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Guillaume Verdier Architecte naval

Nom : Verdier
Prénom : Guillaume
Date de naissance : 20 septembre 1970
Couleur : le vert le bleu
Un livre : « Radieuse Aurore » de Jack London

Un film : « Brazil » de Terry Gilliam

 

En quelques années, il est devenu incontournable, rejoignant discrètement les plus grands architectes navals. En association avec le cabinet VPLP, il a dessiné les deux bateaux arrivés en tête aux Sables d’Olonne lors du Vendée Globe 2012-2013 ; et a signé les plans de six 60 pieds Imoca Nouvelle Génération pour l’édition 2016-2017 dont celui du vainqueur Armel Le Cléac'h. A la fois scientifique et créatif, Guillaume Verdier est aujourd’hui un architecte courtisé.
 

Guillaume Verdier est un travailleur acharné et un perfectionniste toujours en mouvement. Comme beaucoup, il a débuté la voile en Bretagne. Le jeune étudiant en Math-Sup, rêvant de dessiner des bateaux, convainc ses parents de le laisser partir étudier en Angleterre dans la prestigieuse école d’architecture navale de Southampton. Il décide ensuite de parfaire sa formation avec un Doctorat en composite à Copenhague au Danemark. Guillaume Verdier a compris qu’il ne suffisait pas d’avoir un bon coup de crayon pour devenir architecte. Il approfondit ses connaissances en dynamique des fluides, résistance des matériaux et calculs de structure. Ce travail qui se réalise en amont des constructions navales le passionne et va lui permettre de se faire connaître rapidement.

L’apprentissage dans un célèbre cabinet parisien

Un jour, Pascal Conq m’a dit : installe-toi là, je vais t’apprendre à dessiner

 

Après un stage chez Marc Lombard à La Rochelle, il frappe à la porte du célèbre cabinet Finot-Conq dans l’ouest parisien, en 1996. Le duo a notamment signé les plans des vainqueurs de quatre Vendée Globe consécutifs de 1992 à 2004. « J’avais conçu au Danemark de petits logiciels de structure qui leur ont plu », raconte Guillaume. « Un jour, Pascal Conq m’a dit : installe-toi là, je vais t’apprendre à dessiner ».
En 2001, ayant envie de retrouver la mer, il décide de se mettre à son compte à Larmor-Baden, au cœur du golfe du Morbihan, où il possède un Tornado*. Il s’entoure d’amis architectes rencontrés au fil de son parcours. Cet adepte du guitariste de jazz Django Reinhardt ne cesse d’agiter des idées : celles et ceux qui le côtoient disent de lui « que son cerveau tourne terriblement vite ».

Des bateaux de 20 à 100 pieds

Guillaume Verdier a révolutionné la manière de concevoir les structures des voiliers de course, dessiné la première carène moderne dotée d’un bouchain vif, imaginé un hydraplaneur… avant de partir plusieurs mois à Auckland, embauché par le Team New Zealand pour la 34ème Coupe de l’America. C’est dans « le pays du nuage blanc », en travaillant sur les foils de l’AC72, qu’il a l’idée d’en adapter sur les monocoques du Vendée Globe 2016-2017. « Il y a toujours une solution à tout », aime t-il répondre quand on lui demande quelle est sa devise. Ce n’est pas un hasard s’il dessine toutes sortes de voiliers de 20 à 100 pieds (6 à 30 mètres), qu’ils soient à une, deux ou trois coques. A l’inverse de ceux qui aiment volontiers briller, il cultive la sobriété et un certain mystère, n’affectionnant pas les mondanités, et restant aussi étanche que les cloisons de ses bateaux quant à sa vie privée.


*Tornado : catamaran de sport qui a été série olympique de 1976 à 2008

Crédit photo : L. Madeline