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Les Écoles Françaises de Voile

Elles se nomment EFV et sont soumises à une norme AFNOR*, garantissant une qualité irréprochable tant sur l’accueil, l’organisation, que l’enseignement de la voile. Lorsque l’on s’inscrit pour apprendre à naviguer, ou que l’on confie ses enfants en vacances à un moniteur diplômé, il faut se sentir en totale confiance. Obtenir le label École Française de Voile passe donc par le respect d’un certain nombre de règles élémentaires.


Un label certifié

Il est reconnu par le Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, mais est exclusivement délivré puis contrôlé par la Fédération Française de Voile. Ce label répond à trois exigences principales que sont le progrès, la sécurité et la convivialité. L’École Française de Voile propose à tous d’apprendre ou de se perfectionner, en planche à voile, kitesurf, dériveur, catamaran, seul ou à deux, sur un voilier collectif, un quillard de sport, un voilier habitable, à trois, quatre, cinq ou six ! Et comme les clubs souhaitent vivre avec leur temps, et donc s’adapter à l’évolution de la pratique, ils ont mis en place toutes sortes d’activités à la carte.

Tabarly et Moitessier : les précurseurs

Revenons quelques décennies en arrière, dans les années 70. La plaisance est en plein essor, et la voile se démocratise. Ce n’est plus une activité réservée aux yachtmen aisés naviguant en blazer et pantalon blanc. Les Français ont découvert un jeune officier de marine du nom de Tabarly qui, après ses succès dans la Transat anglaise sur Pen Duick II, est devenu une icône et un modèle. Le magazine Voiles et Voiliers décide même de lancer une rubrique qui s’intitule « Apprenez la voile avec Tabarly ». De son côté, Bernard Moitessier, « vagabond » des mers, touche au cœur de toute une génération qui s’identifie à ce navigateur-poète épris de liberté, pour qui le bateau est un mode de vie et d’exploration unique. Des vocations naissent alors. La célèbre école des Glénans a bien saisi cet engouement, et va devenir un passage incontournable pour celles et ceux qui rêvent de naviguer, dans le but de passer leurs vacances en croisière. Et les écoles de voile fleurissent le long du littoral. Si la sécurité reste l’un des maîtres-mots aux Glénans, les stages obéissent à une discipline et une rigueur scolaire qui sied parfaitement à ces apprentis navigateurs, devenant ensuite chefs de bord et moniteurs, afin de transmettre leur passion à leur tour, et naviguer dans le sillage d’Eric Tabarly ou de Bernard Moitessier.

" Proposer une multitude de possibilités de navigation selon trois axes : la sensation, la performance et l’exploration. "

 

Les EFV ont tout prévu…

Aujourd’hui, les pratiques ont évolué. Bien sûr il demeure un noyau d’irréductibles, naviguant quelle que soit la saison, bricolant leur voilier pendant  leur temps libre… Mais pour beaucoup, la voile est devenue une activité parmi d’autres, un moment de détente, l’opportunité de découvrir d’autres sensations, un nouveau support... avec comme dénominateur commun une pratique facilitée. Un cadre du chantier Bénéteau, premier constructeur mondial, l’avoue : « aujourd’hui, on va faire une semaine de voile comme on fait du ski. On ne veut pas forcément s’infliger un stage de dix jours avec des personnes que l’on ne connait pas. On veut se faire plaisir dans l’immédiateté, apprendre à la carte, embarquer avec un professionnel une demi-journée pour une prise en mains, louer un catamaran à l’autre bout du monde avec un skipper, faire du VTT le matin et du catamaran l’après-midi… ». La Fédération Française de Voile l’a bien compris, mettant en place ces Écoles Françaises de Voile, qui ont donc pour vocation de proposer une multitude de possibilités de navigation selon trois axes : la sensation, la performance et l’exploration. Que l’on rêve de voler sur un catamaran à foils avec un champion ou découvrir les subtilités du mouillage forain, que l’on souhaite apprivoiser la cartographie électronique ou réviser ses fondamentaux avant la belle saison, il y en a pour tous les goûts… Que ce soit pour la découverte ou le perfectionnement, tous veulent se faire plaisir !

Lobert et Le Cléac’h : les parrains

Ce n’est pas un hasard si la Fédération Française de Voile a demandé à deux des plus brillants régatiers de leur génération de parrainer les EFV. Le premier se nomme Jonathan Lobert, médaillé de bronze lors des Jeux olympiques de Londres 2012 et vice-champion du monde de Finn - un dériveur solitaire très exigeant - en Nouvelle-Zélande en 2015. Il symbolise l’excellence de la voile légère, véritable socle et passage obligé pour découvrir le plaisir du bateau à voile et la compétition. Jonathan est aussi le parfait exemple de la filière française, depuis l’école de voile dans un club jusqu’au plus haut niveau international.
Le second se nomme Armel Le Cléac’h. Lui aussi est un pur produit de la filière française, et a commencé par l’Optimist dans sa Bretagne natale. Il a déjà remporté deux fois la Solitaire du Figaro et terminé deux fois second du Vendée Globe, entre autres. Armel est non seulement l’un des plus talentueux marins de sa génération, mais également l’emblématique ambassadeur de La Banque de la Voile.


*AFNOR (Association Française de Normalisation) est chargée d’une mission d’intérêt général pour organiser et participer à l’élaboration de normes françaises, européennes et internationales.

 

Crédit photo : Yvan Zedda

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