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Parlez-vous le Marin ?

Comme n’importe quelle langue vivante, le Marin se parle, s’apprend, se vit et dispose même d’un dictionnaire ! Emmener un novice sur un bateau permet de se rendre compte combien, quand on ne le parle pas, le langage maritime peut être complexe… Et pourtant, il demeure bien ancré dans la langue française. Nombre d’expressions maritimes plus ou moins anciennes sont utilisées dans notre quotidien. Choquez les voiles, gardez le cap et laissez-vous bercer par ce langage coloré et imagé…

" Comme chaque métier ou univers particulier, le parler marin a ses propres termes, son langage, et ne peut forcément s’expliquer. "

 

« Le monocoque venait de larguer les amarres, l’équipage avait déjà préparé les ris dans la grand-voile et vérifié le bon état du tourmentin. La mer grondait, la navigation allait se faire au près sur de gros talus. Les pare-battages rangés dans la baille à mouillage, les écoutes prêtes pour hisser la toile, les winches libérés du moindre bout, tout était paré pour les premières manœuvres. » En quelques lignes, si les aficionados de la voile n’y voient aucune difficulté de lecture, l’incompréhension doit gagner ceux qui ne se sont jamais frottés au tangage et aux embruns. La navigation a son langage propre, parfois fait de mots anglais (comme winch, roof ou cockpit), tout simplement par sa spécificité. Prenez le terme « pare-battage ». Dans sa pure définition, il signifie : « Un élément utilisé pour se protéger des contacts, que ce soit entre les coques de deux bateaux ou entre la coque du bateau et le quai. Elle peut être du type pneumatique, remplie de mousse, ou conçue en matériau élastique. » Impossible en mer de faire des phrases ! Imaginez qu’un skipper demande à son équipier, au lieu de «Loffe !» : « Manœuvre la barre de façon à ce que le navire se rapproche de la direction du vent ! ». Comme chaque métier où univers particulier, le parler marin a ses propres termes, son langage, et ne peut forcément s’expliquer.


La seule façon de se mettre au parler de marin demeure donc d’embarquer, de s’immerger, exactement comme une langue étrangère que l’on voudrait apprendre…


Des expressions maritimes ancrées dans la langue française

« Veiller au grain », « Etre au taquet », « Avoir le vent en poupe », « Mettre le grappin dessus », « Sac de nœuds »… Toutes ces expressions datent de la grande époque de la marine à voile, celle où le commerce battait son plein dans les grands ports de l’hexagone, celle des corsaires et autres flibustiers. Imagées, elles ont rapidement conquis la langue française, même à terre, et permettent de comprendre l’usage de ce langage très concret et imagé.


Quelques expressions maritimes utilisées dans notre quotidien

- « Mettre les voiles » : envoyer les voiles afin qu'elles se gonflent au vent permettant au navire d'avancer. Dans le langage courant, « partir, s’en aller » !

- « Lever l'ancre » : remonter l'ancre du fond de la mer dans le but de libérer le bateau afin qu'il bouge, plus communément « quitter un endroit ».

- « Larguer les amarres » : enlever les cordes qui maintiennent le navire à quai, lui permettant de partir. Utilisé dans le langage courant, au même titre que « Mettre les voiles, ou lever l’ancre ».

- « Laisser en rade » : c'est disposer pendant un certain temps un navire dans un grand bassin naturel ou artificiel ayant une ouverture vers la mer. Ce qui signifie dans notre quotidien, « être en panne, ne plus pouvoir avancer ».

- « Faire le point » : c'est déterminer la position d'un navire. Au quotidien c’est l’action de se poser, réfléchir, pour savoir ensuite vers quoi se tourner.

- « Louvoyer » : tracer des zigzags afin de naviguer contre le vent, tantôt sur un bord, tantôt sur l'autre. Dans le langage quotidien : « Faire des détours pour atteindre un objectif ».

 

- « Branle-bas de combat » : « Branle » est l'ancien terme utilisé pour hamac. Dans les navires, on donnait ordre de décrocher les branles pour faire place aux canons, en préparation d'un combat, d'où l'expression « branle-bas de combat ».
 

- « Veiller au grain » : En terme marin, le « grain » est le terme employé pour une tempête de vent imprévisible contre laquelle il faut être vigilant. Dans le langage quotidien, on dit que l'on « veille au grain » lorsque l'on se méfie d'un événement qui pourrait nous être préjudiciable.
 

- « Etre au taquet » : Sur un bateau, le taquet est un objet qui sert à bloquer quelque chose. « Être au taquet » signifie donc « être au maximum".
 

- « Avoir le vent en poupe » : Le « vent en poupe » est le vent qui souffle à l'arrière du voilier, le poussant vers l'avant. L'image est utilisée pour symboliser qu'une personne est favorisée par les circonstances et qu'elle a de grandes chances d'avoir du succès.

 

Crédit photo : Valentin Puech

Pour aller plus loin

Cliquez ici pour découvrir le lexique du vocabulaire marin...

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