dans les petits détails pour nous améliorer constamment. Ma patte sur ce géant, c’est le cockpit. Nous avons passé du temps avec l’équipe pour optimiser les manœuvres et la vie à bord. En multicoque, les voiles étant plus grandes et lourdes, prendre un ris peut prendre quatre fois plus de temps qu’en monocoque IMOCA. Il faudra anticiper les bons réglages pour ne pas se faire dépasser par la machine. C’est un autre exercice tout aussi passionnant » raconte Armel Le Cléac’h. Prendre la mer au plus vite Dès les prochains jours, le Maxi Banque Populaire IX, mené par Armel Le Cléac’h qui ne cache pas sa hâte de naviguer de nouveau, entamera une longue période de mise au point : « Ce trimaran comporte des systèmes complexes, la prise en main ne va pas être simple. Cet hiver va être dédié à une série de tests et de réglages en mer. Ensuite, l’idée est de naviguer au large dans des conditions variées pour fiabiliser le bateau. Nous souhaitons effectuer plusieurs transatlantiques avant l’été pour cumuler un maximum de milles avant la Route du Rhum en novembre 2018 » explique le vainqueur du dernier Vendée Globe. Ils ont dit : Ronan LUCAS, directeur du Team Banque Populaire « C’est un grand jour avec un peu d’émotion. Maintenant on est très impatients d’aller faire nos premiers milles en volant. C’est le 3e bateau réalisé avec CDK Technologies, ce sont des gros projets de tels multicoques et cette longue aventure requiert beaucoup d’énergie. On remercie aussi nos amis architectes pour le travail des calculateurs et de toute l’équipe. On espère naviguer en fin de semaine on a encore quelques tests statiques à faire et confirmer si tous les points d’ancrage correspondent au cahier des charges. On commencera à mettre en place tout ce qui doit l’être dans les jours qui suivent. On aura pas mal d’essais. Mi-novembre on devrait voler ». Kevin ESCOFFIER, responsable du Bureau d'Etudes Team Banque Populaire « Un jour comme aujourd’hui, c’est toujours une étape, on a mis le bateau à l’eau et c’est toujours émouvant car c’est la fin d’un cycle qui a duré pratiquement deux ans depuis le début de la construction. On a pensé, conçu, construit  le bateau, on a imaginé comment il allait fonctionner. Maintenant on a hâte de voir si son comportement réel sur l’eau est tel qu’on l’a imaginé. Ce qui est sûr, c’est qu’on va voler ! La question est de savoir quand et à quelle vitesse ! Stéphane DIGARD, responsable du chantier CDK Technologies « Le chantier s’est très bien passé ! Je remercie Banque Populaire de sa confiance pour ce projet qui représente 135 000 heures de travail sur 20 mois de construction. Nous avions tous hâte de voir le bateau sortir des ateliers, de le voir sur l’eau retrouver son élément premier ». Vincent LAURIOT-PREVOST, architecte Cabinet VPLP « Autour du Maxi Banque Populaire IX, il y a une belle histoire humaine qui dure depuis deux ans. Armel a pu nous donner les grandes lignes car il connaît bien le fonctionnement de ce support grâce à son expérience avec Banque Populaire VII à une nouveauté près, c’est que ce bateau doit voler. Nous avons dû rajouter quelques artifices pour que le trimaran vole. C’est un bateau laboratoire, nous aurons bien sûr des évolutions à faire au fil des mois. » Jean-Baptiste EPRON, graphiste-navigateur "Cela fait longtemps que je travaille avec Banque Populaire et c’est vraiment très agréable pour la confiance que cet armateur historique m’accorde. Cette fois-ci, sur la décoration, les échanges avec l’équipe communication ont été très intéressants tout comme le travail avec Pierre-Yves Moreau, mon interlocuteur pour la réalisation technique au sein du Team Banque Populaire. Cette année, ma mission a été élargie avec une collaboration menée avec Kevin Escoffier sur le style du roof. C’est à chaque fois une grande chance de travailler sur des oiseaux d’une telle envergure et aussi un grand moment d’émotion." Frédéric CHENOT, Directeur du Développement Banques Populaires « Nous sommes très heureux de cette nouvelle étape dans le développement de notre politique de sponsoring. La construction par le Team Banque Populaire d’un bateau innovant qui participera à de grandes aventures illustre nos valeurs d’audace, de ténacité, et de recherche de performance. Après la victoire d’Armel sur le dernier Vendée Globe, notre engagement dans la voile de compétition s’inscrit une nouvelle fois dans la confiance et la durée. J’ai hâte de voir cette belle machine prendre son envol au-dessus des flots pour écrire de nouvelles grandes et belles histoires. » A télécharger :  Cliquez-ici pour télécharger le dépliant (complet) du Maxi BP IX. Cliquez-ici pour télécharger les photos du jour en HD Cliquez-ici pour accéder au serveur vidéo et télécharger l'ours d'images du jour.   [...]

Maxi Banque Populaire IX : mise à l’eau le 30 octobre

Les conditions annoncées dans le Morbihan en début de semaine prochaine étant à ce jour favorables à la mise à l’eau du Maxi Banque Populaire IX, le géant des mers rejoindra son élément lundi 30 octobre 2017 chez Keroman Technologies à Lorient. Les manœuvres débuteront à 10h pour permettre au bateau de toucher l’eau aux alentours de midi. Les temps forts de cette journée pourront être suivis en live photo et vidéo sur les médias sociaux @VoileBanquePopulaire. [...]

Maxi Banque Populaire IX : mise à l’eau programmée à partir du 30 octobre (en fonction des conditions météorologiques)

Dans l’attente d’une fenêtre météo favorable à la mise à l’eau du Maxi Banque Populaire IX, l’équipe technique a anticipé un certain nombre de tests d’efforts initialement prévus à quai. L’un d’eux a laissé apparaître une anomalie sans gravité dont la réparation sera plus aisée à terre. Les travaux seront réalisés au cours de la semaine prochaine par le chantier CDK. La mise à l’eau sera donc programmée à partir du 30 octobre en fonction des conditions météo. Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire : « Nous allons tout mettre en œuvre avec les équipes du chantier CDK pour pallier ce contretemps de dernière minute et peaufiner les détails qui nous permettront de partir rapidement au large tester le bateau. » [...]

Report de la mise à l‘eau du Maxi Banque Populaire IX

En raison des conditions météorologiques ventées annoncées sur Lorient en début de semaine prochaine, le Team Banque Populaire est contraint de reporter la mise à l’eau du Maxi Banque Populaire IX prévue initialement le lundi 16 octobre. L’équipe Banque Populaire étudie actuellement les dates favorables pour effectuer les manœuvres de mise à l’eau dans des conditions de sécurité optimales en prenant en compte d’une part les contraintes des marées et d’autre part la disponibilité des représentants du Groupe pour cet évènement qui marque une nouvelle grande étape dans l’histoire de la Banque de la Voile. Aussi, une nouvelle date sera communiquée dans les meilleurs délais. [...]

Le Maxi Banque Populaire IX bientôt prêt à prendre son envol

Après deux années et plus de 135 000 heures de chantier depuis fin 2015, le nouvel Ultim, le Maxi Banque Populaire IX sera mis à l’eau le 16 octobre* à Lorient, où s’achève actuellement sa construction. Concentré de haute technologie et d’innovations, le trimaran de 32 mètres a été conçu pour voler en toute sécurité à des vitesses désormais proches de 50 nœuds. Dernière ligne droite « Le Team Banque Populaire, le chantier CDK Technologies et les entreprises sous-traitantes ont effectué un travail réellement impressionnant. Après le Vendée Globe, j’avais besoin de souffler et de me ressourcer. Avoir une telle équipe derrière soi en qui j’ai une confiance aveugle, permet de retrouver l’énergie indispensable sur ce type de projet. Nous avons vraiment hâte de naviguer et d’effectuer les premiers vols à bord », se réjouit Armel Le Cléac’h, son skipper. Savoir-faire et expertise Concevoir une machine aussi sophistiquée puis assembler ce puzzle géant a été un véritable défi. Le Team Banque Populaire qui a déjà construit, entre autres, Banque Populaire V en 2008 (le plus grand multicoque jamais lancé), a mis tout son savoir-faire et son expérience au service de ce nouveau géant des mers. « Les choses se présentent bien » explique modestement Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire. « La décision de ne pas nous aligner sur la Transat Jacques Vabre, début novembre, n’a pas été facile à prendre. Ces bateaux étant désormais très compliqués à construire par rapport aux multicoques conventionnels, nous nous devions d’avoir le temps de tout mettre en place sereinement pour aller au bout de notre démarche d’innovation. Il ne faut pas oublier que l’objectif reste la Route du Rhum en novembre 2018, puis le tour du monde un an plus tard. » Un bateau volant autour du monde « Les safrans munis de plans porteurs, et les foils mobiles dont on pourra régler le cant (l’angulation du foil de l’intérieur vers l’extérieur et vice et versa) et le rake (l’angle d’incidence de l’avant vers l’arrière et vive et versa) en navigation comme sur les bateaux de la dernière Coupe de l’America, nécessitent énormément de mise au point et de temps pour tout fiabiliser » précise Ronan Lucas. « On ne perd pas de vue que Banque Populaire IX va faire le tour du monde. Et s’il y a défaillance dans le système hydraulique, il faut pouvoir bloquer et figer manuellement les appendices afin de naviguer de manière conventionnelle. C’est cela qui rajoute beaucoup de complexité à l’ensemble. » Haute technologie à tous les étages Le cockpit futuriste de Banque Populaire IX et son nez d’avion de ligne illustrent la cohérence du plan de pont. « Ce type de cockpit a été initié sur Banque Populaire V, à la différence près que nous l’avons aménagé pour le solitaire, afin d’éviter à Armel de courir d’un côté ou de l’autre pour choquer une écoute ou prendre un ris », ajoute Ronan Lucas. « Nous avons aussi décidé de garder une bonne vision de l’avant du bateau, afin que le skipper puisse voir au loin quand il barre et lorsqu’il est en veille, puisse se reposer en toute sécurité. On a donc fait ce choix de cellule de vie, et avons regroupé tous les winches, afin qu’en tendant le bras, il ait accès à toutes les manœuvres. » Banque Populaire IX est un bateau de solitaire mais qui pourra être utilisé en équipage - donc polyvalent - avec des formes de coques un peu plus rondes sur l’avant des flotteurs. « Par expérience, et dans la lignée de l’Imoca 60 Banque Populaire VIII, on ne fait jamais de choix extrêmes. On essaye toujours de concevoir un bateau marin qui pourra voler mais passera aussi correctement dans la mer en mode archimédien au près ou dans la grosse mer » conclut le Directeur du Team Banque Populaire. 135 000 heures de chantier Depuis une quinzaine de jours, le bateau tout carbone est sorti de la phase composite et structurelle. Tout l’équipement - l’accastillage et l’hydraulique - est actuellement en train d’être posé à bord, avant les travaux de peinture et les finitions. Ce gigantesque chantier a été une nouvelle fois supervisé par Pierre-Emmanuel Hérissé. « Nous voyons le bout du tunnel et sommes très sereins en découvrant chaque soir que le bateau prend forme » explique le Directeur technique du Team Banque Populaire. « Au-delà de l’équipe architecturale autour de VPLP et Martin Fisher, près de 100 personnes ont œuvré sur la construction, entre l’équipe, CDK et les sous-traitants, que ce soit pour les pièces en composite, l’outillage, l’assemblage, les voiles, l’accastillage… pour un total de plus de 135 000 heures. Et actuellement, jusqu’à la mise à l’eau, ce sont près d’une cinquantaine de personnes qui s’activent sur et sous le pont. » Dès sa mise à l’eau le 16 octobre*, Banque Populaire IX entamera une longue période de mise au point, avec une alternance entre des navigations courtes et deux traversées de l’Atlantique, avec notamment la tentative du Record de la Route de la Découverte. L’objectif est d’être parfaitement optimisé pour la Nice UltiMed, première course de la saison qui aura lieu en mai prochain. « C’est une belle occasion de tester en régate le Maxi Banque Populaire IX mais aussi de se confronter en Ultim à mes petits camarades avant de les retrouver sur la ligne de départ de la Route du Rhum » explique le skipper Saint-Politain. Copyright : Easyride / BPCE Les prochains grands rendez-vous 16 octobre 2017* Mise à l’eau du Maxi Banque Populaire IX Janvier-Février 2018 Tentative de record de la Route de la Découverte Mai 2018 Nice Ultimed Novembre 2018 Route du Rhum Décembre 2019 Tour du Monde en solitaire * Sous réserve des conditions météorologiques Vous pouvez télécharger la fiche technique du Maxi Banque Populaire IX en cliquant ici   [...]

Banque Populaire s’investit dans l’accompagnement des structures de la Fédération Française de Voile

A l’occasion de la rentrée 2017 dans les clubs et écoles de voile, Banque Populaire et son partenaire, la Fédération Française de Voile, déploient la solution E-Cotiz pour la simplification de la gestion des cotisations, des encaissements en ligne et de la souscription des licences des 1 059 structures affiliées. Un outil clé en main pour simplifier la gestion associative D’ici quelques jours, les licenciés, les clubs et les écoles de voile pourront utiliser la solution E-Cotiz au moment de la rentrée, mais aussi tout au long de l'année. Dans une volonté de simplification des démarches administratives des clubs, les dossiers d’inscriptions deviennent désormais numériques, les paiements s’effectuent en ligne de façon sécurisée, les conditions de paiements sont facilitées, notamment par la prise en compte des chèques vacances électroniques. Ce déploiement intègrera par la suite des solutions permettant notamment la souscription et la gestion en ligne des nouvelles licences. Une innovation qui marquera la dématérialisation totale du processus d’adhésion, de la cotisation à la création de la licence en passant par le paiement en ligne pour faciliter la gestion de l’association et la vie quotidienne des bénévoles. Des tests réalisés dès le deuxième trimestre 2017 auprès de 300 clubs de voile Cette solution a été expérimentée depuis le mois de mai auprès de 300 clubs de voile de taille variée à travers le territoire français afin de prendre en considération les besoins spécifiques et caractéristiques de ces structures associatives. Ce premier test fructueux mené conjointement par la Fédération Française de Voile et E-Cotiz, avec le soutien de Banque Populaire, a confirmé la pertinence et l’intérêt d’un déploiement à l’échelle nationale.  D’ici peu, toutes les structures affiliées recevront donc une proposition de souscription La solution proposée par E-Cotiz, filiale du Groupe BPCE, est proposée à des conditions préférentielles pour les clubs affiliés à la Fédération Françaises de Voile et viendra compléter l’offre de cette dernière auprès de ses structures affiliées. Cette démarche s’inscrit  dans le cadre du soutien permanent de la Banque de la Voile à l’ensemble du monde nautique, qui se traduit notamment par des opérations de cofinancement de matériel qui s’organisent depuis 20 ans pour les clubs. Ainsi, Banque Populaire témoigne de sa volonté d’accompagner toujours plus avant le développement de la pratique de la voile en prenant en compte les besoins spécifiques des clubs, acteurs majeurs de ce sport en France. Frédéric Chenot, directeur du Développement Banques Populaires : « La Banque Populaire est heureuse d’apporter aujourd’hui aux clubs et à leurs nombreux bénévoles, ainsi qu’aux structures affiliées qui constituent le pilier de toute la filière voile, une solution innovante, moderne et simple de gestion de leur activité. Aux côtés de toutes celles et ceux qui entreprennent, dans leur vie personnelle comme professionnelle, elle leur donne les moyens de répondre aux nouvelles attentes de leurs interlocuteurs avec des solutions dématérialisées, souples, rapides, qui leur facilitent le quotidien. Par cette action, nous espérons faciliter l’accès du plus grand nombre à ce sport et favoriser le développement des talents des plus jeunes marins jusqu’aux membres des Equipes de France dont nous sommes si fiers. » Jauffray Dunyach, Fondateur d’E-Cotiz : « E-Cotiz a développé une véritable expertise dans la simplification de la relation entre les pratiquants, les clubs et les Fédérations sportives. Nous sommes ravis d’accompagner la Fédération Française de Voile et ses clubs en proposant une solution adaptée à leur organisation. Celle-ci devrait faciliter quotidiennement le travail des dirigeants bénévoles mais aussi simplifier l’accessibilité à la pratique des sports de voile. » A propos : Banque Populaire, la Banque de la Voile En tant qu'armateur et compétiteur, Banque Populaire s'illustre sur toutes les mers du globe en armant des voiliers de courses océaniques à l'image de sa récente victoire sur le Vendée Globe. Partenaire majeur de la Fédération Française de Voile, Banque Populaire est aussi un acteur engagé pour le rayonnement de la voile française, accompagne le développement des clubs et écoles de voile et soutient l’Equipe de France depuis 17 ans. Son action est relayée et démultipliée dans la proximité par les Banques Populaires régionales auprès des athlètes comme des structures. Mécène de l'Association Eric Tabarly, elle est reconnue comme l'un des principaux soutiens institutionnels pour le développement de ce sport et pour la préservation du patrimoine français. Cette stratégie originale fait de la Banque de la Voile un acteur impliqué dans toutes les dimensions de la voile, de l'initiation en club à la compétition au plus haut niveau et ce, sur l'ensemble du territoire français. E-Cotiz E-Cotiz est la première solution de gestion des cotisations en ligne développée pour les associations sportives. Sa simplicité d’utilisation et ses fonctionnalités dédiées contribuent à l’amélioration du fonctionnement des associations sportives et facilitent le travail des dirigeants bénévoles. Sacrée « Stratégie Digitale de l’année » en 2014 aux Trophées Sporsora du marketing sportif, après avoir remporté le vote des 1000 professionnels du secteur, Lauréat des Sport Stratégies Days en 2016, E-Cotiz a été récemment labellisée par le Ministère des Sports pour sa contribution au développement de la pratique sportive en France et son engagement auprès des Fédérations Sportives. Avec plus de 3000 associations sportives utilisatrices dans 35 disciplines et près de 500 000 adhésions récoltées en ligne, E-Cotiz est devenue un acteur reconnu et incontournable du mouvement sportif. Fédération Française de Voile Créée en 1946, la Fédération Française de Voile (FFVoile) est une fédération sportive olympique, délégataire de l’Etat et reconnue d’utilité publique, membre du CNOSF et seule autorité nationale française reconnue par la Fédération Internationale de Voile (World Sailing). Ses missions : Promouvoir et développer la discipline et ses événements Accueillir et former tous les publics Réglementer et encadrer toutes les formes de pratiques voile Animer et organiser un réseau national de clubs Planifier et arbitrer toutes les compétitions Détecter et accompagner les sportifs de haut niveau Pour plus d’informations sur le déploiement de la solution E-Cotiz, vous pouvez contacter : Christine FRANCOISE,  Relations presse Banque Populaire 01 58 40 46 57 - christine.francoise@bpce.fr [...]

Une technologie de pointe au service du Maxi Solo Banque Pop

Véritable machine technologique, le Maxi Solo Banque Populaire IX, actuellement en construction au sein du chantier CDK à Lorient, concentrera une nouvelle fois tout le savoir-faire et l’expertise du Team Banque Populaire. Audacieux et ambitieux, le team a enchaîné des mois de travail, de recherche et de développement pour aller jusqu’au bout de sa démarche d’innovation et prévoit la mise à l’eau du Maxi Solo Banque Populaire IX début octobre 2017. Son skipper Armel Le Cléac’h ne s’alignera pas au départ de la Transat Jacques Vabre, privilégiant l’optimisation et la fiabilisation de son trimaran de 32 mètres par une série d’entraînements en mer. Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire, explique en quoi le nouveau Maxi Solo Banque Populaire IX va encore plus loin dans la recherche d’innovation : « Le vol est dans l’air du temps, on le tutoyait sur le Vendée Globe avec le Mono Banque Populaire VIII mais avec le nouveau Maxi Solo Banque Populaire IX, il y aura des phases où le bateau volera intégralement. C’est le résultat de la transposition de ce qui se passe sur les bateaux de la Coupe de l’America, mais à l’échelle d’un trimaran destiné au tour du monde. Cela nécessite énormément de recherche et développement afin d’arriver à un système suffisamment abouti pour pouvoir être intégré sur un grand Maxi. Une telle construction nous demande du temps et nous projette encore plus loin dans l’innovation technologique. Nos prochains objectifs sont la Route du Rhum en 2018 puis le Tour du monde en solitaire en 2019. Plutôt que de dire, « on fera ça plus tard à l’occasion d’un nouveau chantier », on préfère être ambitieux et avoir le « kit complet » dès la mise à l’eau du bateau début octobre. » Il faut également signaler l’incroyable travail effectué par le bureau d’étude du Team Banque Populaire qui réfléchit depuis des mois à l’adaptation d’une configuration prévue pour des courses in-shore à un bateau de près de 15 tonnes taillé pour la course au large : « C’est le fruit d’un développement enrichi au fil des mois, qui  a pris énormément de temps en terme de calculs de structure parce que c’est une multitude de pièces qui doit fonctionner ensemble. Nous préférons faire l’impasse sur la Transat Jacques Vabre pour fiabiliser le bateau et dès le mois de janvier 2018, être capable de traverser l’Atlantique », conclut Ronan Lucas. Calendrier du Maxi Solo Banque Populaire IX : Automne 2017 : Mise à l’eau Hiver 2017/2018 : Entrainements et tentative de record (Route de la Découverte) Automne 2018 : Route du Rhum Hiver 2019/2020 : Tour du monde en solitaire [...]

Vendée Globe : succès en communication pour Banque Populaire

A l’occasion de la conférence Tip & Shaft Connect qui s’est déroulée aujourd’hui à Nantes, Banque Populaire a dévoilé les principaux éléments des performances de sa communication autour du Vendée Globe et de la victoire d’Armel Le Cléac’h à bord du Monocoque Banque Populaire VIII. La Banque de la Voile, qui consacre près de 5,5 millions d’euros par an à son engagement complet dans la voile*, avait pour objectif de maximiser la visibilité de sa marque et d’enrichir son image des valeurs de modernité, d’engagement et de dynamisme si bien portées et illustrées par Armel et le Monocoque Banque Populaire VIII tout au long de cette course. Au terme d’une aventure de 74 jours et d’un duel au coude à coude avec le gallois Alex Thomson, Banque Populaire et son skipper bénéficient ensemble d’une couverture médiatique tout à fait exceptionnelle de plus de 26 000 retombées, valorisées à plus de 55 000 000 € d’équivalent achat d’espace publicitaire par la société Kantar Media. On dénombre notamment plus de 143 heures de présence en TV (dont plus de 200 JT sur les grandes chaines nationales) et en radio, plus de 5 000 retombées en presse écrite (dont 34 Unes) et près de 15 000 articles sur le web. Au-delà de ces performances médiatiques, la marque Banque Populaire est particulièrement fière d’avoir pu partager ses valeurs à travers l’aventure d’Armel Le Cléac’h avec l’ensemble des Français. Sur les médias sociaux notamment, les comptes @VoileBanquePopulaire  (Facebook, Twitter, Instagram) ont été particulièrement actifs avec respectivement plus de 88 millions de publications et 12 millions de vidéos vues, touchant 100% de la cible des 25/49 ans sur ce média. La quasi-totalité des indicateurs de performance des contenus publiés par la Banque de la Voile est au-dessus des moyennes constatées par Facebook et Twitter, ce qui témoigne d’un engagement et d’un engouement exceptionnel du grand public pour ce projet. Enfin, on retiendra qu’Armel Le Cléac’h et Banque Populaire sont le skipper et le sponsor les plus mentionnés sur les médias sociaux. Un succès sur lequel Banque Populaire a rebondi au profit d’un discours plus global sur ses valeurs de marque par le biais d’une campagne publicitaire en TV et au cinéma un mois après l’arrivée, atteignant des taux d’agrément et d’attribution très au-dessus des standards de sa catégorie. Thierry Bouvard, Responsable du Pôle Programmes Editoriaux et Sponsoring : « C’est une victoire qui salue l’exploit d’un homme qui a prouvé son talent et sa ténacité dans une bataille acharnée.  Au-delà, c’est aussi la reconnaissance de la performance du Team Banque Populaire dans sa capacité d’innovation au travers de projets audacieux,  grâce à notre fidélité de sponsor engagé depuis près de 30 ans dans ce sport. L’aventure est magnifique parce qu’elle a été partagée avec tous, grâce notamment aux médias, aux très nombreux échanges générés sur les médias sociaux, et à une très forte appropriation de cette belle histoire par nos clients et nos collaborateurs. »  Après cette aventure exceptionnelle, le Team Banque Populaire et Armel Le Cléac’h se consacrent désormais à la construction du Maxi Banque Populaire IX, qui marquera le retour de la Banque de la Voile en trimaran après son sacre sur la dernière Route du Rhum. Cette nouvelle monture de 32 mètres de long sera mise à l’eau dans quelques mois, pour prendre le départ dès l’automne des plus grandes courses et records dans la catégorie Ultim. *Notamment pour le fonctionnement du Team Banque Populaire, les partenariats - dont la Fédération Française de Voile - et la communication associée. Sources : Retombées médias et valorisation financière : Kantar Media Médias Sociaux : Zenith Optimedia [...]

Le jour d’après

Armel Le Cléac’h, vainqueur de la 8ème édition du Vendée Globe, revient, point par point, sur son tour du monde, accompli en 74 jours 3 heures 35 minutes et 46 secondes… La première nuit dans un vrai lit Elle a été courte (rires), car on a fêté la victoire hier soir assez tardivement, et beaucoup dansé. Avant, il y a eu les interviews, le podium, un vrai repas frais, la conférence de presse, une bonne douche. Ce matin, les rendez-vous avec les journalistes ont commencé tôt, et ensuite je suis allé accueillir Alex Thomson (Hugo Boss). Mais c’est une nuit qui a fait du bien. Il n’y a pas eu besoin de me bercer… C’est le réveil qui a été plus compliqué ! L’inconfort à bord Nous sommes des régatiers et il faut accepter de vivre dans des bateaux dont le confort n’est pas franchement la priorité, notamment pour des questions de poids. Ça fait partie de la course. Si je voulais faire un tour du monde pour faire un tour du monde comme certains le font – ce dont je ne m’offusque pas ! -, il me suffisait d’emporter plus de coussins, plus de moquettes ou tout un tas de choses…  J’avais un poste de veille dans le cockpit très ergonomique, bien protégé par la casquette et redoutablement efficace. J’ai passé énormément de temps dans mon siège et c’était très confortable. À l’intérieur, on pourrait toujours rajouter un peu de confort pour la navigation, de petits détails de vie à bord, mais bon au final, je ne me suis jamais plaint d’un manque de confort. L’hygiène Il est important d’essayer de prendre un peu soin de soi, de se laver tant bien que mal. C’est surtout au niveau des extrémités – les mains, les pieds, la tête – plus la bouche et les dents, où il ne faut pas attendre d’avoir trop mal pour commencer à se soigner ou nettoyer tout ça. Mes mains ont beaucoup souffert, mais ce n’est pas nouveau car depuis pas mal d’années ma peau s’abîme vite. Dans les mers du Sud, chaque fois que j’allais dormir, je m’enduisais les mains de crème. En fait, là où l’on rencontre le plus de problèmes d’hygiène ou d’inconfort, c’est quand il fait très chaud, notamment sous les tropiques dans la remontée de l’Atlantique. La chaleur moite créant de la condensation à bord, cela engendre rapidement des problèmes cutanés. Il fait, au bas mot, 35 degrés dans la cabine et tu ne peux pas te mettre au frais. À l’aller, tu es encore au taquet et ça va vite au portant. Au retour, c’est autre chose car un tu es fatigué, et la remontée est fastidieuse et complexe. Le fait d’avoir effectué deux Vendée Globe permet de savoir où tu vas, et ce qu’il faut amener. Cette année, je n’ai manqué de rien. Le suivi de l’actualité On m’envoyait des news à bord, et donc j’avais un petit résumé de la semaine que ce soit pour les actualités générales et les résultats sportifs. J’ai notamment suivi les élections américaines (avec effroi), l’attentat de Berlin et la mort de Fidel Castro. J’ai été rassuré qu’il n’y ait pas eu de nouveau drame national comme ce qu’on a connu à Paris ou Nice. C’est important même sur un Vendée Globe de ne pas se couper de la réalité. On a des moments où l’on peut prendre cinq minutes pour lire un mail ou aller sur Internet. J’allais sur le site du Vendée Globe, sur celui de Voiles et Voiliers lire l’analyse de Dominique Vittet… ou sur d’autres sites où chacun y allait de son option. J’ai parfois lu d’ailleurs pas mal de bêtises. Les loisirs J’ai écouté un peu de musique, mais beaucoup de podcasts comme « Les Grosses Têtes. » Il y a de l’ambiance et des gens qui parlent. Car s’il n’y a jamais vraiment de silence à bord, par moment tu éprouves de la monotonie, et moi j’ai besoin d’avoir un fond sonore. J’ai cette chance de ne pas être gêné par le bruit assourdissant de nos bateaux. J’ai aussi regardé des séries (The blacklist et Band of Brothers). Ces fictions à partir d’événements historiques et dramatiques permettent de relativiser. Tu n’as pas à te plaindre si c’est dur ou si tu n’y arrives pas. Il y a des moments dans la journée où il faut se poser un peu. Tu regardes un épisode sur l’iPad avec le casque, tu manges un morceau, tu as les afficheurs (ta vitesse, le pourcentage de la polaire) et s’il faut, tu mets en pause et tu vas modifier ton réglage ou manœuvrer. L’entourage J’appelle ma femme et mes enfants (âgés de 9 et 5 ans) très régulièrement. Ça dépend de l’ambiance à bord. Si c’est très bruyant, c’est compliqué d’avoir une bonne qualité de son. On ne s’entend pas bien, les enfants ne comprennent pas… et là c’est pire que de ne pas les joindre. On a fait aussi quelques visios sur Skype pour se voir physiquement à l’occasion d’un anniversaire, ou pour Noël… Quand tu es seul en mer, non seulement, ça fait du bien mais ça te remet aussi en face de certaines réalités. Le meilleur souvenir C’est l’arrivée bien sûr ! Je me dirige à l’étrave de Banque Populaire à quelques centaines de mètres de la ligne, et là je me dis « c’est bon, t’as gagné ! ». Je lève les bras ! C’est un sentiment énorme, un soulagement, un moment indescriptible de plénitude. Le pire souvenir Quand j’apprends que les hooks (crochets dans le haut du mât tenant les voiles) sont sous dimensionnés, et peuvent se rompre à tout instant après le bris de celui du J1 (le grand foc). Là, je me dis que la course est compromise et que du pacifique Sud aux Sables, je vais naviguer avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. L’engagement pour des causes nobles Quand je m’engage, je prône la fidélité et la persévérance, que ce soit des partenaires techniques avec qui je travaille, ou des associations comme Alliance Syndrome de Dravet (ASD) que je soutiens depuis cinq ans. De pouvoir faire de petites choses et d’apporter un peu de bonheur, pour moi c’est important. J’ai encore en souvenir d’avoir passé quelques heures avec les enfants avant le départ, et ça m’a servi. Je mesure notre chance. On voit qu’ils se battent, leurs parents aussi. Ces gens ont une volonté incroyable. ASD m’a offert un petit bonhomme qui était au-dessus de l’écran de la table à carte et qui m’a accompagné et a fait tout le tour du monde à me surveiller… tout un symbole ! Thomas Coville Ce qu’il a fait est extraordinaire ! Il m’a boosté, m’a envoyé de petits messages après son arrivée, me disant « De toute façon c’est toi qui va gagner ! J’en suis sûr et certain ». J’y ai souvent pensé car il a été un peu notre guide sur ce tour du monde. L’émotion Je suis toujours dans l’émotion de l’arrivée, même si ce n’est pas la même que sur la ligne où j’étais partagé entre l’envie de pleurer et une immense joie. C’est très fort, car c’est incroyable de gagner le Vendée Globe. Je n’ai pas eu cette chance il y a huit et quatre ans avec de belles deuxièmes places. Comme on dit, seule la victoire est belle ! Et là, je mesure ma chance de l’avoir remportée avec toute une équipe et un sponsor magnifique. On s’est donné les moyens. C’était l’objectif clairement annoncé. L’émotion est donc à la hauteur de cette réussite. Alex Thomson Il m’a clairement poussé jusqu’au bout, jusqu’à quelques heures avant l’arrivée. Ça a été compliqué et la bagarre a été intense. La descente de l’atlantique a été très rapide. Alex a prouvé son potentiel de vitesse et a su faire la différence. Il a fallu que je m’accroche face à ce train d’enfer qu’il imposait. Alex m’a mis beaucoup de pression. Je sentais qu’il ne lâchait rien non plus. Il a fini 3ème il y a quatre ans, 2ème cette année. Je suis vraiment content de l’avoir battu, car c’est un sacré client ! La remontée de l’Atlantique Elle ne m’a pas du tout été favorable ! L’anticyclone : je me suis dit bon ok ! Il va me reprendre 600 milles, c’est bon ! Le Pot-au-Noir : ok ça ne marche pas, c’est bon ! Puis après il y a eu cette zone de transition après les Canaries : là, je me suis dit que ce n’était pas possible ! J’ai la « scoumoune »… Et pour finir on fait le tour quasiment par le Fastnet. Je me suis demandé si on n’allait pas aller tutoyer les icebergs. Banque Populaire VIII Ce bateau, c’est une super histoire ! Il est né du dernier Vendée Globe. Le projet était d’en construire un nouveau, fruit de l’expérience de deux tours du monde et de ma « dream team » avec leur savoir-faire et leurs compétences multiples. C’est de loin le meilleur 60 pieds que je n’ai jamais eu en terme de performance, de fiabilité, de développement. C’est un bateau très polyvalent, et pour moi c’était très important dans les phases de transition. Banque Populaire VIII est un bateau qui, je crois, me ressemble. Et à l’arrivée, il avait fière allure, et c’est pour ça que je l’ai vivement remercié. On a vécu ensemble toute une histoire. Je dis « on » car c’est lui, l’équipe Banque Populaire et moi. Le mental Lors de mon premier Vendée Globe en 2009 j'étais arrivé épuisé, j'avais perdu pas mal de kilos car j'avais mal géré la nourriture, et n’avais plus rien à manger à quatre jours de l’arrivée. Il y a quatre ans, j'étais en forme physiquement, mais déçu. Cette année mentalement, je suis allé très loin dans mes ressources. Je me suis fait violence car je me suis dit que je ne pouvais pas perdre cette course. Je me suis battu jusqu'au bout. Je ne voulais pas avoir le moindre regret ensuite. Les jours à venir C'est un projet de dix ans, dix ans de ma vie : trois fois le Vendée Globe et trois fois jusqu'au bout. Je profite. Je savoure, mais je suis très sollicité, j’ai un programme de ministre jusqu’au milieu de semaine prochaine... C’est logique et gratifiant, mais plus difficile à gérer pour la famille qui ne m’a pas vu depuis des semaines et pour mes enfants qui ne comprennent pas que je sois rentré mais toujours pas disponible. Dans quelques jours je vais souffler. Je n’ai pas prévu de naviguer jusqu’à l’été et la mise à l’eau du trimaran. Je vais donc pouvoir à nouveau « vivre normalement » faire les courses, aller chercher mes enfants à l’école. Pour les vacances de février, on n’a encore rien de prévu… car tant que la course n’est pas finie, tu te dis que tu ne vas rien programmer. Mais là, promis je vais m’en occuper. Jeudi 19 janvier 2017, le skipper du Mono Banque Populaire VIII, a franchi la ligne d'arrivée à 16h 37min et 46sec, après 74j, 3h, 35min et 46s de course. Il a parcouru 27 455.64 milles soit 44 185,5695 km, à une vitesse moyenne de 15,41 nœuds. Armel améliore le temps de référence de 3j 22h et 41m.   [...]

Interview d'Armel Le Cléac'h, vainqueur du Vendée Globe

Armel Le Cléac'h, grand vainqueur de la 8ème édition du Vendée Globe a été joint par son équipe à terre, quelques minutes avant le franchissement de ligne. Ce jeudi 19 janvier 2017, le skipper du Mono Banque Populaire VIII, a franchi la ligne d'arrivée à 16h 37min et 46sec, après 74j, 3h, 35min et 46s de course sans aucun répit, il a navigué à la vitesse moyenne de 15,41 noeuds. Armel améliore le temps de référence de 3j 22h et 41m. Comment ça va Armel ? Armel Le Cléac’h : « Ca va bien. Je suis quand même bien fatigué car les derniers jours et les dernières heures n’ont pas été de tout repos. Et il fait très froid depuis cette nuit et ce matin. Mais la pression commence à redescendre depuis quelques heures, et ça fait du bien. On profite de ces derniers instants et on voit la fin du tunnel. C’est génial. » Justement, cette dernière nuit a été la plus froide du tour du monde ? ALC : « On a eu aussi bien froid aux Kerguelen, mais là c’est vrai que dans ce vent de Nordet de face, ça pique fort ! En froid ressenti, c’est ce qu’on a eu de pire sur ce Vendée Globe. » Vous vous attendiez à ce que Alex Thomson vous mène la vie aussi dure lors des derniers jours de course ? ALC : « Ce n’est pas tant le retour d’Alex qui m’a le plus embêté, mais le fait que depuis le cap Horn, la météo a été contre moi. Je n’ai pas eu du tout de réussite. Ça a commencé avec l’anticyclone qui m’a barré la route dans l’atlantique Sud, ça a continué avec le Pot-au-Noir qui m’a été défavorable, puis enfin la zone de transition avec cette dépression au large des Canaries qui a mis un joli bazar. À chaque fois, c’était tout pour lui et rien pour moi… Donc nerveusement, c’est ça qui a été le plus dur à vivre, car je subissais les éléments. Franchement, je ne pensais pas avoir ce scénario là jusqu’à la fin, en ayant passé le cap Horn avec presque 800 milles d’avance. Je ne pensais pas du tout devoir vivre quasiment un mois avec cette pression au quotidien. » C’est la troisième fois que vous embouquez le chenal des Sables et donc connaissez bien le protocole, l’immense foule qui vous attend à terre. Il y a un peu d’appréhension malgré la portée de votre exploit ? ALC : « J’essaye de ne pas trop y penser. Ce n'est qu'hier à Ouessant, où j'ai vraiment réalisé ce qui m'arrivait. Depuis le départ je n'ai pas eu une minute de répit, je n'ai pas vu le temps passer. Je n'ai rien lâché, même pas un mètre. Je sais que ça va être très très fort. C’est génial de rentrer dans le chenal le premier. Avec Banque Populaire, on a travaillé dur depuis beaucoup d’années pour vivre ça. On va profiter, car ça va être un grand moment ! Mais il ne faut pas faire de plan sur la comète pour autant, même si je sais qu’il va y avoir beaucoup d’émotion de retrouver tout le monde. Même si j’ai déjà eu la chance de remonter le chenal deux fois il y a quatre et huit ans, je sais que cela va être très différent, et je vais partager ce grand privilège avec les gens qui m’ont aidé, m’ont soutenu, m’ont encouragé. Ça va être super. » De quoi avez-vous le plus envie tout de suite ? ALC : (rires) « Tout de suite, je ne sais pas ! J’ai un peu tout qui se mélange dans ma tête, mais c’est de serrer ma femme et mes enfants dans les bras ! Ça va être fort. »   Pour tout savoir d'Armel Le Cléac'h, c'est ICI   [...]

L’heure du virement dernier

Dans l’après-midi de ce mercredi, Armel Le Cléac’h a opéré aux alentours de 16 heures, le virement de bord qui lui fait pointer l’étrave vers les Sables d’Olonne. Cette dernière manœuvre à moins de 24 heures de l’arrivée, est tactique et décisive. Elle doit lui permettre de maîtriser l’assaut d’Alex Thomson, qui a repris 23,7 milles ces 24 dernières  heures. Hier, un Falcon 50 de la Marine Nationale est venu survoler les leaders au large des côtes françaises. Les quelques mots échangés à la VHF entre la mer et le ciel ont livré une information précieuse : Armel déborde de vitalité ! On en veut pour preuve l’énergie de sa voix et la réponse amusante qu’il a donnée au co-pilote lorsque celui-ci lui a demandé quel message il pouvait faire passer au Gallois : « Dites-lui de rester derrière ! ». Ce n’était qu’un trait d’esprit : Armel sait bien que, pour que les positions ne changent pas jusqu’à l’arrivée aux Sables d’Olonne, il doit compter sur sa science et son sens de l’engagement plutôt que sur un renoncement de son rival. Surtout à l’heure de virer de bord pour basculer sud-est et amorcer la descente vers les Sables d’Olonne. Virement de bord sous haute tension Toujours positionné au nord de la pointe Bretagne, avec 33,3 milles d’avance au pointage de 18 heures, le skipper de la Banque de la Voile devait choisir le bon moment pour virer, entre vitesse pure et stratégie. Espérons que les prochaines heures lui donnent raison ! L’heure d’arrivée du premier est toujours estimée entre 18 et 20 heures demain, jeudi. D’ici là, les deux duellistes auront régaté sur 250 milles au plus près des côtes, dans un vent de nord-est d’une vingtaine de nœuds. Une aubaine sans doute pour Armel qui joue avec les dévents et les courants des côtes bretonnes et atlantiques depuis sa plus tendre enfance. De ce virement dernier naîtra la vérité d’une course épatante depuis le départ et devenue époustouflante le jour où a commencé le bras de fer entre le skipper Banque Populaire et celui de Hugo Boss, et qui dure depuis près de deux mois. Il a dit... Armel Le Cléac’h, joint ce midi lors du Vendée Live: « Ça penche pas mal là. La situation n’est pas facile depuis un petit moment. Les conditions ne nous ont pas aidés à aller vers les Sables d'Olonne. Pour l’instant, je tiens tête à Alex. Les dernières 24 heures seront compliquées. Il faudra faire attention car on croise beaucoup de dangers. Il y a du trafic maritime, on croise des pêcheurs et des cargos depuis hier. On va passer au large de la pointe Bretagne cette nuit, puis on va longer la Bretagne Sud. Il faudra être prudent et ne pas faire de bêtises. »   Pour tout savoir sur Armel Le Cléac'h, c'est ICI   [...]

Un final à couper le souffle

Jamais probablement un Vendée Globe n’aura offert un finish si haletant. A 48 heures de l’arrivée, tandis qu’Armel Le Cléac’h et Alex Thomson (Hugo Boss) prolongent leur run de vitesse vers le nord pour contourner une dorsale anticyclonique qui barre la route directe vers les Sables d’Olonne, l’écart va encore se réduire. Au classement de 15h, ce mardi, le skipper de la Banque de la Voile comptait encore 69 milles d’avance. Une marge qui devrait lui suffire pour couper en vainqueur la ligne d’arrivée devant les Sables d’Olonne jeudi après-midi. Après 72 jours de course, il ne reste donc que deux jours et deux nuits aux deux hommes de tête pour forcer la décision et s’offrir la victoire dans ce 8e Vendée Globe, qui restera assurément comme un des plus oppressants de l’histoire de la course autour du monde. Et les petits nerfs n’ont pas fini d’être titillés…  Armel Le Cléac’h et Alex Thomson ont déjà fait 98% du long chemin vers les Sables d’Olonne, mais rien n’est encore tout à fait joué. Peu en veine avec la météo depuis le franchissement du cap Horn, le skipper de Banque-Populaire s’échine à conserver un coup d’avance sur Hugo-Boss. Ce mardi à 15h, le Saint-Politain conservait encore 69 milles de crédit sur son principal rival. Si cet écart n’assure pas encore la victoire, chaque heure qui passe raffermit sa position de leader et rejette la pression sur le Gallois. Dans des eaux qu’il connaît par cœur et dans un format qu’il maîtrise sur le bout des doigts – il a gagné deux Solitaire du Figaro (2003 et 2010) -, Armel va tout faire pour maintenir son avantage en faisant usage de sa palette de figariste la rage de vaincre et le sens tactique qui le caractérisent. Sésame, ouvre-toi ! Reste que l’écart va sans doute encore se réduire au cours des 24 prochaines heures, pour se stabiliser à une trentaine de milles, en raison de cette bulle anticyclonique qui freine d’abord le leader. Les fichiers les plus alarmistes ont fait craindre, hier, que cette zone sans vent reste positionnée en travers de la route du leader, ce qui aurait offert à Alex Thomson une sacrée belle occasion de recoller. Mais les dernières analyses météo voient cette bulle molle remonter laborieusement pour s’installer sur la Grande-Bretagne, entrebâillant ainsi une porte juste avant l’entrée dans la Manche. Demain, s’installera donc une rotation des vents mieux organisée, dont profitera le skipper du Mono Banque Populaire VIII en virant au-dessus de la pointe de la Bretagne mercredi après-midi, avant d’amorcer une longue glissade bâbord amures au près, dans un vent de nord-est bien glacé d’environ 20 nœuds. Armel Le Cléac’h devrait longer les côtes de la Bretagne sud et passer devant Port-la-Forêt dans la nuit, pour couper la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne jeudi 19 janvier entre 13 heures et 18 heures, talonné par le skipper gallois. Cargos, bateaux de pêche et DST… La seule certitude est qu’à deux jours de l’arrivée, les minutes de sommeil s’annoncent rarissimes pour les deux hommes. D’abord parce que le match n’a jamais été aussi serré, mais aussi parce que le retour dans les eaux territoriales françaises induit des retrouvailles avec les cargos et les bateaux de pêche, ainsi qu’avec le Dispositif de Séparation du Trafic (DST) d’Ouessant qu’il convient de traverser dans les règles sous peine de sanction. Une vigilance de tous les instants sera donc essentielle pour éviter ces chausse-trapes de la civilisation… Ce final est sublime, intense et trépidant. L’ovation du chenal des Sables d’Olonne n’en sera que plus belle encore !   CLASSEMENT DE 18H :  1 - Armel Le Cléac'h - BANQUE POPULAIRE à 459,5 milles de l'arrivée.  2 - Alex Thomson - HUGO BOSS à 57,5 milles du leader 3 - Jérémie Beyou - MAITRE COQ à 816,1 milles du leader 4 - Jean-Pierre Dick - ST MICHEL - VIRBAC à 1 714 milles du leader 5 – Jean Le Cam  - FINISTERE MER VENT à 1 833,8 milles du leader Pour tout savoir sur Armel Le Cléac'h, c'est ICI.   [...]

« Jusqu’au bout, il va falloir se battre »

Même si le skipper du Mono Banque Populaire VIII a creusé l’écart de pointage en pointage en ce début de semaine, la situation météo des prochains jours reste complexe. Il doit maintenant faire face à une zone de vent faible qui permet à son dauphin de réduire l’écart sur ces dernières heures. Armel, leader en tête depuis 40 jours consécutifs, garde pourtant son calme et préfère se concentrer sur la suite du parcours pour arriver le plus vite possible à bon port. Focalisé sur son objectif, positif, il nous a accordé quelques minutes dans l’après-midi. Entretien. Comment vas-tu ? Bien, j’ai réussi à me reposer pour récupérer du passage du Pot au noir, ce long passage avec des zones orageuses qui m’ont donné pas mal de tracas. Hier, j’ai eu une zone de vent assez forte, jusqu’à 35 nœuds, avec une mer chaotique, ce n’était pas très drôle mais le calme est revenu dans la soirée. En ce moment, les conditions sont plus agréables, il fait beau, il y a quelques nuages et un peu plus de vent que prévu donc c’est pas mal. On a un anticyclone qui est devant nous et qui va se décaler dans l’Est, il va venir s’installer sur la route directe, il va falloir le contourner par l’Ouest pour aller chercher les Açores. Pendant deux ou trois jours, nous allons traverser des zones où le vent sera faible. Là, il n’y a pas grand-chose autour de moi, j’ai croisé un cargo cette nuit, quelques dauphins cette nuit mais moins de poissons volants que les jours précédents. Peux-tu nous parler des conditions à venir, des passages clés jusqu’aux Sables ? Les fichiers commencent un peu à s’accorder, je suis à sept jours de l’arrivée. La dernière ETA me fait arriver le 19 au petit matin mais ça peut changer. En gros, si tout va bien, je vais arriver le 19, peut-être un peu plus tôt si ça va vite. On va traverser des phases différentes jusqu’à l’arrivée, un vent d’est faible va nous accompagner jusqu’aux Açores sur deux ou trois jours, ensuite nous aurons du vent soutenu avec un anticyclone qui va nous propulser quasiment au large du Golfe de Gascogne et on va avoir une transition de vent faible pour finir ensuite au près. Voilà le menu des prochains jours, il y a encore du boulot, ça n’est pas tout droit, sur un seul bord, cela ne va pas être simple mais on va prendre cela étape par étape !  Ce yo-yo permanent avec Alex Thomson n’est pas trop fatiguant ?  Alex s’accroche bien, il a une météo plus favorable depuis le cap Horn. On commence à avoir l’habitude de ce yo-yo, ça aurait pu être plus simple mais c’est comme ça. Les prochaines heures vont être plus faciles pour Alex, il va rester dans l’alizé donc il va réduire l’écart. Après dans cette zone, il peut y avoir des différences entre la réalité et la théorie, on verra bien. Comme je le dis à chaque fois, on fera le bilan à l’étape suivante. Jusqu’au bout il va falloir se battre, ça  me met une pression supplémentaire mais je suis à fond, je ne vais rien laisser passer ! Alors, impatient d’arriver ? Oui ça fait un petit moment qu’on est parti… C’est sûr que l’arrivée se fait ressentir, on a envie d’être aux Sables notamment avec ce scénario compliqué et cette pression mise par mes concurrents suivants qui me compliquent un peu la donne… Après, je profite de ces derniers jours en mer. Je serai content quand on pourra relâcher la pression. Et content d’arriver au bout. CLASSEMENT DE 18H :  1 - Armel Le Cléac'h - BANQUE POPULAIRE à 1 927 milles de l'arrivée.  2 - Alex Thomson - HUGO BOSS à  214 milles du leader 3 - Jérémie Beyou - MAITRE COQ à  798 milles du leader 4 - Jean-Pierre Dick - ST MICHEL - VIRBAC à 1 227 milles du leader 5 – Jean Le Cam  - FINISTERE MER VENT à 1 345 milles du leader   [...]

Armel dans un Pot au Noir fidèle à sa réputation !

Ce matin, Armel est entré dans les prémices d’un Pot au Noir qui semble très actif. Cette Zone de Convergence Inter Tropicale (ZCIT) semble l’accompagner vers le Nord retardant sa remontée de l’Atlantique, il devrait mettre tout le week-end à la traverser. Les systèmes météo classiques sont complètement bouleversés ne facilitant pas la tâche au skipper de Banque Populaire qui, depuis le passage du rocher, doit se creuser les méninges. Joint par son équipe à terre, Armel préfère prendre les choses avec philosophie et progresser étape par étape pour arriver à bon port aux Sables d’Olonne. Entretien dans l’après-midi, entre deux grains. Quelles sont tes conditions actuelles ? Ca va mieux, le soleil revient un peu devant après une nuit orageuse. C’est le début du Pot au Noir, un premier jet un peu « bordélique ». J’espère qu’il y aura plus de vent que sur les fichiers pour le franchir. La matinée a été très agitée, du vent dans tous les sens, des orages, une grosse pluie non stop, là c’est un peu plus stable devant, je vais pouvoir me reposer un petit peu et faire sécher les cirés. Je suis à peu près à 100 milles de l’Equateur,  je vais y être dans la soirée si tout va bien. La bouteille de champagne est prête pour Neptune. Comment va le marin ? Je suis un peu fatigué, il a fallu beaucoup manœuvrer et régler les voiles. Le Pot au Noir est anormalement actif pour cette période de l’année mais bon il faut faire avec. Il remonte avec moi vers le Nord. Derrière, cela devrait être plus facile pour mes poursuivants. Au niveau des conditions, ça remue encore sur le bateau mais la mer commence à se ranger. Il fait moins chaud, le ciel est couvert mais c’est plus agréable pour vivre sur le bateau. Je vais faire une sieste, ranger mes affaires et reprendre des forces pour être en forme pour la suite. Avec le stress permanent de la course, arrives-tu à te détendre un peu ? Le soir, j’essaye de me détendre un peu, surtout dans les alizés. En ce moment, je regarde une nouvelle série, Band of Brothers, c’est sur la seconde guerre mondiale, c’est vraiment super et j’ai déjà terminé mes trois bouquins. Sinon, je continue à écouter mes podcasts à bord. En ce moment tu es plutôt concentré sur ce qui se passe devant l’étrave ou derrière ? Les deux…devant, il y une zone à traverser qui va être déterminante pour la suite de la course. Les prochaines 48 heures vont être décisives. Je sais que l’écart va se réduire, il va falloir être bon pour rester devant. J’ai un matelas d’avance mais on fera les comptes à la sortie. J’espère qu’on aura un peu de réussite, car on ne peut pas dire que j’ai été gâté depuis plusieurs jours. Malgré les difficultés, on entend à ta voix que tu gardes toujours le sourire… Ce n’est pas toujours facile, je ne change pas là-dessus, j’avance étape par étape en essayant de ne penser qu’au positif. Parfois, les conditions ne sont pas simples, il y a eu des moments vraiment compliqués mais je garde le sourire, je me raccroche à des petits détails. Tu vois rien que tout à l’heure, j’ai regardé des photos par satellite de la zone, je voyais des gros grains et quand je suis sorti de cette situation et que j’ai commencé à entrevoir le soleil, c’était ma petite victoire. Même si j’ai perdu du terrain et que la suite ne sera pas facile, ce sont des petites choses comme ça qui me permettent avancer. [...]

Un cap Horn et un record pour Armel

Il a fallu 47 jours et 32 minutes pour qu’Armel franchisse le mythique cap Horn. Le skipper de Banque Populaire pulvérise le record, établi par François Gabart lors du dernier Vendée Globe (52 jours 06 heures et 18 minutes), avec 5 jours, 5 heures et 38 minutes d’avance. Doubler le rocher est vécu comme une délivrance pour le marin qui ne cache pas que la traversée du grand sud n’a pas été de tout repos. Joint ce matin par son équipe, Armel nous partage son état d’esprit et sa joie de pouvoir passer cette légende aux avant-postes. Comment vas-tu en ce jour un peu spécial ? Ça va super, j’ai empanné ce matin, juste avant les îles Diego Ramirez, elles ne sont pas très loin. Le jour vient de se lever, il y a des nuages pour l’instant et j'espère avoir quelques éclaircies pour apercevoir le cap. Ici les nuits sont très courtes, on est très sud, elles durent en moyenne 4 à 5 heures. Je suis satisfait d’être arrivé là, de passer ce cap et de sortir des mers du Sud. J’ai pu décompresser les dernières 24 heures, j’ai eu des conditions plus malléables, moins de vent et une mer plus calme. C’est agréable, ça change et je prends du plaisir. J’ai rangé le bateau, fait du ménage et j’ai surtout relâché la pression, le stress après des journées chaotiques, compliquées avec du vent et beaucoup de manœuvres. C’était dur… Là, on a du vent mais pas 50 nœuds non plus et ça n’est pas plus mal pour passer le rocher ! Il y a quatre ans, je me souviens, je n’avais pas vu grand-chose, il y avait une ambiance particulière avec beaucoup d’icebergs dans la zone. Ca va être sympa de voir la terre, c’est un moment fort. Troisième cap Horn en IMOCA mais en tête cette fois, ça représente beaucoup pour moi, quand j’y pense, il a fallu en parcourir du chemin pour en arriver là… Sur les précédentes éditions au passage du cap, tu étais 3e (2008), 2e (2012), c’est un beau cadeau de Noël cette première fois en tête ? C’était mon objectif d’être le premier à prendre le virage à gauche pour la remontée de l’Atlantique sud, ça n’a pas été simple d’en arriver là mais ça en valait la peine, on arrive un peu en haut du sommet, même si, le parcours est encore long et que la dernière partie ne va pas être la plus simple à gérer. Je crois qu’il y a 4 ans, j’étais à peu près à deux heures d’écart de François Gabart. Aujourd’hui, d’avoir 5 jours d’avance sur ce temps de passage, c’est plutôt incroyable. J’ai un petit matelas d’avance sur les poursuivants, j’en profite ! Je me dis que ce qui est fait est fait, j’attends de savoir à quelle sauce je vais être mangé dans l’Atlantique sud. Et le Mono est en bon état ? Oui il est en bon état, il y a toujours quelques petites bricoles à régler, c’est normal mais dans l’ensemble, c’est plutôt positif, je touche du bois ! Mais tout ça, c’est aussi grâce au travail du team tout au long de la saison. Ce bateau qui est aux avant-postes avec un bon temps de passage, c’est vraiment grâce à eux. Que retiens-tu des mers du Sud ? Ça a été rythmé, un Indien tonique, un Pacifique compliqué, c’est le cas de le dire. C’était assez engagé dans les mers du Sud mais, ça n’est pas une surprise. Il y a quatre ans, cette traversée était plus simple, on n’avait pas eu de gros temps avec François (Gabart), nous étions passés au travers des grandes dépressions. Cette année, ça ressemble plus à ce que j’ai vécu il y a 8 ans, avec des conditions à peu près similaires, un Indien froid et humide. Content d’en avoir terminé avec cette partie du parcours en tout cas. Là, c’est toujours humide sur le pont, il y a un peu de mer, ça mouille et il ne fait pas très chaud.  Cette nuit, j’ai encore eu le droit à une belle averse, un mix entre de la grêle et de la neige mais d’ici quelques jours, on va enfin retrouver des températures plus clémentes, j’ai hâte. Est-ce que tu arrives à prendre du temps pour bien manger et te reposer ? Depuis hier, c’est un luxe d’avoir un bateau qui est stable pour dormir, c’est plus agréable, ça fait du bien. C’est même surprenant au début ! Hier, j’ai bien mangé, je profite, j’ai pu ranger, faire du tri et « faire un petit coup de propre sur soi ». Ça fait du bien d’aérer le bateau et le bonhomme (rires). Pas une douche complète mais je sors un peu de ce mode « guerrier » que nous avons depuis quelques semaines. Comme tu le dis, tu as un bon « matelas d’avance » sur les poursuivants, tu t’attendais à ça il y a quelques jours ? Franchement, je ne me suis jamais monté de scénario, sur cette course. De toute façon, je sais très bien que tout peut arriver et que la route est encore longue. Je fonctionne au jour le jour depuis le départ. Alors oui l’écart s’est creusé avec Alex (Thomson) depuis quelques jours, tant mieux mais je suis lucide, c’est encore loin d’être gagné. Il reste plus de 3 semaines de course. Si je ne me trompe pas, lors de la dernière édition, j’avais mis 27 jours pour remonter l’Atlantique. En 27 jours, il peut se passer tout et n’importe quoi… Un petit mot sur ton Noël à bord ? Je n’y pense pas, j’ai l’impression que c’est loin Noël pour moi. Je sais que ça va être difficile comme à chaque fois d’être loin de ma femme et de mes enfants mais une étape après l’autre, là j’ai envie de savourer ce cap Horn… Je vais vous laisser, je vais faire le matossage, j’ai 800 kilos à basculer et je vais en profiter pour récupérer ma petite bouteille de champagne ! CLASSEMENT DE 15H : 1) Armel Le Cléac'h - BANQUE POPULAIRE à 7 010 milles de l'arrivée.  2) Alex Thomson - HUGO BOSS à  787 milles du leader 3) Jérémie Beyou - MAITRE COQ à  1 613 milles du leader 4) Jean-Pierre Dick - ST MICHEL - VIRBAC à 2 126 milles du leader 5) Yann Eliès – QUEGUIGNIER – LEUCEMIE ESPOIR à 2 210 milles du leader [...]

« La complexité des prochains jours »

Cela fait trente-sept jours que les concurrents engagés sur ce huitième Vendée Globe ont quitté les Sables d’Olonne pour un tour du monde de 21 638 milles (40 075 km) sans escale et sans assistance. Armel Le Cléac’h, leader d’une flotte étendue sur 6760 milles, a parcouru 15 338 milles (24 684 km) depuis le départ, à la vitesse moyenne - et impressionnante - de 17,2 nœuds. Après de longues journées mouvementées dues à l’enchaînement de plusieurs dépressions, le skipper de Banque Populaire peut enfin reprendre un rythme plus « humain ». Le Pacifique reste fidèle à sa réputation… Entretien avec le skipper. Quelles sont les conditions actuelles ? Il y a encore de la mer, 3 mètres de creux, mais le vent a molli, les conditions sont plus maniables et agréables pour naviguer. On peut enfin respirer. On va vers des conditions assez calmes pour les prochains jours avec un bel anticyclone qui nous barre la route, ça va être la complexité de la semaine à venir. Il va falloir bien analyser la trajectoire à emprunter pour le traverser, ça ne va pas être simple. On ne va pas faire de record de vitesse sur les prochains jours mais bon, on a été vite depuis le début, c’est un peu la contrepartie. Le plus dur va être de faire avancer le bateau dans ces conditions, ne pas trop ralentir. Comment as-tu vécu ce passage long et difficile, depuis le sud de l’Australie ? Ça n’a pas été facile, nous n’avons pas été gâtés. Il y avait énormément de vent, des pointes jusqu’à 55 nœuds, une mer démontée, nous étions en plus sur un angle où le bateau allait vite, de travers au vent, donc il fallait sans cesse le contrôler. Ce n’était pas drôle, mais dans ces cas-là, on essaie de prendre les moments comme ils viennent, les uns après les autres, de se donner des points de repère dans le temps, de se dire que dans une dizaine d’heures le vent va forcir, puis de nouveau mollir, on se donne des objectifs... On a eu 2 dépressions coup sur coup : quand on voit ça sur le fichier on se dit « Non, pas ça ! », quand on y est, on fait ce qu’on a à faire, on se concentre au maximum, et puis quand les conditions s’améliorent enfin, on est content d’avoir dépassé ça. Et le prochain objectif que je me donne pour me remotiver encore, c’est le cap Horn que je devrais franchir dans une dizaine de jours ! Tu as pu garder un rythme à peu près « normal » ? Il y a eu des moments de fatigue... Ce n’était pas évident de dormir, ça bouge tellement. Là c’était plutôt des petites phases de sommeil par à-coups, sous la casquette, parce qu’il le faut, parce que le corps ne tient plus. C’est un peu comme dormir dans une machine à laver…  C’était également très compliqué de manger avec les mouvements permanents et saccadés du bateau. Il fallait faire doublement attention de ne pas se renverser l’eau de la bouilloire sur les genoux ou les mains... Dans ces conditions, chaque petite chose simple devient très compliquée, il faut tout le temps se concentrer, tout demande plus de temps, même mettre son ciré et ses bottes est difficile. L’être humain arrive à s’habituer à vivre dans des conditions hostiles finalement !! Tu ne t’es pas blessé ? J’ai pris quelques chocs, je me suis cogné dans le bateau suite à des mouvements de vagues, mais rien de grave. C’est l’humidité qui me dérange le plus, mes mains sont fatiguées et abimées, dès que je peux je mets de la crème pour soulager la douleur. Je porte des gants, même si ça n’aide pas à cicatriser les plaies, c’est un peu mieux. Mais à part ça, ça va plutôt bien ! Le bateau a-t-il souffert ? Le bateau va bien, il y a encore un peu de vent et on est encore à pleine vitesse donc je n’ai pas eu le temps de tout « checker » mais c’est le programme de la journée : tout vérifier minutieusement et faire quelques petites réparations, pas de gros travaux, uniquement des petites bricoles. As-tu pu avoir des contacts avec la terre pendant ces derniers jours ? J’ai eu le Team Banque Populaire pour donner des nouvelles. Et surtout ma femme et les enfants pour les rassurer, leur dire que ça allait malgré les conditions difficiles et que ça allait se calmer d’ici quelques jours. Plus par mail que par téléphone car c’est plus simple. J’ai besoin de les rassurer et je sais qu’ils ont besoin de me savoir bien aussi, c’est important de ne jamais les laisser sans nouvelles. Et j’ai reçu pas mal de petits messages à bord, ça fait du bien. Par rapport à Alex Thomson (Hugo Boss), comment vois-tu la suite ? Ça ne va pas être simple parce qu’Alex va surement revenir. Je pense que je vais buter dans l’anticyclone un peu plus que lui donc l’effet élastique va continuer. Il va revenir, je vais reprendre de l’avance, et ainsi de suite… Il va falloir prendre son mal en patience et tout de même essayer de rester devant. Rien est écrit donc on verra, mais j’ai un objectif en tête c’est d’être devant à l’approche du cap Horn. Il faut être bien placé pour la remontée. Qu’as-tu autour de toi en ce moment ? En ce moment je suis complètement à l’opposé de chez vous, ici la nuit tombe à 7h du matin pour vous. Ce soir on a un beau ciel étoilé, il n’y pas un nuage, c’est la pleine lune, on aperçoit les vagues grâce à sa lumière, c’est magnifique. Et ça change de la pluie et de la grisaille qu’on a depuis plusieurs semaines, ça fait du bien. Encore quelques albatros me suivent mais beaucoup moins.   Le skipper du Monocoque Banque Populaire VIII poursuit donc sa route en direction du mythique cap Horn, qu’il devrait dépasser autour de Noël. Malgré son petit matelas d’avance (200 milles à 15h), il garde toujours un œil sur le skipper Gallois qui a choisi de se positionner plus au nord pour négocier l’anticyclone qui leur barre la route.   CLASSEMENT DE 15H : 1) Armel Le Cléac'h - BANQUE POPULAIRE à 10 263,8 milles de l'arrivée.  2) Alex Thomson - HUGO BOSS à 201,2 milles du leader. 3) Paul Meilhat – SMA à 1 420,3 milles du leader. 4) Jérémie Beyou - MAITRE COQ à 1472,3 milles du leader. 5) Yann Eliès - Quéguiner / Leucémie Espoir à 2 304,2 milles du leader ESPACE MÉDIA : Découvrez et téléchargez les photos d'Armel et du Mono Banque Populaire VIII Retrouvez les images vidéo sur le serveur Banque Populaire Voile COMMENT SUIVRE LA COURSE AVEC @VOILEBANQUEPOP www.voile.banquepopulaire.fr : -Suivez la position du bateau sur la cartographie, avec un classement toutes les 4h -Retrouvez chaque matin une « news » avec des informations sur la course d’Armel décryptée par le Team Banque Populaire -Découvrez toutes les images envoyées du bord par Armel -Retrouvez toutes les informations liées à la course, au Team Banque Populaire, au Mono Banque Populaire VIII et bien évidemment, à Armel Le Cléac’h. Facebook Voile Banque Populaire : -Chaque matin à 8h, découvrez en un clin d’œil toutes les informations sur la course d’Armel -Découvrez toutes les images envoyées du bord par Armel -Retrouver « Les questions des internautes » : tous les 15 jours Armel répondra aux questions des fans Twitter @VoileBanquePop -Les positions du Mono Banque Populaire VIII seront mises en ligne toutes les 4h dès 8h -Retrouvez régulièrement des témoignages d’Armel qui vous fera partager son aventure [...]

Le cap Leeuwin déjà dans son sillage !

Armel Le Cléac’h a franchi la longitude du cap Leeuwin à 9h14 ce lundi matin, en 1ère position du classement, réalisant ainsi un nouveau temps de référence. Le skipper aura mis 28 jours, 20 heures et 12 minutes pour atteindre ce cap, soit 5 jours et 14 heures de moins que le temps de référence établi par François Gabart sur le Vendée Globe 2012*. La bataille entre les 2 voiliers de tête est toujours présente mais le Monocoque Banque Populaire VIII a réussi à creuser l’écart et prendre 100 milles d’avances sur Hugo Boss. Actuellement dans une phase de transition, Armel progresse à 19 nœuds et se prépare à encaisser de nombreuses dépressions dans le Sud de l’Australie, connu pour sa difficulté.  Contacté par son équipe à terre, Armel fait le point sur sa situation : Tu as franchi le cap Leeuwin en tête et avec 5 jours et 14 heures d’avance sur le temps de référence de François Gabart en 2012, comment ressens-tu cela ? C’est une bonne nouvelle ! Le cap Leeuwin est un cap majeur à franchir pendant ce tour du monde, être en tête dans ces moments là est important. Cette avance montre qu’on est dans le tempo, qu’on progresse vite… Ce sont des bons chiffres, la première partie de la course s’est faite rapidement, c’est positif par rapport à la longueur de ce tour du monde. Je suis content ! L’écart s’est creusé entre Alex Thomson et toi… Oui effectivement, depuis 24 heures j’ai gagné pas mal de milles. On est dans une phase de transition entre 2 dépressions, la prochaine qui arrive promet d’être musclée, le vent commence à rentrer et va arriver par derrière, ça va donc faire l’élastique au niveau du classement. Mais je suis content d’avoir pris un peu d’avance, maintenant chacun continue sa course et rien n’est joué. Les conditions pour les prochaines heures ? Et les prochains jours ? La semaine va être assez agitée, on va aller de dépression en dépression. Le Sud de l’Australie est un passage compliqué avec du vent soutenu, de la mer forte, ça ne va pas être la partie la plus drôle qu’on ait faîte depuis le départ. Il va falloir être prudent, je surveille ça de très près. Dans les prochains jours je ne vais pas être de toute quiétude mais cela fait partie du menu des mers du Sud. Je sais que derrière ils sont aussi un peu secoués. Ça va être ça jusqu’au cap Horn. Va-t-il y avoir des décisions à prendre, des stratégies qui vont se dessiner ? Pour l’instant il y a plusieurs routes possibles, ça va se décanter dans les prochaines 24 heures. Là on est un peu bloqué par la zone de glaces, la zone interdite, qui est assez nord. Après, le parcours va s’ouvrir un peu plus dans le sud. Je vais donc analyser ça et voir quelle route je vais prendre, il y a plusieurs stratégies possibles, ce n’est pas encore fait. Dans quel état est le bateau ? Je suis content car il n’y a pas de gros problèmes, seulement des petites bricoles à faire, des vérifications, des bouts à checker, des petites fuites d’eau, mais c’est de l’usure normale… J’espère que ça va continuer comme ça. Tu arrives à le maintenir en ordre ? Oui, c’est important, il faut le ranger au fur et à mesure ! Sinon on ne peut plus rien faire, chaque sac est à sa place selon les numéros pour trouver les bonnes choses si j’en ai besoin en urgence. Et à chaque empannage, chaque changement de bord, on bascule tout d’un bord à l’autre donc il faut prendre le temps de tout remettre en place et de « ranger la chambre » pour pouvoir enchaîner sur l’autre bord pendant plusieurs heures ou plusieurs jours. Le bateau est-il à 100% de son potentiel ? Oui, complètement ! Après il faut mettre le curseur au bon endroit surtout dans les moments où ça va très vite. Quand le vent commence à rentrer fort, la mer se creuse très rapidement et c’est là que ça devient très compliqué d’aller vite, il faut savoir prendre son mal en patience et se dire que c’est la bonne décision de ralentir sinon c’est « casse-bateau ». Il faut être prudent, avoir les bons réglages pour bien avancer et attendre que la mer se calme pour remettre 100% du potentiel. Et comment va le marin ? Est-ce que la terre te manque ? Le moral est bon mais c’est vrai qu’il y a des petits coups de blues, notamment quand j’appelle la maison car j’aimerais bien être avec ma femme et les enfants. Ce n’est pas facile non plus pour eux en ce moment d’être seuls, mais j’essaie de ne pas trop y penser. Sinon le reste ça va, c’est physique, c’est tonique, les jours avancent les uns après les autres et j’essaie de prendre les choses telles qu’elles viennent. Et puis de savoir que beaucoup de gens qui me suivent et me soutiennent, ça me motive énormément. Hormis la famille que te manque-t-il le plus ? Le calme. Le fait que ça s’arrête de bouger. Il y a tout le temps quelque chose à faire pour maintenir le bateau et par moment j’aurais envie que ça s’arrête un peu, de me poser à terre et de penser à autre chose. Mais bon ça ne va pas être possible tout de suite donc je fais avec et je m’habitue à vivre dans ces conditions compliquées. Est-ce que tu as un peu de temps pour des « divertissements » ? J’ai fini mon premier livre, « Opération Napoléon », pendant la descente de l’Atlantique et je n’ai pas lu depuis qu’on est entré dans l’océan Indien, c’est un peu plus compliqué parce que ça bouge beaucoup. Je regarde une série pas mal du tout, « The blacklist », mais vraiment par petits morceaux… Et je fais quelques Sudoku ou des petits jeux dans le même genre pour me sortir un peu la tête de la course. Encore loin sur la carte mais déjà à l’esprit, le prochain grand cap sera le mythique cap Horn, que le skipper Saint-Politain franchira pour la 3ème fois. Mais avant, la route est encore longue et les conditions sont peu clémentes... *Temps de référence établi par François Gabart lors du Vendée Globe 2012 : 34 jours 10 heures et 28 minutes Temps de passage d’Armel au cap Leeuwin lors du Vendée Globe 2012/2013 : 34 jours, 12 heures, 13 minutes CLASSEMENT DE 12H : 1) Armel Le Cléac'h - BANQUE POPULAIRE à 13459,8 milles de l'arrivée.  2) Alex Thomson - HUGO BOSS à 107,7 milles du leader. 3) Sébastien Josse – EDMOND DE ROTHSCHILD à 610,7 milles du leader. 4) Paul Meilhat – SMA à 1187,8 milles du leader. 5) Jérémie Beyou - MAITRE COQ à 1443,5 milles du leader. ESPACE MÉDIA : Découvrez et téléchargez les photos d'Armel et du Mono Banque Populaire VIII Retrouvez les images vidéo sur le serveur Banque Populaire Voile COMMENT SUIVRE LA COURSE AVEC @VOILEBANQUEPOP www.voile.banquepopulaire.fr : -Suivez la position du bateau sur la cartographie, avec un classement toutes les 4h -Retrouvez chaque matin une « news » avec des informations sur la course d’Armel décryptée par le Team Banque Populaire -Découvrez toutes les images envoyées du bord par Armel -Retrouvez toutes les informations liées à la course, au Team Banque Populaire, au Mono Banque Populaire VIII et bien évidemment, à Armel Le Cléac’h. Facebook Voile Banque Populaire : -Chaque matin à 8h, découvrez en un clin d’œil toutes les informations sur la course d’Armel -Découvrez toutes les images envoyées du bord par Armel -Retrouver « Les questions des internautes » : tous les 15 jours Armel répondra aux questions des fans Twitter @VoileBanquePop -Les positions du Mono Banque Populaire VIII seront mises en ligne toutes les 4h dès 8h -Retrouvez régulièrement des témoignages d’Armel qui vous fera partager son aventure [...]

Banque Populaire et la FFVoile pour 4 ans de plus

À l’occasion de la Soirée des Champions 2016 organisée par la Fédération Française de Voile, Banque Populaire a annoncé avoir renouvelé  son partenariat avec cette dernière pour quatre années supplémentaires. Un nouveau chapitre de son histoire qui l’amènera à célébrer 30 ans d’engagement voile ! Banque Populaire soutient la FFVoile depuis l’an 2000 (soit seize ans et quatre olympiades). Présente auprès des clubs, des écoles de voile, des ligues et des licenciés, elle a notamment fourni plus de 45 000 gilets de sauvetage et plus de 6000 bateaux ou voiles cofinancées. Elle est également partenaire de nombreux Championnats de France tout au long de l’année et sur l’ensemble du territoire. Avec  ce nouvel engagement, elle enrichit son action sur trois points principaux : l’Équipe de France de voile olympique, la détection de jeunes talents paralympique le développement d’offres bancaires pour tous les passionnés. L’Équipe de France olympique Fière des trois médailles olympiques dont l’Or pour Charline Picon à Rio et des 16 podiums mondiaux sur les quatre dernières années, Banque Populaire a décidé d’amplifier son aide auprès des coureurs de l’Équipe de France de voile lors de la nouvelle préparation olympique, avec en point de mire les JO de Tokyo en 2020. La détection de jeunes talents paralympique Banque Populaire souhaite favoriser la détection de jeunes talents paralympique et a choisi, dans ce cadre, d’aider à la création d’une filière gérée par la Fédération et ses clubs en vue de détecter et accompagner des jeunes régatiers. Le développement de services innovants  d’offres bancaires encore plus spécifiques. Forte de l’acquisition récente par le Groupe BPCE de la start-up E-Cotiz, Banque Populaire va proposer aux clubs la première solution digitale, innovante et sécurisée pour faciliter la gestion de leurs cotisations. Simple d’utilisation, elle offre une vision instantanée des encaissements avec un gain de temps pour les bénévoles et un service apprécié des adhérents ayant l’habitude de payer en ligne. Les associations optant pour E-Cotiz s’affranchissent de la contrainte de leur délai d’encaissement, dans la mesure où les cotisations sportives sont pour la plupart réglées par chèques. Enfin, elle va étendre le champ de ses offres spécifiques  de service bancaire et d’assurance à l’attention des passionnés, des licenciés  mais aussi des plaisanciers, public auquel est également très attaché la FFVoile. Ce renouvellement naturel et cet engagement fort, démontrent le désir et la volonté de la Banque Populaire de poursuivre son  soutien au développement de la voile en France, sous toutes ses formes. Ils ont dit : Frédéric  Chenot, directeur du Développement Banques Populaires : « Je suis très content de signer ce partenariat avec la Fédération Française de Voile autour des belles valeurs qui sont transmises par l’univers de la voile. Nous nous engageons dans la durée, sur plusieurs années car nous avons un alignement d’intérêts et une proximité qui fait que nous nous sommes posés la question de savoir comment bien investir ensemble pour approfondir et enrichir ce partenariat. Nous voulons être la Banque de toutes les voiles ; par exemple, c’est important pour nous de favoriser la détection des jeunes talents  paralympique. Une belle dynamique existe autour de ce partenariat, une belle implication de nos Banques Populaires sur le terrain, sur les événements et dans le sponsoring autour des athlètes. » Jean-Pierre Champion, président de la FFVoile : « Au-delà de l’aspect contractuel, je tiens à souligner que le renouvellement de ce contrat de partenariat entre la Fédération Française de Voile et Banque Populaire est la confirmation qu’aujourd’hui Banque Populaire fait partie de la « famille » de la Fédération. Notre collaboration est indissociable car elle est ancrée fortement sur le territoire au sein de nos clubs et de nos Ligues, mais aussi au sein des différentes Banques Régionales qui localement démultiplient nos actions. La réussite de cette collaboration tient également dans les très bons résultats sportifs de l’Equipe Banque Populaire. Notre partenaire démontre ainsi qu’une association avec la Fédération est parfaitement complémentaire à un projet Course Au Large et qu’ainsi ils peuvent se positionner comme la Banque de la Voile. Enfin je me félicite d’un nouveau volet du contrat qui permettra à nos structures de bénéficier d’offres bancaires dédiées pour développer sereinement leurs activités de promotion de notre sport. » La Banque de toutes les voiles En tant qu'armateur et compétiteur, la Banque Populaire s'illustre sur toutes les mers du globe en armant des voiliers de courses océaniques à l'image du Monocoque Banque Populaire VIII skippé par Armel Le Cléac’h, récent vainqueur de The Transat et actuel leader de la flotte du Vendée Globe, de Banque Populaire VII vainqueur de la Route du Rhum 2014 et du Maxi Banque Populaire V, détenteur du Trophée Jules Verne et de quinze records océaniques. Partenaire majeur de la Fédération Française de Voile, Banque Populaire est aussi un acteur engagé pour le rayonnement de la voile française, accompagne le développement des clubs et écoles de voile et soutient l’Equipe de France depuis 16 ans. Son action est relayée et démultipliée dans la proximité par les Banques Populaires régionales auprès des athlètes comme des structures. Mécène de l'Association Eric Tabarly, elle est reconnue comme l'un des principaux soutiens institutionnels pour le développement de ce sport et pour la préservation du patrimoine français Avec le Groupe BPCE, dont elle fait partie, Banque Populaire a également accompagné les mouvements olympiques de Rio 2016, grâce à son partenariat avec le Comité National Olympique et Sportif Français. Cette stratégie originale fait de la Banque de la Voile un acteur impliqué dans toutes les dimensions de la voile, de l'initiation en club à la compétition au plus haut niveau et ce, sur l'ensemble du territoire français. En s’affirmant plus que jamais comme la Banque de la Voile et du Nautisme, elle affiche l’ambition de permettre à toutes les communautés de passionnés de partager le plaisir de naviguer et de rêver en suivant des courses mythiques sur des bateaux d’exception menés par des hommes talentueux et déterminés. Par son action dans le monde de la voile, la Banque Populaire participe au développement de la filière nautique notamment en s’appuyant sur le savoir-faire des entreprises françaises pour les nombreuses innovations requises auxquelles collabore le Team Banque Populaire. [...]

"Je trouve mon rythme dans les mers du Sud"

Dans la nuit de jeudi à vendredi, Armel Le Cléac’h a franchi le mythique Cap de Bonne-Espérance, après 18 jours, 3 heures et 30 minutes de course. Toujours deuxième au classement de 15h, le skipper Saint-Politain continue de naviguer à vive allure et de réduire son écart à 29,32 milles d’Alex Thomson (Hugo Boss). D’ici quelques heures, le vent devrait mollir permettant au marin de baisser le rythme et de faire un check-up complet du Mono Banque Populaire VIII. Cette zone de transition sera de courte durée, une nouvelle dépression est attendue pour ce week-end. Nous avons contacté Armel pour qu’il nous livre son état d’esprit. Quelles sont tes conditions actuelles ? C’est vraiment sportif depuis plusieurs jours, nous n’avons pas eu de répit pour l’instant. Je pensais que le vent allait mollir mais il est toujours soutenu. Il y a encore de l’air assez fort, 25-30 nœuds avec une mer agitée, je n’ai pas pu dormir beaucoup cette nuit. Comme les courants sont forts au sud de l’Afrique du Sud, un peu comme le « Gulf Stream » dans l’Atlantique Nord, la mer est cassante et va dans tous les sens. J’attends de trouver le moment où le vent va mollir pour pouvoir faire un check-up à l’extérieur. Je commence déjà à ranger l’intérieur tranquillement et dès que les conditions seront plus stables, dans l’après-midi ou demain, je vais pouvoir aller sur le pont, ce que je n’ai pas pu faire depuis un petit moment, c’était trop humide. Premier point de repère, le cap de Bonne-Espérance, es-tu content de ton temps de passage ? La météo nous a été favorable depuis le début de la course, je ne pouvais pas rêver mieux pour aller aussi vite. A part dans le Pot au Noir, il n’y a pas eu une seule journée où je me suis arrêté. On a toujours été rapide, avec du vent et sans s’écarter de trop de la route optimum. C’est sûr aussi qu’avec nos bateaux, on a progressé, notamment dans ces allures là où on va vite. Avec les foils, on arrive à gagner des milles et des milles à chaque fois. Et cela donne un temps canon de référence, tant mieux, ça va dans le bon sens mais il va falloir tenir. On sait que le Vendée est long, si j’arrive à gagner 2 à 4 jours par ci, par là, c’est bien, peut-être que l’on en perdra plus tard, on ne le sait pas. Quel est ton programme sur les prochains jours ? Les conditions devraient être plus clémentes demain avant de retrouver à nouveau une dépression qui va nous emmener jusqu’aux îles Kerguelen. Je vais profiter de cette transition pour faire le tour du bateau avant de repartir pour un petit tour de manège (une nouvelle dépression est attendue dans le week-end). Ca va être bien d’avoir quelques heures de break pour aller sur le pont sans se faire rincer complètement. Ensuite, retour des trombes d’eau, là il va falloir bien gérer le choix de voile. Normalement, si tout va bien, on devrait être au passage des Kerguelen mercredi dans la journée. Raconte-nous, comment ça se passe dans les Quarantièmes Rugissants ? J’arrive à peu près à me reposer, à bien manger, je trouve mon rythme dans les mers du Sud et mes repères d’il y a 4 ans. Il ne fait pas encore très froid, c’est gris, on a eu hier soir, un petit bout de ciel bleu avant que le soleil se couche mais ça n’a pas duré longtemps ! Le ciel était étoilé mais maintenant c’est de nouveau bien couvert. L’océan indien, ce n’est pas le passage le plus facile, c’est un enchainement de dépressions qui sont nerveuses avec une mer souvent désorganisée, ce n’est pas pratique pour les bateaux. Pour comparer, dans le Pacifique, il y a une longue houle avec des conditions favorables pour surfer, ici c’est haché. Plus vite on le traverse mieux on se porte. Il y a un peu de monde ici, j’ai vu les premiers Albatros hier soir, ce matin il y avait d’autres oiseaux, ils font route avec nous. J’ai aussi vu des baleines, heureusement elles ne s’approchent pas trop du bateau (rires). Dans les courants actuels, je pense qu’il doit y avoir des zones d’eaux chaudes avec de nombreux poissons, ça change des cargos ! As-tu eu des petites bricoles à bord ? J’attends de faire un tour complet mais pour l’instant, il y a juste eu quelques petites usures liées à des frottements, rien d’important. Il va falloir faire un peu de couture et d’entretien avant que ça s’abîme. Et as-tu pu suivre les problèmes de tes camarades ? Je suis de loin les péripéties de chacun, j’ai appris hier l’abandon de Morgan (Lagravière), c’est toujours difficile d’apprendre ça. Je suis triste pour lui, il a fait une belle course depuis le début. Pour ceux qui ont tapé, difficile de savoir d’où cela provient, peut-être un poisson, un détritus mais c’est tellement humide que l’on ne peut pas faire de constat, on ne voit pas grand-chose sur le pont. CLASSEMENT DE 15H : 1) Alex Thomson - HUGO BOSS à 17 180 milles de l'arrivée.  2) Armel Le Cléac'h - BANQUE POPULAIRE à 29,32 milles du leader. 3) Sébastien Josse – EDMOND DE ROTHSCHILD à 278 milles du leader. 4) Paul Meilhat – SMA à 922 milles du leader. 5) Jérémie Beyou - MAITRE COQ à 970 milles du leader.   [...]

Les prochaines 24h : « Une course de vitesse »

Toujours leader du classement à 15h, Armel Le Cléac’h à bord du Mono Banque Populaire VIII maintient une avance de 16 milles sur Vincent Riou (PRB) qui le talonne de près. Après avoir empanné le premier hier soir et dépassé Madère, le skipper attend avec impatience de retrouver les alizés pour pouvoir accélérer le rythme au fil des heures. Dans une mer peu formée, il navigue actuellement dans des vents portants, à 13,5 nœuds de vitesse. D’ici la fin d’après-midi, le vent va forcir jusqu’à environ 20 nœuds, lui permettant de faire route sud / sud-ouest pour passer à l’Ouest des Canaries. D’ici là, il nous livre ses premières impressions sur ce début de régate.   Es-tu content de tes premiers jours de course ?  Oui, tout va bien même si sur les dernières heures Vincent Riou a réussi à me recoller un peu. La météo est différente de ce qui était prévu au départ, il a fallu adopter une autre stratégie mais je m’en suis pas trop mal tiré. Surtout, il n’y a pas de problème technique à bord, le bateau va bien, moi aussi, c’est important pour attaquer la course. Les conditions météo du départ ont favorisé ça. A part quelques bricoles, un petit bout de scotch ou d’élastique à remettre, tout fonctionne très bien. Le marin se porte bien ? Les premières 48 heures ont été assez fatigantes et toniques mais depuis j’ai réussi à me reposer et à retrouver un meilleur rythme. Je fais de bonnes siestes dès que je peux et j’arrive à manger régulièrement. Maintenant, j’ai envie de me concentrer sur la météo et la stratégie pour réfléchir à la meilleure façon d’aborder cette Zone de Convergence Inter Tropicale. D’ailleurs, quelle stratégie envisages-tu pour la suite ? Pour les prochains jours, ça va être un long bord vers le Pot au Noir en essayant d’éviter les dévents des îles Canaries et du Cap Vert. Pour l’instant c’est un peu mou mais ça devrait s’accélérer dans les prochaines heures en touchant un alizé bien en place. Là, c’est une course de vitesse avec un bon choix de voiles à faire. Le Pot au Noir est loin mais c’est important de se placer bien à l’avance. Quel regard portes-tu sur tes concurrents ? Les principaux favoris sont dans le match, c’est relativement serré. Nous sommes une dizaine à naviguer à moins de 100 milles les uns des autres. Pour l’instant, il n’y a pas de passage à niveau, c’est plutôt des petits écarts. On retrouve, pas très loin, ceux avec qui je m’entraîne régulièrement à Port-La-Forêt, c’est intéressant de regarder la stratégie des autres, ça montre les choix de chacun. Peux-tu nous décrire ce que tu vois autour de toi ?  En ce moment, il y a pas mal de nuages, un peu de soleil, j’aperçois à la jumelle Vincent Riou derrière moi, il n’est pas très loin depuis quelques heures. Je n’ai pas vu beaucoup de cargos depuis hier, pas beaucoup d’animaux marins non plus mais j’aperçois les premiers poissons volants. La température s’est réchauffée, ce n'est pas encore les températures estivales mais on va vite descendre dans le Sud. J’ai encore une petite polaire pour la nuit mais d’ici 24h, on va avoir des conditions agréables pour aller jusqu’à l’équateur. La météo, capricieuse depuis le début de la course, oblige le skipper de la Banque de la Voile à revoir ses cartes afin de se positionner au mieux pour aborder le fameux Pot au Noir. En attendant, pour les prochaines 24 heures, un long bord l’attend où la vitesse prendra le dessus sur la stratégie. CLASSEMENT DE 15H : 1) Armel Le Cléac'h - BANQUE POPULAIRE  2) Vincent Riou - PRB 3) Paul Meilhat - SMA 4) Jérémie Beyou - MAITRE COQ 5) Morgan Lagravière - SAFRAN   ESPACE MÉDIA : Découvrez et téléchargez les photos d'Armel et du Mono Banque Populaire VIII Retrouvez les images vidéo sur le serveur Banque Populaire Voile   COMMENT SUIVRE LA COURSE AVEC @VOILEBANQUEPOP www.voile.banquepopulaire.fr : -Suivez la position du bateau sur la cartographie, avec un classement toutes les 4h -Retrouvez chaque matin une « news » avec des informations sur la course d’Armel décryptée par le Team Banque Populaire -Découvrez toutes les images envoyées du bord par Armel -Retrouvez toutes les informations liées à la course, au Team Banque Populaire, au Mono Banque Populaire VIII et bien évidemment, à Armel Le Cléac’h. Facebook Voile Banque Populaire : -Chaque matin à 8h, découvrez en un clin d’œil toutes les informations sur la course d’Armel -Découvrez toutes les images envoyées du bord par Armel -Retrouver « Les questions des internautes » : tous les 15 jours Armel répondra aux questions des fans Twitter @VoileBanquePop -Les positions du Mono Banque Populaire VIII seront mises en ligne toutes les 4h dès 8h -Retrouvez régulièrement des témoignages d’Armel qui vous fera partager son aventure Et pour encourager Armel, utilisez le #AllezArmel sur vos réseaux sociaux. [...]

« Enfin le départ ! »

« Cela fait des semaines qu’on l’attend, des mois même, et pour être exact, plus de 2 ans ! ». Après avoir remonté le mythique chenal sous un soleil hivernal, acclamé par une impressionnante foule, en place depuis l’aube, Armel Le Cléac’h a pris le départ de son 3ème tour du monde en solitaire, à 13h02, ce dimanche 6 novembre. A bord de son Monocoque Banque Populaire VIII minutieusement préparé par le Team Banque Populaire, il est paré pour aborder de la meilleure des manières cette 8ème édition du Vendée Globe. Accompagnés de conditions météo très favorables, et particulièrement aux bateaux équipés de foils, les marins s’élancent pour un sprint vers l’Equateur. Retour sur les dernières impressions d’Armel avant de quitter la terre ferme. Comment s’annoncent les premières 24h à bord ? Les premières 24h, et même 48h se feront en mode « Figaro », ce sera de la régate, on va dormir par toutes petites tranches et manger peu. Même si les conditions météo sont bonnes il y aura quand même beaucoup de trafic, on va traverser le cap Finisterre sur une « autoroute » de cargos, bateaux de commerce, de pêche… Il va falloir être très vigilant, car comme on l’a déjà vu sur les éditions précédentes, cela peut malheureusement créer des grosses déceptions. Nous avons de bonnes conditions pour commencer la course, ça va aller vite. C’est un départ favorable pour tous les bateaux mais en particulier pour ceux équipés de foils, car l’angle du vent est bon pour nous. Par contre ça va être assez sportif, et dès les premières 48h il va falloir être devant, avant la phase de transition qui aura lieu mardi. Même si c’est un marathon, il faudra être dans le tempo, dès le début. Te faut-il du temps pour te réadapter ? Penses-tu avoir le temps de dormir, de manger, durant les premières heures ? Sur les premières 24 heures, je vais dormir uniquement par petites tranches et seulement grignoter, les bons repas arriveront plus tard, on verra en fonction des conditions. Mais il ne faut pas non plus que je me mette « dans le rouge ». Surtout que la première nuit risque d’être assez fraîche, assez tonique. Ils annoncent un peu de vent, même si ce n‘est pas fort et il y aura des grains, il va falloir manœuvrer, se ré-amariner un peu, retrouver ses repères. Finalement, je pense que d’ici 3 ou 4 jours la « routine » va se mettre vraiment en place, le rythme du Vendée Globe sera là. Est-ce un soulagement de partir ? Je commence un peu à saturer avec les dernières sollicitations, il faut quand même se concentrer sur les dernières petites choses, les détails. Je passe beaucoup de temps à analyser la météo, travailler la stratégie, réfléchir à la course, et tout cela est plus facile à faire quand on est au calme, c’est compliqué quand il y a toujours du monde autour de nous, il faut trouver le temps de le faire bien sans rien oublier. Mais ça fait partie du jeu d’être sollicité, il y a aussi un côté gratifiant à tout cela. J’ai passé 2 semaines très intenses aux Sables d’Olonne mais je suis content de partir, de me retrouver seul sur l’eau, à bord d’un bateau que l’on prépare ensemble avec le Team depuis plus d’un an et demi, j’ai hâte. Est-ce qu’il y a quand même un peu d’appréhension ? Il y a de l’appréhension, du stress, surtout sur l’avant départ et le départ car il y aura énormément de bateaux sur l’eau, tous très proches, on va essayer de faire attention à cela, il faut que tout se passe bien. L’objectif c’est que demain soir, on puisse se retrouver sans autres bateaux autour de nous que les concurrents, on pourra allumer les petites lumières à bord et enfin se concentrer sur la vraie course. As-tu profité des derniers moments en famille ? Oui, surtout en début de semaine. Depuis 3 jours c’est plus difficile, il y a beaucoup de gens qui viennent, amis ou partenaires, qu’il faut aussi aller saluer. Mais le dernier après-midi, je l’ai passé en famille, avec ma femme et mes enfants, on s’est baladé, on a rigolé. Et pour la dernière soirée, un petit dessin animé à la télé et un bon plat de pâtes pour passer un petit moment sympa ensemble. J’ai besoin de choses simples avant de partir. Et avec les enfants on se dit au revoir à la maison, nous ne souhaitons pas qu’ils viennent sur les pontons, c’est mieux pour eux comme pour moi. Et pour finir : ton premier repas chaud ? Ce sera une blanquette de veau, premier vrai réconfort après l’agitation des premières heures ! C’est donc dans des conditions idéales qu’Armel Le Cléac’h prend le large vers le cap Finisterre. Poussé par 15/20 nœuds de vent, le skipper devrait rejoindre les côtes espagnoles lundi matin. Le vent devrait alors forcir pour atteindre 35 nœuds. Espace média : Découvrez et téléchargez les photos du départ d'Armel et du Mono Banque Populaire VIII Retrouvez les images vidéo sur le serveur Banque Populaire Voile Comment suivre la course avec @VoileBanquePop www.voile.banquepopulaire.fr : -Suivez la position du bateau sur la cartographie, avec un classement toutes les 4h -Retrouvez chaque matin une « news » avec des informations sur la course d’Armel décryptée par le Team Banque Populaire -Découvrez toutes les images envoyées du bord par Armel -Retrouvez toutes les informations liées à la course, au Team Banque Populaire, au Mono Banque Populaire VIII et bien évidemment, à Armel Le Cléac’h. Facebook Voile Banque Populaire : -Chaque matin à 8h, découvrez en un clin d’œil toutes les informations sur la course d’Armel -Découvrez toutes les images envoyées du bord par Armel -Retrouver « Les questions des internautes » : tous les 15 jours Armel répondra aux questions des fans Twitter @VoileBanquePop -Les positions du Mono Banque Populaire VIII seront mises en ligne toutes les 4h dès 8h -Retrouvez régulièrement des témoignages d’Armel qui vous fera partager son aventure Et pour encourager Armel, utilisez le #AllezArmel sur vos réseaux sociaux.   [...]

Armel Le Cléac’h en chiffres

Sur un voilier de course au large IMOCA, tout est minutieusement calculé. Encore plus quand il s’agit de partir faire le tour du monde, et encore plus quand ce tour du monde est en solitaire, sans escale, sans assistance et qu’il se nomme le Vendée Globe. Le poids du bateau, celui des équipements, de la nourriture, et même du skipper sont analysés… Outre la jauge à respecter, tout est passé au crible avant d’être approuvé. A quelques jours du départ de la 8ème édition du Vendée Globe, Armel Le Cléac’h et le Team Banque Populaire lèvent le voile. Explication chiffrée. LE SKIPPER : ARMEL LE CLEAC’H Taille d’Armel : 1,88 m Poids d’Armel : 79 kg Année de naissance d’Armel : 1977 Nombre de calories dont Armel a besoin par jour : 6000 Nombre d’heures par jour passées à analyser le fichier météo pendant le Vendée Globe : 5h00   Temps quotidien passé, en moyenne, à l’intérieur du bateau : 75 % Temps de sommeil quotidien : 5h par phases de 15/20 minutes Nombre d’heures d’entraînement physique hebdomadaire avant le Vendée Globe : 7h30 Nombre de Vendée Globe déjà réalisés : 2 (2 fois 2ème) Age d’Armel lors de sa première course en Optimist, à Carantec : 9 ans Année durant laquelle Armel réalise sa première course en solitaire (Solo Le Télégramme) : 1997, il a alors 20 ans  LE BATEAU : MONO BANQUE POPULAIRE VIII Taille : 18,28 m (taille réglementaire des IMOCA) Poids : 7,6 t Hauteur du mât : 27,30 m Tirant d’air : 28,7 m Taille du cockpit : 7 m² Taille de « l’espace de vie » intérieur : 10 m² Longueur totale de bouts cumulés : 1,5 km Nombre de voiles embarquées pour le Vendée Globe : 9 (nombre maximal autorisé) Poids total des voiles embarquées pour le Vendée Globe : 490 kg Poids de la grand-voile : 110 kg Surface de voilure au près : 360 m² Surface de voilure au portant : 600 m² Nombre de safrans : 2 Nombre de foils : 2 Poids total de peinture à bord : 60 kg Poids gagné en retirant la peinture à l’intérieur du bateau : 10 kg Tonne d’eau dans le bateau quand il est ballasté* : 1,5 LES PERFORMANCES DU BATEAU : Vitesse maximale du bateau : 30 nœuds (55 km/h) Nombre de milles parcourus depuis sa mise à l’eau : 22 000 milles (35405 km), soit l’équivalent d’un tour du monde Nombre de courses réalisées avant le Vendée Globe : 4 dont 2 victoires (Transat Anglaise et Défi Azimut) Poids d’un foil : 120 kg LA NOURRITURE ET LE MATERIEL EMBARQUES : Nombre de plats : 110 lyophilisés et 80 sous vide  Nombre de jours de nourriture prévus :  84 jours (soit un peu plus que le temps de course de 78 jours réalisé en 2013) Nombre de bouteilles de champagne : 3 (2 pour Neptune aux passages de l’Equateur et 1 pour le Cap Horn) Tube de crème solaire emporté : 1 Dans la « cuisine » : 1 réchaud type camping gaz / 1 bouilloire / 1 cocotte-minute / 1 mug / 1 gamelle Poids du couvert tout en un (fourchette, cuillère et couteau tout à la fois) utilisé par Armel : 19g Quantité d’eau douce obtenue en 1h avec le désalinisateur : 3 litres Pour dormir : 1 matelas à billes Pour communiquer avec la terre : 4 caméras / 1 appareil photo / 2 tablettes / 1 iridium / 2 fleets Ordinateurs de bord : 2 Nombre de livres : 3 (1 pour la grande descente atlantique – 1 pour les mers du Sud – 1 pour la remontée) Ciré complet : 1 Paire de bottes : 1 LE VENDEE GLOBE Temps de passage du dernier Vendée Globe : Equateur : 10 j 19 h 18 min Cap de Bonne Espérance : 22 j 23 h 46 min Cap Leeuwin : 34 j 12 h 13 min Cap Horn : 52 j 07 h 33 min Equateur retour : 66 j 16 h 45 min Temps de course d’Armel lors de son dernier Vendée Globe : 78j 5h 33m 52s, soit 11 jours et 4 heures de moins que pour sa première participation en 2008-2009 Temps entre Armel et le vainqueur du Vendée Globe 2012-2013 : 3h 17m 12s, c’est le plus petit écart entre le 1er et son second dans l’histoire de la course Nombre de Vendée Globe réalisés par Armel s’il boucle cette édition : 3. Il pourrait alors devenir le premier marin de l’histoire à boucler 3 Vendée Globe d’affilée Distance parcourue par Armel lors du Vendée Globe 2012-2013 : 28 056 milles Allure moyenne, sur la route parcourue, réalisée par Armel lors de son tour du monde 2012-2013 : 14,9 nœuds Allure moyenne, sur la route théorique, réalisée par Armel lors de son tour du monde 2012-2013 : 12,99 noeuds, soit 0,02 noeuds d'écart avec le vainqueur   *ballasts : réservoirs d’eau situés à l’intérieur du bateau pour le stabiliser [...]

Point presse avec Armel Le Cléac’h

A quelques jours du départ du Vendée Globe, rendez-vous avec Armel Le Cléac’h, skipper du Mono Banque Populaire VIII : Jeudi 3 novembre à 14h, Salle de réunion au RDC du PC Presse Sur le village du Vendée Globe aux Sables d’Olonne [...]

Objectif : « être à 200% le 6 novembre ! »

Dans un peu moins de 3 semaines, le Vendée Globe débutera sa huitième édition. Vingt-neuf skippers quitteront les Sables d’Olonne pour un tour du monde de 21 638 milles (40 075 kilomètres) sans escale et sans assistance à bord de monocoques 60 pieds (18,28 mètres) de la classe IMOCA. Parmi ces navigateurs, Armel Le Cléac’h, le skipper du Mono Banque Populaire VIII, s’apprête à disputer son 3ème Vendée Globe consécutif. Arrivé aux Sables d’Olonne dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, le navigateur originaire de Saint-Pol-de-Léon, entame la dernière ligne droite avant le grand départ, serein et impatient. Armel, à quoi vont ressembler les 3 semaines qu’il te reste avant le départ du Vendée Globe ? « La première semaine comporte beaucoup d’obligations médiatiques, d’impératifs avec l’organisation ou de rendez-vous avec le sponsor. Je peux le faire relativement sereinement car nous sommes à 3 semaines du départ, c’est une ambiance plutôt sympa et détendue, je prends le temps de discuter avec le public sur le ponton... Ensuite, la semaine du milieu, je quitte les Sables d’Olonne pour me reposer un peu à la maison. J’en ai besoin, je n’ai pas chômé depuis le mois d’août, c’est nécessaire de faire un petit break d’une semaine en famille, tranquillement, pour se ressourcer. Et ça sera les vacances scolaires donc ça tombe bien ! Et puis ensuite je reviens pour la dernière semaine, la dernière ligne droite, avec de nouvelles obligations mais dans un mode moins décontracté. La pression du départ et le stress vont arriver, la tête sera déjà un petit peu partie en mer, ou du moins une partie du cerveau. Il faudra essayer de rester concentré jusqu’au jour du départ, justement, pour être à 200% le 6 novembre. » A 3 semaines du départ, que reste-il à faire (pour le bateau, pour l’homme) ? « Le bateau est prêt. On profite de faire un peu de « cosmétique » à bord, c’est-à-dire changer des petites étiquettes, vérifier les détails de finition, parce qu’on a le temps de le faire ici, mais rien de lié à la performance ou à la structure du bateau. On pourrait partir demain sans problème. En ce qui me concerne, je vais essayer de me reposer au maximum. Je vais faire beaucoup d’étirements et de kiné pour détendre un peu les tensions musculaires, car avec le stress, mon corps peut se contracter et se bloquer. Et je vais nager presque tous les jours la semaine prochaine, la piscine c’est idéal car pas du tout traumatisant physiquement. Je ne veux pas risquer de me faire mal. Ensuite, sur la dernière semaine, le plus gros sera la concentration sur la météo du départ. » La pression est-elle déjà présente aujourd’hui ? « Pour l’instant ça va, je pense que c’est vraiment quand je vais revenir, à une semaine du départ, que la pression va sérieusement commencer à monter. Là, on est encore un peu loin de cette échéance et grâce à l’expérience de mes deux Vendée Globe je prends beaucoup plus de recul. Je me dis que le bateau est prêt, que je sais où je vais, ce n’est pas l’inconnu comme lors de ma première participation où j’étais sûrement plus tendu en arrivant aux Sables. Tout est bien en place, j’ai une belle équipe qui est là pour m’aider à me mettre dans les meilleures conditions, pour organiser le planning etc... Que ce soit le team technique, l’équipe de communication ou le sponsor, je suis bien entouré et soutenu donc c’est moins stressant. Maintenant je vais profiter un peu de ces jours plus tranquilles car la dernière semaine ça va monter crescendo et les dernières heures à terre sont toujours un petit peu plus compliquées. » Et tu es impatient ? « Oui je suis impatient, c’est clair. Impatient de partir parce que ça fait maintenant presque 3 ans qu’on prépare cet objectif avec le Team Banque Populaire. Ça a commencé peu après le dernier Vendée Globe, c’est un long chemin parcouru pour en arriver ici et prendre le départ. Donc oui j’ai hâte de prendre le départ, c’est une grosse course, un gros objectif pour moi, je suis très content de partir le 6 novembre. » [...]

Cession de Banque Populaire VIII

Quelques jours après la présentation du Maxi Solo Banque Populaire IX qui sera mis à l’eau l’été prochain, le Team Banque Populaire est heureux d’annoncer la signature d’un accord de cession du Monocoque Banque Populaire VIII avec le réseau Bureau Vallée, partenaire titre du skipper Louis Burton. La livraison de ce bateau sur lequel Armel Le Cléac’h prendra le départ du Vendée Globe le 6 novembre prochain sera réalisée peu après l’arrivée de la course. [...]

Un bateau aérien et futuriste

Le gigantesque puzzle de la conception du Maxi Solo Banque Populaire IX, futur trimaran de la catégorie Ultim d’Armel Le Cléac’h, entre en cette fin d’année 2016 dans une très concrète phase d’assemblage. Toutes les pièces maîtresses du bateau sont soit achevées, soit en cours de fabrication dans les différents chantiers spécialisés de l’hexagone. La nouvelle machine à rêver d’Armel prend chaque jour plus de consistance, et esquisse les contours d’exploits à venir au moins aussi passionnants que ceux de ses prédécesseurs. Alors que le staff technique du Team Banque Populaire se concentre sur la préparation du monocoque Imoca engagé dans la prochaine édition du Vendée Globe, tout le bureau d’étude poursuit d’arrache pied le travail préalable à un assemblage programmé pour la fin de l’année à Lorient. A l’instar de tous les multicoques construits par le chantier CDK Technologies pour la Banque de la Voile, le Maxi Solo Banque Populaire IX est ciselé pour les plus grandes aventures autour du globe. Banque Populaire armateur de 11 voiliers de course Doté d’une expérience de 27 ans dans la course au large, après la construction de 4 multicoques, dont le plus grand trimaran de course océanique, 2 tours du monde, 16 records de voile hauturiers, et plus de 40 participations aux plus grandes épreuves océaniques, la Banque de la Voile révèle ce jour les premières lignes d’un nouveau chapitre de sa belle histoire. Un bateau au maximum de la jauge Selon les volontés concertées du skipper Armel Le Cléac’h, de la direction du Team Banque Populaire animée par Ronan Lucas et de l’armateur Banque Populaire, le dernier né de la catégorie Ultim signé Van Peteghem - Lauriot Prévost se veut très évolutif. Ainsi que l’explique Kevin Escoffier, responsable du bureau d’étude, « La philosophie générale du projet est de construire une plateforme destinée au solitaire, dans les limites maximales du cadre de la catégorie Ultim, soit 32 m. de long et 23 m. de large. Ces bateaux de course ont une durée de vie importante ; ainsi, dans la perspective d’évolutions futures, on se dote d’une plateforme au maximum de la jauge, mais avec un gréement plus typé pour le solitaire … Banque Populaire IX sera une évolution des Ultims actuels, en plus grand et plus puissant, un bateau léger, avec foils et mât basculant…  On essaie d’être un cran au-dessus de l’évolution du moment. »  Un Ultim, fruit d’une longue expérience du multicoque Fort de l’expérience de la construction de Banque Populaire V, le plus grand trimaran de course au monde, détenteur du Trophée Jules Verne (tour du monde en équipage) et des records en solitaire à bord du Maxi Trimaran Banque Populaire VII, le Team Banque Populaire avance avec méthode en terrain connu. « Notre expérience des maxi multicoques nous aide dans la définition de tous les systèmes du bord, ainsi que sur l’appréhension  des efforts »  explique Kevin Escoffier. «  On a beaucoup d’éléments de référence, pour les équilibres de  barre par exemple. On connaît le comportement de ces bateaux, et on peut gommer les soucis qu’on a jadis connus. Les maxi sont compliqués en solo. Banque Populaire V était lourd et puissant car conçu pour l’équipage. La difficulté en solitaire est de maîtriser toute cette puissance et de faire un bateau capable d’aller vite longtemps. Il nous faut être en mesure d’utiliser tout le potentiel du multicoque en solitaire, c’est tout l’intérêt de l’exercice… » Un bateau volant Qui dit trimaran pense inévitablement aux foils, ces appendices sustentateurs qui équipent aujourd’hui tous les multicoques de compétition. Banque Populaire IX va aussi profiter de cette technologie éprouvée ; « Armel était très satisfait du couple de redressement (point d’équilibre à la gîte ndlr) de Banque Populaire VII » poursuit Kévin Escoffier. « On reconduit ce couple de redressement tout en essayant de faire le plus léger possible, avec un plan de voilure plus élancé. Banque Populaire VII avait des déficits dans le petit temps et on s’attache à compenser ces manques. On sera en dessous du poids de Banque Populaire  VII, tout en étant plus large, avec un même redressement. Le tout pour une plus grande sécurité. Parallèlement au gros œuvre, la fabrication des appendices (safrans et foils) est l’une des composantes importantes du projet. Les foils vont être omniprésents sur ce bateau » insiste Kévin ; « On est sur de nouvelles générations d’appendices. Des plans porteurs apparaissent sur les safrans de flotteurs, sur le safran central. » C’est la combinaison de l’ensemble de l’action de ces appendices qui fera du Maxi Solo Banque Populaire IX un bateau  aérien, futuriste, propulsé au-dessus de l’eau. Le point sur la construction La coque centrale nue a été sous traitée chez Green Marine au Royaume-Uni, sous maîtrise CDK, faute de disponibilité des chantiers français. Il s’agit de deux demi-coques avec des cloisons provisoires qui ont été réceptionnées à Lorient, où les cloisons définitives en carbone, fabriquées à la Rochelle, ont été ajustées. Un premier flotteur, tribord a quitté Port la Forêt pour Lorient. Le bras arrière est d’ores et déjà assemblé, et la construction du bras avant a débuté. La barre d’écoute est en cours de fabrication chez Gepeto à Lorient. En résumé, toutes les grosses pièces sont lancées, y compris le mât. Seule la fabrication de la bôme n’a pas encore débuté. Chantal Petrachi : « La démarche d’innovation du Team a toujours été encouragée par Banque Populaire. C’est une valeur forte de notre banque, créé par et pour des entrepreneurs. Mais nous sommes aussi une banque coopérative, enracinée dans le territoire régional. A ce titre, nous sommes particulièrement attentifs à ce que le Bureau d’Etudes s’associe avec les meilleurs talents parmi les architectes, les chantiers, et tous les acteurs locaux et nationaux de la course au large pour multiplier nos chances de réussite au bénéfice du Team, mais aussi de la voile en général et de toute la filière nautique. »  Armel Le Cléac’h : « Le Maxi Solo Banque Populaire IX est un bateau magnifique sur lequel on travaille depuis pas mal de temps avec le Team Banque Populaire. On utilise beaucoup notre expérience du Maxi Solo Banque Populaire VII. Ce qui change avec celui-ci c’est la vitesse et le poid, plus on le soulève avec les foils et plus il accélère. C’est à la fois passionnant car on a l’impression de planer mais ça devient de la conduite de haut vol qu’il faut alors maitriser pour assurer la sécurité sur un tour du monde. C’est un beau challenge !  J’ai fait déjà deux tours du monde, bientôt trois et ce flux d’expériences m’a donné envie d’aller en faire un nouveau sur ce nouveau maxi » Programme sportif du Maxi Solo Banque Populaire IX - Mise à l’eau été 2017 - Participation à la Transat Jacques Vabre 2017 Caractéristiques : Longueur : 32.00 m Largeur : 23.00 m Poids : 15 t Hauteur du mât : 38.00  m Matérieux : Carbon/Kevlar/Normex Surface de voile au près : 610 m² Surface de voile au portant : 890 m² Architectes : VPLP / Foils : Martin Fisher Chantier : CDK Technologie, C3 Tech pour les foils et Green Marine pour la coque centrale Mât : CDK - Voiles :  Mise à l'eau : 2017 Cliquez-ici pour découvrir la vidéo 3D du Maxi Solo Banque Populaire IX ! [...]

Armel Le Cléac’h s’adjuge le Défi Azimut

Armel Le Cléac’h a hier samedi peu avant midi, franchi, en vainqueur, la ligne d’arrivée de la grande course en solitaire du Défi Azimut. Il a bouclé les 234 milles d’un parcours constitué d’un grand triangle au large de l’île de Groix en 18 heures, 48 minutes et 26 secondes, soit à la très  jolie moyenne de 12,46 noeuds. Il devance de 20 minutes Morgan Lagravière (Safran) et Jérémie Beyou (Maître Coq) arrivé 24 minutes dans le sillage de son IMOCA 60 Banque Populaire VIII. Au delà de la victoire, Armel se réjouit d’un succès qui récompense le formidable travail accompli depuis plusieurs mois par tout le Team Banque Populaire pour lui permettre de se présenter le mois prochain sur la ligne de départ de la grande boucle planétaire en solitaire dans des conditions de préparation optimum. « Ce Défi Azimut était l’occasion d’une rencontre au plus haut niveau face aux principaux protagonistes du prochain Vendée Globe », résume Armel Le Cléac’h à son retour à Lorient. «  Ce n’était certes pas encore l’heure de la grande confrontation des Sables d’Olonne, mais il est toujours intéressant de se jauger par rapport à la concurrence. Nous avons régaté au contact, au sein d’une flotte de 16 monocoques IMOCA performants, sur un parcours réduit, avec cependant de nombreux changements d’allures et dans des conditions très variées, avec du vent allant fraichissant dès le départ, suivi d’un long bord de près d’une dizaine d’heures très toniques et conclut par un final de vitesse pure au portant. Nous sortons à notre avantage de cette opposition et c’est naturellement bon pour le moral et pour la confiance. Je suis surtout très heureux pour tout le Team Banque Populaire qui a pu observer in situ les bien fondés de nos choix techniques. » Banque Populaire VIII a notamment pu expérimenter pour la première fois ses nouveaux foils « dernière génération », qui ont grandement donné satisfaction. « A un niveau plus personnel, il était aussi intéressant de se replonger dans l’ambiance de la régate au contact, un peu comme pour une étape de la Solitaire du Figaro.  On s’est tous « mis un peu dans le rouge », preuve que l’envie est là chez tous les concurrents. Tous mes adversaires du prochain Vendée Globe semblent très bien préparés et il est difficile de dégager un favori. » Préparation : c’est là le mot d’ordre au sein du Team Banque Populaire qui va mettre un point d’honneur à désormais peaufiner les moindres détails du tour du monde en solitaire d’Armel. « L ‘idée est d’arriver aux Sables d’Olonne le 14 octobre prochain comme si le départ était donné le lendemain ». Armel va ainsi dès les tout prochains jours repartir au large, poursuivre les tests de ses fameux foils, sur de plus longs bords cette fois, « et de préférence sur mer formée. » Podium de la grande course du Défi Azimut 1. Armel Le Cléac’h – Banque Populaire arrivé à 11h 56min 26s en 18h 48min 26s à 12,46 nœuds 2. Morgan Lagravière – Safran arrivé à 12h 16min 26s en 19h 08min 26s à 12,45 nœuds 3. Jérémie Beyou – Maître CoQ arrivé à 12h 20min 30s en 19h 12min 30s à 12,55 nœuds [...]

Les marins offrent 3 médailles à la France

Les régates viennent de se terminer dans la baie de Rio sur un bilan exceptionnel pour la voile française : 3 médailles, une d’or, 2 de bronze. Banque Populaire, partenaire du Comité Olympique Français et surtout premier partenaire de la voile en France, est fière de féliciter Charline Picon, Pierre Le Coq, Hélène Defrance et Camille Lecointre pour leur performance. Trois médailles Dimanche dernier, c’est Pierre Le Coq, le briochin soutenu par la Banque Populaire de l’Ouest, qui ouvre le bal des médailles en décrochant le bronze en Planche à voile RS: X. Le Champion du monde de 2015, deux fois médaillé sur les Test-Events 2014 et 2015 et médaillé de bronze au Championnat d’Europe 2013, s’est battu jusqu’au bout et décroche le bronze au terme d’une Medal Race sous haute tension. Quelques minutes plus tard, Charline Picon remporte la médaille d’or chez les femmes à l’issue d’une finale dans laquelle elle a fait preuve d’une détermination sans faille pour l’emporter sur sa concurrente chinoise.  La véliplanchiste licenciée au Club Nautique de La Tremblade et soutenue par la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique, après un titre mondial et 3 titres européens, décroche le graal : la médaille d’or aux Jeux Olympiques. Hier, sur leur 470, Camille Lecointre et Hélène Defrance (soutenue par la Banque Populaire Provençale et Corse) se sont adjugé la médaille de bronze dans leur catégorie. Les championnes du monde 2016 complètent ainsi le palmarès de l’Equipe de France qui repart de Rio avec 3 médailles. Pour Frédéric Chenot, Directeur du Développement Banques Populaires, « les marins et leur fédération démontrent l’excellence de la filière de formation que la Banque Populaire est fière d’accompagner et de soutenir partout en France depuis de nombreuses années ». Une quatrième médaille, celle du courage, pour Billy et Marie Quadruple champion du monde et survolant leur discipline depuis 4 ans, l’équipage français de Nacra 17 composé de Marie Riou et Billy Besson (soutenus par la Banque Populaire de l’Ouest et la Banque Populaire Atlantique) était annoncé comme le grand favori pour le titre olympique. Mais le sort en a décidé autrement. A quelques jours du début des régates, Billy Besson est victime d’une hernie discale aggravée qui l’handicape au point de ne plus pouvoir marcher. Plus déterminé que jamais, le tandem décide néanmoins, malgré la souffrance de Billy, de participer à la compétition. A la force du mental, le duo remporte 2 régates et termine finalement 6ème des Jeux Olympiques en suscitant l’admiration de tous les concurrents et des spectateurs pour leur courage. Banque Populaire, La Banque de la Voile Depuis plus de 27 ans, Banque Populaire accompagne les marins français et le développement de la voile en France. Armateur de navires de course comme Banque Populaire V, détenteur du Trophée Jules Verne et de quinze records océaniques ou de Banque Populaire VIII skippé par Armel Le Cléac’h, récent vainqueur de The Transat, Banque Populaire est aussi un partenaire engagé dans le développement de la voile française. Soutien majeur de la Fédération Française de Voile, Banque Populaire accompagne le développement des clubs et écoles de voile et soutient l’Equipe de France depuis 16 ans. Son action est relayée et démultipliée dans la proximité par les Banques Populaires régionales auprès des athlètes comme des structures.  Banque Populaire est heureuse de féliciter l’Equipe de France de Voile et son encadrement, la Fédération Française de Voile et ses dirigeants pour avoir porté et défendu avec talent, ténacité et réussite les couleurs de la France aux Jeux Olympiques. Résultats des Français en voile aux Jeux Olympiques de Rio 2016 RS :X (planche à voile) – Médaille d’Or Charline Picon (soutenue par la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique) RS :X (planche à voile) – Médaille de Bronze Pierre le Coq (soutenu par la Banque Populaire de l’Ouest) 470 (filles) – Médaille de Bronze Hélène Defrance (soutenue par la Banque Populaire Provençale et Corse) Camille Lecointre 470 (garçons) – 7ème Sofian Bouvet Jérémie Mion 49erFX -  6ème Sarah Steyaert Aude Compan 49er – 5ème Noé Delpech (soutenu par la Banque Populaire Provençale et Corse) Julien d’Ortoli (soutenu par la Banque Populaire Provençale et Corse) Laser Standard – 5ème Jean-Baptiste Bernaz (soutenu par la Banque Populaire Côte d’Azrur) Nacra 17 – 6ème Marie Riou (soutenue par la Banque Populaire de l’Ouest) Billy Besson (soutenu par la Banque Populaire Atlantique) Finn – 14ème Jonathan Lobert (soutenu par la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique) Laser Radial – 21ème Mathilde de Kerangat [...]

Armel Le Cléac'h à Rio !

Depuis le 5 août, l’ensemble des champions français sont réunis à Rio pour le plus grand événement sportif au monde : les Jeux Olympiques ! 396 athlètes sur 10 500 de 206 pays représentent la France parmi lesquels 15 marins - 7 femmes et 8 hommes - répartis dans 10 disciplines, avec un seul objectif : décrocher une médaille ! Et les marins français signent jusqu’ici de belles performances ! Le skipper du Mono Banque Populaire VIII, Armel Le Cleac’h, rejoindra demain matin Rio de Janeiro pour vivre, pour la première fois, quelques jours cet événement unique. Partenaire du CNOSF*, de la Fédération Française de Voile et de ses athlètes, Banque Populaire a mis en place un dispositif exceptionnel pour l’occasion. La Banque de la Voile, soutien historique des marins français, est, depuis le 5 août dernier, le véritable #Insider de tous les passionnés. Faire vivre à ses fans une expérience unique, partager et ainsi offrir à sa communauté un accès privilégié aux événements et compétitions est l’objectif premier, notamment grâce à la présence sur place d’Armel, premier supporter de l’Equipe de France Olympique. Le blog d’Armel Le Cléac’h Coulisses, secrets, scoops, analyse des régates… Pendant son séjour au Brésil, Armel Le Cléac’h fera vivre aux fans l’expérience Olympique comme s’ils y étaient, grâce à son blog sur le nouveau site Internet Voile Banque Populaire : « avoir la chance de partager avec les internautes l’expérience Olympique et mettre en avant toutes les personnalités de l’ombre aussi importantes que les athlètes est un pur plaisir. Via des vidéos et photos je serai dès demain un véritable insider au Club France, dans Rio, sur les sites des compétitions… Faire vivre toutes les épreuves des marins et partager quelques petits secrets de voileux, est un exercice qui m’amuse et que je ne peux jamais faire directement quand je suis en mer. A Rio je serai détendu et sans enjeu donc disponible pour tout cela ainsi que pour les médias qui souhaitent avoir mon humble avis ! », explique Armel Le Cléac’h, qui comme la majorité des régatiers, a commencé la voile en dériveur. A suivre sur Voile Banque Populaire sur les réseaux sociaux et sur le site Internet www.voile.banquepopulaire.fr ! Armel Le Cléac'h consultant voile de Canal+ Pour commenter l’ensemble des épreuves de finales, la chaîne cryptée a fait confiance à Armel qui  sera en direct aux côtés de Hélène Cougoule pour commenter les medal races, sous réserve de qualification des marins français, les 14, 15 et 17 août de 13h à 14h30 (18h-19h30 heure française). Web-Série : « Des premiers bords au rêve d’or » Depuis maintenant 27 ans, Banque Populaire est un acteur majeur de la voile en France. Partenaire de la Fédération Française de Voile depuis 2000, la Banque de la Voile accompagnait peut-être déjà les coureurs de l’Equipe de France, lorsqu’ils tiraient leurs premiers bords dans les écoles de voile. La Web-Série « Des premiers bords au rêve d’or » diffusée depuis le 11 juillet sur les réseaux sociaux Voile Banque Populaire, dessine le portrait des athlètes français sous l’angle des premières fois sportives. « Premiers bords », « première victoire », « premières larmes de joies » … Banque Populaire était déjà là pour soutenir les athlètes dans leur « première fois » et espère les accompagner jusqu’à la médaille d’or ! #Inside Rio  Depuis l’ouverture des 31èmes Jeux Olympiques, Banque Populaire s’est transformé en un véritable #Insider à Rio au service de sa communauté. Chaque jour, sur ses réseaux sociaux mais également sur son site Internet, les internautes découvrent le Rio inconnu, les personnes de l’ombre, les informations exclusives, la face cachée des Jeux, les installations de l’Equipe de France… *CNOSF : Comité National Olympique Sportif Français Contacts presse à Rio : Mille & une vagues Caroline Concetti - port brésilien : +55 (0)21 976617634 port. +33(0)6 07 57 28 02 @ : presse@milletunevagues.com   crédit photo: Copyright Sailing Energy - World Sailing   [...]