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Camille Lecointre et Aloïse Retornaz Athlètes de l’équipe de France de voile en 470

 

Camille Lecointre
Née le 25 février 1985 à Harfleur (76700)
Club : SR Brest

Aloïse Retornaz
Née le 3 février 1994 à Brest (29000)
Club : SN Sablais

Il ne leur a fallu que trois mois d’entraînement ensemble et deux régates seulement pour se hisser au sommet de la hiérarchie mondiale, et remporter leur première victoire internationale, lors de la World Cup Series de Hyères fin avril, et ce devant les Anglaises championnes olympiques en titre. Camille Lecointre 33 ans et Aloïse Retornaz 24 ans, ont en effet décidé de s’associer avec un bel objectif : gagner les Jeux olympiques de Tokyo en 470.

L’anecdote ne passe pas inaperçue et prend tout son sens aujourd’hui. Nous sommes en été 2003 à l’école de voile du Moulin blanc à Brest. Aloïse 9 ans, se passionne pour la voile, et effectue un stage en Optimist dans sa ville natale. Sa monitrice d’alors se nomme Camille et a tout juste 18 ans. Une vraie complicité naît alors entre elles, mais ni l’une ni l’autre ne savent encore qu’elles vont se retrouver sur le même bateau quinze ans plus tard. Née à Harfleur en Seine-Maritime, Camille Lecointre a découvert la voile également en Optimist, avant de passer avec brio au 420. La jeune fille a du talent, un superbe toucher de barre, et affectionne la brise. Afin qu’elle puisse intégrer Sport-Études voile à Brest, ses parents décident alors de quitter la Normandie, déménagent et s’installent en Bretagne. Aloïse possède un peu le même parcours nautique que Camille de l’Optimist au 420, à la différence que son gabarit la prédestine plus au rôle d’équipière.
Avec Maëlen Lemaître, Aloïse Retornaz obtient rapidement de brillants résultats internationaux en 420, avant de décrocher en 2013 et 2014 deux titres mondiaux junior consécutifs en 470, tout en intégrant une école d’ingénieur en informatique. Brillante étudiante également, Camille a obtenu son Master en chimie, et participé à ses premiers Jeux olympiques à Londres en 2012, avec comme équipière Mathilde Géron. Quatrième à un point de la médaille de bronze, l’équipage français est passé tout près de l’exploit, mais trouve le résultat aussi cruel qu’encourageant. Camille Lecointre décide alors de repartir pour une seconde préparation olympique, mais avec une nouvelle équipière : Hélène Defrance. L’équipage entraîné par Gildas Philippe ancien champion du monde de 470, remporte en Argentine le titre mondial sénior. Et à Rio, Camille et Hélène arrachent la médaille de bronze olympique dans une Medal Race au suspense insoutenable.

c’est top et plein de sensations quand on se bat comme cela pour la première marche du podium. Nos concurrentes ne lâchent rien, elles sortent leurs armes. Il faut être pareilles, ne rien lâcher, avoir le couteau entre les dents !

Aloïse Retornaz

Tandis qu’Aloïse navigue désormais avec Cassandre Blandin - le jeune équipage prenant une très belle troisième place lors de la World Cup Series à Gamagori au Japon. Camille donne alors naissance à un garçonl, tout en ayant envie de se lancer dans une troisième campagne olympique consécutive, toujours en 470. Son bébé aujourd’hui âgé de huit mois suit désormais sa maman lors des régates, ce qui nécessite une véritable organisation parallèle, et la complicité des grands-parents. Camille avoue être « encore en mode survie ! Les nuits sont parfois agitées, je ne dors pas encore très bien. J'espère que cette période est bientôt terminée. » Mais la parenthèse maternité et les automatismes à retrouver quand on change d’équipière n’ont manifestement pas perturbé Camille et Aloïse, impressionnantes d’aisance à Palma de Majorque puis Hyères. « C'est notre seconde régate avec Aloïse et c'est hyper positif », se réjouit Camille. « Je pensais que ce serait beaucoup plus difficile. Nous naviguons avec notre bateau neuf, nous commençons à bien le sentir. Nous sommes contentes de lui. » Et Aloïse de conclure : « c’est top et plein de sensations quand on se bat comme cela pour la première marche du podium. Nos concurrentes ne lâchent rien, elles sortent leurs armes. Il faut être pareilles, ne rien lâcher, avoir le couteau entre les dents ! ». Car derrière leurs jolis sourires, les deux championnes n’ont qu’une seule idée en tête : remporter l’or olympique à Tokyo en août 2020.

Nous naviguons avec notre bateau neuf, nous commençons à bien le sentir.

Camille Lecointre

Crédit photos : FFVoile/Sailing Energy

 

 

 

 

 

 

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