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Loïck Peyron « Armel ne lâche rien, il est impressionnant ! »

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Loïck Peyron, vainqueur de la Route du Rhum 2014 à bord de Banque Populaire VII, détenteur du Trophée Jules Verne (en équipage à bord du Maxi Banque Populaire V en 2012), était de passage au Nautic de Paris ce midi. Le navigateur, nous livre son ressenti sur la course du skipper Saint-Politain et les obstacles de la course qui l’attendent.
Loïck Peyron et Armel Le Cléac'h

Quel est votre bilan à mi-parcours de la course d’Armel ?

La maîtrise ! On sent vraiment une maîtrise du sujet, pour faire un tour du monde il faut un peu de tout comme la préparation, mais là c’est vraiment la maîtrise de la course. Qualité qu’Armel avait déjà depuis quelques années, il n’est pas arrivé là comme ça.

Il sait qu’il peut faire le trou en ce moment, car il a des conditions un peu moins mauvaises qu’Alex Thomson (Hugo Boss) et c’est là où il fait l’écart avant cette grosse dépression tropicale qui arrive sur lui. Les deux premiers doivent vraiment se poser de grosses questions stratégiques. Sa trajectoire est propre et j’aime bien sa manière de faire, c’est dans l’esprit de ce que j’aimais faire !


Est-ce que dans l’océan Pacifique, c’est là où les skippers peuvent essayer de souffler un peu avant de réattaquer dans l’Atlantique?

On se méfie tous plus ou moins de l’Indien et moins du Pacifique, pour des raisons statistiques et météorologiques et je ne sais pas pourquoi. Dans le Pacifique, je n’ai pas que des bons souvenirs ! Et là les deux garçons vont devoir gérer la Tropicale qui descend dessus à l’entrée du Pacifique, car c’est très compliqué !  On est  loin de tout, c’est plus long. On ne peut pas schématiser les différents océans, ça reste que c’est le plus grand désert maritime !

Dans le sud, on est en mode on évite la casse et une fois que l’on est dans le Horn, on est en phase de régate pure ! On peut faire le dos rond, on appuie un peu moins, on essaye de doser un peu plus dans le sud et après ça dépend de la concurrence et de la position du poursuivant.


Le Cap Horn, étape importante psychologiquement pour les skippers, marque t-il la dernière « ligne » droite de la course ?

On arrive dans un endroit civilisé, on est donc  moins seul mais paradoxalement le danger des OFNI est encore plus important ! Le caractère aléatoire est donc  beaucoup plus dangereux quand on remonte. C’est tout le problème de l’usure dans ce type d’exploit, c’est que l’on est en permanence confronté à un danger, même face à celui que l’on ne choisit pas. Celui que l’on anticipe, on peut dire que l’on maîtrise, mais il y en a plein que l’on ne maîtrise pas donc il faut l’accepter.

Avez-vous un mot d’encouragement à adresser à Armel ?

Oui tout à fait, mon petit d’encouragement serait que… Ce n’est pas fini !

 

 

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