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Quarantièmes rugissants et cinquantièmes hurlants

Ce sont des contrées aussi magnifiques et fascinantes que mystiques et terrifiantes. Dans les mers du Sud (océans Indien et Pacifique), les marins du Vendée Globe naviguent dans les « quarantièmes rugissants » puis dans les « cinquantièmes hurlants ». Les conditions de vent et de mer y sont très rudes, le froid glacial, la solitude extrême. Pour éviter au maximum le risque de croiser des icebergs, la direction de course du Vendée Globe a mis en place une Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA). Explications.

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Banque Populaire @VoileBanquePop

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40 50

 

« Sous 40 degrés, il n’y a plus de loi, mais sous 50 degrés il n’y a plus Dieu »

A l’approche du cap de Bonne-Espérance et de l’océan Indien, les marins du Vendée Globe font leur entrée dans ce que l’on appelle souvent les « quarantièmes rugissants ». Cette appellation désigne les latitudes situées entre le 40e et le 50e parallèle dans l'hémisphère Sud. Les quarantièmes rugissants font partie de l’imaginaire de la course. Ils sont fascinants mais angoissants, car encore peu connus des marins qui ne s’y aventurent que rarement. Les éléments sont en furie dans ces contrées isolées. Toute éventuelle opération de sauvetage devient très compliquée. Plus tard dans le parcours, les skippers affrontent les « cinquantièmes hurlants », qui correspondent aux latitudes situées entre le 50e et 60e parallèle, en plein océan Austral. Globalement, plus on s’aventure au Sud, plus les vents deviennent violents, et les températures glaciales, car on se rapproche encore de l’Antarctique. Selon un dicton marin : « Sous 40 degrés, il n’y a plus de loi, mais sous 50 degrés il n’y a plus Dieu. »

 

« Un ciel de plomb qui semble toujours annoncer la pire des tempêtes ; une mer noire d’encre dont on a l’impression qu’elle n’arrête pas de se creuser »

Dans son ouvrage Le prix de la victoire, Armel Le Cléac’h décrit bien ce que ressentent les marins dans ces zones hostiles : « Le vent et les vagues paraissent plus puissants que sur les autres mers. (…) Il y a ceux qui entrent tout de suite dans le vif du sujet et en profitent pour accélérer : ce sont les anciens. Les « petits nouveaux », eux, découvrent des conditions de navigation qu’ils n’auraient pas même osé imaginer : un ciel de plomb qui semble toujours annoncer la pire des tempêtes ; une mer noire d’encre dont on a l’impression qu’elle n’arrête pas de se creuser. Dans cette fureur, ils se demandent comment le bateau va tenir, et ils lèvent le pied. »

 

La Zone d’Exclusion Antarctique : 72 points virtuels pour éviter les icebergs et faciliter le travail des secours australiens

Pour la traversée des mers du sud par les trois caps (Bonne-Espérance, Leuuwin et Horn), la direction de course du Vendée Globe a mis en place une Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA) sous laquelle les skippers ont interdiction de descendre. Concrètement, cette zone est définie par 72 points reliés entre eux, soit un point tous les cinq degrés de longitude. Ces points sont positionnés avant la course mais ils peuvent être déplacés pendant celle-ci en fonction des dernières informations sur les déplacements des glaces reçues par les organisateurs. L’idée est d’éviter que les marins soient tentés de plonger trop au Sud et de s’exposer à des risques de rencontre avec des icebergs. A la demande des secours australiens, des points ont aussi été définis pour délimiter la frontière de la zone dans laquelle ils peuvent déployer des forces aériennes pour le repérage des bateaux en difficulté, soit à 1 000 milles des côtes.

 

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