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Enoshima, le plan d’eau des Jeux Olympiques de Tokyo 2020
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Enoshima, le plan d’eau des Jeux Olympiques de Tokyo 2020
Enoshima, le plan d’eau des Jeux Olympiques de Tokyo 2020

La voile au Japon

Avec 33 000 kilomètres de côtes et quelques 6 852 îles, le Japon est un pays de mer, mais paradoxalement encore un lieu de croisière peu exploré par les navigateurs en grande croisière, les autorisations administratives pour pénétrer dans les eaux territoriales étant longues à obtenir. Il compte près de 570 ports, et si le motonautisme et la pêche côtière sont très pratiqués en plaisance, la voile de compétition a toujours connu un fort succès.

Publication :

Banque Populaire @VoileBanquePop

Par :

La voile au Japon

 

Le goût pour la régate au Japon ne date pas d’hier, et la Fédération nationale – l’équivalent de la Fédération Française de Voile – est née en 1932. Kazi, le magazine nautique de référence, qui est de l’épaisseur d’un « bottin » a été lancé en 1930, et continue à faire la part belle aux performances des régatiers japonais. Depuis plusieurs décennies, des entreprises multinationales, des collectivités territoriales ou des mécènes privés, financent des campagnes de Coupe de l’America ou de Volvo Ocean Race… n’hésitant pas à débaucher à prix d’or des marins pour la plupart Néozélandais. C’est ainsi que Chris Dickson a disputé les éliminatoires de la Coupe de l’America 1992 à San-Diego sur Nippon Challenge. Ce même Dickson a ensuite mené le VOR 60 Tokio (qui s’écrit bien avec un i !) dans la course autour du monde en équipage, qui s’appelait encore la Whitbread, son compatriote Ross Field, s’imposant sur le bateau Yamaha, avec un équipage composé pour moitié de jeunes Japonais. En juin 2017 aux Bermudes, c’est cette fois Dean Barker qui à la tête du syndicat SoftBank Team Japan, a mené l’AC 50 nippon. Yukoh Tada, chauffeur de taxi à Tokyo et musicien à ses heures, est devenu une légende dans son pays, à l’instar de ce que représente Éric Tabarly en France, après avoir remporté le BOC Challenge  (tour du monde en solitaire, avec escales) dans sa catégorie en 1983. Kojiro Shiraishi qui le considérait comme son véritable mentor, a disputé  le dernier Vendée Globe sur un bateau baptisé « Spirit ok Yukoh » en guise d’hommage… mais a dû abandonner sur bris de mât.

Le creuset olympique

Mais c’est assurément en voile olympique que le Japon fonde ses plus grands espoirs, et ce d’autant que Tokyo accueille les prochains Jeux Olympiques en 2020. Depuis une médaille d’argent à Atlanta 1996 en 470 femmes, puis une de bronze à Athènes 2004 en 470 hommes, l’équipe nationale est rentrée bredouille durant quatre olympiades, se contentant de places d’honneur. C’est pourtant l’une des meilleures nations du monde sur le célèbre 470. Sur tous les plans d’eau du monde, impossible de manquer Aiko Saito. À 60 ans, cette femme toujours souriante et bienveillante est à la tête de l’équipe nationale olympique depuis plus de dix ans, avec un objectif, celui de briller lors de « ses » Jeux Olympiques. Elle-même a disputé ceux de Séoul en 1988 puis Atlanta en 1996, forcément en 470. « Nous avons de réelles chances de médailles en 470 hommes et femmes, ainsi qu’en windsurf RS :X hommes et Laser Radial » explique t-elle. De fait, ses deux « protégées » Kondo et Yoshioka ont été sacrées championnes du monde de 470 à Aarhus cet été, et font figure de favorites dans deux ans aux Jeux Olympiques. « Nous n’avons jamais eu une aussi belle équipe, et le fait de naviguer à domicile est réel un atout. Nous aurions pu disputer les épreuves de voile à Tokyo, mais la chaleur est trop étouffante et la brise aléatoire, alors qu’ici à Enoshima dans la baie de Sagami, même si parfois le vent est très fort, nous avons souvent une brise de mer de 12 nœuds. » L’équipe nationale a installé son centre d’entraînement à Enoshima, les filières jeunes fleurissent ça et là, et lors de la dernière étape de Coupe du Monde de la saison mi-septembre, a décroché trois médailles (or et bronze en 470 H, argent en 470 F). Le dériveur français dessiné en 1962 par André Cornu, a toujours séduit les coureurs japonais. Mais il n’est pas le seul… car lorsque l’on déambule dans les nombreuses marinas qui bordent les milliers d’île du « pays du soleil levant », on découvre des dizaines de voiliers de croisière dessinés en France par le Groupe Finot, construits notamment par Yamaha et New Japan Yachting dans les années 1980-1990, et qui portent de jolis noms comme Lune de Miel 550, Vent de Fête, Loup de Mer ou encore Vent de fête... Il est certain donc que l’accueil des Jeux Olympiques en 2020 sera une belle fête de la voile.

 

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