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Le merveilleux voyage de la pirogue Hokule’a

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Banque Populaire @VoileBanquePop

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Le merveilleux voyage de la pirogue Hokule’a

Le « Coup de Cœur #PassionVoile », c'est quoi ? Chaque mois, la Banque de la Voile met à l'honneur une belle initiative en lien avec l'univers maritime. Elle vous fait découvrir des associations, des événements, des faits marquants ou des personnalités, en allant à la rencontre de celles et ceux qui partagent leur passion du grand large.

C’est une robuste pirogue-canoë mesurant vingt mètres par six, équipée de deux mâts portant des voiles « pinces de crabe », qui vient de boucler en quarante ans un troisième tour du triangle polynésien, au départ d’Hawaii.

Hokule’a porte le nom d’une étoile, Acturus de la constellation du Bouvier. En langue hawaïenne, cela veut dire « étoile du bonheur ». Autrefois, cet astre zénithal guidait les marins polynésiens et hawaïens pour rentrer chez eux après un long voyage d’îles en îles. Durant des années, et bien avant que ne débarquent les grands explorateurs européens, ces navigateurs armant notamment des pirogues à balancier, ne se positionnaient qu’avec les astres, suivant la nuit notamment les étoiles.


En 1767, sous le règne de Louis XV, Louis-Antoine de Bougainville à bord de La Boudeuse, embarque un marin polynésien afin que ce dernier lui apprenne à utiliser la constellation Orion pour parfaire son atterrissage en Polynésie. Dix ans plus tard, James Cook dresse une première carte où figurent 74 îles, mais d’après les indications du Tahitien Tupaia, un savant spécialiste de la navigation aux astres « Cet homme sait plus de choses sur la géographie des îles situées dans ces mers, sur la production, les lois religieuses et les coutumes de leurs habitants, que n’importe qui d’autre que nous ayons rencontré » déclare l’explorateur britannique après ce périple polynésien.

En 1973 à Honolulu (Hawaii), Herb Kawainui Kane et Kenneth Emory décident de concevoir et construire une pirogue-canoë afin d’effectuer de grands voyages sur les traces de leurs ancêtres, et selon les techniques de navigation aux étoiles. Ce voyage initiatique est aussi le moyen de rendre hommage à ces marins, utilisant cette technique pour se repérer. Entre 20 heures et 4 heures du matin, ces marins utilisent une dizaine d’étoiles « brillantes » du Nord au Sud, afin de tracer une route céleste, lorsque celles-ci sont positionnées au zénith soit à la verticalité. Ils se servent également de l’orientation de la houle et des vents pour parfaire leur atterrissage dans les archipels du triangle polynésien.

Hokule'a

Hokule’a est un « catamaran » aussi sommaire que robuste. Il est équipé de deux voiles triangulaires « pinces de crabe » de focs, ne possède ni moteur, ni winches… Et encore moins d’électronique. Seuls d’impressionnants palans, permettent d’établir et régler les voiles. Mis à l’eau deux ans plus tard, en 1975, Hokule’a part pour son premier voyage à travers le Pacifique. Un second suit en 1980. Dans la brise et la grande houle pacifique, il faut parfois deux ou trois équipiers pour maintenir l’énorme barre franche munie de palans, afin d’éviter qu’elle projette par dessus-bord l’homme de quart de barre.


Cet été, après trois ans de vagabondage, plus de 40 000 milles, 150 ports visités de 23 pays dans le triangle polynésien – Hawaii, Samoa, Tonga, Nouvelle-Zélande, Cook, Tahiti, Marquises, Tuamotu… La pirogue, menée par douze équipiers (mais 245 au total se sont relayés lors du voyage ; ndlr) a retrouvé Hawaii où elle est née. Sous l’égide de l’Unesco, le but de cet extraordinaire voyage est aussi le moyen d’aller à la rencontre des populations, de raviver les longues traditions festives lors de l’accueil au port, d’entretenir la culture, le langage et l’identité hawaïens, mais aussi de sensibiliser les plus jeunes à la surpêche, à la pollution des océans, et au réchauffement climatique.

Copyright : zaaztravel - DR

 

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