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Des rencontres maritimes parfois surprenantes…

Bien souvent, les histoires de mer sont liées à des rencontres. Les skippers, une fois le pied posé à terre de l’autre côté de l’océan Atlantique, aiment se remémorer le ballet des dauphins, la visite surprise d’une baleine, l’oiseau qui a suspendu son vol et élu domicile sur le bateau pour reprendre des forces… Que le marin soit en course ou en croisière, il vit avec bonheur, parfois teinté d’une pointe d’adrénaline, ces visites impromptues de la faune océanique.


Dauphins, baleines, poissons volants, frégates, sternes ou autres oiseaux océaniques, les rencontres ne sont pas rares sur l’océan. Elles pimentent le quotidien des équipages seuls en mer partis de l’hexagone à destination des Caraïbes ou du Brésil, ou effectuant la transat d’ouest en est. Elles sont aussi annonciatrices d’îles toutes proches, de l’arrivée des alizés, ou des courants froids de l’Atlantique Sud. La faune océanique accompagne les bateaux, elle joue le premier rôle des ces histoires de mer fantastiques…
 

Prudence sur l’autoroute des Alizés !

Des histoires de mer qui font rêver, mais qui peuvent également impressionner, à l’image de l’étrange rencontre d’Antoine Rioux (skipper de la classe Mini), lors de la Mini Transat 2011 : « J’ai entendu un sifflement vraiment très puissant, bien plus puissant que celui d’un dauphin. J’ai tout de suite compris qu’il s’agissait d’un gros poisson. J’ai bondi à l’extérieur. Là, j’ai ressenti une première secousse sous le bateau, un bang… puis un deuxième. J’ai vraiment eu peur. Je me suis dit : « ça y est, il est en train de défoncer le bateau ». Et puis j’ai vu apparaître un orque, de 5-6 mètres environ. Moi je sautais partout sur le bateau en hurlant pour essayer de le faire fuir. Et puis je l’ai vu prendre son élan derrière le bateau et foncer sur mon tableau arrière. Plus de peur que de mal heureusement. Mes safrans sont solides. Mais j’ai quand même dû faire une stratification, ça aurait pu être la catastrophe. ».

" On se dit toujours qu’un choc avec un tel animal peut faire beaucoup de dégâts. "

Armel Le Cléac'h, Skipper


Armel Le Cléac’h, skipper du monocoque Banque Populaire VIII dont on ne compte plus le nombre de transatlantiques en course, en convient : « Les gros mammifères marins, comme les baleines, c’est grisant et à la fois très impressionnant. On se dit toujours qu’un choc avec un tel animal peut faire beaucoup de dégâts ». On se souvient du Vendée Globe 2008 durant lequel Roland Jourdain (navigateur français), à bord de Veolia Environnement, avait dû abandonner la course suite à un choc avec un « gros cétacé ».  Choc qui avait ensuite engendré la perte de sa quille.


 

Espadon qui jaillit hors de l'eau


Quand la magie opère…

« Il y a beaucoup de rencontres en mer, comme des tortues, des poissons. Je me souviens d’un moment magique sur la course Saint Nazaire-Dakar en Figaro avec Nicolas Troussel (ndlr : skipper et ami d’Armel Le Cléac’h). Il n’y avait pas beaucoup de vent, et soudain un espadon ou un marlin, je ne sais pas trop, saute à 10 mètres du tableau arrière du bateau. C’était comme un rêve, une sorte de mirage. Je me disais : « Est-ce bien réel ? » », raconte Armel Le Cléac’h. Ribambelle de dauphins joueurs, rorquals communs ou encore poissons volants animent les journées parfois longues des marins lorsqu’ils sont seuls en mer. Les oiseaux sont également de la partie. Maxime Eveillard (skipper de la classe Mini), lors de la dernière Mini-Transat, a offert « gîte et couvert » à un pigeon de passage. « Il est resté avec moi durant 6 jours, soit 900 milles. Il se reposait. Ce fut une bonne compagnie, il n’était pas peureux. Et puis il est reparti comme il est venu après avoir repris des forces », raconte le jeune skipper. Puffins, sternes, frégates, pétrels, mouettes tridactyles font partie de ces espèces océaniques rencontrées au grand large. Ces oiseaux sont capables de parcourir beaucoup de milles, le plus incroyable d’entre eux demeurant l’albatros. Ce dernier vit au sud du Tropique du Capricorne, il est capable de parcourir plus de 4000 km pour se nourrir…

 

Crédits photos : 

Bruno Laplante

Pierre Jaquet

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