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Mike Horn, conquérant de l’impossible, sur terre comme en mer Navigateur

Nom : Horn

Prénom : Mike

Date de naissance : 16 juillet 1966 à Johannesbourg (Afrique du Sud)

Une couleur : Bleu (la couleur de l’eau, le ciel, la glace)

Un livre : “My Life as an Explorer” by Roald Amundsen

Un film : “Planet Earth: II”

 

Il fait certainement partie des meilleurs marins de sa génération. Pourtant, vous ne le verrez jamais au départ d’une course. Mike Horn préfère jouer l’éclaireur et défricher seul chaque recoin de la planète. C’est ce qui rend chacune de ses expéditions hors normes. A 50 ans, l’aventurier sud-africain compte douze tours du monde à son actif. En mai dernier, il s’est lancé un nouveau défi : rejoindre les deux pôles (du Sud au Nord) notamment à bord de son célèbre voilier brise-glace Pangaea.

Il faut le voir, seul à la barre de son deux-mâts custom de 35 mètres, aller de cap en pic, au fil de l’équateur et du relief, par-delà les mers et les vents. Mike Horn est un vrai dur au cœur bien accroché qui s’est (encore) lancé dans un défi fou. Le Sud-africain compte rejoindre les deux pôles (du Sud au Nord) à bord de son désormais célèbre voilier brise-glace Pangaea. Parti de Monaco en mai dernier, il se donne deux ans pour aller au bout de ces 27 000 kilomètres de circumnavigation. Son expédition « Pole2Pole » est un condensé de challenges plus fous les uns que les autres. Du 4X4 pour traverser le Namib, le plus vieux désert du monde. Des skis (parfois aidés d'un kite) dans l'Antarctique. De nouveau son voilier pour traverser le Pacifique du Nord au Sud et explorer l'Océanie. Des bonnes chaussures pour traverser à pied la toundra du Kamtchatka. Du kayak au Groenland. Et, enfin, retour sur le Pangaea pour rejoindre le point de départ, Monaco.

Preuve que son équipe a raison lorsqu’elle dit qu’à force de vouloir toucher les étoiles, Mike Horn serait capable d'y arriver… Tout tient de la légende. A commencer par ce bateau en alu : « Je l’ai construit moi-même, seul, avec mes deux mains, dans une favela de Sao Paulo (...). J’ai supplié un gars pour qu’il me donne 100 tonnes d’alu. Et comme je n’avais pas assez d’argent pour l’envoyer en Europe, je l’ai construit au Brésil. »

"Une vie, c’est 30 000 jours. Ce n’est pas beaucoup »

Mike Horn


Mike Horn, 50 ans, a passé la moitié de sa vie à crapahuter, nager, courir, sauter. Ses compères aventuriers disent de lui qu’il est le parfait exemple de la maîtrise totale du corps par l’esprit, un baroudeur tous terrains aussi à l’aise sur les océans, dans la jungle, les déserts, qu’en montagne. L’homme est un défricheur qui veut explorer la terre dans ses moindres recoins, surtout là où l’humain n’a encore jamais osé mettre les pieds. Au point de ne rien s’interdire. En tout cas pas grand-chose. « Une vie, c’est 30 000 jours. Ce n’est pas beaucoup », dit-il !

En 1997, il se met en tête de descendre l’Amazone en hydro-speed, sans assistance. 6 700 kilomètres à travers les canyons, les tourbillons d’eau, les courants et des animaux sauvages en tout genre. Son périple durera près de 6 mois. Il part cette fois pour un tour du monde par l’équateur, à pied à vélo et en voilier. En 2002, il part pour un trek de plus de 40 000 km autour du Cercle Arctique, sans chien ni véhicule motorisé pendant près de 27 mois. En 2005, il embarque toute sa petite famille (sa femme et ses deux filles) dans une traversée à skis de l'île Bylot dans le Grand Nord canadien. En 2007, prend de la hauteur et s’attaque à la verticalité, pour une série de 8000 mètres dans l’Himalaya.

Le Sud-africain inscrit son nom dans la foulée de ses pas. Et peut-être même que c’était prédestiné quand on a « Horn » pour nom de famille. Lui aussi, comme le cap situé à l’extrême sud de l’Amérique, a quelque chose qui tient du mythe. Né à Johannesburg, d’une mère professeur d'économie, et d’un père prof de sport, il a toujours détesté la routine du quotidien. « J’ai besoin de défis pour devenir meilleur. Je ne peux pas vivre autrement », répète-t-il. Mike Horn est un homme aux mille vies. Connu du grand public pour apprendre la survie en mode téléréalité, il a porté le treillis des forces spéciales en Afrique du Sud, et géré une auberge de jeunesse en Suisse où il vit à présent. Jamais lassé par le froid extrême ou le vent dantesque qui lui giflent le visage en permanence, Mike Horn raconte avoir « encore plein de projets d’aventure devant moi. »
On se demande bien lesquels...

" J’ai encore beaucoup de défis devant moi, j'en ai besoin pour devenir meilleur. Je ne peux pas vivre autrement »

Mike Horn


Copyright: Dimitry Sharomov

Pour en savoir plus : http://www.mikehorn.com/