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Jean-Pierre Champion Ex-Président de la FFVoile

Une vie de voile

 

Président de la Fédération Française de Voile entre 1997 et 2017, Jean-Pierre Champion garde intacte la passion pour un sport qu’il a découvert à l’adolescence et qu’il continue à pratiquer, en dériveur, dès qu’il le peut…

 

Si on ne devient pas président d’une grande fédération sportive par hasard, Jean-Pierre Champion, qui a tenu les rênes de la FFV pendant 20 ans, n’était pas forcément prédestiné à se tourner vers un sport ne faisant pas partie de l’ADN familial. Il n’a découvert la voile qu’à l’âge de 14 ans, sur la plage de Cavalaire (région PACA), lors de vacances scolaires. « C’était sur un Vaurien. Cela m’a tout de suite plu, si bien que j’ai pris des cours avec un moniteur devenu depuis un ami proche. Plus tard, mon père m’a acheté un 420, j’ai continué à progresser, commencé à faire de la régate en 470 jusqu’à faire un bref passage par ce qui était à l’époque l’Equipe de France B. Mais je n’avais pas le niveau suffisant pour aller au-dessus », sourit l’intéressé. Tout en naviguant dès qu’il le peut sur les plans d’eau du Nord-Pas-de-Calais, où il vit, il passe le monitorat de voile, déjà titulaire du brevet d’Etat, après des stages à l’UCPA, aux Glénans et à l’Ecole Nationale de Voile.
 

Nous souhaitions que notre sport s’ouvre au plus grand nombre possible.

 

Parallèlement, il s’investit dans les instances locales, au sein de la commission sportive de la Ligue Nord-Pas-de-Calais, puis, à seulement 28 ans, il devient très jeune président de cette même Ligue, en 1977. Avec quelques « turbulents » collègues, il milite alors activement pour changer le nom de la Fédération, avec succès, puisque celle-ci, anciennement appelée Fédération Française du Yachting à Voile, devient Fédération Française de Voile en 1978. « Nous, qui n’étions pas arrivés à la voile par les yacht-clubs mais par les plages, souhaitions que notre sport s’ouvre au plus grand nombre possible. » En 1989, il prend des responsabilités à la Fédération, présidée alors par Jean-Louis Monneron, contribuant notamment à rapprocher la FFVoile du monde de la course au large.
 

En 1996, quand Jean-Louis Monneron annonce qu’il renonce à briguer un nouveau mandat, la candidature et l’élection de Jean-Pierre Champion en tant que président de la FFVoile s’imposent presque naturellement, même si ces responsabilités ne sont pas sans lui poser quelques problèmes d’organisation, contraint de quitter le Nord et son affaire familiale, un cabinet de courtage d’assurances à Valenciennes : « Je me suis vite aperçu qu’il était très compliqué de cumuler présidence de la Fédération et mon métier. Après m’être endormi deux fois sur l’autoroute j’ai décidé de m’installer à Paris. J’ai vendu mon affaire et j’ai trouvé un boulot à mi-temps à Paris à la Mutualité Française, ce qui me laissait le temps de m’occuper de la Fédération à titre bénévole. » Il devient finalement président salarié en 2011 à la faveur du vote d’une loi permettant à un certain nombre d’élus d’être rémunérés dans des conditions encadrées.
 

" Elle nous fait renouer avec l’or, nous avons pleuré, mais cette fois de joie ! "!

Jean-Pierre Champion à propos de Faustin Merret

Réélu sans discontinuer depuis son premier mandat, Jean-Pierre Champion a orienté sa politique vers trois axes principaux : ouvrir la pratique de la voile de manière simple au plus grand nombre, poursuivre le rapprochement entre la FFVoile et la course au large et bien évidemment faire briller la France lors des grandes compétitions internationales, particulièrement les Jeux Olympiques. Lorsqu’on lui demande quels sont les trois moments marquants de sa présidence, on se rend d’ailleurs compte qu’ils sont étroitement liés à ces trois objectifs. La course au large d’abord : « Le fait que le Département de la Vendée ait récupéré et se soit approprié de manière définitive le Vendée Globe a été pour moi un moment très fort. Il y avait pas mal d’incertitude après l’arrêt de Philippe Jeantot (navigateur et créateur du Vendée Globe), c’est une bataille qui m’a procuré pas mal d’émotions. Et c’est à partir de ce moment que la Fédération a vraiment pu collaborer à l’organisation de cette course extraordinaire et mythique. » Ensuite les Jeux Olympiques : « Je garde en mémoire deux moments très liés : la dernière manche en Tornado lors du dernier jour des Jeux de Sydney, en 2000, avec une saute de vent d’à peu près 90 degrés qui prive Pierre Pennec et Yann Guichard de la médaille de bronze qui leur était promise quelques minutes plus tôt. Du coup, nous revenons de Sydney avec zéro médaille, c’est un moment que je n’oublierai jamais de ma vie. A l’inverse, quatre ans plus tard, nous célébrons la victoire de Faustine Merret dans la dernière manche en planche à l’issue d’une bataille féroce avec Alessandra Sensini. Elle nous fait renouer avec l’or, nous avons pleuré, mais cette fois de joie ! » Enfin l’ouverture de la voile au plus grand nombre : « Un moment aussi très fort mais plus diffus, c’est la construction et la solidification, au fil du temps, du réseau des Ecoles Françaises de Voile, de la manière dont elles fonctionnent et dont elles apportent la possibilité d’accéder à notre sport pour à peu près tout le monde, ce qui est loin d’être le cas dans un grand nombre de pays. »
 

la voile occupe une grande partie de mes activités, même privées…

 

Si les résultats de la voile française dans son ensemble l’ont jusqu’ici comblé, notamment les Jeux Olympiques de Rio et les trois médailles glanées par l'Equipe de France de voile dont un titre, Jean-Pierre Champion n’en continue pas moins de rêver plus haut et tout fort : « Aujourd’hui, je rêve de la Coupe de l’America car ce serait historique pour le sport français de la gagner, des Ultim enfin, avec ce tour du monde en solitaire à l’horizon 2019 qui sera un événement mondial sur ces formidables machines. » Autant de rendez-vous que le président de la Fédération Française de Voile compte bien accompagner, lui qui continue, lors de ses rares moments de loisir, à naviguer entre trois bouées dans son club, à Cannes : « Je m’amuse beaucoup à disputer des petites régates du club, comme quand j’avais 20 ans. Je suis assez monomaniaque, la voile occupe une grande partie de mes activités, même privées… » Le reste de son temps libre, il le consacre à la littérature – « J’ai récemment pris un infini plaisir à relire Hemingway » - et à la politique, « très attentif aux événements de la politique française et passionné par son histoire récente. »

 

Crédits photos :

C. Breschi/2015SOF/FFVoile
F. Socha/FFVoile

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