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Météo marine : de la dorsale au thalweg*, les mots pour le dire !

La météo marine a beau désormais être aussi omniprésente que fiable, grâce notamment à la précision des modèles européens et américains de prévision, elle répond à un certain nombre de termes techniques, qu’il est utile de connaître pour mieux appréhender le temps qu’il va faire, en mer et à terre. Explications.


Pression barométrique :

C’est le « poids » de l’atmosphère, soit la pression exercée par le mélange gazeux qui constitue l’atmosphère. La pression se mesure avec un baromètre et en hectopascals (hPa) alors qu’autrefois on utilisait comme unité le millimètre de mercure (3mm de mercure = 4 hPa). La pression moyenne au niveau de la mer est de 1015 hPa. En dessous de 1015 hPa, on est dans une situation dépressionnaire et au-dessus dans une situation anticyclonique.

Isobares :

Ce sont des lignes reliant des points où la pression a la même valeur (par exemple 1030 hPa). Le tracé des isobares sur une carte permet de connaître les centres d’action (anticyclones, dépressions…). On peut préciser que toutes les pressions sont ramenées au niveau de la mer, afin de ne pas tenir compte des effets de l’altitude sur la pression.

Vent synoptique :

C’est le vent « général » lié au champ de pression. Il faut savoir que le vent souffle des hautes vers les basses pressions, et s’imaginer que le champ de pression ressemblant à un ensemble de collines et de vallées, le vent descendant alors du haut des collines vers les vallées. Plus la différence de pression est importante (on l’appelle aussi le gradient de pression) et plus le vent synoptique est fort.

Dépression :

C’est une zone de basses pressions associée à une perturbation, soit un ensemble de phénomènes météorologiques tels que les nuages, les vents, les précipitations ou encore les fronts… On parle de dépression océanique (sur la côte atlantique) de dépression sur le golfe de Gênes (Méditerranée) qui sont forcément des épisodes de mauvais temps. Le vent soufflant des hautes vers les basses pressions, il est toujours plus fort au centre qu’à la périphérie de la dépression.

Anticyclone :

C’est une zone de hautes pressions, signe de beau temps chaud l’été, froid et sec l’hiver. L’anticyclone des Açores situé sur l’archipel éponyme protège la France des dépressions atlantiques et sa position influe sur la force des alizés. Le vent soufflant des hautes vers les basses pressions, il est toujours plus fort à la périphérie qu’au centre d’un anticyclone. On parle aussi de bulle anticyclonique quand c’est un mini anticyclone.

Loi de Buys-Ballot :

C’est une loi fondamentale en météo et qui a été mise en évidence en 1857 par ce météorologue Néerlandais. Un observateur se trouvant face au vent dans l’hémisphère Nord, voit à sa gauche les hautes pressions et à sa droite les basses pressions. Pour s’en rappeler, un procédé mnémotechnique simple est : Droite comme Dépression. Ainsi, le vent tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre dans les dépressions et dans le sens des aiguilles d’une montre dans les anticyclones. À la base, cette loi « empirique » permettait aux navigateurs de se situer par rapport au mauvais temps, et éviter les tempêtes situées dans la partie droite quand ils se tenaient face au vent. Cette loi est aussi une conséquence de la force de Coriolis.

Force de Coriolis :

Du fait de la rotation de la terre, tout déplacement à sa surface est soumis à la force de Coriolis (du nom du scientifique français l’ayant mis en évidence en 1835) s’exerçant perpendiculairement à la direction du mouvement. De fait, les trajectoires sont alors déviées vers la droite dans l’hémisphère Nord et vers la gauche dans l’hémisphère Sud, et dans le sens du flux.

Front chaud :

C’est un peu « l’avant » d’une perturbation océanique. À l’avant du front chaud, le ciel se couvre (il devient voilé comme du papier calque), la pression baisse, les nuages s’épaississent et le vent de Sud se renforce. Au passage du front chaud, le vent s’oriente au Sud-Ouest puis à l’Ouest, la pluie redouble et le temps est bouché. La température monte.

Front froid :

C’est un peu l’arrière de la perturbation. Il succède au front chaud. Au passage du front froid, les vents s’orientent à l’Ouest Nord-Ouest avec de violentes rafales et averses. Le ciel commence à se dégager. La température baisse et l’on aperçoit de gros nuages bourgeonnants entre les grains.

Occlusion :

Quand le front froid rattrape le front chaud, il a tendance à « l’étrangler ». Ce phénomène se nomme occlusion. On parle aussi de front occlus. Il signifie un peu « la mort » de la dépression.

Thalweg ou Talweg :

C’est une zone de basses pressions située entre deux zones de hautes pressions, comme une sorte de vallée entre deux collines. L’hiver, la présence d’un thalweg est souvent signe de front froid. L’été c’est plutôt signe d’orages.

Dorsale :

C’est une zone de hautes pressions située entre deux zones de basses pressions. Les dorsales sont en fait des extensions d’un anticyclone.

Marais barométrique :

Ce sont des zones de pressions moyennes et qui ne présentent pas de relief barométrique (nommé aussi gradient). C’est par exemple quand la pression est la même à Toulouse et à Nice. En été, la présence d’un marais barométrique est signe de grand beau temps sans guère de vent, et qui va permettre l’établissement des brises thermiques.

Brise de mer :

Par beau temps anticyclonique, on parle de l’établissement de la brise thermique. C’est l’écart de température entre la mer et la terre qui engendre la brise. Le vent souffle du large vers la terre, car la température de la mer est plus froide que celle de la terre, qui sous l’effet du soleil est surchauffée. On parle aussi de brise diurne ou de brise côtière.

Brise de terre :

A fortiori, la nuit, la terre se refroidissant plus vite que la mer, le rapport s’inverse et le vent souffle de la terre vers la mer. On parle aussi de brise nocturne ou de brise côtière.

Échelle de Beaufort :

Inventée par l’amiral Britannique Francis Beaufort, c’est une échelle de mesure graduée de 0 à 12, et qui permet de quantifier la force du vent par rapport à sa vitesse. Force 3 correspond à un vent compris entre 7 et 10 nœuds et est nommé « petite brise ». Force 11 correspond à un vent compris entre 56 et 63 nœuds et est nommé « violente tempête. »

CEP :

C’est le Centre Européen de Prévision d’où sont établis les documents météorologiques et les modèles de prévision (FGS : modèle météo européen et CPS : modèle américain), ensuite transmis aux ingénieurs de Météo France, Météo Consult… ainsi qu’à tous les professionnels de la météo marine.

 

Crédits photos : Jacques Dufrenoy, Antonello Serino

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