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Pôle Finistère Course au large : l’élite et l’excellence

Depuis plus de vingt ans, ce centre d’entraînement basé à Port-la-Forêt dans le Finistère, a vu plusieurs générations de régatiers faire leurs armes avant de briller au plus haut niveau. On y rentre sur dossier, parfois sur concours, dans un seul but, celui de se confronter à l’élite, et gagner les plus grandes courses que sont le Vendée Globe, la Solitaire Urgo-Le Figaro, la Route du Rhum….

La légende prétend que le Pôle Finistère Course au large, est né fin des années 80 dans un bistrot.
Il y a ce jour-là notamment Christian Le Pape, enseignant en EPS, son complice Loïc Ponceau, moniteur de voile, des représentants de Nautisme en Finistère, des gens influents de la région… et quelques skippers. Il est question de « laver un affront » car, si Jean Le Cam, copain de Le Pape, a déjà remporté des étapes de la prestigieuse Solitaire du Figaro, pas un Finistérien ne s’est imposé lors des six dernières années. Et comme, désormais, la course se dispute non plus sur half-tonner (un prototype IOR) mais sur un nouveau monotype de 9 mètres baptisé Bénéteau Figaro 1, mettre en place une structure d’entraînement au cœur de la baie de Port-la-Forêt est une belle opportunité.

Le Pape et Ponceau imaginent alors des sessions de quelques jours et font venir des spécialistes locaux dans des domaines aussi variés que la préparation physique, la sophrologie, la météo, l’électronique ou les voiles… dans le but qu’un Finistérien gagne le Figaro avec du matériel conçu dans le département.
Les régatiers de l’époque ne sont pas tous des modèles d’ascétisme ni des adeptes des salles de musculation. En revanche ces compétiteurs nés ne sont pas contre se regrouper pour progresser ensemble, bien au contraire.
Le centre se structure petit à petit, et en 1991 un jeune homme vient rejoindre les habitués des lieux, tous de la génération « sixties » : Jean Le Cam, Bertrand de Broc, Marc Guillemot, Roland Jourdain, Jacques Caraës, Jean-Luc Nélias... Il s’appelle Michel Desjoyeaux, est né à deux pas du centre, et a toujours vécu là, ses parents ayant lancé les installations portuaires de Port-la-Forêt. Sans complexe, celui qu’on surnomme déjà « Mich Desj » apporte très vite sa fraîcheur, sa vision des choses et des idées novatrices. Il fascine, plaide pour Le Pape et sa méthode d’entraînement basée sur le partage, devient un leader charismatique, et remporte La Solitaire un an plus tard (en 1992) devant Jean Le Cam chez lui à Port-La-Forêt ! Pour légitimer l’ensemble du projet, ce doublé ne peut pas mieux tomber.

Dès lors, le Pôle Finistère Course au Large se professionnalise à l’image de la course au large

 


Dès lors, le Pôle Finistère Course au Large, « ce lieu perdu au fond de la baie de Concarneau » selon Olivier de Kersauson qui le surnomme « la Vallée des fous », se professionnalise à l’image de la course au large et n’est plus réservé aux marins nés dans le « 29. » Il décide de s’ouvrir aux « non Bretons ».
C’est ainsi qu’un gamin arrivé d’Aix-en-Provence, est repêché in extremis au premier tour de la « Sélection Espoir Crédit Agricole », concours réservé aux novices de la course en solitaire permettant à un jeune régatier de disposer d’un Figaro et de son budget de fonctionnement durant toute une saison. Il se nomme Franck Cammas et n’a pas 22 ans. Entre Noël et le jour de l’an, alors que le Pôle fait relâche, Cammas s’entraîne seul comme un forcené dans le vent et le froid, remporte la seconde partie de l’épreuve quelques jours plus tard, et se voit confier un monotype pour douze mois.
Cette année-là (en 1994) Jean Le Cam remporte La Solitaire et Franck Cammas le classement de la première participation. C’est la preuve éclatante que le pôle permet aux champions de concrétiser leur domination et aux nouveaux de se révéler.

La victoire de Cammas dans la Solitaire trois ans plus tard scelle définitivement le bien-fondé du système, et toute une génération de jeunes régatiers intègre « Portlaf ». Ils ont pour nom Armel Le Cléac’h, Vincent Riou, Nicolas Lunven, Yann Éliès, Charles Caudrelier, Jérémie Beyou, Nicolas Troussel… et vont truster les victoires dans les prochaines grandes courses en solitaire.

Toute une génération de jeunes régatiers intègre « Portlaf » et va truster les victoires dans les prochaines grandes courses en solitaire

 


C’est l’époque où, à bord des trimarans Orma, puis bientôt des 60 pieds Imoca, la méthode d’autogestion et de partage des connaissances et des performances s’applique comme sur les monotypes Figaro. C’est aussi l’époque où le Pôle décide de s’élargir à des navigateurs et navigatrices issus d’Outre-Manche, un centre ayant sensiblement les mêmes caractéristiques s’ouvrant en place à La Grande-Motte en Méditerranée.

En vingt-cinq ans, le Pôle Finistère Course au Large, qui compte toujours dans ses rangs plus d’une trentaine d’élus, - et dont les pensionnaires ont remporté 21 Solitaires du Figaro et quatre Vendée Globe - n’a jamais cessé de détecter des pépites, puis « sortir » des champions, le dernier en date s’appelant François Gabart…

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Christian Le Pape, façonneur de champions

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