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Dans le vif du grand Sud !

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Situés au large de l’île Campbell, au sud de la Nouvelle-Zélande, Armel Le Cléac’h, en tête de la flotte des IMOCA et Alex Thomson (Hugo Boss), entrés dans le Pacifique depuis maintenant plus de 24h, filent toujours dans des conditions de mer très compliquées. Par 40 nœuds de vent, la navigation se fait dans une tempête avec des vents de Sud / Sud-Ouest sur une mer chaotique et croisée.
Mono Banque Populaire VIII

Le skipper du Mono Banque Populaire VIII naviguait ce matin à une vitesse de 19,1 noeuds, à 184,3 milles de son poursuivant Alex Thomson, au large de la dernière terre que les marins peuvent peut-être apercevoir avant le cap Horn, à  5000 milles de distance !

Contacté hier, Marcel van Triest, navigateur aux cinq tours du monde, spécialiste « météo » et routeur* des grands records du team Banque Populaire, décrypte le Pacifique que rencontre Armel : « Banque Populaire suit le talweg avec une dépression primaire dans la zone de glace et une dépression secondaire dans le nord. Si la situation semble pouvoir s’améliorer légèrement une fois qu’il sera sous la Nouvelle Zélande, il y a une forte probabilité que  la dépression se réactive une fois qu’il aura passé le territoire Néo-zélandais et cette situation assez difficile pourra alors durer jusqu’à dimanche. Plusieurs stratégies peuvent se dessiner pour les jours à venir, selon les modèles, soit Armel suit le talweg* qui finit par « disparaître » et là, tout redevient normal, soit ce talweg creuse de nouveau et dans ce cas, Armel devra essayer de passer devant ou alors plonger entre deux dépressions. Deux routes au choix : aller tout droit, ou commencer à glisser un peu vers le nord. »

Dans l’inconfort complet et la vigilance maximale, Armel est toujours leader et fait corps avec son monocoque 60 pieds, concentré plus que jamais. Habitué du grand Sud, le navigateur, de décrire : « Armel doit passer son temps sous la casquette et à l’intérieur du bateau, dans ces conditions extrêmement difficiles de mer croisée. Ce que vivent les marins dans ces moments-là est éprouvant, le bateau va vite, plante et le marin doit être dans l’extrême vigilance du moindre bruit anormal à chaque creux de vagues. »

* Rappelons que le Vendée Globe se court sans escale et sans assistance de quelque forme qu’elle soit.

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