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Communiqués de presse

Objectif : « être à 200% le 6 novembre ! »

Dans un peu moins de 3 semaines, le Vendée Globe débutera sa huitième édition. Vingt-neuf skippers quitteront les Sables d’Olonne pour un tour du monde de 21 638 milles (40 075 kilomètres) sans escale et sans assistance à bord de monocoques 60 pieds (18,28 mètres) de la classe IMOCA. Parmi ces navigateurs, Armel Le Cléac’h, le skipper du Mono Banque Populaire VIII, s’apprête à disputer son 3ème Vendée Globe consécutif. Arrivé aux Sables d’Olonne dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, le navigateur originaire de Saint-Pol-de-Léon, entame la dernière ligne droite avant le grand départ, serein et impatient. Armel, à quoi vont ressembler les 3 semaines qu’il te reste avant le départ du Vendée Globe ? « La première semaine comporte beaucoup d’obligations médiatiques, d’impératifs avec l’organisation ou de rendez-vous avec le sponsor. Je peux le faire relativement sereinement car nous sommes à 3 semaines du départ, c’est une ambiance plutôt sympa et détendue, je prends le temps de discuter avec le public sur le ponton... Ensuite, la semaine du milieu, je quitte les Sables d’Olonne pour me reposer un peu à la maison. J’en ai besoin, je n’ai pas chômé depuis le mois d’août, c’est nécessaire de faire un petit break d’une semaine en famille, tranquillement, pour se ressourcer. Et ça sera les vacances scolaires donc ça tombe bien ! Et puis ensuite je reviens pour la dernière semaine, la dernière ligne droite, avec de nouvelles obligations mais dans un mode moins décontracté. La pression du départ et le stress vont arriver, la tête sera déjà un petit peu partie en mer, ou du moins une partie du cerveau. Il faudra essayer de rester concentré jusqu’au jour du départ, justement, pour être à 200% le 6 novembre. » A 3 semaines du départ, que reste-il à faire (pour le bateau, pour l’homme) ? « Le bateau est prêt. On profite de faire un peu de « cosmétique » à bord, c’est-à-dire changer des petites étiquettes, vérifier les détails de finition, parce qu’on a le temps de le faire ici, mais rien de lié à la performance ou à la structure du bateau. On pourrait partir demain sans problème. En ce qui me concerne, je vais essayer de me reposer au maximum. Je vais faire beaucoup d’étirements et de kiné pour détendre un peu les tensions musculaires, car avec le stress, mon corps peut se contracter et se bloquer. Et je vais nager presque tous les jours la semaine prochaine, la piscine c’est idéal car pas du tout traumatisant physiquement. Je ne veux pas risquer de me faire mal. Ensuite, sur la dernière semaine, le plus gros sera la concentration sur la météo du départ. » La pression est-elle déjà présente aujourd’hui ? « Pour l’instant ça va, je pense que c’est vraiment quand je vais revenir, à une semaine du départ, que la pression va sérieusement commencer à monter. Là, on est encore un peu loin de cette échéance et grâce à l’expérience de mes deux Vendée Globe je prends beaucoup plus de recul. Je me dis que le bateau est prêt, que je sais où je vais, ce n’est pas l’inconnu comme lors de ma première participation où j’étais sûrement plus tendu en arrivant aux Sables. Tout est bien en place, j’ai une belle équipe qui est là pour m’aider à me mettre dans les meilleures conditions, pour organiser le planning etc... Que ce soit le team technique, l’équipe de communication ou le sponsor, je suis bien entouré et soutenu donc c’est moins stressant. Maintenant je vais profiter un peu de ces jours plus tranquilles car la dernière semaine ça va monter crescendo et les dernières heures à terre sont toujours un petit peu plus compliquées. » Et tu es impatient ? « Oui je suis impatient, c’est clair. Impatient de partir parce que ça fait maintenant presque 3 ans qu’on prépare cet objectif avec le Team Banque Populaire. Ça a commencé peu après le dernier Vendée Globe, c’est un long chemin parcouru pour en arriver ici et prendre le départ. Donc oui j’ai hâte de prendre le départ, c’est une grosse course, un gros objectif pour moi, je suis très content de partir le 6 novembre. » [...]

Cession de Banque Populaire VIII

Quelques jours après la présentation du Maxi Solo Banque Populaire IX qui sera mis à l’eau l’été prochain, le Team Banque Populaire est heureux d’annoncer la signature d’un accord de cession du Monocoque Banque Populaire VIII avec le réseau Bureau Vallée, partenaire titre du skipper Louis Burton. La livraison de ce bateau sur lequel Armel Le Cléac’h prendra le départ du Vendée Globe le 6 novembre prochain sera réalisée peu après l’arrivée de la course. [...]

Un bateau aérien et futuriste

Le gigantesque puzzle de la conception du Maxi Solo Banque Populaire IX, futur trimaran de la catégorie Ultim d’Armel Le Cléac’h, entre en cette fin d’année 2016 dans une très concrète phase d’assemblage. Toutes les pièces maîtresses du bateau sont soit achevées, soit en cours de fabrication dans les différents chantiers spécialisés de l’hexagone. La nouvelle machine à rêver d’Armel prend chaque jour plus de consistance, et esquisse les contours d’exploits à venir au moins aussi passionnants que ceux de ses prédécesseurs. Alors que le staff technique du Team Banque Populaire se concentre sur la préparation du monocoque Imoca engagé dans la prochaine édition du Vendée Globe, tout le bureau d’étude poursuit d’arrache pied le travail préalable à un assemblage programmé pour la fin de l’année à Lorient. A l’instar de tous les multicoques construits par le chantier CDK Technologies pour la Banque de la Voile, le Maxi Solo Banque Populaire IX est ciselé pour les plus grandes aventures autour du globe. Banque Populaire armateur de 11 voiliers de course Doté d’une expérience de 27 ans dans la course au large, après la construction de 4 multicoques, dont le plus grand trimaran de course océanique, 2 tours du monde, 16 records de voile hauturiers, et plus de 40 participations aux plus grandes épreuves océaniques, la Banque de la Voile révèle ce jour les premières lignes d’un nouveau chapitre de sa belle histoire. Un bateau au maximum de la jauge Selon les volontés concertées du skipper Armel Le Cléac’h, de la direction du Team Banque Populaire animée par Ronan Lucas et de l’armateur Banque Populaire, le dernier né de la catégorie Ultim signé Van Peteghem - Lauriot Prévost se veut très évolutif. Ainsi que l’explique Kevin Escoffier, responsable du bureau d’étude, « La philosophie générale du projet est de construire une plateforme destinée au solitaire, dans les limites maximales du cadre de la catégorie Ultim, soit 32 m. de long et 23 m. de large. Ces bateaux de course ont une durée de vie importante ; ainsi, dans la perspective d’évolutions futures, on se dote d’une plateforme au maximum de la jauge, mais avec un gréement plus typé pour le solitaire … Banque Populaire IX sera une évolution des Ultims actuels, en plus grand et plus puissant, un bateau léger, avec foils et mât basculant…  On essaie d’être un cran au-dessus de l’évolution du moment. »  Un Ultim, fruit d’une longue expérience du multicoque Fort de l’expérience de la construction de Banque Populaire V, le plus grand trimaran de course au monde, détenteur du Trophée Jules Verne (tour du monde en équipage) et des records en solitaire à bord du Maxi Trimaran Banque Populaire VII, le Team Banque Populaire avance avec méthode en terrain connu. « Notre expérience des maxi multicoques nous aide dans la définition de tous les systèmes du bord, ainsi que sur l’appréhension  des efforts »  explique Kevin Escoffier. «  On a beaucoup d’éléments de référence, pour les équilibres de  barre par exemple. On connaît le comportement de ces bateaux, et on peut gommer les soucis qu’on a jadis connus. Les maxi sont compliqués en solo. Banque Populaire V était lourd et puissant car conçu pour l’équipage. La difficulté en solitaire est de maîtriser toute cette puissance et de faire un bateau capable d’aller vite longtemps. Il nous faut être en mesure d’utiliser tout le potentiel du multicoque en solitaire, c’est tout l’intérêt de l’exercice… » Un bateau volant Qui dit trimaran pense inévitablement aux foils, ces appendices sustentateurs qui équipent aujourd’hui tous les multicoques de compétition. Banque Populaire IX va aussi profiter de cette technologie éprouvée ; « Armel était très satisfait du couple de redressement (point d’équilibre à la gîte ndlr) de Banque Populaire VII » poursuit Kévin Escoffier. « On reconduit ce couple de redressement tout en essayant de faire le plus léger possible, avec un plan de voilure plus élancé. Banque Populaire VII avait des déficits dans le petit temps et on s’attache à compenser ces manques. On sera en dessous du poids de Banque Populaire  VII, tout en étant plus large, avec un même redressement. Le tout pour une plus grande sécurité. Parallèlement au gros œuvre, la fabrication des appendices (safrans et foils) est l’une des composantes importantes du projet. Les foils vont être omniprésents sur ce bateau » insiste Kévin ; « On est sur de nouvelles générations d’appendices. Des plans porteurs apparaissent sur les safrans de flotteurs, sur le safran central. » C’est la combinaison de l’ensemble de l’action de ces appendices qui fera du Maxi Solo Banque Populaire IX un bateau  aérien, futuriste, propulsé au-dessus de l’eau. Le point sur la construction La coque centrale nue a été sous traitée chez Green Marine au Royaume-Uni, sous maîtrise CDK, faute de disponibilité des chantiers français. Il s’agit de deux demi-coques avec des cloisons provisoires qui ont été réceptionnées à Lorient, où les cloisons définitives en carbone, fabriquées à la Rochelle, ont été ajustées. Un premier flotteur, tribord a quitté Port la Forêt pour Lorient. Le bras arrière est d’ores et déjà assemblé, et la construction du bras avant a débuté. La barre d’écoute est en cours de fabrication chez Gepeto à Lorient. En résumé, toutes les grosses pièces sont lancées, y compris le mât. Seule la fabrication de la bôme n’a pas encore débuté. Chantal Petrachi : « La démarche d’innovation du Team a toujours été encouragée par Banque Populaire. C’est une valeur forte de notre banque, créé par et pour des entrepreneurs. Mais nous sommes aussi une banque coopérative, enracinée dans le territoire régional. A ce titre, nous sommes particulièrement attentifs à ce que le Bureau d’Etudes s’associe avec les meilleurs talents parmi les architectes, les chantiers, et tous les acteurs locaux et nationaux de la course au large pour multiplier nos chances de réussite au bénéfice du Team, mais aussi de la voile en général et de toute la filière nautique. »  Armel Le Cléac’h : « Le Maxi Solo Banque Populaire IX est un bateau magnifique sur lequel on travaille depuis pas mal de temps avec le Team Banque Populaire. On utilise beaucoup notre expérience du Maxi Solo Banque Populaire VII. Ce qui change avec celui-ci c’est la vitesse et le poid, plus on le soulève avec les foils et plus il accélère. C’est à la fois passionnant car on a l’impression de planer mais ça devient de la conduite de haut vol qu’il faut alors maitriser pour assurer la sécurité sur un tour du monde. C’est un beau challenge !  J’ai fait déjà deux tours du monde, bientôt trois et ce flux d’expériences m’a donné envie d’aller en faire un nouveau sur ce nouveau maxi » Programme sportif du Maxi Solo Banque Populaire IX - Mise à l’eau été 2017 - Participation à la Transat Jacques Vabre 2017 Caractéristiques : Longueur : 32.00 m Largeur : 23.00 m Poids : 15 t Hauteur du mât : 38.00  m Matérieux : Carbon/Kevlar/Normex Surface de voile au près : 610 m² Surface de voile au portant : 890 m² Architectes : VPLP / Foils : Martin Fisher Chantier : CDK Technologie, C3 Tech pour les foils et Green Marine pour la coque centrale Mât : CDK - Voiles :  Mise à l'eau : 2017 Cliquez-ici pour découvrir la vidéo 3D du Maxi Solo Banque Populaire IX ! [...]

Armel Le Cléac’h s’adjuge le Défi Azimut

Armel Le Cléac’h a hier samedi peu avant midi, franchi, en vainqueur, la ligne d’arrivée de la grande course en solitaire du Défi Azimut. Il a bouclé les 234 milles d’un parcours constitué d’un grand triangle au large de l’île de Groix en 18 heures, 48 minutes et 26 secondes, soit à la très  jolie moyenne de 12,46 noeuds. Il devance de 20 minutes Morgan Lagravière (Safran) et Jérémie Beyou (Maître Coq) arrivé 24 minutes dans le sillage de son IMOCA 60 Banque Populaire VIII. Au delà de la victoire, Armel se réjouit d’un succès qui récompense le formidable travail accompli depuis plusieurs mois par tout le Team Banque Populaire pour lui permettre de se présenter le mois prochain sur la ligne de départ de la grande boucle planétaire en solitaire dans des conditions de préparation optimum. « Ce Défi Azimut était l’occasion d’une rencontre au plus haut niveau face aux principaux protagonistes du prochain Vendée Globe », résume Armel Le Cléac’h à son retour à Lorient. «  Ce n’était certes pas encore l’heure de la grande confrontation des Sables d’Olonne, mais il est toujours intéressant de se jauger par rapport à la concurrence. Nous avons régaté au contact, au sein d’une flotte de 16 monocoques IMOCA performants, sur un parcours réduit, avec cependant de nombreux changements d’allures et dans des conditions très variées, avec du vent allant fraichissant dès le départ, suivi d’un long bord de près d’une dizaine d’heures très toniques et conclut par un final de vitesse pure au portant. Nous sortons à notre avantage de cette opposition et c’est naturellement bon pour le moral et pour la confiance. Je suis surtout très heureux pour tout le Team Banque Populaire qui a pu observer in situ les bien fondés de nos choix techniques. » Banque Populaire VIII a notamment pu expérimenter pour la première fois ses nouveaux foils « dernière génération », qui ont grandement donné satisfaction. « A un niveau plus personnel, il était aussi intéressant de se replonger dans l’ambiance de la régate au contact, un peu comme pour une étape de la Solitaire du Figaro.  On s’est tous « mis un peu dans le rouge », preuve que l’envie est là chez tous les concurrents. Tous mes adversaires du prochain Vendée Globe semblent très bien préparés et il est difficile de dégager un favori. » Préparation : c’est là le mot d’ordre au sein du Team Banque Populaire qui va mettre un point d’honneur à désormais peaufiner les moindres détails du tour du monde en solitaire d’Armel. « L ‘idée est d’arriver aux Sables d’Olonne le 14 octobre prochain comme si le départ était donné le lendemain ». Armel va ainsi dès les tout prochains jours repartir au large, poursuivre les tests de ses fameux foils, sur de plus longs bords cette fois, « et de préférence sur mer formée. » Podium de la grande course du Défi Azimut 1. Armel Le Cléac’h – Banque Populaire arrivé à 11h 56min 26s en 18h 48min 26s à 12,46 nœuds 2. Morgan Lagravière – Safran arrivé à 12h 16min 26s en 19h 08min 26s à 12,45 nœuds 3. Jérémie Beyou – Maître CoQ arrivé à 12h 20min 30s en 19h 12min 30s à 12,55 nœuds [...]

Les marins offrent 3 médailles à la France

Les régates viennent de se terminer dans la baie de Rio sur un bilan exceptionnel pour la voile française : 3 médailles, une d’or, 2 de bronze. Banque Populaire, partenaire du Comité Olympique Français et surtout premier partenaire de la voile en France, est fière de féliciter Charline Picon, Pierre Le Coq, Hélène Defrance et Camille Lecointre pour leur performance. Trois médailles Dimanche dernier, c’est Pierre Le Coq, le briochin soutenu par la Banque Populaire de l’Ouest, qui ouvre le bal des médailles en décrochant le bronze en Planche à voile RS: X. Le Champion du monde de 2015, deux fois médaillé sur les Test-Events 2014 et 2015 et médaillé de bronze au Championnat d’Europe 2013, s’est battu jusqu’au bout et décroche le bronze au terme d’une Medal Race sous haute tension. Quelques minutes plus tard, Charline Picon remporte la médaille d’or chez les femmes à l’issue d’une finale dans laquelle elle a fait preuve d’une détermination sans faille pour l’emporter sur sa concurrente chinoise.  La véliplanchiste licenciée au Club Nautique de La Tremblade et soutenue par la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique, après un titre mondial et 3 titres européens, décroche le graal : la médaille d’or aux Jeux Olympiques. Hier, sur leur 470, Camille Lecointre et Hélène Defrance (soutenue par la Banque Populaire Provençale et Corse) se sont adjugé la médaille de bronze dans leur catégorie. Les championnes du monde 2016 complètent ainsi le palmarès de l’Equipe de France qui repart de Rio avec 3 médailles. Pour Frédéric Chenot, Directeur du Développement Banques Populaires, « les marins et leur fédération démontrent l’excellence de la filière de formation que la Banque Populaire est fière d’accompagner et de soutenir partout en France depuis de nombreuses années ». Une quatrième médaille, celle du courage, pour Billy et Marie Quadruple champion du monde et survolant leur discipline depuis 4 ans, l’équipage français de Nacra 17 composé de Marie Riou et Billy Besson (soutenus par la Banque Populaire de l’Ouest et la Banque Populaire Atlantique) était annoncé comme le grand favori pour le titre olympique. Mais le sort en a décidé autrement. A quelques jours du début des régates, Billy Besson est victime d’une hernie discale aggravée qui l’handicape au point de ne plus pouvoir marcher. Plus déterminé que jamais, le tandem décide néanmoins, malgré la souffrance de Billy, de participer à la compétition. A la force du mental, le duo remporte 2 régates et termine finalement 6ème des Jeux Olympiques en suscitant l’admiration de tous les concurrents et des spectateurs pour leur courage. Banque Populaire, La Banque de la Voile Depuis plus de 27 ans, Banque Populaire accompagne les marins français et le développement de la voile en France. Armateur de navires de course comme Banque Populaire V, détenteur du Trophée Jules Verne et de quinze records océaniques ou de Banque Populaire VIII skippé par Armel Le Cléac’h, récent vainqueur de The Transat, Banque Populaire est aussi un partenaire engagé dans le développement de la voile française. Soutien majeur de la Fédération Française de Voile, Banque Populaire accompagne le développement des clubs et écoles de voile et soutient l’Equipe de France depuis 16 ans. Son action est relayée et démultipliée dans la proximité par les Banques Populaires régionales auprès des athlètes comme des structures.  Banque Populaire est heureuse de féliciter l’Equipe de France de Voile et son encadrement, la Fédération Française de Voile et ses dirigeants pour avoir porté et défendu avec talent, ténacité et réussite les couleurs de la France aux Jeux Olympiques. Résultats des Français en voile aux Jeux Olympiques de Rio 2016 RS :X (planche à voile) – Médaille d’Or Charline Picon (soutenue par la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique) RS :X (planche à voile) – Médaille de Bronze Pierre le Coq (soutenu par la Banque Populaire de l’Ouest) 470 (filles) – Médaille de Bronze Hélène Defrance (soutenue par la Banque Populaire Provençale et Corse) Camille Lecointre 470 (garçons) – 7ème Sofian Bouvet Jérémie Mion 49erFX -  6ème Sarah Steyaert Aude Compan 49er – 5ème Noé Delpech (soutenu par la Banque Populaire Provençale et Corse) Julien d’Ortoli (soutenu par la Banque Populaire Provençale et Corse) Laser Standard – 5ème Jean-Baptiste Bernaz (soutenu par la Banque Populaire Côte d’Azrur) Nacra 17 – 6ème Marie Riou (soutenue par la Banque Populaire de l’Ouest) Billy Besson (soutenu par la Banque Populaire Atlantique) Finn – 14ème Jonathan Lobert (soutenu par la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique) Laser Radial – 21ème Mathilde de Kerangat [...]

Armel Le Cléac'h à Rio !

Depuis le 5 août, l’ensemble des champions français sont réunis à Rio pour le plus grand événement sportif au monde : les Jeux Olympiques ! 396 athlètes sur 10 500 de 206 pays représentent la France parmi lesquels 15 marins - 7 femmes et 8 hommes - répartis dans 10 disciplines, avec un seul objectif : décrocher une médaille ! Et les marins français signent jusqu’ici de belles performances ! Le skipper du Mono Banque Populaire VIII, Armel Le Cleac’h, rejoindra demain matin Rio de Janeiro pour vivre, pour la première fois, quelques jours cet événement unique. Partenaire du CNOSF*, de la Fédération Française de Voile et de ses athlètes, Banque Populaire a mis en place un dispositif exceptionnel pour l’occasion. La Banque de la Voile, soutien historique des marins français, est, depuis le 5 août dernier, le véritable #Insider de tous les passionnés. Faire vivre à ses fans une expérience unique, partager et ainsi offrir à sa communauté un accès privilégié aux événements et compétitions est l’objectif premier, notamment grâce à la présence sur place d’Armel, premier supporter de l’Equipe de France Olympique. Le blog d’Armel Le Cléac’h Coulisses, secrets, scoops, analyse des régates… Pendant son séjour au Brésil, Armel Le Cléac’h fera vivre aux fans l’expérience Olympique comme s’ils y étaient, grâce à son blog sur le nouveau site Internet Voile Banque Populaire : « avoir la chance de partager avec les internautes l’expérience Olympique et mettre en avant toutes les personnalités de l’ombre aussi importantes que les athlètes est un pur plaisir. Via des vidéos et photos je serai dès demain un véritable insider au Club France, dans Rio, sur les sites des compétitions… Faire vivre toutes les épreuves des marins et partager quelques petits secrets de voileux, est un exercice qui m’amuse et que je ne peux jamais faire directement quand je suis en mer. A Rio je serai détendu et sans enjeu donc disponible pour tout cela ainsi que pour les médias qui souhaitent avoir mon humble avis ! », explique Armel Le Cléac’h, qui comme la majorité des régatiers, a commencé la voile en dériveur. A suivre sur Voile Banque Populaire sur les réseaux sociaux et sur le site Internet www.voile.banquepopulaire.fr ! Armel Le Cléac'h consultant voile de Canal+ Pour commenter l’ensemble des épreuves de finales, la chaîne cryptée a fait confiance à Armel qui  sera en direct aux côtés de Hélène Cougoule pour commenter les medal races, sous réserve de qualification des marins français, les 14, 15 et 17 août de 13h à 14h30 (18h-19h30 heure française). Web-Série : « Des premiers bords au rêve d’or » Depuis maintenant 27 ans, Banque Populaire est un acteur majeur de la voile en France. Partenaire de la Fédération Française de Voile depuis 2000, la Banque de la Voile accompagnait peut-être déjà les coureurs de l’Equipe de France, lorsqu’ils tiraient leurs premiers bords dans les écoles de voile. La Web-Série « Des premiers bords au rêve d’or » diffusée depuis le 11 juillet sur les réseaux sociaux Voile Banque Populaire, dessine le portrait des athlètes français sous l’angle des premières fois sportives. « Premiers bords », « première victoire », « premières larmes de joies » … Banque Populaire était déjà là pour soutenir les athlètes dans leur « première fois » et espère les accompagner jusqu’à la médaille d’or ! #Inside Rio  Depuis l’ouverture des 31èmes Jeux Olympiques, Banque Populaire s’est transformé en un véritable #Insider à Rio au service de sa communauté. Chaque jour, sur ses réseaux sociaux mais également sur son site Internet, les internautes découvrent le Rio inconnu, les personnes de l’ombre, les informations exclusives, la face cachée des Jeux, les installations de l’Equipe de France… *CNOSF : Comité National Olympique Sportif Français Contacts presse à Rio : Mille & une vagues Caroline Concetti - port brésilien : +55 (0)21 976617634 port. +33(0)6 07 57 28 02 @ : presse@milletunevagues.com   crédit photo: Copyright Sailing Energy - World Sailing   [...]

Banque Populaire aux couleurs Olympiques

Du 5 au 21 août, l’ensemble des champions français a rendez-vous à Rio pour le plus grand événement sportif au monde : les Jeux Olympiques ! 396 athlètes sur 10 500 de 206 pays représenteront la France parmi lesquels 15 marins - 7 femmes et 8 hommes - répartis dans 10 disciplines, avec un seul objectif : décrocher une médaille ! En tant que partenaire du CNOSF*, de la Fédération Française de Voile et de ses athlètes, Banque Populaire met en place un dispositif exceptionnel pour l’occasion. La Banque de la Voile, soutien historique des marins français, va devenir le véritable #Insider de tous les passionnés. Elle va ainsi faire vivre à ses fans une expérience unique notamment grâce à la présence sur place d’Armel Le Cléac’h, skipper emblématique du Mono Banque Populaire VIII, et premier supporter de l’Equipe de France Olympique à Rio. Coulisses, secrets, scoops, analyse des régates… Armel fera vivre les JO comme si vous y étiez ! Alors pour ne rien manquer, suivez Voile Banque Populaire sur les réseaux sociaux et sur le site Internet www.voile.banquepopulaire.fr ! Le blog d’Armel Le Cléac’h   Dès aujourd’hui et durant toute la période des Jeux Olympiques, Armel Le Cléac’h fera vivre aux fans l’expérience Olympique grâce à son blog sur le nouveau site Internet Voile Banque Populaire ouvert au printemps dernier et qui pour l’occasion passera aux couleurs des JO de Rio 2016. Au-delà du simple récit des régates, il s’agira d’aller encore plus loin dans la découverte, en racontant les Jeux de l’intérieur : « L’idée de ce blog est avant tout de pouvoir partager avec les internautes l’expérience Olympique et de mettre en avant toutes les personnalités de l’ombre aussi importantes que les athlètes. Via des vidéos et photos je serai un véritable insider au Club France, dans Rio, sur les sites des compétitions… Je ferai vivre en coulisses toutes les épreuves des marins et partagerai quelques petits secrets de voileux », explique Armel Le Cléac’h, qui comme la majorité des régatiers, a commencé la voile en dériveur. Une équipe de France conquérante   La préparation olympique, réalisée par les sélectionnés en voile entre 2012 et 2016 restera dans les annales. Non seulement, les Français sont parvenus à se qualifier dans les dix séries présentes à Rio, ce que peu de nations ont réussi à faire, mais ont brillé dans toutes les compétitions internationales, que ce soit sur les épreuves de Coupe du Monde (Sailing World Cup) ou d’Europe (Eurosaf), les championnats du Monde et d’Europe… mais aussi sur les fameux « Test Event », véritables répétitions d’avant les Jeux aux mêmes dates et sur l’un des sept ronds de régates à l’intérieur ou l’extérieur de la baie de Rio. Au jeu du plus grand nombre de podiums durant ces quatre années, l’Équipe de France de Voile Olympique a devancé ses éternels rivaux anglais et australiens. De bon augure avant le départ des premières régates le 8 août précisément pour les Laser et les planches à voile. Web-Série : « Des premiers bords au rêve d’or »   Depuis maintenant 27 ans, Banque Populaire est un acteur majeur de la voile en France. Partenaire de la Fédération Française de Voile depuis 2000, la Banque de la Voile accompagnait peut-être déjà les coureurs de l’Equipe de France, lorsqu’ils tiraient leurs premiers bords dans les écoles de voile. La Web-Série « Des premiers bords au rêve d’or » diffusée depuis le 11 juillet sur les réseaux sociaux Voile Banque Populaire, dessine le portrait des athlètes français sous l’angle des premières fois sportives. « Premiers bords », « première victoire », « premières larmes de joies » … Banque Populaire était déjà là pour soutenir les athlètes dans leur « première fois » et espère les accompagner jusqu’à la médaille d’or ! #Inside Rio    Dès que les 31èmes Jeux Olympiques seront ouverts, Banque Populaire va se transformer en un véritable #Insider à Rio au service de sa communauté. Chaque jour, sur ses réseaux sociaux mais également sur son site Internet, les internautes pourront découvrir le Rio inconnu, les personnes de l’ombre, les informations exclusives, la face cachée des Jeux, les installations de l’Equipe de France… Et afin que les JO n’aient presque plus aucun secret. Ce dispositif proposé et mis en place par Banque Populaire est unique car son objectif premier est de partager et ainsi d’offrir à sa communauté un accès privilégié aux événements et compétitions.   *CNOSF : Comité National Olympique Sportif Français [...]

Banque Populaire VIII : le plein de confiance

  Arrivés samedi dernier à l’aube à leur base de Lorient, au terme d’un convoyage express depuis Newport, Armel Le Cléac’h et ses deux équipiers Gautier Levisse et Florent Vilboux ont immédiatement remis le monocoque Banque Populaire VIII entre les mains expertes du Team. Avec plus de 17 000 milles nautiques parcourus depuis la mise à l’eau au printemps 2015 dont trois transats et une superbe victoire en mai dernier entre Plymouth et New-York, le binôme Armel Le Cléac’h / Mono Banque Populaire VIII respectent à la lettre leur carnet de route vers l’échéance du 6 novembre prochain. Certes, la « joblist », au retour de deux traversées en deux mois est conséquente, mais les certitudes fondamentales sont là, sur le bien-fondé des choix architecturaux, sur l’efficacité des foils, sur la fiabilité des systèmes, et sur les performances intrinsèques du bateau. Le marin est au diapason, affuté comme jamais pour relever avec encore plus de force son challenge planétaire de l’automne.   Tous les voyants sont au vert En inscrivant dos à dos deux courses transatlantiques au programme du printemps, le Team Banque Populaire souhaitait passer au banc d’essai le monocoque Banque Populaire VIII. Si l’on minimise le choc responsable de l’abandon lors de la transat retour New-York-Vendée, les exercices en temps réel de cette double transat, en solo et en équipage réduit, sont couronnés de satisfaction. « Le bateau fonctionne bien » résume, Armel Le Cléac’h. « Nous avions souhaité naviguer au maximum et dans toutes les configurations de mer et de vent très en amont de la date fatidique du départ du Vendée Globe. Nous sommes parfaitement fidèles à notre feuille de route. Le bateau a connu toutes les allures, vent de travers, au plus près comme au plus largue du vent. Il a tapé comme jamais dans une mer infernale lors de The Transat. » Mieux, la vitesse et la performance sont au rendez-vous. « Bien que hors course, nous nous sommes pris au jeu de la compétition lors de la transat retour vers la Vendée » insiste Armel. « La vitesse était là et malgré l’absence d’un foil, nous avons rattrapé certains de nos petits camarades. »   Dernières mises au point Armel et tout le Team Banque Populaire ont ainsi, le temps d’un printemps, fait le plein de confiance. Ils vont à présent dérouler avec sérénité le fil des grands travaux encore à accomplir. Le nouveau jeu de voile prévu pour la grande boucle planétaire sera, ces prochains jours, livré et essayé. Puis viendra fin juin la très importante mise au sec du bateau, pour un check up complet de la structure, des appendices et des systèmes. « Nous allons aussi terminer la version N°3 de nos foils, plus évolutifs et synthétiques de nos deux premières expériences » précise Armel. Le retour sur l’eau interviendra  dès la mi-août. « Le bateau sera alors en configuration Vendée Globe, et nous aborderons avec concentration la dernière ligne droite avant Les Sables d’Olonne, avec au programme, trois stages de navigation en solitaire avec le Pôle de Port la Forêt, et un gros travail de préparation physique en ce qui me concerne. »   Le programme estival Mais avant cela, Armel va s’octroyer deux pauses bien méritées. L’une, très familiale, interviendra fin juin pour une période de vacances destinée à recharger les batteries au plus près des siens, faire le vide, se ressourcer, et emmagasiner toute l’énergie positive nécessaire à son immense défi océanique. L’autre verra Armel s’envoler pour Rio et les Jeux Olympiques du 12 au 20 aout prochain, pour soutenir l’Equipe de France Olympique de voile. [...]

Armel contraint à l’abandon sur la course New York - Vendée

Suite au choc survenu hier vers 12h (HF) avec un cétacé, Armel Le Cléac’h, à bord du Mono Banque Populaire VIII, avait pris la décision de se dérouter vers Newport pour rejoindre son équipe technique et constater les dommages subis suite à l’avarie. Arrivé hier en fin d’après-midi (heure locale) à la Goat Island Newport Marina, Armel et son Team ont analysé la situation. Par mesure de sécurité mais également de performance, la décision a été prise d’annoncer son abandon à l’organisation de la course New-York – Vendée. Armel, récent vainqueur de The Transat, est évidement déçu mais ne perd pas à l’esprit que l’objectif ultime de sa saison reste le Vendée Globe et que cela ne remet rien en cause : « Le foil n'est pas réutilisable dans son état actuel ni le puits qui nécessite des réparations plus poussées. Pour pouvoir reprendre la mer dans un délai raisonnable, nous allons condamner le puits de foil. Nous espérons repartir mercredi dans la journée. Il est préférable d'abandonner la course car nous ne serons plus performants en tribord amure soit une grande partie de la traversée avec la météo actuelle. De plus, repartir mercredi nous positionnerait à plus de 1000 milles des premiers dans une météo beaucoup moins favorable. Le retour en équipage réduit avec deux personnes du Team Banque Populaire pour m'accompagner va nous permettre de travailler sur plusieurs points techniques dans les conditions réelles. Cela sera aussi enrichissant en retour d'expérience et de fiabilité du bateau. Nous restons dans le timing de préparation du Vendée Globe en ralliant Lorient dès la semaine prochaine ». [...]

Armel Le Cléac’h se déroute vers Newport

Armel Le Cléac’h, skipper du Mono Banque Populaire VIII, vient d’annoncer à son équipe à terre qu’il a percuté un OFNI* et a constaté une petite voie d’eau dans le puits de dérive. Ni le skipper ni le bateau ne sont en danger. Armel se déroute actuellement vers Newport qu’il devrait atteindre dans  une douzaine d’heures. *Objet Flottant Non Identifié [...]

Match retour sur l’Atlantique

  Quinze jours seulement après sa triomphale arrivée à New York sur la course The Transat, Armel Le Cléac’h reprendra dimanche 29 mai la barre de son Mono Banque Populaire VIII pour une nouvelle traversée de l’Atlantique, d’ouest en est cette fois en direction des Sables d’Olonne. Toute récente au calendrier du Championnat IMOCA Ocean Masters 2015-2016, la New York-Vendée s’affiche comme un passage obligé pour tous les prétendants au prochain Vendée Globe. La crème des favoris de la grande boucle planétaire automnale est au rendez-vous New Yorkais, en quête de certitudes ou de confirmations. Reposé, Armel s’est psychologiquement programmé, un peu comme à la belle époque de ses victoires en Figaro, en capacité d’enchaîner de terribles efforts en solitaire. The Transat lui a permis de faire le plein de confiance en son bateau et en sa capacité à maîtriser l’exercice. C’est avec une belle envie qu’il s’élancera dimanche à 18h10, heure française, sous le pont de Verrazano, pour un nouveau sprint de 3 100 milles vers les rivages Vendéens. Bateau et marin aux petits soins Passées les traditionnelles remises des Prix de The Transat à New York, Armel Le Cléac’h a pu retrouver, quelques jours durant, sa petite famille avec un seul mot d’ordre : récupération. A New York, tout le Team Banque Populaire s’est quant à lui chargé de bichonner la monture. Banque Populaire VIII a magnifiquement subi l’épreuve du feu en franchissant sans encombre l’Atlantique Nord contre les vents dominants. « La liste des petites réparations à effectuer était au demeurant très légères » avoue Armel ; « Un peu de « strate » sur les bords de fuite des foils  abîmés par des chocs avec nombre d’objets flottants plus ou moins identifiés, casiers… Toute la structure est en parfaite condition.» Dès samedi dernier, Armel retrouvait la Grosse Pomme et son monocoque sagement amarré au pied de Manhattan, à la North Cove Marina bordée de gratte-ciel.   Une « New York-Vendée » pour marquer les esprits A l’instar d’une Solitaire du Figaro et ses éprouvantes répétitions d’étapes haletantes, Armel s’attache à ne garder en mémoire que le meilleur de l’étape achevée, pour ne plus se projeter que dans l’épreuve à venir. « Je connais bien ce parcours retour vers la France pour l’avoir pratiqué en 2008 déjà, et en 2014 à bord du maxi trimaran Banque Populaire VII. Une course aux allures majoritairement portantes s’annonce, et ce n’est pas pour nous déplaire puisque nos bateaux sont avant tout conçus pour ce type de configuration. » La qualité du plateau, et la dimension sportive évoquant une dernière répétition générale avant le Vendée Globe, lui confère une saveur particulière, qui excite singulièrement le compétiteur : « Nous allons nous mesurer à tous les prétendants du Vendée Globe, et ce pour la première fois. C’est un challenge très intéressant que je vais relever en restant dans le même état d’esprit que durant The Transat, à savoir une concentration maximum au service du bateau et de mes choix de route. »   Deux jours studieux attendent Armel avant le coup de canon libérateur, entre impératifs médiatiques et travail continu sur la météo à distance avec Marcel van Triest. « Nous allons aussi participer à la Charity race autour de Manhattan, une course pour le spectacle destinée à lever des fonds pour une œuvre caritative. » explique Armel. C’est dimanche prochain, à 18h10 heure française, que les 14 Imoca en lice prendront un départ fictif devant Manhattan, avant de rallier le pont du Verrazano d’où le véritable départ sera donné. [...]

Armel accroche une course majeure à son palmarès !

Le skipper du monocoque Banque Populaire VIII Armel Le Cléac’h s’est adjugé samedi 14 mai, au terme d’une traversée magistralement, The Transat bakerly, la course transatlantique en solitaire la plus austère et la plus âpre, entre Plymouth et New York. Il s’impose avec brio sur le parcours originel de la plus ancienne des courses classiques, la transat anglaise de Chichester et Tabarly. Un couronnement après sa deuxième place de 2008 derrière un certain Loïck Peyron! Et un succès majeur dans la carrière du breton plus que jamais au faîte de son art. Son monocoque lancé en 2015 se montre, à quelques mois du Vendée Globe, à la hauteur des attentes suscitées, performant à toutes les allures, et particulièrement convaincant dans l’efficacité de ses fameux foils. Dans l’intensité physique, comme dans la lucidité analytique, Armel réalise la course référence, un quasi sans faute qui n’a laissé aucune chance à ses redoutables adversaires, Vincent Riou (PRB), jamais en mesure de véritablement inquiéter Banque Populaire VIII tout au long des 3 050 milles du parcours. Une route atypique Ainsi que ce fut le lot pour la majorité des coureurs solitaires de The Transat bakely, toutes classes concernées, la conjugaison des déplacements très sud des virulentes dépressions d’Atlantique Nord, avec la vaste zone d’exclusion des glaces mise en place par la Direction de course, a d’emblée imposé une trajectoire inhabituelle vers Ouessant et la traversée du golfe de Gascogne. La bagarre annoncée entre quatre des principaux protagonistes de la Classe Imoca, Vincent Riou (PRB), Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), Jean Pierre Dick (St Michel Virbac) et Armel, a tenu toutes ses promesses et le commandement de la flotte au large du cap Finistère a souvent changé de main. Travers au fort vent de Nord Est, le monocoque Banque Populaire VIII a trouvé sur une mer pourtant hachée, les conditions idéales pour se tester. « J’ai vite pris confiance en mon bateau et en nos systèmes de foils » précise Armel, «  et j’ai d’emblée, au plus fort du vent, pu attaquer. » Un moment distancé par Vincent Riou bien calé à son vent, Armel s’est donné sans retenue pour s’emparer du leadership. « J’étais en phase avec mon bateau et avec la météo. Je n’ai pas calculé mes efforts. Il fallait en permanence anticiper les manœuvres pour ne pas subir et me faire dépasser par la machine. Je suis content d’avoir beaucoup travaillé physiquement cet hiver. Cela a payé. » Dépressions et transitions Au 5ème jour de course, une nouvelle dépression vient balayer la flotte avec ses vents de Nord Ouest de 45 noeuds et plus. Banque Populaire VIII ne baisse pas de rythme et se recale sur la route directe. Alors que Sébastien Josse a dû jeter l’éponge suite à un violent départ à l’abattée, Armel porte son avantage à plus de 25 milles, « à la pédale » comme dirait les cyclistes, en vitesse pure, en puissance et en détermination. Jean-Pierre Dick, longtemps dans le même tempo, semble lâcher prise. Un formidable mano a mano s’engage entre PRB et Banque Populaire VIII dans le vaste contournement par le sud de la zone d’exclusion des glaces. Derrière les dépressions attendent d’angoissantes zones peu ventées, transitions entre deux systèmes. Premier à négocier ces moments de pétole, Armel est aussi le premier à en ressortir et l’élastique du différentiel entre lui et Riou se tend et se détend au rythme du franchissement de ces dorsales anticycloniques. La délicate approche du continent Nord Américain Sous Terre-Neuve, la complexité de l’élaboration des systèmes météos venus du Labrador, avec leurs forts vents d’ouest, se double de l’arrivée du Gulf Stream, ce puissant « fleuve » de courant chaud qui remonte le long de la côte Est des Etats-Unis depuis le golfe du Mexique. Au terme de 8 jours d’une rare intensité, Armel négocie en leader ces nouveaux phénomènes si spécifiques à la transat anglaise. Avec plus de 50 milles d’avance sur Riou, la victoire n’est pourtant pas encore acquise, tant l’incertitude météo règne sous la Nouvelle Ecosse. Banque Populaire VIII bénéficie une nouvelle fois de sa position à l’ouest de ses adversaires. Il touche en premier le vent d’ouest et plonge tribord amure vers la latitude de New-York. Plus que jamais, il contrôle son adversaire, confiant en sa capacité de gérer les zones déventées, et concentré comme au premier jour, malgré la fatigue, pour anticiper toute tentative de débordement par le sud de son adversaire. Première victoire en Imoca L’arrivée est douloureuse. Armel est fatigué et le vent a déserté l’embouchure de l’Hudson. Banque Populaire VIII glisse pourtant avec facilité sur une mer lisse comme un miroir. Dans le matin américain, Armel ne peut plus être rejoint. La victoire est là, sa première en Imoca, sur l’une des plus impitoyables des transats. « J’avais à coeur de la gagner, après mes 2èmes places du Vendée Globe et de la Transat Jacques Vabre… Je suis heureux de remplir cet objectif, pour moi et pour le Team Banque Populaire. » A noter : Arrivée le samedi 14 mai à 17 heures, 27 minutes et 39 secondes heure française. Banque Populaire VIII a franchi la ligne d’arrivée de The Transat bakerly au large de New-York, au terme de 12 jours 02 heures 28 minutes 39 secondes à la moyenne de 12,91 nœuds sur l’eau. Armel Le Cléac’h  a parcouru sur l’eau 3 751 milles. Il améliore le temps de référence de la transat anglaise en monocoque ; Loïck Peyron vainqueur en 2008, avait mis 12 jours, 08heures,  45 minutes pour rallier Boston (moins éloigné que New York) au départ de Plymouth. Images vidéo et photos libres de droits cliquez ici [...]

Armel Le Cléac’h triomphe à New York !

En franchissant à 17 heures, 27 minutes et 39 secondes heure française, la ligne d’arrivée de The Transat bakerly au large de New-York, et au terme de 12 jours 02 heures 28 minutes 39 secondes à la moyenne de 12,91 nœuds sur l’eau de navigation solitaire, le skipper du Mono Banque Populaire VIII s’adjuge la mythique course transatlantique en solo entre Plymouth (GB) et New York. Armel triomphe en maîtrisant avec brio un parcours d’Atlantique Nord truffé de difficultés météorologiques. A quelques mois du Vendée Globe, il signe ici sa première victoire en solitaire en monocoque 60 pieds. Armel valide aussi, de la plus éclatante des manières, les choix technologiques mis au point sur son voilier qui lui donnent le plein de confiance en vue des prochaines échéances. Jusqu’au dernier bord, cette transat aura sollicité toutes les facettes du talent de marin solitaire d’Armel Le Cléac’h. La physionomie très particulière de cette édition 2016, marquée par les déplacements ultrarapides de dépressions sur une route très sud, et la brutale alternance de vents forts et de zones de transition, a exigé des concurrents un sens de l’anticipation et de l’analyse particulièrement aigu. Armel s’y est montré à son avantage, abordant chaque difficulté par le bon angle pour tirer le meilleur des conditions proposées. Il a aussi su placer avec une précision chirurgicale son monocoque Banque Populaire VIII dans les veines de vent les plus adaptées à son formidable potentiel. A l’aise au plus près du vent, il s’est montré intouchable quand il a fallu solliciter ses fameux foils. Ajoutez à cela la menace omniprésente du redoutable Vincent Riou (PRB) constamment à l’affût et en capacité de revenir dans le tableau arrière de Banque Populaire VIII, et l’on prend toute la mesure de l’intensité émotionnelle de cette épreuve, et la saveur singulière de cette victoire. Armel triomphe sur tous les tableaux, techniques avec la démonstration éclatante des qualités de son monocoque, mais aussi tactiques avec un redoutable sens du placement et sportifs au terme d’un sprint de plus de 12 jours sans répit. Et ce malgré la pénalité de 31 minutes infligée par le jury pour rupture de plomb. Le skipper du monocoque IMOCA Banque Populaire VIII a parcouru sur l’eau 3 751 milles. Armel Le Cléac’h a maîtrisé avec sang-froid tous ces paramètres. Il a pris mille après mille confiance en sa machine pour donner libre cours à son instinct de régatier, et s’ouvrir la route de New York : « C’est une transat très difficile, avec toutes les conditions de vent et de mer, et la dureté de l’Atlantique Nord. On ne voit pas beaucoup le soleil. Sa dureté fait son charme. Elle était très engagée, et ne m’a laissé aucun répit. » Course à part entière, challenge personnel avoué, The Transat bakerly constitue une ligne majeure dans le pedigree déjà bien étoffé d’Armel, mais aussi de son partenaire, Banque Populaire, engagé depuis 27 ans dans la voile ! Déclaration d'Armel juste après le franchissement de ligne Une super victoire ! Je suis fatigué. La fin a été très difficile avec peu de vent….C’est une  super victoire ! Je suis heureux de gagner, avec à la clé une belle trajectoire  et un belle avance à l’arrivée.  Que du positif !  Arriver à New York est magique. C’est ma première grande victoire en Imoca, en solitaire, sur une transat majeure ! C’est un très belle chose de faite ! Que la victoire est jolie ! « Il a fallu aller la chercher ! On a connu beaucoup de dépressions et de transitions. Chaque mille était important, notamment avant l’arrivée avec  la météo très changeante près de l’Amérique. J’ai pris la tête très tôt et je me suis bien battu avec Vincent, en duel jusqu’au bout. J’ai pu le garder à distance tout en soignant mes trajectoires. » Franchir un cap. « J’étais en phase avec  le bateau et la météo. Le travail de cet hiver a porté ses fruits. J’ai tiré sur le bateau en pleine confiance. Je n’ai pas rechigné à la manoeuvre, tout en consacrant beaucoup de temps à la météo… C’est important pour la confiance par rapport à un bateau comme PRB qui est très au point. On a franchi un cap ! Ce n’est pas un sans faute. On fait toujours de petites erreurs, mais je suis content de ma trajectoire. Le bateau était bien préparé et j’ai beaucoup tiré dessus. J’ai retrouvé les sensations de mes victoires en Figaro et dans la transat AG2R. C’est une course très physique. Mon travail de l’hiver m’a permis d’avoir le physique pour ne pas subir le bateau, anticiper les manœuvres surtout dans les conditions difficiles… » Heureux pour le Team Banque Populaire « J’avais à coeur de la gagner, après mes 2ème places du Vendée Globe et de la Transat Jacques Vabre… Je suis heureux de remplir cet objectif, pour moi et le Team Banque Populaire. J’ai pu tirer sur le bateau et bien profiter des foils. On a désormais plus de certitudes sur la fiabilité du système et on peut vraiment bénéficier de leurs capacités. Ils nous ont permis de creuser un peu l’écart  et de maintenir notre matelas d’avance. » Images vidéo et photos libres de droits cliquez ici     [...]

Armel Le Cléac’h en approche du continent américain

A l’entame des derniers 900 milles avant New-York, Armel Le Cléac’h et le monocoque Banque Populaire VIII ont négocié cette nuit une nouvelle zone de transition peu ventée dans l’attente d’une dépression en formation dans le Nord Est du continent américain. Cet épisode peu tonique a favorisé un moment le retour de Vincent Riou (PRB), légèrement décroché hier lorsqu’Armel avait appuyé sur l’accélérateur en touchant des vents de Sud Ouest. Le skipper de Banque Populaire VIII a depuis renvoyé de la toile et débordé au louvoyage, en tirant des petits bords de près. Un front est en approche qui apportera un vent de Sud puis Nord Ouest propice à un bord rapide vers New-York. L’issue de cette édition de The Transat bakerly, particulièrement compliquée météorologiquement, demeure grandement incertaine. Quelques coups d’accordéon « J’ai connu une nuit un peu pénible avec le franchissement de cette dorsale, et beaucoup de transitions peu ventées, avec un vent qui retombe, des grains et derrière encore des calmes. » raconte un Armel Le Cléac’h lucide.  « Ca repart depuis peu. » Le long bord travers au vent de Sud Ouest entamé hier matin aura donc permis au monocoque Banque Populaire VIII d’achever avec une belle vélocité le contournement de la zone d’exclusion des glaces. « Le jeu de l’élastique se poursuit avec Vincent et Jean-Pierre. Je suis le premier à entrer dans la « molle », mais aussi le premier à en ressortir, comme en ce moment où l’écart grandit de nouveau en ma faveur…. J’ai à peu près 5 heures d’avance et ca repart par devant. Il reste encore trois jours de course. Il faut rester au taquet ! » Un final à suspense S’il peut se satisfaire d’avoir effacé de son tableau de marche cette zone d’exclusion qui lui barrait la route vers le continent Nord-Américain, limitant les choix stratégiques, Armel doit à présent et plus que jamais garder un oeil dans le rétroviseur et surveiller Vincent Riou, mais aussi Jean-Pierre Dick (Saint Michel-Virbac), tout en négociant au mieux le passage d’un front à venir. Le vent doit rentrer par le sud, avant de basculer Nord Ouest, et Armel devrait être le premier à en profiter. « On va franchir un front ce soir avant de passer en tribord pour un long bord vers New-York. Le temps est encore clair derrière la dorsale de cette nuit mais on voit au loin la ligne de grains et de pluie. On va traverser ce front avec du Sud puis du Nord Ouest. Les températures se sont refroidies. On a eu le Gulf Stream hier, qui nous a réchauffé mais à présent on subit le froid du courant du Labrador… » Encore trois jours… C’est un final à suspense qui s’annonce tant sont proches les vitesses des Imoca à ces allures travers au vent. C’est à l’instinct de régatier, de guerrier que va se jouer la maîtrise du pouvoir au large de la Nouvelle-Angleterre, au moment où trafic maritime, brume et courants vont se conjuguer pour rendre la vie encore plus difficile aux solitaires. « The Transat est une course hors norme. » résume le skipper de Banque Populaire VIII. «  On ne s’ennuie pas ! Notre trace n’est pas du tout directe. On a écrit notre nom sur la carte ! On doit composer avec cette météo ! Beaucoup de choix stratégiques et peu de répit pour se reposer.  On a eu tous les types de météo en un laps de temps très court. » Et de conclure : « Il faut être à fond jusqu’au bout car personne ne lâchera le morceau. Je continue ma route en m‘appliquant dans les manœuvres, dans la gestion du bateau et dans l’élaboration de la stratégie. » Position de 17h : 1- Armel Le Cléac'h (Banque Populaire) à 891 milles de l'arrivée 2- Vincent Riou (PRB) à 89,2 milles du leader 3- Jean-Pierre Dick (Saint Michel-Virbac) à 168,2 milles Pour télécharger les photos envoyées du bord, cliquez-ici   [...]

Banque Populaire VIII en tête de The Transat bakerly

Armel Le Cléac’h, à bord de son monocoque Banque Populaire VIII, s’est emparé cette nuit du commandement de la flotte Imoca de The Transat. Depuis son empannage au large de la pointe occidentale du nord ouest de la péninsule ibérique, il a maintenu un cap plein ouest  pour profiter d’un vent soutenu de secteur Nord Nord Est. Il a pu tirer le meilleur profit de ses fameux foils pour engranger des milles à haute vitesse et dépasser Vincent Riou, dont le PRB caracolait en tête depuis Plymouth. Armel disposait ce matin d’une trentaine de milles d’avance et maintenait un excellent tempo à plus de 18 noeuds sur la route directe (vmg). Après avoir croisé ce matin dans le nord de l’archipel des Açores, Armel se prépare à la gestion toujours délicate d’une petite dorsale anticyclonique et ses vents faibles, avant l’arrivée vendredi d’une dépression très creuse en provenance de Terre Neuve. On dirait le Rhum ! C’est donc la route sud que la plupart des concurrents toutes classes confondues de The Transat a privilégié pour gagner New York. La conjugaison de facteurs impérieux comme la taille de la zone d’interdiction des glaces au large de Terre-Neuve, et la succession de dépressions très virulentes dan ces mêmes parages a incité les navigateurs solitaires à choisir la longue route, celle qui s’éloigne de la courbure de la Terre pour plonger, un peu à l’instar d’une Route du Rhum, à travers le golfe de Gascogne au plus près du Cap Finisterre. Les monocoques de la Classe Imoca sont d’emblée entrés de plain pied dans le vif de leur affrontement et ont très rapidement lâché les chevaux, profitant à plein de conditions certes musclées de navigation, mais propices à la très grande vitesse. Près de 600 milles de route ont ainsi été avalés en gain sur la route de New York. « Nous avons traversé cette nuit une petite zone d’instabilité » raconte Armel. « J’ai choisi de rester un peu plus nord que mes camarades, et ai eu un peu plus de pression qu’eux, ce qui m’a permis de prendre la tête. » Avantage foils Avec ce vent bien soutenu et stable en angle et en intensité, Armel a eu tout le loisir d’équilibrer et de régler parfaitement son bateau, en appui sur son foil bâbord. « Après la mer infernale que nous avons eu au large du cap Finisterre, la houle s’est mieux rangée et j’ai bénéficié hier et cette nuit de belles conditions de glisse, sous grand voile haute et génois » précise t-il désormais au commandement et qui maintient pour l’heure une cadence élevée, dans l’attente d’un ralentissement prévu en soirée. Banque Populaire VIII va aborder une dorsale anticyclonique, zone de transition peu ventée, avant l’arrivée d’un nouveau système météo, dépressionnaire celui-là, et qui sollicitera considérablement les marins solitaires, quand le vent, en quelques heures, basculera au sud avec force, avant d’effectuer une rapide rotation au secteur Nord Ouest. « J’ai réussi à me reposer un peu cette nuit dans l’anticipation des prochaines 24 heures qui s’annoncent difficiles. » Une succession d’interventions lourdes, à déclencher à un instant stratégique, attend des solitaires certainement  déjà entamés physiquement par un début de course tonitruant. Malgré la fatigue, Armel devra redoubler de vigilance afin de se placer idéalement dans les bons filons de vent, tout en soignant la multiplication des manoeuvres délicates à opérer sur le pont de son monocoque Banque Populaire VIII. La mer, bien rangée hier, et favorable à l’utilisation optimum des foils, va de nouveau s’agiter avec les passages successifs de fronts, et rajouter à l’inconfort du bord. Classement de 12h : 1- Armel Le Cléac'h (Banque Populaire) à 2 277,6 milles de l'arrivée 2- Vincent Riou (PRB) à 29,9 milles 3- Jean-Pierre Dick (St Michel - Virbac) à 60 milles PHOTOS ET VIDÉOS Retrouver les photos d'Armel Le Cléac'h cliquez ici Pour accéder au serveur vidéo voile Banque Populaire, c'est ici [...]

A l’épreuve de l’Atlantique Nord

Affuté, déterminé, et en pleine confiance dans ses choix techniques et stratégiques, Armel Le Cléac’h entamera lundi à 15 heures 30 le premier des trois travaux herculéens programmés en 2016 pour son monocoque Banque Populaire VIII. Armel va les aborder dans l’ordre, course après course, avec toujours la même implication, motivation, réflexion technique et stratégique qui le caractérise. The Transat relève du mythe auquel tout jeune skipper rêve d’appartenir. Voir New York, au sortir d’un mano a mano hors norme, hors dimension humaine avec l’Atlantique Nord et ses souffles glacés venus tout droit du Labrador, est une récompense qu’Armel et tout le Team Banque Populaire souhaitent la plus dorée possible. Un homme, un bateau et l’océan ! The Transat, une épreuve à part ! « Si l’on regarde la configuration des vents et de la mer qui nous attend ces prochaines deux semaines, on est assez loin du Vendée Globe » analyse Armel Le Cléac’h, à quelques heures du départ de sa première course transatlantique en solitaire à bord du nouveau monocoque Banque Populaire VIII. « Beaucoup de près, du reaching, allure travers au vent, et peu de portant, soit l’inverse de ce pour quoi le bateau a été conçu.  Tout le Team Banque Populaire et moi-même rêvions de nous retrouver ici, à Plymouth, et de nous élancer vers New York. » poursuit Armel. « The Transat est une épreuve à part. Y briller apportera forcément un plus pour le Vendée Globe. Par rapport à la concurrence bien sûr, mais surtout pour mon vécu personnel. Nous partons pour une grosse douzaine de jours d’une navigation intense à l’extrême, inconfortable, dans le froid, la brume et l’humidité. L’organisme va souffrir, et pourtant, il faudra jusqu’au bout demeurer lucide dans ses choix de route et vigilant quand, sous les côtes américaines, les difficultés vont s’empiler, avec le trafic, les animaux marins et la proximité des côtes. Nous ne partons pas vers le soleil, mais vers le froid et la dureté. C’est là la grandeur de cette course, ce qui donne envie de la gagner… » « Ca va taper ! » Typé pour les grands surfs aux allures portatives, le Mono Banque Populaire VIII va affronter l’épreuve des vents contraires et des mers formés. « Pas de tempête à l’horizon » module Armel, « mais de gros systèmes dépressionnaires à négocier. Il sera intéressant d’observer le comportement du bateau dans ces conditions. Cela va beaucoup taper et je vais pouvoir mesurer la justesse de nos choix en  terme d’ergonomie et d’espace de vie. Si je parviens, lors de The Transat, à fonctionner efficacement et avec un minimum de confort, j’aurai alors acquis pas mal de certitudes dans la perspective du Vendée Globe. » Une opposition de choix 3 050 milles d’éléments contraires, suivis, en juin prochain, d’une distance similaire voire supérieure, pour revenir aux Sables d’Olonne, vont tremper davantage encore l’acier dans lequel Armel le Cléac’h forge sa carapace du Vendée Globe. « La concurrence, à défaut de quantité, est présente en qualité » précise-t’il. « Mes principaux adversaires sont là. Nous allons tous être logés à la même enseigne entre la Cornouaille Anglaise et le Nouveau Monde. Tous sont prêts, et vont me pousser vers l’excellence. A moi d’être lucide et mesuré, et de ne pas subir exagérément la surenchère des velléités des uns ou des autres. De nombreux choix de route vont s’offrir à nous, rendus plus compliqués par la zone d’interdiction des glaces sous Terre Neuve. Pour un régatier, cela s’annonce passionnant ! » Armel profitera des dernières heures à terre pour jauger et mesurer en compagnie de Marcel van Triest, son conseiller météo, les options qui devraient très vite après le coup de canon se présenter à lui. Un premier front froid, assez virulent avec des vents de secteur sud ouest forts vont pousser les marins vers une mer d’Irlande bien agitée et vers la violence admirablement redoutable de l’Atlantique Nord. [...]

Un nouveau site 100% passion pour Voile Banque Populaire

Le site Voile Banque Populaire fait peau neuve ! A partir de ce lundi 11 avril, une nouvelle version est en ligne, proposant aux internautes une grande variété de contenus multimédias autour de l’univers du nautisme au sens large du terme: actualités, compétitions, portraits, aventures, découvertes, environnement, conseils pratiques, coups de cœur… Les amateurs de voile auront également l’occasion d’échanger autour de leur passion commune sur une plateforme dédiée. Créé en 2004, le site www.voile.banquepopulaire.fr entre dans une nouvelle dimension ce lundi 11 avril, avec l’ambition d’élargir son champ de vision pour toucher et réunir tous les passionnés de voile, qu’ils soient pratiquants ou non, amateurs de régates et de course au large ou simples plaisanciers, terriens ou marins. « Quand Internet est né, nous étions déjà dans la voile, et très vite, nous avons compris que c’était un merveilleux outil pour partager nos aventures et nos émotions avec le public, d’où le lancement de notre site qui délivrait de l’information sur nos projets, explique Thierry Bouvard, Responsable des programmes éditoriaux et du sponsoring Banque Populaire. Grâce aux réseaux sociaux, nous avons pu dialoguer avec les internautes autour de nos projets ; avec ce nouveau site, nous souhaitons franchir un pas de plus en rassemblant tous ceux qui partagent la passion de la voile, d’où le #PassionVoile que nous avons lancé sur Twitter. » Et lorsqu’il parle de voile, Thierry Bouvard entend un large éventail d’univers : « Je refuse de mettre la voile dans un carcan. Elle exprime beaucoup plus de choses qu’un sport, c’est la passion d’un environnement, d’un certain mode de vie, elle est aussi synonyme d’esprit d’aventure, de liberté, de dépassement de soi… C’est autour de toutes ces valeurs que le site www.voile.banquepopulaire.fr entend réunir les passionnés. » Cette volonté d’ouverture se concrétise par un site complètement remodelé, très visuel, aéré et pratique d’utilisation, qui propose un large éventail de sujets : les internautes, en plus de suivre, dans la Rubrique News, l’indispensable actualité des grandes courses hauturières et des régates plus près des côtes, ont ainsi la possibilité dans la Rubrique Portraits de s’intéresser aux parcours de personnalités liées au monde maritime (skippers, techniciens, entraîneurs, dirigeants, architectes, sauveteurs en mer…) ; de plonger dans l’univers du nautisme dans la Rubrique Passion qui proposera à la fois des récits de courses ou de grandes odyssées, mais aussi des bons plans, des conseils, des idées de voyages ou de croisières, des éclairages sur la pratique de la voile… ; mais aussi de découvrir dans la Rubrique Coups de Cœur des initiatives originales dans les domaines de la défense de l’environnement, de l’accessibilité, de la sécurité, du patrimoine… Et puisque la vocation du site est aussi de provoquer l’échange, une Rubrique Partage réunit tous les passionnés dans un espace interactif autour de thèmes qui leur sont chers, afin que chacun puisse donner son point de vue, ses conseils, ses idées novatrices, fasse partager ses bons plans…       Les comptes Facebook, Twitter, Instagram, Youtube et Dailymotion de VoileBanquePopulaire seront accessibles depuis la « Homepage ». La voile étant un univers très visuel, une Rubrique Photos et une Web TV seront également l’occasion de mettre en avant les plus belles images venues d’horizons divers, mais aussi d’orienter les internautes vers des vidéos émouvantes, amusantes, spectaculaires, insolites… Enfin, un Espace Presse permettra aux professionnels de l’information d’avoir accès à une large palette de contenus multimédias. C’est donc à la grande communauté des amoureux de la voile et de la mer que s’adresse ce nouveau www.voile.banquepopulaire.fr, bonne navigation ! Photos et vidéos : Photos : pour télécharger des visuels du nouveau site Voile Banque Populaire, cliquez-ici. Vidéo : découvrez le nouveau site en images. [...]

Banque Populaire VIII, superbe deuxième de la Transat

[Transat Jacques Vabre 2015] Le Monocoque Imoca Banque Populaire VIII d’Armel Le Cléac’h et Erwan Tabarly, quatre mois seulement après sa mise à l’eau, a signé hier soir mercredi 11 novembre, peu avant 22 heures françaises, une somptueuse deuxième place à Itajaï, 8 heures et 6 minutes après le grand vainqueur de l’épreuve, PRB.  Mission accomplie pour Armel et Erwan qui attendaient beaucoup de cette première grande course transatlantique pour leur tout nouveau prototype. Non seulement un résultat probant est au rendez-vous, mais la grande diversité et la dureté des conditions rencontrées permettent dès ce soir de valider nombre de partis pris architecturaux et techniques. Le bateau a fait la preuve de sa fiabilité et a démontré un formidable potentiel que toute l’équipe du Team Banque Populaire va s’attacher à fructifier dans la perspective des grandes échéances à venir, avec au premier rang le Vendée Globe 2016. Attaquer à bon escient, lever le pied quand nécessaire… « Je remercie l’équipe de construction et le Team de préparateurs pour leur remarquable travail évolutif en un laps de temps très court. » Les premiers mots d’Armel Le Cléac’h à Itajaï sont pour tous les travailleurs de l’ombre de son projet sportif. La Transat Jacques Vabre 12ème du nom s’est avérée terriblement sélective, et franchir la ligne d’arrivée brésilienne constitue un véritable succès.  « On a joué la gagne jusqu’au bout », souligne pourtant Erwan Tabarly. Pour preuve, ce choix délibéré dès les premières heures de course de mettre cap à l’ouest pour affronter « la montagne » comme  Erwan surnomme cette dépression monstrueuse sous l’Irlande que Banque Populaire VIII a su contourner, pour s’emparer du commandement aux allures les plus favorables au plan bateau. « C’est là qu’il fallait aller », insiste Erwan, « pour prétendre jouer la gagne. Mais nous n’y sommes pas allés n’importe comment. On a clairement levé le pied, en remontant notamment les foils. C’est à ce moment qu’on a appris la vague d’abandons parmi les bateaux neufs… »  Travers au vent, avec le bon angle et la bonne force d’alizé de nord-est, Banque Populaire VIII a ensuite donné sa pleine mesure, pour le plus grand bonheur de ses deux skippers ; « des pointes à 29 et 30 nœuds ! Le bateau sous l’eau ! Impressionnant ! » Erwan Tabarly ne cache pas son bonheur. Son entente, sa complicité avec Armel, fruit d’une longue amitié, ont grandement participé à la performance finale.  « Erwan s’est montré, ainsi que je m’y attendais, très costaud », précise Armel. « Le bateau est exigeant, et la course a été très rude, très éprouvante. Erwan ne rechigne jamais à la moindre manœuvre. Il va au feu avec le sourire. » Nous avons fait un grand pas en avant ! L’heure, après la traditionnelle caïpirinha, est à la réflexion à tête de reposée pour débriefer une longue course riche de maints enseignements. « Nous avons beaucoup appris durant ces 17 jours à fond. Nous venons de faire un grand pas en avant, confrontés au meilleur Imoca de sa génération, PRB. Il est certain que notre marge de progression est grande par rapport aux bateaux aboutis. Nous allons savourer ce beau résultat collectif, et nous mettre rapidement au travail… » En bref… Banque Populaire VIII, 2ème de la Transat Jacques Vabre Arrivée : mercredi 11 novembre 2015 à 21 heures, 59 minutes et 09 secondes Temps de course : 17 jours, 8 heures, 29 minutes et 9 secondes Moyenne sur le parcours théorique (5400 milles) : 12, 97 nœuds Moyenne sur la distance effectivement parcourue (6 119 milles) : 14,69 nœuds Ecart au premier : 8 heures 6 minutes et 45 secoendes. PHOTOS ET VIDÉOS Retrouver les photos d'Armel Le Cléac'h et Erwan Tabarly en cliquant ici Pour accéder au serveur vidéo voile Banque Populaire, c'est ici.    [...]

Retour sur la course

[Transat Jacques Vabre 2015] En prenant la deuxième place de la Transat Jacques Vabre 2015, Armel Le Cléac’h et Erwan Tabarly remplissent, au delà de leurs aspirations, les objectifs sportifs, mais aussi de tests et de validations envisagés cinq mois seulement après la mise à l’eau de leur prototype de 60 pieds. La route entre Le Havre et Itajaï dans le sud brésilien, s’est avérée singulièrement complexe, offrant aux duos en lice une grande variété de configurations météorologiques, et soumettant hommes et machines à un brutal régime de vie et de navigation. Seul voilier récent équipé de plans porteurs (foils) à terminer la course, Banque Populaire VIII a fait la démonstration de sa solidité, et expérimenté à de nombreuses reprises les avantages de ces appendices.  Tout le Team Banque Populaire est depuis plusieurs jours déjà en réflexion transversale avec les architectes pour évaluer les raisons du si grand nombre d’abandons au sein de la flotte récente des  voiliers Imoca. Banque Populaire VIII va, en ce qui le concerne, revenir vers la France par cargo, sans prendre part à la Transat B to B, course en solitaire entre Saint Barth et Port la Forêt, afin d’éviter tout risque d’avarie inutile qui pourrait nuire à la poursuite de sa belle montée en puissance et ainsi à sa participation au Vendée Globe. Une course à élimination et rebondissements Cette édition rapide et mouvementée de la Transat Jacques Vabre n’aura guère laissé de répit aux 20 équipages engagés en catégorie Imoca. Armel Le Cléac’h et Erwan Tabarly, s’ils craignaient avec quelques raisons la virulence des trains de dépressions automnales attendus dès leur sortie de Manche, ont avec courage et un certain panache fait front, en jouant à fond la carte de la gagne, quitte à en passer par un vaste détour sous les côtes irlandaises pour contourner le premier centre dépressionnaire en circulation vers la pointe de Bretagne.  Affrontant des vents à plus de 48 nœuds, ils ont su faire le dos rond, lever le pied dans une mer à juste titre qualifiée de « casse-bateaux », pour débouler dans le fort vent de nord-ouest loin au large du Cap Finisterre en position de faire parler la poudre. Travers au fort flux d’ouest au nord de l’archipel des Açores, Armel et Erwan s’enhardissaient et lâchaient progressivement les chevaux, au point dès le 30 octobre de s’emparer des rênes de la course. Les fameux foils démontraient toute leur efficacité, avec le bon angle de vent et sur une mer enfin mieux « rangée », offrant au duo de skippers Banque Populaire un petit matelas d’avance porté à 38 milles sur PRB par le travers du Cap Vert. « Le bateau s’est montré très impressionnant » souligne Erwan, « avec des pointes régulières à 29 nœuds ! » Un Pot au Noir peu coopératif Banque Populaire VIII ouvrait ainsi le 3 novembre dernier la route dans un Pot au Noir annoncé peu virulent, mais qui allait s’avérer en réalité plein de chausse-trappes pour Armel et Erwan.  « Nous avons manqué de réussite, et ce Pot au Noir a laissé nos adversaires s’échapper sans trop d’encombres pendant que des nuages noirs tenaces aspiraient tout le vent sur notre zone d’évolution. »  Les 35 milles d’avance fondaient comme neige au soleil, et se muaient en moins de 24 heures en un déficit d’une vingtaine de milles sur le nouveau leader PRB.  « Le passage de l’équateur a ensuite été compliqué », poursuit Armel, « avec un alizé de sud est qui a tardé à s’installer et qui nous a poussé loin dans l’ouest. » Banque Populaire VIII s’est alors vu imposer un long exercice de navigation au plus près d’un vent faiblard, à l’opposé de sa configuration favorite.  « On a eu notre lot de bricolage à bord, avec un petit soucis d’alimentation en gasoil qui nous a un moment privé d’énergie. Il a fallu improviser, mettre de côté les moyens de transmission d’images et de télécommunication, savoir économiser pour préserver les fonctions essentielles du bord, pilote et centrale de navigation. Malgré nos petits déboires, nous avons toujours joué la gagne en demeurant concentrés sur la course, notre position et notre trajectoire. ».  Le long bord au plus près des côtes brésiliennes n’a pas vraiment offert d’opportunités au duo de Banque Populaire VIII pour revenir sur un leader particulièrement à l’aise au fur et à mesure que le vent tournait sur l’arrière du bateau.  « On s’est battu, sachant que nous rivalisions avec le meilleur voilier de la classe Imoca dans des configurations parfaites pour lui »,précise Armel. « On a joué à hauteur du Cabo Frio entre les plateformes pétrolifères, sans vraiment trouver l’ouverture qui nous aurait permise de titiller PRB sur la fin. On a en revanche bien contenu Yann Eliès et Charlie Dalin en soignant notre trajectoire. Il ne fallait pas faire de faute dans cette baie de Rio aux conditions météo vraiment tordues. On a su exploiter toutes les petites variations du vent, sans jamais s’économiser pour multiplier les changements de voiles. Nous terminons éreintés, mais contents ! » Retour par cargo Face à un PRB parfaitement optimisé et abouti, le tout nouveau Banque Populaire VIII a su rivaliser et se montrer souvent à son avantage. Le Team Banque Populaire et Armel Le Cléac’h n’ont dorénavant qu’une hâte, débriefer cette transat. Cette volonté de tirer les conclusions d’une course si riche en enseignements, afin d’entrer rapidement dans une nouvelle phase d’optimisation du bateau incite Armel et toute son équipe à faire l’impasse sur la Transat B to B, dont le départ le 6 décembre prochain de Saint Barth à destination de Port la Forêt n’apparait plus comme prioritaire par rapport à l’ambitieux programme de développement du bateau.  « La prise de risque que constitue une nouvelle transat, en solitaire de surcroit, au début de l’hiver continental, ne se justifie pas compte tenu du travail qu’il nous reste à accomplir en chantier cet hiver », explique Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire.  « Le bateau va rejoindre sa base par cargo, afin de nous permettre de poursuivre au plus tôt la mise en œuvre de toutes les optimisations souhaitées dans l’optique d’une année 2016 éminemment importante. »   PHOTOS ET VIDÉOS Retrouver les photos d'Armel Le Cléac'h et Erwan Tabarly en cliquant ici Pour accéder au serveur vidéo voile Banque Populaire, c'est ici.    [...]

Un final à rebondissements

[Transat Jacques Vabre 2015] C’est vers un final à rebondissements que se ruent les trois prétendants à la victoire dans la classe IMOCA de cette 12ème Transat Jacques Vabre. Les grandes manœuvres d’approche de la baie de Rio ont débuté pour le leader PRB, premier à empanner ce matin pour rester dans les airs soutenus au plus près des rivages Brésiliens. Quelque peu frustrés par une nuit certes tonique, durant laquelle ils ont multiplié les manœuvres, mais bien ingrate au regard des résultats, Armel le Cléac’h et Erwan Tabarly ajustent avec la plus grande minutie leur stratégie de fin de course. « Nous avons manqué de réussite cette nuit, faute à un nuage orageux qui ne nous a pas lâché un instant » regrettait Armel à la mi-journée. « Mais nous croyons en notre étoile et espérons que la chance sera de notre côté tout au long des 650 milles très compliqués encore à parcourir… » En attendant Rio Armel et Erwan n’ont en rien abdiqué toute ambition de grimper sur la plus haute marche du podium à Itajaï. Bien décalés sous le vent de leurs adversaires, ils attendaient beaucoup mieux de leur placement à l’issue d’une nuit dernière très agitée à bord de Banque Populaire VIII. « Nous avons multiplié les manoeuvres lourdes d’envois et d’affalages de spis, alternant avec le gennaker, pour tenter en vain de nous échapper d’un gros amas nuageux et orageux particulièrement collant. Nous étions bien revenus sur PRB, mais nos efforts ont été annihilés en quelques heures, la faute à ce nuage. On espérait aussi un alizé un peu plus tonique depuis Recife pour revenir plus franchement sur la tête de la course. Cela n’a pas été le cas ». Un épisode déjà oublié par les deux pilotes du Mono Banque Populaire VIII, déjà tournés vers l’avenir, à commencer par le passage délicat dès ce soir au large du Cap Frio des vastes champs pétrolifères brésiliens, et leurs innombrables plateformes offshores irrigués par autant de navettes maritimes. « La nuit prochaine s’annonce tendue » prévient Armel. « Le vent va dans le même temps forcir, et nous contraindre à de nouveau ajuster notre plan de voilure pour rester constamment en phase avec les éléments. Il fait chaud, mais nous percevons déjà la barrière climatique annonciatrice de la baie de Rio » souligne Armel. « De vastes zones orageuses nous attendent et la physionomie de la course va de nouveau se trouver bouleversée. Nous sommes toujours en mode combattant, tout en gardant un oeil dans le rétroviseur et sur les performances du duo Eliès - Dalin (Quéguiner-Leucémie espoir) ».  Mercredi soir à Itajaï Les journées passent singulièrement vite au goût des deux marins du Mono Banque Populaire VIII. « Entre météo, heures de quart, alimentation et repos, il n’y a pas de temps mort » précise Armel. « Nous avons alterné les moments à la barre et le pilote automatique. Il est important de préserver des moments de repos car les derniers milles s’annoncent délicats à négocier. Les prochaines 24 heures aux allures portantes seront rapides, éprouvantes, et nos choix de route déterminants. Il nous faut trouver le bon compromis entre vitesse et une trajectoire au plus juste entre effets de côtes et phénomènes orageux à bien négocier. » Cette Transat Jacques Vabre a d’ores et déjà apporté à tout le Team Banque Populaire son lot de satisfactions. « Nous sommes très satisfait du bateau et nous savons dans quels secteurs travailler pour nous améliorer davantage encore. Nous ferons le bilan plus tard. Il va encore se passer beaucoup de choses d’ici à notre arrivée, mercredi prochain en soirée à Itajaï….» Photos et vidéos Retrouver les photos d'Armel Le Cléac'h et Erwan Tabarly en cliquant ici Pour accéder au serveur vidéo voile Banque Populaire, c'est ici.  Classement IMOCA à 16h 1 - PRB (Vincent Riou - Sébastien Col) 2 - Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac'h - Erwan Tabarly) 3 - Queguiner - Leucemie Espoir (Yann Elies - Charlie Dalin) 4 - Le souffle du Nord (Thomas Ruyant - Adrien Hardy) 5 - Initiatives-Coeur (Tanguy de Lamotte - Samantha Davies) Cartographie Vous pouvez suivre l'évolution d'Armel Le Cléac'h et Erwan Tabarly à bord du Mono Banque Populaire VIII   [...]

La glorieuse incertitude du sport

[Transat Jacques Vabre 2015] Si la course des IMOCA de la Transat Jacques Vabre était placée dans l’hémisphère nord sous le sceau de la dureté, c’est à une atmosphère beaucoup plus tendue nerveusement qu’elle convie les protagonistes du groupe de tête dans l’hémisphère sud. Le Pot au Noir a repoussé loin dans l’ouest le trio longtemps emmené par le Mono Banque Populaire VIII, et le débordement de la corne du Brésil, habituellement négocié très à l’est dans un régime d’alizés bien établi, se présente émaillé de difficultés, avec un angle au vent délicat à apprécier et la proximité des côtes souvent synonyme d’instabilités. Peu servi par le sort lors de la négociation de la Zone de Convergence Intertropicale qui a vu l’actuel leader PRB reprendre la tête de la flotte, Armel Le Cléac’h et Erwan Tabarly entendent désormais tirer le meilleur parti du régime d’alizé de sud-est, en privilégiant la vitesse. Duel de vitesse à trois jusqu’en baie de Rio C’est donc au large de l’archipel enchanteur de Fernando de Noronha que se joue la première scène du dernier acte de cette 12ème Transat Jacques Vabre si riche en rebondissements. Vincent Riou et Sébastien Col (PRB) ont soufflé mardi dernier le leadership de l’épreuve au duo Le Cléac’h-Tabarly, s’échappant vraisemblablement avec un grain pour se donner en deux heures de temps près de 20 milles d’avance. Plus rageant pour Banque Populaire VIII, les aléas du vent dans le Pot au Noir les ont contraint à se défaire de leur si intéressante position par rapport à leurs concurrents. La perspective de pouvoir ainsi naviguer à une allure plus abattue, voiles plus largement ouvertes que celles de leurs adversaires une fois dans l’alizé, s’est ainsi évaporée. Le Mono Banque Populaire VIII se trouve aujourd’hui dans l’obligation de suivre un cap certes plus rapide, travers au vent de sud-est, mais à terme moins rapprochant que celui suivi par ses deux concurrents directs. Armel et Erwan s’ils sont en ce 12ème jour de course, les plus rapides, suivent une route qui va les jeter au plus près des côtes du Nordeste Brésilien.  Un final compliqué, porte ouverte à toutes les supputations. Le Mono Banque Populaire VIII fait avec la rotation du vent par le travers, puis sur l’arrière de sa carène, parler sa puissance, mais un exercice éminemment stratégique et tactique s’annonce, avec le choix de route vers le cap Frio et l’entrée dans l’immense baie de Rio. On sait cette large baie souvent perturbée par la naissance des dépressions d’Atlantique sud. Espérer y entrer et foncer d’un seul bord vers Itajai est illusoire et il faudra, en fonction de l’évolution des fronts, soit tenter le diable au plus près des côtes, soit effectuer un long mouvement tournant pour rejoindre l’arrivée avec du vent d’est. C’est en tout état de cause un magnifique final qui a d’ores et déjà débuté, et qui ne va cesser d’aller crescendo au fur et à mesure que les trois prétendants à la victoire vont alterner les conditions de vent les plus favorables aux caractéristiques de leurs bateaux respectifs, vent soutenu pour le Mono Banque populaire VIII, et vents légers pour PRB et Queguiner. Photos et vidéos Retrouver les photos d'Armel Le Cléac'h et Erwan Tabarly en cliquant ici Pour accéder au serveur vidéo voile Banque Populaire, c'est ici.  Classement IMOCA à 16h 1 - PRB (Vincent Riou - Sébastien Col) 2 - Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac'h - Erwan Tabarly) 3 - Queguiner - Leucemie Espoir (Yann Elies - Charlie Dalin) 4 - Initiatives-Coeur (Tanguy de Lamotte - Samantha Davies) 5 - Le souffle du Nord (Thomas Ruyant - Adrien Hardy) Cartographie Vous pouvez suivre l'évolution d'Armel Le Cléac'h et Erwan Tabarly à bord du Mono Banque Populaire VIII   [...]

Banque Populaire VIII prêt pour un acte décisif

[Transat Jacques Vabre 2015] «C’est peut-être l’issue de la Transat Jacques Vabre qui va se jouer ces trois prochains jours dans le Pot au Noir» Armel Le Cléac’h et Erwan Tabarly, forts ce matin d’un petit matelas d’avance (35 milles) sur le tandem Vincent Riou-Sébastien Col (PRB), s’apprêtent à vivre un épisode qu’ils considèrent comme décisif dans le déroulement final de la course, la traversée de la Zone de Convergence Intertropical, mieux connue sous le nom de Pot au Noir. L’œil et l’esprit rivés sur leurs fichiers météo et attentifs au sort des Ultime qui les précèdent, les deux skippers de Banque Populaire VIII s’en remettent à leur instinct, à leur expérience du phénomène, et à l’indispensable paramètre chance pour négocier au mieux une zone dépourvue de toute logique. « Le Pot au Noir est particulièrement vaste en novembre, et le traverser sans encombre relève un peu de la loterie », souligne Armel. Le plus rapide dans l’alizé Le Mono Banque Populaire VIII, l’un des derniers voiliers mis à l’eau dans la perspective du Vendée Globe, était très attendu sur le terrain de la performance aux allures portantes et dites « de reaching », travers au vent dans l’alizé de nord-est. Il a, depuis sa belle négociation d’une troisième dépression au large des Açores, grandement démontré son formidable potentiel, en reprenant le leadership de la course, puis en se détachant de manière significative en tête de sa classe.  « Nous sommes très contents du comportement du bateau », confirme Armel Le Cléac’h, qui ne fait pas mystères des quelques défauts de jeunesse d’un voilier mis à l’eau en juin dernier. « Le bateau, à l’instar de l’ensemble de la flotte, a été sévèrement chahuté et nous déplorons quelques bricoles à réparer. On s’y attèle tranquillement depuis que l’on glisse au portant. »  Banque Populaire VIII respecte parfaitement le scenario idéal envisagé, et qui évoquait la possibilité de prendre dans l’alizé un certain avantage. Si le Pot au Noir peut tout à fait redistribuer les cartes, Armel et Erwan attendent aussi beaucoup du dernier tronçon de course sous le Brésil, lorsque l’alizé de sud-est leur imposera une allure au plus près du vent, réputée moins favorable à leur nouveau bateau.  « Nous avons beaucoup travaillé ce secteur particulier », précise Armel, « ainsi que nos performances lors des entraînements de Port la Forêt en attestent. Nous allons particulièrement soigner ce secteur de jeu, et jouer notre chance jusqu’au bout. » Un Pot au Noir très vaste attend dès cette nuit la tête de la flotte Imoca. « On s’attend à vivre trois jours très pénibles… » Porc à l’ananas et carbonara ! Armel Le Cléac’h et Erwan Tabarly ont aussi porté ces dernières 48 heures un soin particulier à conserver une certaine fraîcheur physique après cinq premiers jours éprouvants. L’alimentation, avec une intense dépense énergétique, est un moment primordial non seulement pour la récupération, mais aussi pour la convivialité du bord.  « Si le petit déjeuner est en général avalé seul, nous tenons à prendre les autres repas, déjeuners et dîners, ensemble. Nous partageons ainsi toutes sortes de menus, soit sous vide soit en lyophilisé. C’est amusant, car Erwan et moi avons les mêmes goûts en matière de cuisine ! »  Le porc à l’ananas et les pâtes carbonara ont ainsi reçu à ce jour tous les suffrages de l’équipage, agrémentés des derniers fruits frais. «On  devrait hélas terminer prochainement les derniers pamplemousses », soupire Armel.   Photos et vidéos Retrouver les photos d'Armel Le Cléac'h et Erwan Tabarly en cliquant ici Pour accéder au serveur vidéo voile Banque Populaire, c'est ici.  Classement IMOCA à 16h 1 - Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac'h - Erwan Tabarly) 2 - PRB (Vincent Riou - Sébastien Col) 3 - Queguiner - Leucemie Espoir (Yann Elies - Charlie Dalin) 4 - Le souffle du Nord (Thomas Ruyant - Adrien Hardy) 5 - Initiatives-Coeur (Tanguy de Lamotte - Samantha Davies) Cartographie Vous pouvez suivre l'évolution d'Armel Le Cléac'h et Erwan Tabarly à bord du Mono Banque Populaire VIII   [...]

Petit répit entre deux grands coups de vent

[Transat Jacques Vabre 2015] « Pour sa première Transat Jacques Vabre, Erwan est gâté ! » Armel Le Cléac’h résume ainsi son sentiment après quatre jours d’une course follement débridée depuis Le Havre. Dans l’est des îles San Miguel et Santa Maria aux Açores, le Monocoque IMOCA Banque Populaire VIII connait ce matin un bref moment de répit entre deux fronts dépressionnaires, dans l’attente d’un nouvel épisode tempétueux venu de l’ouest, qui va une nouvelle fois soumettre le voilier à un infernal régime de vent fort, venu de la droite, sur une mer creuse et désordonnée. Des conditions difficiles qui, croyons-le bien, ont contraint, depuis le contournement sous l’Irlande d’un premier centre dépressionnaire, Armel et Erwan à lever le pied, attentifs à la préservation du bateau. La performance ne s’en est guère ressentie puisque Banque Populaire VIII, en 2ème position au classement de midi, partage toujours la tête de la course avec ses partenaires d’entraînement de Port-la-Forêt, Quéguiner - Leucémie espoir, PRB et SMA.  Un océan hostile ! « 7 à 8 mètres de creux, plus de 35 noeuds de vent travers au bateau… on a connu un début de course éprouvant, pour les hommes et le matériel, et très stressant car on redoute tous la casse. » Armel Le Cléac’h profite en ce jeudi matin d’un répit tout relatif à l’avant d’un nouveau front appelé à balayer aujourd’hui la tête de la flotte des IMOCA. « Nous n’avons plus pour l’heure que deux à trois mètres de creux, 20 nœuds de vent, et on se prépare à un nouvel épisode musclé dans l’est des Açores », poursuit-il. « Ce début de course nous a plongé sans transition et comme prévu dans un environnement violent, hostile, qui a réduit repos et alimentation à leur plus simple expression. Notre priorité était la sécurité, au prix d’un inconfort maximum. » Ni Armel ni Erwan ne se sont en effet départis de leurs bottes et cirés depuis la sortie de la Manche lundi matin, et la fatigue accumulée commence à se faire pesamment sentir. Au coude à coude au milieu de l’Atlantique Banque Populaire VIII évolue bord à bord avec ses habituels compagnons d’entraînement. « On connait parfaitement ces bateaux et leurs skippers. Nous ne sommes pas surpris de les voir là. Yann Eliès et Charlie Dalin ont eu un brin de réussite en rasant, hier, le cœur de la dépression que nous voyions plus nord et qui nous a bloqué, nous et SMA. Bien joué de leur part. Mais la route est encore longue. » Dans l’alizé vendredi matin L’alizé, annoncé en reconstruction dans le sud Acorine sera vécu comme une délivrance, mais certainement pas comme un repos. « Il nous a été difficile de maîtriser complètement l’utilisation de nos foïls tant la mer était désordonnée, croisée et creuse », explique Armel.« Il faudra attendre une houle plus longue et plus arrondie pour pouvoir juger de la performance de ces plans porteurs. » L’alizé sera un nouveau test. « Nous allons parer les Açores cet après midi, sous un ciel gris annonciateur de l’arrivée du front. On est fatigué, mais on est prêt. » Classement IMOCA à 12h : 1 - PRB (Vincent Riou - Sébastien Col) 2 - Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac'h - Erwan Tabarly) 3 - Queguiner - Leucemie Espoir (Yann Elies - Charlie Dalin) 4 - SMA (Paul Meilhat - Michel Desjoyeaux) 5 - Initiative Coeur (Tanguy de Lamotte - Samantha Davies) Cartographie Vous pouvez suivre en direct l'évolution d'Armel Le Cléac'h et Erwan Tabarly à bord du Mono Banque Populaire VIII Photos et vidéos Retrouver les photos d'Armel Le Cléac'h et Erwan Tabarly en cliquant ici Pour accéder au serveur vidéo Voile Banque Populaire, c'est ici. Si vous n'êtes pas encore accrédité, n'hésitez pas, cela ne prend que 2 minutes   [...]

Transat Jacques Vabre : Top départ !

[Transat Jacques Vabre 2015] Alors que tous les esprits étaient ce matin encore obnubilés par les perspectives de tempête à venir en sortie de Manche, ce sont d’inhabituelles conditions de calmes et de grand soleil dont ont bénéficié les 42 concurrents de la Transat Jacques Vabre. A 13h30 précises, résonnaient dans les VHF le signal de départ, auquel les voiliers, indépendamment de leur taille ou de leur classe, peinaient à répondre, tant le vent avait déserté le plan d’eau. La route vers Etretat via le cap d’Antifer s’effectuait au pas, rythmée par de nombreux changements de voiles et de caps. Le Monocoque Banque Populaire VIII est ainsi rentré très progressivement dans sa course, s’adaptant à cette navigation au plus près d’un vent évanescent guère propice à démontrer son potentiel. L’heure des hautes vitesses quelque peu redoutée viendra dès demain à la mi-journée, avec le renforcement du vent de sud est, une fois passée la pointe du Cotentin. Contre mauvaise fortune bon état d’esprit Banque Populaire VIII, parfaitement encadré par tout le Team, a quitté tôt ce dimanche matin le bassin Paul Vatine pour se diriger tranquillement vers le cap de la Hève. La procédure d’avant départ était réglée et programmée avec la plus grande minutie. Plusieurs hommes sont demeurés à bord jusqu’à 10 minutes du coup de canon de départ, afin d’assister Armel et Erwan dans les manœuvres lourdes d’envoi de grand voile notamment, et pour assurer la sécurité du bateau sur un plan d’eau agité par les étraves des 41 concurrents, et les nombreux bateaux spectateurs attirés par le spectacle et les conditions quasi printanières de l’estuaire de la Seine. Car étonnamment, c’est dans de tout petits airs que s’est donné à 13h30 le départ de la course, face au vent de secteur est, vers la célèbre aiguille d’Etretat. Des conditions maniables qu’Armel jugeait idéales pour prendre ces repères et bien se préparer aux conditions très physiques à venir. La coupure avec cette intense semaine havraise n’en a été que plus douce. Nous avons eu plaisir à rencontrer le public, nos partenaires et les medias. Cette ambiance festive est derrière nous, et nous partons gonflés à bloc. »  D’un tempérament posé, apprécié pour son sang-froid en toute circonstance, Erwan Tabarly s’est toute la semaine laissé porter par la vague amicale des sollicitations diverses, qui n’ont en rien altéré sa préparation physique et mentale à l’épreuve ; « La tension est montée d’un cran avec la précision de nos connaissances du schéma météo à venir. Nous allons aborder chaque phase avec circonspection.  Le départ a certes son importance mais nous sommes surtout focalisés sur le gros morceau à avaler à partir de lundi. Le départ ne conditionnera pas l’issue de la course, à l’inverse de cette dépression qui peut déjà influer sur l’issue de la transat ». Les choses ardues sont programmées pour la nuit prochaine à la sortie de Manche, avec l’arrivée bille en tête d’une dépression automnale très creuse, et des vents appelés à souffler violemment, sur une mer de plus en plus formée. Un début de course sous haute surveillance «  Il y a une grosse dépression à traverser, avec du vent fort et une mer infernale, lorsque nous atteindrons le large de la Bretagne » précise Erwan Tabarly. « Il faudra passer sans casser. » Et Armel de rajouter, «  On adapte notre stratégie, et on se lance dans l’aventure sans état d’âme. » « Nous partons pour trois jours très difficiles, pour nous et pour le bateau » poursuit Armel. « On sait que l’on va se faire méchamment secouer, surtout à cause de l’état de la mer et on prévoit des creux entre 7 et 9 mètres. On se prépare en conséquence, avec pour mot d’ordre la plus grande prudence. Je pense qu’à partir de mercredi, on pourra de nouveau se mettre en mode course, en espérant avoir franchi l’obstacle sans encombre. »  Photos : Pour télécharger les photos, cliquez ici [...]