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La voile et les étudiants : une histoire de passion… et de concessions !

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Banque Populaire @VoileBanquePop

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Tour de France à la voile 2017

A la fac ou à l’école la semaine, sur l’eau le week-end : ce mode de vie séduit bien des étudiants qui trouvent dans leur passion de la mer une nécessaire respiration. Des régates leur sont même spécifiquement dédiées, à l’instar de la course croisière Edhec qui n’est autre que le plus grand événement sportif étudiant d’Europe. Certains étudiants viennent aussi grossir les rangs de régates très relevées comme le Tour de France à la Voile. A un tel niveau de performance, concilier études et compétition ne devient pas une mince affaire et il faut faire preuve de détermination pour vivre pleinement sa passion…

Le cocktail séduisant des régates d’étudiants

Ils sont nombreux, dès que l’occasion se présente, à laisser derrière eux les bancs de la fac ou de l’école pour enfiler un ciré ou une combinaison et aller se faire plaisir sur l’eau. La voile est ainsi une échappatoire bienvenue dans le stress des cours et des examens. Sur tous les plans d’eau, les étudiants viennent grossir les rangs des régates, que ce soit en habitable ou en voile légère. Certaines compétitions véliques leurs sont dédiées, la plus célèbre étant la course croisière Edhec (CCE). C’est en 1969 que trois étudiants mordus de voile ont eu l’idée de créer une régate adressée à leurs homologues qui partagent la même passion de la mer et des bateaux. L’événement a vite pris de l’ampleur pour devenir au fil des années un rendez-vous estudiantin incontournable qui se dispute sur des voiliers monotypes ou de jauge HN (dotés de spis assymétriques).

Certains équipages sont 100 % étudiants, d’autres reçoivent le soutien de skippers professionnels. La course croisière Edhec, dont la 50e édition s’est tenue en 2018 en rade de Brest, compte 3000 inscrits et est aujourd’hui le premier événement sportif étudiant d’Europe ! Le tout dans une ambiance festive et conviviale qui n’est pas étrangère à son succès... Si la CCE constitue l’épreuve phare, d’autres grandes compétitions 100 % étudiantes sont organisées en France chaque année, comme le Spi Dauphine ou la Régate des IUT.

Le Tour de France à la Voile, une grande école

Organisé tous les étés depuis 1978, le Tour de France à la Voile a formé à la régate des générations d’étudiants. Le classement qui leur a été longtemps réservé a été supprimé il y a quelques années. Mais dans le nouveau format du Tour Voile en Diam 24 (des vifs trimarans de 7,25 mètres de long), un Classement Jeunes a été mis en place. Seuls les teams constitués en intégralité d’équipiers de moins de 26 ans sont admissibles dans ce classement et on y retrouve donc logiquement de nombreux étudiants. Pour eux, le Tour reste un joli terrain d’expression et une occasion unique de se mesurer, sur une même ligne de départ, aux meilleurs professionnels de la voile.

Hugo Roche, 23 ans, fait partie de ces étudiants qui viennent se frotter à l’exercice. Hugo est régleur sur le Diam 24 aux couleurs du Yacht Club de Saint-Lunaire (Ille-et-Vilaine),3e du classement Jeunes en 2017 et à nouveau en lice en 2018. Originaire de Marcq-en-Baroeul (Nord), le jeune homme est inscrit en école d’ingénieur (Centrale Nantes), actuellement en stage à Vannes au bureau d’études du fameux cabinet d’architectes navals VPLP (qui a, entre autres, dessiné les bateaux Banque Populaire). Hugo a un emploi du temps très rempli et une voie professionnelle qui semble bien tracée, alors que vient-il chercher sur une épreuve comme le Tour Voile ? « La confrontation au très haut niveau », répond Hugo. « Le circuit des Diam 24 est très relevé mais comme le support est rapide et les régates courtes, le niveau reste relativement homogène et on peut davantage tenter accrocher les professionnels. On peut donc espérer gagner des manches face aux meilleurs, c’est extrêmement motivant ! »

Pas facile de « switcher » d’un mode à l’autre…

En école à Nantes, en stage à Vannes, en entraînement à Saint-Lunaire ou à l’ENVSN (Ecole Nationale de Voile et des Sports Nautiques) à Saint-Pierre Quiberon, régulièrement en compétition aux quatre coins de la France : Hugo Roche doit jongler efficacement pour concilier études et passion de la voile. Ses trois compères en Diam 24 Damian Michelier, Thomas Galliache et Titouan Sessa, sont dans la même situation, avec un rythme de vie bien particulier. « C’est très intense, il faut beaucoup d’organisation et de rigueur pour bien continuer à suivre les cours. L’enchaînement est exigeant, parfois épuisant », raconte Hugo qui ne cache pas son engagement et la ténacité avec laquelle il gère sa vie.

De fait, il n’est pas facile de « switcher » d’un monde à l’autre, par exemple quand il faut se plonger dans la révision des partiels après une longue journée de navigation… A cela s’ajoute la recherche de financements et donc de sponsors, qui peut être un parcours du combattant et une source de stress. Les écoles et les universités sont plus ou moins conciliantes avec les étudiants compétiteurs, qui espèrent tous jouir d’un statut spécial afin de se libérer pour les entraînements et les compétitions, sans pour autant compromettre leurs études et donc leur avenir professionnel.

« Parfois on en a ras le bol, on est fatigués », confie Hugo Roche. « Mais nous avons choisi ce mode de vie alors on ne se plaint pas. Et dans le fond, on adore ça, c’est excitant de progresser et de performer en équipe. On est addicts, totalement déterminés et on ne lâche rien ! »

 

Crédit photos : JM LIOT

 

 

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