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Vincent Lauriot-Prévost & Marc Van Peteghem Architectes navals

Nom: Lauriot-Prévost
Prénom: Vincent
le 20 août 1955 à Dinard
Une couleur : le jaune
Un film : « Manchester by the sea » de Kenneth Lonergan
Un livre : « Le peuple des marais »

Nom: Marc
Prénom: Van Peteghem
le 9 janvier 1957 à Paris
Une couleur : le bleu
Un film : « Les tontons flingueurs » de Michel Audiard
Un livre : « La longue route » de Bernard Moitessier


VPLP, ce sont des initiales qui, dans le monde de la course au large, sont associées à la vitesse et à l’excellence, et dans celui de la plaisance, à la fameuse gamme des Lagoon qui continue de faire le bonheur des croisiéristes.

 

Vincent Lauriot-Prévost, Marc Van Peteghem
 

« LP », ce sont celles de Vincent Lauriot-Prévost, « VP », celles de Marc Van Peteghem, son associé.

" Nous nous sommes très vite liés d’amitié, un lien qui, depuis, ne s’est jamais effrité "

Marc Van Peteghem


Le premier a découvert la voile sur les Cormorans familiaux en baie de Saint-Cast (Côtes d’Armor). Bac scientifique en poche et après une courte expérience dans la navigation de commerce, il se retrouve sur les bancs de la célèbre École de Southampton (Angleterre) où il croise la route de Marc Van Peteghem, né à Paris et qui a débuté la voile à l’âge de neuf ans sur un As de Carreau, petit dériveur rappelant la célèbre Caravelle des Glénans.

« Sans le savoir, nous avions des amis communs qui ont parlé de cette école à Vincent qui m’y a rejoint, explique ce dernier, qui, depuis l’enfance, se destine à devenir architecte naval. Nous nous sommes très vite liés d’amitié, un lien qui, depuis, ne s’est jamais effrité. C’est absolument fondamental dans notre parcours. »

Cette carrière commune débute quelques années plus tard lorsque, diplômés et après avoir chacun vécu diverses expériences, les deux copains se retrouvent à Marseille.

« J’étais lié à pas mal de coureurs de l’époque, dont Florence Arthaud, une amie d’adolescence, et Vincent Lévy qui est venu me demander si je voulais bien lui dessiner un foiler de 50 pieds. Comme Vincent Lauriot-Prévost était disponible, nous avons décidé de lancer notre aventure en créant le cabinet VPLP, en février 1983 », poursuit Marc Van Peteghem.

Le Gérard Lambert (trimaran parrainé par le chanteur Renaud), est la première réalisation d’une très longue série de multicoques de course qui, en accumulant victoires et records, bâtiront la réputation d’excellence de VPLP.

Parmi eux, « Poulain », un trimaran construit pour Olivier de Kersauson, « Pierre 1er » le mythique trimaran doré de Florence Artaud, ainsi que les trimarans Orma.

Il y a aussi « Geronimo »  le multicoque skippé par Thomas Coville, qui a battu le record du tour du monde en solitaire sous les couleurs de Sodebo fin 2016, « Groupama 3 », le maxi-trimaran détenteur du Trophée Jules Verne depuis 2017 sous les couleurs d’IDEC-Sport, ou encore « Banque Populaire V » le fameux trimaran géant skippé par Loïck Peyron et détenteur de ce même Trophée Jules Verne de 2012 à 2017.

Enfin, USA-17 (Oracle) le trimaran qui remporte la Coupe de l’America en 2010…

Autant de bateaux mythiques sortis de l’imagination de Vincent Lauriot-Prévost, qui se spécialise très vite sur ce créneau de la course au large - au point d’ouvrir des bureaux à Vannes en 1998.

 

Marc Van Peteghem
 

Vincent s’installe en Bretagne tandis que son ami et associé Marc reste à Paris, et se tourne davantage vers la croisière et les yachts. Il faut dire que Marc Van Peteghem est « tombé dedans » très jeune.

L’ancien élève de Math Sup et Math Spé va devenir l’un des plus grands spécialistes mondiaux du multicoque

 


À dix huit ans, après une belle expérience en régate, Marc participe à sa première grande course au large : le Triangle Atlantique entre Saint-Malo, Plymouth, Le Cap et Rio. À l’escale en Martinique, il rencontre le navigateur canadien, Mike Birch qui l’invite  à naviguer sur le sister-ship d’Olympus, premier vainqueur de la Route du Rhum.
Les lignes harmonieuses, la légèreté et les performances de ce petit trimaran dessiné par l’incroyable Walter Greene sont une révélation.

L’ancien élève de Math Sup et Math Spé va devenir l’un des plus grands spécialistes mondiaux du multicoque, qu’il soit de course ou de croisière.
 

Vincent Lauriot-Prévost
 

Au milieu des années 2000, Vincent Lauriot-Prévost, toujours curieux de découvrir de nouvelles expériences et d’être remis en cause par des collaborateurs plus jeunes, s’associe avec Guillaume Verdier pour dessiner ses premiers monocoques IMOCA : Safran et Bel.

L’accent est alors mis sur la légèreté, et sur la structure novatrice en « arrêtes de poisson. » Le concept séduit au point que les commandes affluent.

L’IMOCA Macif mené par François Gabart, remporte le Vendée Globe 2012-2013,  du coup, les six monocoques construits en vue du Vendée Globe 2016-2017 sont tous signés du tandem VPLP-Verdier. Mieux, les cinq premiers de cette 8ème édition, portent tous la signature « VPLP Verdier ».

" Vincent est quelqu’un d’extrêmement brillant, tout transpire chez lui, l’expérience et la sérénité "

Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire


Heureux et fier de cette réussite, Vincent Lauriot-Prévost, qui adore raconter l’histoire de ses nombreux bateaux, se fait plus pudique pour l’expliquer.

Il faut donc se tourner vers ceux qui le côtoient pour en comprendre les clés :

« Vincent est quelqu’un d’extrêmement brillant, j’aime beaucoup travailler avec lui, parce que tout transpire chez lui l’expérience et la sérénité,
commente Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire, qui a confié à l’architecte les dessins du Maxi Banque Populaire V, de l’IMOCA Banque Populaire VIII (vainqueur de la 8ème édition du Vendée Globe) et du futur trimaran Banque Populaire IX, qui sera mis à l’eau à l’été 2017.
Avec Vincent, nous ne sommes jamais dans des relations tendues, il sait écouter nos demandes, n’est pas du tout obtus et a une grande capacité à toujours se remettre en question. »

Lorsqu’on lui demande s’il pense ressembler à son alter ego, Marc Van Peteghem parle, lui de « complémentarité » et de « valeurs communes » qui vont dans le sens du propos de Ronan Lucas :

«Je pense que nous partageons un certain humanisme, une façon de ne pas se prendre trop au sérieux, mais aussi beaucoup d’humilité.
Nous avons un degré élevé d’exigence, nous essayons toujours de faire mieux, mais sans jamais nous perdre dans des attitudes déplacées, nous n’avons pas de problèmes d’ego. Nous savons très bien que notre métier n’est pas une science exacte et que l’échec est possible. 
»

" Ce sont des légendes "

Kevin Escoffier, directeur du Bureau d'Etudes du Team Banque Populaire


Après plus de trente cinq ans de carrière, quand Vincent Lauriot-Prévost apporte notamment son immense expérience à Oracle dans la Coupe de l’America, Marc Van Peteghem continue à œuvrer sur les voiliers de croisière.

« Un catamaran, si on ne trace que deux bras, deux coques et un filet au milieu – ou bien une magnifique plate-forme à vivre – c’est l’image de la vitesse.
Les performances sont toujours relatives au remplissage de ce rectangle. L’esprit du premier Lagoon 55, c’était la vie au soleil, un grand cockpit, de la vitesse et un carré minimum.
Et puis au fur et à mesure, on a vu la demande s’orienter vers des valeurs de base qui ne sont plus les performances, même si elles restent correctes sur les Lagoon, mais les qualités d’espace et de stabilité
» explique l’architecte, qui travaille aussi sur le « voilier du futur », un bateau utilisant des technologies innovantes et un moyen de propulsion à partir d’une aile, véritable moteur éolien.

Enfin, l’homme féru de littérature aux éternelles petites lunettes rondes, poursuit son engagement dans l’écologie et la protection des océans. Ce visionnaire a cofondé avec Yves Marre l’association Watever, et aide régulièrement de jeunes constructeurs ou ingénieurs ayant une démarche originale.

C’est ainsi qu’il a soutenu la création du chantier TaraTari au Bangladesh, qui construit des bateaux « éco-responsables » à partir de fibres naturelles comme la toile de jute ou le bambou, et nombre de projets novateurs.
 

Marc Van Peteghem, Vincent Lauriot-Prévost
 

Talent, curiosité, humilité, tels sont finalement les ingrédients qui ont permis à Vincent Lauriot-Prévost et Marc Van Peteghem de s’imposer comme des figures incontournables de la course au large. « Ce sont des légendes », conclut Kevin Escoffier, qui dirige le Bureau d’études du Team Banque Populaire. Bel hommage.

 

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