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Vendée Globe… là où tout a commencé

Cela a germé lors du BOC Challenge, la course autour du monde en solitaire et en quatre étapes, remportée à deux reprises par Philippe Jeantot en 1983 puis 1987. Pourquoi ne pas organiser un tour du monde, toujours par les trois caps, mais cette fois sans escale ni assistance ? L’idée lancée par Titouan Lamazou séduit immédiatement nombre de coureurs. Et Philippe Jeantot, soutenu par le département de la Vendée et son président Philippe de Villiers, crée alors, en 1989, le Vendée Globe Challenge, épreuve qui va devenir mythique.
 

1989-1990 
Titouan Lamazou pour une première

Ce 26 novembre 1989, ils sont treize marins – onze Français, un Américain et un Sud-Africain – sur la ligne de départ aux Sables d’Olonne. Ce premier tour du monde en solitaire sans escale ni assistance, consiste à faire le tour de l’Antarctique, en laissant à bâbord les trois grands caps : Bonne Espérance Leeuwin et Horn. Le parcours est libre et le routage autorisé. La distance sur la route la plus courte (l’orthodromie) est d’environ 24 000 milles (44 500 kilomètres), et les favoris n’hésitent pas à embarquer pour plus de quatre mois de vivres. Le vent est glacial, le ciel limpide. Ces treize pionniers qui disparaissent à l’horizon sous deux ris et trinquette au crépuscule, sont conscients de partir dans l’inconnu. La grande question sur les pontons où règnent un silence et une émotion lourds de sens, est de savoir combien rentreront. Les bateaux sont robustes, surchargés d’équipement, d’accastillage, de voiles de rechange. Les communications se limitent à un appel par semaine via Saint-Lys Radio, et les liaisons souvent mauvaises, voire inaudibles. Seules la balise Argos permet de suivre la route de chacun des héros. Le premier coup de théâtre, et qui lance la légende de l’épreuve, se déroule dans les quarantièmes sous l’Afrique du Sud, lorsque le favori Philippe Poupon voit son bateau, Fleury Michon, se faire coucher par une vague, avant de rester sur le flanc tel un dériveur dessalé. Loïck Peyron qui est dans son sillage à bord de Lada Poch réalise le premier grand exploit de la course. Sous voilure réduite, il parvient à lancer une amarre à Poupon, remorque et redresse Fleury Michon… tout en filmant la scène avec plusieurs caméras. Le Vendée Globe Challenge est bien la course extrême que tout le monde attendait. Les abandons se succèdent. Titouan Lamazou sur Ecureuil d’Aquitaine, qui comme Philippe Poupon ou Jean-François Coste a appris aux côtés de Tabarly, vire le cap Horn en tête et tout en contrôle, remonte l’Atlantique malgré le retour de Loïck Peyron. Il remporte cette première édition en 109 jours. Loïck Peyron et Jean-Luc Van den Heede complètent le podium. Ils sont sept seulement à être classés, dont le dernier Jean-François Coste en 163 jours à bord de Pen Duick III (rebaptisé Cacharel pour la course).

Loïck Peyron réalise le premier grand exploit de la course...il parvient à lancer une amarre à Poupon, remorque et redresse Fleury Michon… tout en filmant la scène avec plusieurs caméras !

 

1992-1993
Alain Gautier haut la main

Bertrand de Broc parvient à se recoudre la langue sectionnée suite à un empannage qui a mal tourné.

 

Trois ans plus tard, ils sont quatorze au départ. Pourtant ce 22 novembre 1992, il manque l’Américain Mike Plant qui a participé à la 1ère édition, mais n’est jamais arrivé en convoyage des États-Unis. Hasard tragique, Coyote, son voilier, est repéré retourné et vide le jour du départ de cette 2ème édition. Quelques heures plus tard, un violent coup de vent balaye la flotte dans le golfe de Gascogne et le Britannique Nigel Burgess fauché lors d’une manœuvre, est retrouvé noyé près de son bateau. Ce double drame rappelle que le Vendée Globe (Challenge a disparu ; ndlr) est aussi une course où l’on risque sa vie. Les favoris ne sont pas épargnés. Loïck Peyron abandonne, la coque de son bateau se décomposant, et Philippe Poupon, Jean-Luc Van den Heede et Yves Parlier font demi-tour suite à de graves avaries. Tous les trois réparent puis repartent, le règlement de course autorisant de faire escale uniquement aux Sables d’Olonne. Sixième de la première édition, Alain Gautier sur son ketch* Bagages Supérior conçu pour la course, s’échappe irrémédiablement. Le grand public qui se passionne pour cette aventure, découvre Bertrand de Broc, qui par son courage, parvient à se recoudre la langue sectionnée suite à un empannage qui a mal tourné. L’assistance météo (le routage) est désormais officiellement proscrite et des points de passage obligés rallongent un peu la route. Souverain, Alain Gautier boucle à 30 ans son tour du monde victorieux en 110 jours. Philippe Poupon, son dauphin, démâte à 1000 milles de l’arrivée et est doublé par Jean-Luc Van den Heede, terminant ainsi troisième sous gréement de fortune. Sur quatorze partants sept sont classés.
 

1996-1997
Christophe Auguin l’emporte dans le mal

Ils sont quinze concurrents officiels ce 3 novembre 1996 au départ du 3ème Vendée Globe. Un seizième, Raphaël Dinelli, a décidé de partir en « pirate », son bateau n’étant pas jugé conforme par la Direction de Course. Deux femmes, Isabelle Autissier et Catherine Chabaud, sont pour la première fois au départ d’un tour du monde en solitaire. Les plans Finot-Conq conçus pour tous les favoris, élargis et allégés, sont devenus extrêmement puissants, et les quilles pendulaires et les gréements « thoniers » font leur apparition. En tête rapidement, Christophe Auguin, sur Géodis, vainqueur des deux derniers BOC Challenge (1991 et 1995), rencontre du très mauvais temps (cinq dépressions successives), souffre beaucoup, mais creuse l’écart. Le jour de Noël au sud-est des Îles Kerguelen, Raphaël Dinelli chavire et brise son mât. Algimouss, son bateau, commence à couler. La Direction de Course demande à l’Anglais Pete Goss de tenter d’aller le récupérer. Sans hésiter, il fait demi-tour dans la tempête, et parvient après trois jours de calvaire à sauver le naufragé miraculé. La météo est épouvantable et l’hécatombe se poursuit avec les chavirages de Tony Bullimore et Thierry Dubois, secourus par la Marine australienne. Mais un drame se trame. La balise de détresse du Canadien Gerry Roufs cesse d’émettre quelques heures après qu’il ait raconté, lors d’une vacation, que les vagues ressemblaient à des montagnes. Isabelle Autissier est déroutée pour partir à sa recherche, en vain, dans des vents de 70 à 80 nœuds et des vagues de plus de 20 mètres. Un morceau d’épave de Groupe LG 2 sera retrouvé sur une île chilienne plusieurs mois après. Christophe Auguin triomphe de ce terrible tour du monde en 105 jours, et devance Marc Thiercelin et Hervé Laurent. Sur les quinze participants, seuls six sont classés, Catherine Chabaud devient la première femme à boucler un tour du monde en course.
 

2000-2001
Michel Desjoyeaux au forceps

Ils sont cette fois 24 concurrents au départ des Sables d’Olonne ce 5 novembre. Mais le départ est retardé de quatre jours à cause d’une tempête sur le golfe de Gascogne. De nouvelles mesures pour la sécurité des marins ont été prises, comme par exemple un test de retournement à 90 degrés bateau démâté. Michel Desjoyeaux, l’un des grands favoris, se présente avec un bateau innovant : table à carte sur cardans, safrans relevables, étai en textile, dérive centrale… Pourtant, c’est Yves Parlier qui ouvre la route dans le grand sud, s’offrant en prime un nouveau record mondial de distance avec 419 milles parcourus en 24 heures. Mais le mât-aile rotatif d’Aquitaine Innovation se brise dans les quarantièmes rugissants. L’ingénieur diplômé en matériaux composites décide alors de relâcher à Stewart Island au sud de la Nouvelle Zélande, et sans demander assistance, met en œuvre un gréement de fortune. Son sens de la débrouille fait merveille, et Parlier fabrique un radeau avec des bidons, se nourrit d’algues et de moules sauvages… Il parvient à assembler puis cuire ses tronçons de mâts en carbone, avant de repartir douze jours plus tard, toujours en course. Le 1er janvier 2001, le démarreur du moteur de PRB permettant de fournir l’indispensable énergie, tombe en panne. Un ingénieux système baptisé par son skipper « Système D comme démerde toi Desjoyeaux ! », utilisant la force du vent dans sa grand-voile, permet à « Mich Desj » de faire repartir son moteur. Il double le cap Horn en tête, mais dans la remontée de l’Atlantique, doit contenir les assauts d’une jeune Anglaise de 25 ans, Ellen Mc Arthur, véritable révélation de l’épreuve. C’est justement dans les calmes de l’anticyclone de Sainte-Hélène, que la brillante navigatrice refait une partie de son retard, revenant même quelques jours avant l’arrivée à 15 milles (moins de 30 kilomètres) du tableau arrière de PRB. Michel Desjoyeaux s’impose tout de même en 93 jours et 3 heures, 25 heures devant Ellen Mc Arthur. Roland Jourdain sur Sill Matines La Potagère termine troisième après avoir établi un nouveau record de 435,3 milles en 24 heures la veille de l’arrivée. Sur 24 partants, 15 sont classés.

Parlier fabrique un radeau avec des bidons, se nourrit d’algues et de moules sauvages…

 

2004-2005
Vincent Riou, cet inconnu

Ce 7 novembre 2004, ils sont vingt à prendre le départ de cette 5ème édition du Vendée Globe dont deux femmes, Anne Liardet et Karen Leibovici. Parmi eux, un inconnu du grand public du nom de Vincent Riou, et dont le meilleur résultat est un titre de champion de France en monotype Bénéteau. Constructeur puis préparateur de PRB lors de la victoire de Michel Desjoyeaux quatre ans auparavant, Vincent a récupéré le bateau et le sponsor de son mentor, parti vers de nouveaux projets en multicoque. Le jeune Breton qui connaît son bateau sur le bout des doigts, est très habile en stratégie météo, possède une condition physique de rugbyman et est dur au mal. En embuscade derrière Jean Le Cam, surnommé le « Roi Jean » suite à sa triple victoire dans la Solitaire du Figaro, il franchit le Cap Horn avec 260 milles de retard. On pense la course jouée, mais Le Cam sur son monocoque jaune Bonduelle, en proie à une panne de communication lui interdisant de recevoir les cartes météo, s’englue dans les calmes au large de l’Argentine. Riou qui expérimente les premières photos satellites reçues à bord, décide de contourner l’anticyclone, et parvient à s’échapper inexorablement. À la surprise générale, le navigateur de Loctudy s’impose en 87 jours et 10 heures, avec un nouveau record à la clé, et fait une entrée triomphale de nuit aux Sables d’Olonne, sous un gigantesque feu d’artifice. Jean Le Cam franchit la ligne 7 heures plus tard, et le Britannique Mike Golding termine troisième, non sans peur, après avoir perdu sa quille juste avant l’arrivée. Sur 20 partants, 13 sont classés.
 

2008-2009
Desjoyeaux double la mise

Pour son premier Vendée Globe, Armel Le Cléac’h termine à une remarquable seconde place

 

Le succès du Vendée Globe est tel que ce 9 novembre 2008, ils sont trente marins sur la ligne de départ, dont plusieurs revenants tels que Loïck Peyron, Vincent Riou ou Michel Desjoyeaux, et une pléthore de jeunes et brillants navigateurs issus de la filière du Figaro comme Sébastien Josse ou Armel Le Cléac’h. Quelques heures après le départ, Desjoyeaux annonce qu’il fait demi-tour, suite à une fuite de ballast (réservoir d’eau de mer situé dans les flancs) et un grave court-circuit. Alors que l’ancien vainqueur va dormir et se changer les idées, son équipe technique remet Foncia en ordre de marche, et quarante heures plus tard, le skipper de Port-la-Forêt repart le couteau entre les dents… mais bon dernier. Un coup de vent dans le golfe de Gascogne a fait des dégâts, et déjà trois concurrents – Bestaven, de Pavant et Thiercelin – ont démâté et abandonné. Cette sixième édition est riche en rebondissements, et les avaries et accidents se succèdent. Yann Eliès se fracture le fémur lors de l’enfournement de son bateau, et est sauvé par la Marine australienne après avoir été rejoint puis veillé par Marc Guillemot durant 36 heures. Bernard Stamm s’échoue aux Kerguelen, Loïck Peyron brise son mât sous l’Australie, et Jean Le Cam chavire à 200 milles dans l’ouest du cap Horn après que sa quille se soit arrachée de la coque. Il est miraculeusement recueilli par Vincent Riou sur PRB dans des conditions dantesques. Mais son bateau fragilisé par ce sauvetage rocambolesque, casse son mât quelques jours plus tard. Fidèle au mythe qu’il s’est bâti, le Vendée Globe est une course sans pitié. Pendant ce temps-là, un homme cravache, et pousse son monocoque 60 pieds comme cela n’a jamais été fait. Michel Desjoyeaux revient sur ses adversaires un à un, les doublent, prend la tête, manque de perdre un safran, mais se garde bien d’en informer ses concurrents. Ses derniers disent de lui qu’il navigue sur une autre planète. Il force le respect, pulvérise le record de la course en 84 jours et entre un peu plus dans la légende, en devenant le premier navigateur à remporter deux fois la course la plus dure au monde. Pour son premier Vendée Globe, son dauphin, Armel Le Cléac’h, termine à une remarquable seconde place. Sur Britair, le jeune Finistérien de 28 ans, double vainqueur de La Solitaire du Figaro a réalisé une course pleine de sens marin et d’intelligence. Pourtant, ses dernières heures de course sont un calvaire. Il essuie un ultime coup de vent dans le golfe de Gascogne, arrache sa têtière de grand-voile, voit la casquette de son bateau exploser sous l’effet d’une déferlante, et avoue qu’il n’a plus grand chose à manger depuis quelques jours. Impressionnant lui aussi, Marc Guillemot perd sa quille mais parvient à amener Safran à bon port pour se hisser sur le podium grâce au temps que lui a rendu le jury lors du sauvetage de Yann Eliès. Vincent Riou, qui a démâté suite au sauvetage de Jean Le Cam est également classé troisième par le jury, devant la Britannique Samantha Davies qui a illuminé la course par sa fraîcheur et son talent. Sur 30 partants, ils ne sont que onze à être classés.
 

2012-2013
Gabart-Le Cléac’h : quel match !

Ce 10 novembre 2012, ils sont vingt à quitter le quai tôt le matin sous une bruine glaçante. Si, un an auparavant, les organisateurs ont battu le pavé, craignant que la « course du siècle » manque de concurrents avec l’arrivée de la crise, ils peuvent être rassurés. Jamais, les digues du chenal de Port Olona n’ont été aussi combles. Le Vendée Globe est devenu une institution, et toutes les chaînes de télévision d’information retransmettent le départ en direct et en intégralité. Si aucun ancien vainqueur n’est là pour remettre son titre en jeu, les prétendants sont nombreux à commencer par Armel Le Cléac’h second quatre ans plus tôt, et qui sur Banque Populaire (ex Foncia), racheté à Michel Desjoyeaux, fait partie des grands favoris. Le jeune François Gabart sur Macif, lui, prend le départ de son premier tour du monde en solitaire. Champion de France en Optimist, ayant suivi la filière dériveur puis Figaro, comme Le Cléac’h, il est aussi ingénieur diplômé de l’INSA. Ces deux brillants régatiers se livrent à un véritable duel planétaire. Très vite, Armel Le Cléac’h se porte en tête, talonné par François Gabart. Ce n’est plus qu’un tour du monde, mais un match racing digne de la Coupe de l’America. Gabart double Le Cléac’h grâce, notamment, à une « arme secrète » – une voile imaginée par Michel Desjoyeaux, son mentor, et qui par le biais de son écurie a préparé Macif - et franchit le Cap Horn après avoir pulvérisé le record de distance sur 24 heures (545 milles). Le Cléac’h le suit comme son ombre. Les deux marins naviguent à vue, se photographient, échangent par VHF. Le skipper de Banque Populaire revient à 9 milles (16 kilomètres) quand un lashing (cordage) tenant son gennaker casse au pire moment. La course se joue là, comme dans une régate en baie… Au Cap Vert, Le Cléac’h, lucide, sait que sauf avarie, il ne pourra revenir sur son adversaire. François Gabart remporte l’épreuve en 78 jours à la moyenne ahurissante de 15,3 nœuds… Seulement 3 heures 17 devant Armel Le Cléac’h. Jamais un écart aussi faible n’avait été enregistré après 28 646 milles de course. Jamais un novice du tour du monde n’avait gagné à 30 ans. Ce duel homérique a tendance à occulter le reste de la course et les autres concurrents. Pourtant, Jean-Pierre Dick, héroïque, parvient à parcourir 2600 milles sans quille pour finir quatrième, doublé par le Gallois Alex Thomson. Beyou, Golding, Stamm, Sanso et Guillemot ont eux aussi tous connu de sérieuses avaries de quille, et l’Italien Alessandro di Benedetto qui ferme la marche, vit pleinement ce voyage initiatique, fait pousser de la salade à bord, et régale le public par son enthousiasme et sa joie de vivre. Sur 20 partants, ils sont onze classés.

Seulement 3 heures 17 ! Jamais un écart aussi faible n’avait été enregistré après 28 646 milles de course

 

Arrivée Vendée Globe 2012-2013 -  V.Curutchet/BPCE

ANECDOTES
Ce qui vous a peut-être échappé !

Marie Kerguelen. Lors de la première édition du Vendée Globe, Loïck Peyron devient papa d’une petite Marie, alors qu’il navigue à proximité des îles Kerguelen. Il décide donc de donner comme second prénom le nom de l’archipel à sa fille aînée.

Le Marsupilami de Le Cam. Afin de réchauffer son duvet lors du 4ème Vendée Globe, Jean Le Cam utilise un long tuyau souple qu’il branche sur son moteur. Il a baptisé cette technique « Marsupilami thérapie ». À son arrivée, son sponsor lui offre une énorme peluche en hommage au héros de Spirou, et Le Cam debout sur la table, se met à danser lors de la conférence de presse sur une chanson de Johnny Hallyday.

Les bottes cuissardes de Parlier. Plutôt que l’habituel pantalon de ciré et les bottes de mer, Yves Parlier a décidé d’innover lors du Vendée Globe 1996-1997. Il utilise des bottes cuissardes pour la pêche en étang d’un vert kaki, lui évitant d’être mouillé aux pieds.

Les « Mac Plus » de Terlain. Dans la cabine d’UAP, son monocoque jaune surmonté d’un rouf ressemblant à la pyramide du Louvre, Jean-Yves Terlain possède un équipement informatique de premier plan. Lors de cette 1ère édition, il embarque deux Apple Macintosh Plus de bureau…

Le trophée de Desjoyeaux. Lors de sa première victoire en 2001, un supporter anonyme a offert à Michel Desjoyeaux le même démarreur que celui qui avait grillé le 1er janvier… mais peint en doré.

Titouan au moteur. Des sept vainqueurs du Vendée Globe, Titouan Lamazou est le seul à avoir embouqué le chenal des Sables d’Olonne, non pas à bord de son monocoque 60 pieds, mais juché sur le toit d’un bateau à moteur, et ce à cause de la marée basse et des obligations médiatiques.

65 degrés. Lors de la première édition, il n’y a encore aucune porte de glace, pas plus que de ZEA (zone d’exclusion antarctique). Jean-Luc Van de Heede (3615 Met) et Alain Gautier (Génerali) décident de plonger plein sud pour raccourcir la route. Ce dernier va tutoyer le 65ème parallèle, croiser des icebergs et growlers, et voir se former des stalactites dans les barres de flèche de son mât.

Les cartes de Costo. Alors qu’il grimpe à bord de Cacharel ce 26 novembre 1989, Jean-François Coste s’aperçoit qu’il a oublié son rouleau de cartes marines à l’hôtel. À cette époque, la carte papier du SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine) est indispensable, et la cartographie électronique en est à ses balbutiements. Cela n’empêchera pas « Costo » de récupérer in extremis ses cartes, puis d’offrir à chacun de ses douze adversaires, un livre pour le tour du monde.

La cocotte de Dick. Lors du premier de ses trois Vendée Globe, en 2004, Jean-Pierre Dick casse son vit-de-mulet (pièce indispensable reliant la bôme au mât) peu de temps après le départ. Il conçoit alors une nouvelle pièce en carbone qu’il fait durcir dans sa cocotte-minute.

L’Opti d’Armel. Il vient de s’amarrer au ponton 3 heures 17 après Gabart, et termine à nouveau second du Vendée Globe ce 27 janvier 2013. Un enfant, dont on ne sait comment il a passé la sécurité, remorque son Optimist et vient féliciter le champion. C’est en fait l’ancien dériveur d’Armel Le Cléac’h, celui avec lequel il a commencé la voile. Un beau symbole.
 

*voilier à deux mâts

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Le dénouement approche…

Armel, leader du Vendée Globe depuis le 3 décembre dernier, a hier opéré un virement de bord aux alentours de 16h pour basculer sud-est et amorcer la descente vers la ligne d’arrivée. Le skipper de la Banque de la Voile est attendu au large des Sables d’Olonne vers 18h aujourd’hui après plus de 74 jours de course. Au dernier pointage de 9h, Alex Thomson (Hugo Boss) est à 95,9 milles du Mono Banque Populaire VIII. Ce matin, le skipper de la Banque de la Voile se trouve à moins de 100 milles des Sables d’Olonne. [...]

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