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Interview introspective d'Armel

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Interview introspective d'Armel

 

Je venais de remporter le Vendée Globe. La victoire n’a en rien entamé mon appétit pour les nouveaux challenges et l’envie de me dépasser pour réussir encore.

« L’émotion m’a submergé. C’était le 19 janvier 2017, au large des Sables d’Olonne. Il y avait tout : la joie intense, le plaisir de retrouver mes proches et la surprise de voir ces milliers de personnes qui m’attendaient. Je venais de remporter le Vendée Globe. La victoire n’a en rien entamé mon appétit pour les nouveaux challenges et l’envie de me dépasser pour réussir encore. Cette ambition et cette philosophie, partagées avec tous les membres de l’équipe et Banque Populaire, nous ont permis de nous projeter rapidement vers de nouveaux objectifs. En matière d’innovation, de performance sportive et de technologie, le Maxi Banque Populaire IX est un défi permanent. La possibilité, dès notre première sortie en mer en novembre 2017, de le faire voler nous a donné un surplus de confiance et de sérénité. Mais l’une de nos marques de fabrique, c’est de ne jamais se reposer sur nos acquis, de nous battre constamment pour être à la hauteur de l’implication de tous ceux qui ne lâchent rien pour la réussite du projet.  Dans cette aventure, nous sommes tous des précurseurs. Voler est une capacité très récente dans le monde de la voile. Nous l’avions déjà imaginé pour le Vendée Globe en dotant le monocoque de foils. Mais aujourd’hui, le challenge est encore plus grand, plus saisissant, plus impressionnant. Cette innovation représente l’avenir de la voile.

« Je ne doute pas »

Forcément, cette révolution technologique s’accompagne de questionnements. À aucun moment, cela n’affecte ma motivation. Rien n’est gagné d’avance et notre chavirage, en avril dernier au large des côtes marocaines, l’a prouvé. Mais je ne doute pas. J’ai la chance d’être entouré par une équipe soudée, expérimentée et déterminée qui met tout en œuvre pour que je puisse prendre le départ dans les meilleures conditions. Je m’élance sur la Route du Rhum fort de ce soutien constant et à bord d’un bateau incroyable.

L’abnégation de toute l’équipe, c’est ce qui nourrit mon enthousiasme, ce qui booste mon énergie et m’invite à donner le meilleur de moi-même

Depuis quarante ans, cette transatlantique a marqué l’histoire de la voile, mis en valeur les progrès technologiques de la discipline et révélé les plus grands marins. À deux reprises, le « Rhum » m’a sportivement résisté (4e en 2006, 2e en 2010). Mais pour cette nouvelle aventure, plus que jamais collective, nous nous sommes battus au quotidien pour partir dans les meilleures conditions. L’abnégation de toute l’équipe, c’est ce qui nourrit mon enthousiasme, ce qui booste mon énergie et m’invite à donner le meilleur de moi-même. »

Une belle histoire à écrire …

Novembre 1986. J’avais neuf ans, mes parents et moi étions à Saint-Malo

« Le départ de la 3e édition de la Route du Rhum allait être donné une semaine plus tard. Je me souviens de l’effervescence, de l’agitation sur les pontons, de ces bateaux immenses. Ericsson de Bruno Peyron, Hitachi de Lionel Péan, Côte d’Or II d’Éric Tabarly… Et puis il y avait Royale de Loïc Caradec, ce bateau qui détonnait par son gigantisme. J’étais émerveillé par l’idée que ces skippers allaient devoir composer avec les éléments et traverser cette immensité qu’est l’Atlantique. À l’époque, le Vendée Globe n’existait pas encore et la Route du Rhum faisait office de machine à rêves.

Avec mes trois frères, la course représentait un bon moment, comme un feuilleton dont on se plaisait à suivre chacun des épisodes. On ne manquait rien du départ à l’arrivée, on écoutait les péripéties à la radio, on suivait leurs aventures dans les journaux. Nous connaissions les marins : j’avais même le portrait de certains dans ma chambre. Je n’étais pas un fan à proprement dit mais j’avais une grande admiration pour leur courage et leur abnégation. Mes frères et moi avions chacun un favori, un skipper que nous suivions davantage que les autres. Moi, c’était Philippe Poupon, déjà vainqueur de trois Solitaire du Figaro et de la Transat Anglaise avant cette Route du Rhum en 1986 qu’il remporta.

La légende de la course a débuté dès sa première édition, en 1978, bien que je sois trop jeune pour m’en souvenir. Ceux qui l’ont vécu se sont chargés du mythe avec l’incroyable victoire de Mike Birch sur Michel Malinovsky pour 98 secondes ! Ce dénouement est le premier d’une longue liste sur laquelle la Route du Rhum n’a eu de cesse de marquer l’histoire de la voile. Au fil du temps, des nouveaux concepts sont apparus, des bateaux toujours plus spectaculaires et des skippers de mieux en mieux préparés ont pris le départ. Lorsque à mon tour j’ai eu la chance de participer à cette course, j’étais animé par un enthousiasme débordant. Moi aussi, j’allais avoir ma chance dans cette course mythique ! Pourtant, le « Rhum » m’a toujours résisté (4e en 2006, 2e en 2010).

Il y a quatre ans, avec le Maxi Solo Banque Populaire VII, je visais ouvertement la victoire. Mais le ciel m’est tombé sur la tête.

J’ai eu un accident domestique comme il peut en arriver à tout le monde et très vite, j’ai réalisé que je ne pourrais pas être au départ. J’avais la tenace impression de vivre un cauchemar. Partir n’aurait pas été raisonnable et il fallait revenir à la raison. Loïck Peyron a accepté le challenge et je me suis mis à l’aider, à partager toutes mes connaissances du bateau dans un apprentissage accéléré. J’ai contribué à la cellule météo et je me suis pris au jeu.

Banque Populaire a su me rassurer et m’aider à me projeter en toute confiance dans de nouveaux objectifs, dont le Vendée Globe. En voile, il convient d’être patient : j’ai mis trois tentatives à remporter ce tour du monde sans assistance. Avec la même envie, la même détermination, je ferais tout pour que ma troisième participation à la Route du Rhum soit la bonne. Mon forfait de dernière minute, il y a 4 ans, n’était qu’un épisode de plus dans mon parcours et peut-être dans la riche histoire de cette course.

J’espère désormais en écrire une nouvelle page, à l’issue bien plus heureuse. »

Crédit photos : V Curutchet/BPCE

 

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