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Sofian Bouvet & Jérémie Mion Athlètes, Equipe de France de Voile, 470

Sofian Bouvet
Né le 2 Juin 1989 à Nice
Réside à Antibes
Spécialité : 470 - barreur
Club : SR Antibes


Jérémie Mion
Né le 5 juillet 1989 à Paris
Réside à Marseille
Spécialité : 470 - équipier
Club : SR Le Havre


Spécialistes de 470, Sofian Bouvet et Jérémie Mion, 2èmes du Test-event de Rio en 2015 et 7èmes des Jeux Olympiques de Rio en 2016 naviguent ensemble depuis 2007. Ils retracent leurs parcours respectifs.

 

Les débuts dans la voile

 

Sofian : « J’ai essayé beaucoup d’activités quand j’étais enfant : le tennis, l’équitation, l’aïkido et la voile, je faisais aussi beaucoup de violoncelle. Peu à peu, ne sont restés que la voile et le violoncelle, que j’ai pratiqué jusqu’à 15 ans, puis la voile seule, découverte par des stages d’été au club d’Antibes, auxquels m’avaient inscrit mes parents (mon père est architecte naval). Cela m’avait tout de suite plu. Mon entraîneur, Didier Charvet, trouvait que je me débrouillais plutôt bien, il a proposé à mes parents que je fasse de la compétition. C’était parti ! Optimist, 420, puis 470 à partir de 2007. »

Jérémie : « Personne ne faisait de voile dans ma famille, j’habitais à Cergy-Pontoise, en région parisienne. J’ai découvert ce sport par une activité scolaire sur le lac de Cergy. J’avais fait de la natation, du basket, du tennis, mais la voile m’a davantage attiré : en plus de naviguer, j’aimais le côté bricolage. J’ai rencontré des gens passionnants tout au long de mon parcours qui m’ont fait accrocher. J’ai fait un an et demi d’Optimist puis je suis passé sur L’Equipe, support sur lequel j’ai été champion de France, ensuite 420 et 470. »

 

La rencontre

 

" Nous avons tout de suite eu un bon feeling et avons décidé de continuer ensemble "

Sofian Bouvet

Sofian : « A presque 18 ans, je voulais changer de support, au contraire de mon partenaire en 420, plus jeune que moi. Je me suis mis en quête d’un équipier et lors d’une régate, j’ai rencontré Jérémie qui cherchait un barreur pour un projet de 470. Nous nous sommes retrouvés à Brest avec l’entraîneur Nicolas Le Berre pour voir si ça pouvait fonctionner, nous avons tout de suite eu un bon feeling et avons décidé de continuer ensemble. La première année, nous finissons toutes nos régates dans le Rond Or, ce qui était prometteur ; la deuxième, nous sommes Champions du Monde et Champions d’Europe jeunes ; la troisième, nous conservons nos deux titres et nous ne disputons que des Medal Race en seniors, c’est l’une de nos plus belles années. »

Jérémie : « A 18 ans, j’ai cherché un équipier parce que j’avais décidé de me lancer dans la voie olympique en 470. J’ai appris par hasard que Sofian, que je ne connaissais pas, était dans le même cas, notre collaboration a commencé en septembre 2007 à Brest. Nous sommes venus chacun en famille pour les tests du Pôle, nous n’avions jamais fait de 470, je me souviens très bien de cette première journée, sous la pluie. C’était certainement plus dur pour Sofian qui venait du Sud, que pour moi, qui arrivais du Havre où je m’étais installé l’année d’avant pour naviguer plus facilement. Nous avions soif d’apprendre l’un comme l’autre, et en bossant à fond, nous avons très vite obtenu de bons résultats, grâce aussi à un entraîneur très pédagogue, Nicolas Le Berre, qui nous a permis de progresser très vite. »

 

Partir, revenir...

 

Sofian : « En 2011, Nicolas Charbonnier a proposé à Jérémie de l’accompagner pour la préparation olympique. « Jer » m’en a parlé, cela a été un peu dur à entendre, sachant que nos résultats étaient prometteurs. J’ai trouvé un autre équipier, Vincent Guillarm, avec lequel nous avons eu des résultats convenables. Le problème, c’est que nous étions très proches, sans doute trop, du coup, nous manquions un peu de sérieux. Les Jeux de 2012 arrivent, Jérémie n’est pas sélectionné, son expérience ne s’étant pas très bien passée, je sens qu’il regrette un peu sa décision, tandis que de mon côté, je regrette nos performances passées. Nous décidons donc de repartir ensemble. Une décision très difficile à prendre pour moi, parce qu’il a fallu que je me sépare d’un pote. A partir de septembre 2012, nous avons repris le cours de notre histoire et cela s’est très bien passé, puisque nous faisons deuxièmes à la Sailing World Cup de Hyères et sommes Champions d’Europe en 2013. »

" Le plus important sur un tel support, c’est la relation avec l’équipier "

Jérémie Mion


Jérémie : « Notre association s’est interrompue, puisque je suis parti sur une préparation olympique avec Nicolas Charbonnier, dont l’équipier s’était blessé un an et demi avant les Jeux Olympiques. C’était hyper intéressant sur le plan de l’expérience, mais la décision était compliquée à prendre vis-à-vis de Sofian. Au final, nous avons été remplaçants aux Jeux, cette expérience m’a permis de prendre conscience que le plus important sur un tel support, c’est la relation avec l’équipier. C’est un peu comme une équipe de foot : si tu mets tous les meilleurs joueurs ensemble mais qu’il n’existe pas de cohésion, cela ne marche pas. Du coup, à la fin de cette « PO » (Préparation Olympique), j’ai eu envie de revenir avec Sofian, parce que le truc précieux que nous avions tous les deux, c’était justement cette entente. »

 

Les exigences du 470

 

Sofian : « Dans notre équipage, la difficulté n°1, c’est le poids. Cela nous demande beaucoup de rigueur au niveau de l’hygiène de vie. Après, c’est un support sur lequel il est nécessaire de bien communiquer, que ce soit sur l’eau et à terre, c’est important de se dire les choses. Il faut aussi avoir un peu de talent pour arriver à utiliser au mieux les sensations qu’on a dans le bateau. Enfin, il ne faut jamais rien lâcher, la voile est un sport très mental. »

Jérémie : « En 470, il faut d’abord être léger ; le poids idéal, c’est 135 kilos à deux, 62 pour Sofian, 73 pour moi. Cela veut dire que nous sommes au régime toute l’année, il y a une grosse implication physique. C’est un support tactiquement très intéressant, sur lequel il faut avoir l’œil vif et aiguisé. Sofian dirige le bateau, je m’occupe de la tactique au près. Au vent arrière, comme j’ai la tête dans le spi pour le régler, je lui passe le relais, cela nécessite beaucoup de communication pour ne pas perdre le fil. Il y a des moments où nous n’avons pas besoin de nous parler, mais comme nous sommes tous les deux assez bavards, nous préférons nous dire les choses. »
 

Jérémie Mion - Sofian Bouvet - 470 Hommes ©F. Socha-FFVoile

Le meilleur souvenir

 

Sofian : « Pour moi, c’est le Test-event de Rio en 2015, une régate au cours de laquelle nous avons été très soudés, cela faisait longtemps que nous n’avions pas réussi une aussi belle performance sur une épreuve majeure (deuxième place). Nous avons en outre terminé avec la manière en remportant la Medal Race, nous avons même cru gagner la compétition à un moment. Ce résultat était d’autant plus satisfaisant que la concurrence était forte avec des médaillés mondiaux et olympiques, je pense que c’est notre régate la plus accomplie. »

Jérémie : « Le premier Championnat du monde jeunes que nous gagnons en 2009, d’autant que nous avions été assurés du titre avant même le dernier jour. Ceux qui ont été médaillés d’or en juniors l’ont souvent été par la suite en seniors. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à y croire et à me projeter réellement vers l’olympisme. »

 

Les études, la vie quotidienne…

 

Sofian : « Lorsque je suis arrivé à Brest en 2007, j’ai eu du mal à m’adapter à la vie locale. Au niveau de la voile pure, c’était génial, j’ai appris beaucoup de choses, mais à côté, je n’étais pas heureux. J’avais arrêté les études en partant d’Antibes, si bien que je me suis mis à faire des petits boulots, livreur de pizzas, Voilerie Incidences… mais je ne parvenais pas à m’investir à cause de mon mal-être. Le retour à Antibes m’a fait du bien, j’y vis toujours, même si je m’entraîne sur Marseille. Je suis concentré à 100% sur la préparation olympique, je ne fais plus rien à côté, parce que c’est difficile de mener de front plusieurs projets. La qualification pour les JO était comme une sorte de diplôme de fin d’études, une belle récompense de l’investissement que nous avons mis dans cette « PO ». En dehors de la voile, je me vide la tête avec d’autres sports : tennis, foot, squash, randonnée… Je suis aussi un « consommateur » de sports, j’aime bien le Real Madrid, Novak Djokovic, qui est un exemple pour moi. »

Jérémie : « J’ai commencé une école de kiné à Marseille, je suis en deuxième année, mais j’ai mis mes études en stand-by cette année, je reprendrai après les Jeux. Financièrement, même si nous sommes aidés par la Fédération Française de la Voile et des partenaires, nous devons essayer de trouver le complément pour nous en sortir, mais je ne regrette pas une seconde, cela nous apprend aussi à être des entrepreneurs, à nous débrouiller. Sinon, j’occupe mon temps libre en faisant du paddle, Marseille est un spot génial pour cela, du vélo, de la course à pied, de l’escalade… J’adore aussi la cuisine, je commence à être bien calé, notamment pour les risottos ! »

 

Les Jeux Olympiques

" Les JO m’ont toujours fait rêver "

Sofian Bouvet

Sofian : « Les JO m’ont toujours fait rêver. Quand j’étais petit, c’était surtout le sprint, les Dieux du stade. Mais dès l’adolescence, je me suis dit que j’aimerais y participer un jour, c’est ce qu’il y a de plus beau pour un sportif. »

Jérémie : « En terminant deuxièmes au Test-event en 2015, nous avons goûté à l’ambiance, au format, au plan d’eau que nous aimons beaucoup, nous nous sommes forcément projetés un an plus tard. C'était un rêve d’y retourner. »

 

Et après ?

 

Sofian : « Je ne sais pas ce que je ferai après cette olympiade, beaucoup de choses m’attirent dans la voile : le match-racing, la Volvo Ocean Race, le Vendée Globe, la Coupe de l’America… Pourquoi ne pas essayer dans un premier temps le GC32 ou le Diam 24 en vue du Tour de France ? Une nouvelle « PO » ? On verra bien, cela fera neuf ans après les Jeux que je fais du 470, ça commence à faire beaucoup… »

Jérémie : « J’aimerais repartir sur une « PO », mais ce qui va se passer lors des mois à venir conditionnera beaucoup la suite. Il y aura sans doute des opportunités. La Coupe de l’America me fait rêver ; la course au large ? Je ne sais pas trop si j’ai la fibre… »

 

Portraits croisés

 

Sofian : « Jérémie est un excellent communicant, très à l’aise avec les gens, c’est facile de lui parler. Sur l’eau, il est très agile, il sent bien le bateau, il est très investi. Quand tous les ingrédients sont réunis, c’est le meilleur équipier du monde. »

Jérémie : « Sofian est un mec en or, il n’y a pas plus gentil que lui. Il est sociable et facile à vivre, en même temps très lucide sur la performance et assez posé, c’est génial de partager tous ces moments avec lui. Quand on se quitte une semaine ou deux, on éprouve toujours du plaisir à se retrouver, c’est plutôt bon signe ! »

Extrait de palmarès

Sofian Bouvet :
Jeux Olympiques : 7e en 2016
Mondiaux : 11e en 2014, 8e en 2013, 3e en 2016, champion du monde jeunes en 2010 et 2009
Europe : 9e en 2015, 1er en 2013, champion d’Europe jeunes en 2010 et 2009 et Champion d'Europe 2016
Test-event : 2e en 2015, 5e en 2014, 9e en 2008
Coupe du monde : 3e à Hyères (2014), 1er à Miami (2014), 2e à Hyères (2013)

Jérémie Mion : 
Jeux Olympiques : 7e en 2016    
Mondiaux : 11e en 2014, 8e en 2013, 5e en 2011, 3e en 2016 et champion du monde jeunes en 2010 et 2009
Europe : 9e en 2015, 1er en 2013, champion d’Europe jeunes en 2010 et 2009 et Champion d'Europe 2016
Test-event : 2e en 2015, 5e en 2014, 9e en 2008
Coupe du monde : 3e à Hyères (2014), 1er à Miami (2014), 2e à Hyères (2013-2011), 1er à Palma (2011)

 

Crédit photo : F. Socha/FFVoile

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