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Les moyens de communication embarquée

Dans les courses au large comme le prestigieux Vendée Globe, les skippers doivent composer avec la solitude, sur des périodes plus ou moins longues. Mais à bord, grâce aux liaisons satellites, ils disposent toutefois de moyens de communication de plus en plus efficaces pour naviguer sur internet, télécharger les fichiers météo, appeler la terre (organisation, médias, team, famille…) ou encore partager leur aventure en envoyant des mails, des photos et des vidéos. Voyons grâce à quels outils les marins restent en contact avec le reste du monde, et quels sont les enjeux liés à ces moyens de communication…

Les coureurs au large restent très connectés

 

Bien que seuls en mer, les coureurs au large restent très connectés, et ce pour diverses raisons relatives à la sécurité, à la stratégie météo, aux demandes médiatiques et communicationnelles mais aussi au besoin légitime de contacter les proches. Les skippers disposent de deux grands moyens différents de communication téléphonique par satellites, plus ou moins performants et rapides : un Inmarsat C et un Iridium. Malgré les progrès technologiques, les débits restent forcément limités comparés à ceux dont nous disposons à terre. La connexion Internet en mer est plus lente et coûteuse et l’envoi des données est limité en poids. 

Le téléphone « Fleet » : le système de communication satellitaire le plus performant du bord

Dernier né des standards maritimes Inmarsat, le téléphone Fleet est relié à une ou deux antennes cylindriques située(s) à l’arrière du bateau. La plupart des skippers du Vendée Globe, dont Armel Le Cléac’h, embarquent deux « Fleet », au cas où une antenne soit endommagée ce qui est possible compte tenu de l’environnement hostile dans lequel les IMOCA évoluent. De fait, les antennes sont très souvent sous l’eau…
Le Fleet permet tout d’abord au skipper de se connecter à Internet, pour notamment récupérer les fichiers météo et ainsi établir une stratégie. Rappelons que le routage à terre est interdit dans des courses comme le Vendée Globe.
Le Fleet sert aussi de téléphone. C’est souvent grâce à cet outil que l’on peut entendre le marin en vacation et même les voir en live lors des visio-conférences qui permettent au public de se sentir en immersion. Outre cet aspect médiatique, le skipper peut aussi, grâce au Fleet, appeler son équipe, la Direction de Course et bien sûr ses proches. C’est est aussi le moyen le plus efficace d’envoyer des photos et des vidéos (lire ci-dessous).
Bref, le Fleet est un outil très précieux comme en témoigne la mésaventure vécue dans le Vendée Globe 2016 par un concurrent et ami d’Armel Le Cléac’h, Jérémie Beyou. Ses deux antennes Fleet étant tombées en panne au même moment, il ne peut plus charger ses fichiers météo, ni même envoyer des images. En secours, il utilise son Iridium, bien moins efficace, qui ne lui donne qu’un accès très limité à Internet…
 

Mono Banque Populaire VIII - © V. Curutchet / BPCE


L’Iridium et la « bonne vieille » VHF : des outils indispensables à la sécurité

Avec l’Iridium, les débits sont donc beaucoup plus réduits qu’avec le Fleet. L’Iridium permet de recevoir des fichiers « légers » mais pas de récupérer toutes les informations météo nécessaires pour établir précisément une stratégie de course. Avec l’Iridium, on doit en quelque sorte naviguer à l’ancienne ! On ne peut par ailleurs ni envoyer ni recevoir de photos ou de vidéos… A noter qu’un autre Iridium portable de secours est obligatoire dans le bidon de survie. Si le skipper est contraint de quitter son bateau, il peut ainsi communiquer avec la terre et les navires sur zone, et ainsi organiser son sauvetage. L’Iridium est dans ce cas un élément de sécurité indispensable.
Pour communiquer de bateau à bateau sur une courte distance, les skippers ont obligation d’embarquer une radio VHF, bien connue des plaisanciers. Evidemment, l’usage de la VHF (portée d’environ 8 milles) est plutôt rare à l’échelle d’un Vendée Globe car les distances sont souvent importantes entre les concurrents. Mais la VHF reste très utile pour la procédure de départ ou en cas de sauvetage d’un concurrent par un autre. Et il arrive parfois que les marins naviguent à vue. Ils ne se privent alors pas d’échanger quelques mots !

"C’est une prouesse de pouvoir communiquer correctement au milieu des océans les plus reculés"

Yannick Guernec

Miniaturisation, débits plus importants : les évolutions des moyens de communication

La taille des antennes Fleet a considérablement diminué depuis quelques années. « Si on regarde des photos des éditions plus anciennes du Vendée Globe, on voit des grandes antennes de 80 cm de diamètre », souligne Yannick Guernec, responsable électronique et informatique au sein du Team Banque Populaire. « Aujourd’hui, on profite de débits beaucoup plus importants avec des antennes beaucoup plus petites. C’est une prouesse de pouvoir communiquer correctement au milieu des océans les plus reculés. » Bien entendu, le débit internet en mer n’est pas comparable à celui dont nous profitons à terre. C’est pourquoi les liaisons avec les skippers sont parfois saccadées, les images pixélisées durant les visio-conférences. « Les débits restent limités, comparables à ceux que l’on trouvait il y a une dizaine d’années à terre, avant l’ADSL, quand les modems se connectaient en faisant un bruit de téléphone ! », explique Yannick Guernec. « Mais le système de communication du bord est fiable. Les évolutions futures seront probablement des débits plus importants avec des systèmes encore plus légers et plus performants. »

« En course au large, il faut aller chercher le public et cela passe par l’envoi d’images »

L’un des enjeux liés aux systèmes de communication est de partager l’aventure. Le public, les médias et les sponsors sont friands d’images et de récits. Yannick Guernec : « Contrairement à d’autres sports, en course au large, il faut aller chercher le public. C’est essentiel pour l’attrait de la compétition. Et cela passe par l’électronique qui permet d’envoyer des images. »
En plus du matériel présenté plus haut, les marins embarquent des caméras et des logiciels adaptés à l’intensité de la course. Il faut ainsi des systèmes légers et simples à utiliser. Par exemple, à bord de Banque Populaire VIII, il y a quatre petites caméras fixes : deux sur les extérieurs du bateau (une à bâbord, l’autre à tribord), une sous la casquette, une à la table à cartes (qui sert pour les visio-conférences). Armel dispose également de caméras mobiles étanches, d’un appareil photo HD, d’une tablette…

Il faut ajouter à cela divers logiciels qui permettent de monter les images avant de les envoyer, mais aussi de basculer d’une caméra à l’autre ou encore de faire des directs. Tout cela prend du temps et a un coût qui doit rester maîtrisé, comme l’explique Yannick Guernec : « C’est tout bête, mais par exemple avant le départ il faut vérifier que toutes les mises à jour de l’ordinateur de bord ont été effectuées. Car une mise à jour en mer peut coûter cher ! Durant le Vendée Globe, je tiens un tableau des consommations d’Armel au jour le jour. »


 

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