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Jonathan Lobert Athlète, Equipe de France de Voile, Finn

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Banque Populaire @VoileBanquePop

Par :

Jonathan Lobert

« Une force de la nature dotée d’un mental d’acier »

 

Athlète Olympique, Equipe de France de Voile
Né le 30 avril 1985 à Metz
1,95m, 100 kg
Spécialité : Finn
Club : SNO Nantes
Soutenu par la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique


Jonathan Lobert est né en Lorraine de parents « 100% chti » – « mon père est né à Dunkerque ma mère à Valenciennes, difficile de faire plus haut ! ». Il s’est essayé au judo, au foot, à la natation et au hockey sur glace, mais c’est la voile, débutée à 7 ans sur la Saône, qui a vite pris le dessus et particulièrement la régate. Optimist, Europe, Laser, « John » change de bateau au fur et à mesure de sa croissance et c’est en Finn qu’il finit par se fixer à partir de 2007 au Pôle France à La Rochelle. « Pourquoi le Finn ? Parce que c’est un bateau mythique, celui qui est aux Jeux Olympiques depuis le plus longtemps », répond l’intéressé, une étincelle de passion dans les yeux. « Il a sans cesse évolué avec son temps, d’abord en bois avec des voiles en Dacron, aujourd’hui avec un mât en carbone et des voiles en matériaux composites… C’est un support qui nécessite une grande force physique et beaucoup d’abnégation, avec également un aspect technologique important de développement du mât et des voiles pour trouver le matériel idéal. Tout ça en fait un ensemble intéressant. C’est enfin un bateau qui a une histoire et un palmarès incroyables, d’immenses champions se sont affrontés en Finn, Paul Elvström, Russell Coutts, Ben Ainslie… »

J’ai voulu repartir, j’ai senti que je n’avais pas encore été au bout du chemin. J’avais une vraie envie d’aller plus haut

Jonathan Lobert

Ben Ainslie, parlons-en justement, la légende de la voile britannique, quatre médailles d’or olympiques, dont trois en Finn, un véritable mythe qui fait partie des marins ayant donné la fibre olympique au « Finniste » tricolore : « Je me souviens pendant les Jeux de Sydney (2000) avoir regardé la bataille terrible qu’il avait livrée en Laser au Brésilien Robert Scheidt pour la médaille d’or, ça m’avait fait rêver. Je m’étais dit que si j’avais l’occasion un jour de participer aux Jeux Olympiques et de gagner une médaille, ce serait génial, c’est ça qui m’a toujours motivé. » Un vœu exaucé douze ans plus tard, puisque sur le plan d’eau de Weymouth, pendant les JO de Londres 2012, Jonathan décroche la médaille de bronze pour ses premiers Jeux derrière… Ben Ainslie, sacré une quatrième fois. A quoi pense-t-il sur le podium, à la gauche d’un tel monument ? « Je réalise que j’entre dans l’histoire, parce que quand on est médaillé olympique, c’est à vie. Je mesure aussi ma chance d’être à côté de Ben Ainslie pour ses derniers JO, je vais garder longtemps en tête l’image de sa poignée de main pour me féliciter. » L’image ne fait en tout cas que renforcer la volonté de « John » de remettre ça quatre ans plus tard sur le plan d’eau de Rio. « J’ai tout de suite voulu repartir, parce que même si ma performance avait été incroyable, j’ai senti que je n’avais pas encore été au bout du chemin. J’avais une vraie envie d’aller plus haut. Certes, une préparation olympique représente un investissement de tous les jours, beaucoup de sacrifices, mais je voyais plus le plaisir que j’allais en tirer. »

 

En plus d’être une force de la nature, il a un mental d’acier.

Jacques Catelineau - DTN de la Fédération française de voile



Ambitieux, le Rochelais d’adoption, soutenu par la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique dans cette nouvelle préparation olympique, s’est investi à 100% même au-delà, à en croire le Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile, Jacques Cathelineau : « Jonathan s’est engagé dans plusieurs projets de recherches technologiques sur son bateau, c’est un processus très long, du temps qu’il faut accepter d’investir, ce n’est pas toujours facile pour un coureur. Lui a marié développement technologique et entraînement sur l’eau, c’est la preuve de sa détermination. En plus d’être une force de la nature, il a un mental d’acier ». L’intéressé l’a prouvé lors du Mondial de Takapuna (Nouvelle-Zélande) en novembre 2015, en ne se démontant pas après une première manche complètement ratée (45e) : « Ma détermination et ma persévérance sont restées intactes. J’avais envie de me battre, c’est mon tempérament et à mon avis une de mes plus grandes qualités : même dans l’adversité, je ne baisse jamais les bras, cette rage de vaincre m’a permis de remonter et de finir deuxième. »
 

Même si Jonathan n'a pu rapporter de médaille de Rio, terminant à la 14ème place, la suite du parcours sportif de ce titulaire d’un Master de génie civil obtenu en 2009 à l’Université de La Rochelle, par ailleurs passionné de… cuisine, se déroulera sur l’eau : « Après ces Jeux de Rio, je pense que je vais avoir envie de faire un break avec la voile olympique et de découvrir de nouveaux horizons. Je suis notamment fasciné par la Coupe de l’America, ce serait aussi très intéressant de vivre des expériences au large. Je verrai bien les opportunités qui s’offriront à moi. » Nul doute qu’elles devraient être nombreuses…
 

Jonathan Lobert _ © FFVoile

 

JO : 3e en 2012, 14e en 2016
Mondiaux : 2e en 2017, 2e en 2015, 4e en 2014, 5e en 2013, 6e en 2011
Europe : 9e en 2018, 1er en 2017, 4e en 2014, 8e en 2013, 8e en 2010
Test-Event : 4e en 2015 (Rio), 2e en 2014 (Rio), 2e en 2011 (Londres)
Coupe du monde : 3e à Palma (2014), 2e à Kiel (2011), 2e à Weymouth (2010), 3e à Palma (2010)

 

Crédit photos : FFVoile

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