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Cap Horn

C’est le point de passage le plus attendu des concurrents du Vendée Globe, et aussi l’un des plus redoutés. Promontoire extrême de l’Amérique du Sud, le cap Horn marque la fin des mers du Sud et la promesse de conditions plus clémentes à venir. Régulièrement surnommé « cap dur » ou encore « cap des tempêtes » par les navigateurs, le Horn marque une véritable délivrance, qui doit toutefois s’aborder avec prudence.

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Cap Horn

Un cap qui porte le nom d’une petite ville hollandaise

C’est en 1616 qu’un navire franchit pour la première fois l’endroit. Il fait partie de l’expédition menée par le marchand Jacob Le Maire et le navigateur Willem Schouten. Souhaitant casser le monopole du commerce imposé par la Compagnie des Indes qui contrôlent le détroit de Magellan, les Hollandais sont en quête d’une voie alternative. Après des semaines de lutte face à la mer, Le Maire et Schouten parviennent à passer l’hostile rocher d’est en ouest, et le nomment en hommage à leur ville d’origine : Hoorn. Depuis, le cap le Horn a eu une histoire pleine de rebondissements. Pendant un long moment, les navires de commerce n’ont eu d’autre choix que de le franchir entre l’Asie et l’Europe, avant que ne soit ouvert le canal de Panama (en 1914). 

 

« Un col de haute montagne »

Le Horn est un « caillou » posé à l’extrême pointe de l’Amérique du Sud, une falaise haute de 425 mètres, située sur une île longue de 6 km et large de 2 km. Sa position exacte est 55°59’ de latitude sud et 67°12’ de longitude ouest. Battu par les vents et la houle, le Horn est un passage hostile. « La météo peut s’avérer particulièrement délicate. C’est un col de haute montagne, la vigilance est de mise », prévient Armel Le Cléac’h, qui a franchi à trois reprises ce cap mythique. La mer, haute et mauvaise, se creuse d’autant plus que les fonds remontent brutalement.


« La promesse de jours meilleurs »

Pour les solitaires du Vendée Globe, le cap Horn est le troisième grand cap à laisser à bâbord, après Bonne-Espérance et Leeuwin. Il marque la fin des redoutables mers du Sud (océan Indien et océan Pacifique). « Le cap Horn a valeur de délivrance, d’état des lieux sur la flotte et de promesses de jours meilleurs. Si la vigilance est de mise, l’émotion est toujours aussi forte de voir ce bout de terre après autant de temps seul au milieu des océans », souligne Armel Le Cléac’h. Après avoir franchi le Horn, les marins ressentent une forme d’apaisement, de soulagement. La mer se calme, les températures remontent, le plus dur est fait… Pourtant, ce n’est pas le moment de se relâcher.

 

Il reste près d’un tiers du parcours du Vendée Globe à parcourir

Après le cap Horn, les concurrents du Vendée Globe ont encore 7 000 milles à parcourir sur la route théorique pour rallier les Sables-d’Olonne, soit près d’un tiers du parcours. Le sentiment de libération est une fausse impression. La route est encore très longue, la fatigue est palpable, le bateau a souffert. La dernière « ligne droite » peut s’avérer complexe. La véritable libération survient aux Sables-d’Olonne. 

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