News

Passion

Portraits

Coups de cœur

Photos

Albums

Videos

Chaines

Lexique

Aucun résultat n'a été trouvé pour votre recherche,
Essayez à nouveau
Portraits

Nicolas Hénard Président, Fédération Française de Voile

Publication :

Dernière modification :

Banque Populaire @VoileBanquePop

Par :

Nicolas Hénard

Nom : Hénard
Prénom : Nicolas
Date de naissance : 16 septembre 1964 à Calais
Une couleur : le bleu
Un livre : « Petit traité des grandes vertus » d’André Comte-Sponville
Un film : « Brazil » de Terri Gilliam

Après 20 années (5 mandats !) à la tête de la FFVoile, le président sortant, Jean-Pierre Champion, a décidé de se retirer. Il pourra désormais de nouveau naviguer sur son Finn, l’esprit tranquille, en laissant « sa » Fédération en bonne santé. 

Nicolas Hénard, marié et père de cinq enfants, a été élu fin mars à la tête de la Fédération Française de Voile pour quatre ans.

Sa victoire acquise après une campagne disputée au pas de charge, face à un adversaire tout aussi sérieux - Jean-Luc Denéchau - président de la commission arbitrale à la Fédération, est le prolongement logique d’une carrière sportive d’exception. Chevalier de l'ordre de la Légion d'Honneur et Officier de l'ordre National du Mérite, il est le seul athlète français en voile à avoir obtenu deux médailles d’or, aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988 avec Jean-Yves Le Déroff, puis quatre ans plus tard, à Barcelone, cette fois avec Yves Loday. Le Nordiste a passé plus de dix ans de sa vie comme équipier, accroché au trapèze du Tornado, catamaran de 6,09 mètres dessiné par l’Anglais Rodney March en 1966, et qui a été série olympique jusqu’en 2008.

Nicolas Hénard découvre la voile sur un Optimist, en mer du Nord, à l’âge de 12 ans pendant l’été caniculaire de 1976. Très vite le jeune adolescent brille et intègre la section Sport Études de Boulogne-sur-Mer (Pas de Calais) en Laser. Il a une tête bien faite, est travailleur, talentueux et très ambitieux. Suite à un championnat de France de Laser à l’École Nationale de Voile et des Sports Nautiques à Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan), où il termine sur le podium en compagnie du Brestois Jean-Yves Le Déroff, il décide de changer de série, de lâcher la barre pour devenir équipier, et s’associer avec son ancien adversaire. Débarquant dans une équipe de France qui cumule les titres européens et mondiaux et que le jeune Billy Besson, futur quadruple champion du monde Nacra 17 a baptisé alors « la patrouille de France », l’équipage qui découvre le multicoque, apporte du sang neuf et une autre façon d’aborder l’entraînement et la régate.

Nicolas Hénard n’est pas qu’un gaillard souple à la condition physique parfaite, mais un tacticien hors-pair. Il sent le vent mieux que quiconque, bâtit la stratégie avec pragmatisme, a une lecture phénoménale du plan d’eau, et se remet en question même quand il gagne. Il effectue son service militaire au Bataillon de Joinville*, intègre l’INSEP, l’Institut National du Sport de l’Expertise et de la Performance, réussit son Capes d’Éducation Physique et Sportive au 7ème rang national… tout en préparant les Jeux Olympiques, ce qui lui permet d’être détaché. Lors de la sélection nationale, l’équipage n’est pas favori. Il obtient pourtant son ticket pour Séoul. Le duo régate à merveille, remportant l’or olympique avant l’ultime manche devant le gotha international du Tornado. Le Calaisien sait trop bien qu’une carrière de sportif de haut niveau est éphémère. Grâce à son classement au Capes et son statut d’athlète de haut  niveau, il ne passe par le professorat de sport dans un collège ou lycée. Il est admis à HEC, la plus prestigieuse école de commerce française. « Le directeur général du Groupe Henri Tézenas du Montcel m’a dit : « je sens que vous voulez une autre médaille. Allez-y et vous reprendrez vos études après les JO de Barcelone » se rappelle le nouveau président de la FFVoile.

Moi, ma leçon de vie c’est que le sport de haut niveau est tellement déséquilibrant qu’il faut aussi des points d’ancrage forts comme la famille, une formation solide, un métier.

Nicolas Hénard « replonge » malgré cela, dans la préparation olympique avec un nouveau barreur, Yves Loday avec pour objectif la qualification aux Jeux de Barcelone en 1992. Loday est un instinctif. Doté d’un rare feeling sur deux coques, il a par ailleurs un sacré caractère. Les deux hommes, si différents, sont néanmoins redoutables de professionnalisme et de complémentarité en mer. Ils remportent la médaille d’or sur le plan d’eau catalan, alors que des voix fédérales se sont élevées afin de revoir les sélections nationales, tant l’équipage semblait désuni avant les Jeux.

« Après mes deux titres olympiques, j’ai eu une cette chance de rencontrer Jean-François Deniau, (homme politique et écrivain, membre de l'Académie française et navigateur émérite) avec qui j’ai travaillé deux ans comme « aide de camp » à l’Assemblée Nationale » explique t-il. « Je l’ai accompagné dans sa transat (sur un catamaran de croisière) après un triple pontage coronarien et ça a été très couvert médiatiquement. Son livre « L’Atlantique est mon désert » est, je l’avoue, mon meilleur CV. » Nicolas Hénard œuvre dans les assurances, dirige avec brio plusieurs sociétés, mais s’offre également une parenthèse en embarquant sa famille pour un long voyage en bateau. Il garde toujours un pied à la « Fédé » et notamment dans le haut niveau.

Depuis longtemps, il sent qu’il a cette vocation et se voit bien président « pour aussi rendre tout ce que la Fédération m’a donné. » Son élection, « bien qu’arrivant un peu tôt », est le prolongement mérité d’une carrière couronnée de succès pour cet habile politique et bon père de famille.

* Le Bataillon de Joinville, dissous en 2002, était une ancienne unité militaire de l’armée française accueillant des appelés sportifs de haut niveau. Il prenait place dans les établissements de formation à la pratique sportive constitués au sein des armées depuis 1852 avec l'École normale militaire de gymnastique de Joinville.

Passions

Mathilde de Kerangat
La World Cup Series fête ses 50 ans à Hyères

L’étape française de la Coupe du monde de voile olympique a 50 ans ! Cette épreuve regroupant l’élite de la voile olympique internationale a eu beau changer régulièrement d’appellation depuis sa création par l’architecte et régatier Hyérois Abel Bellaguet, elle a gardé son « ADN » et reste magique à bien des égards, permettant depuis avril 1968 aux jeunes coureurs de tous les pays de goûter au frisson olympique dans un cadre somptueux. D’abord baptisée Semaine Olympique de Hyères puis

En savoir plus
Mondial 2013 49ER et49ERFX à Marseille
Marseille, port olympique

Du 26 juillet au 11 août 2024, la cité phocéenne accueillera les épreuves de voile olympique ; une première depuis un siècle où la voile se disputait alors sur la Seine à Meulan près de Paris lors des JO de 1924. Il se dit que les Marseillais, si amoureux de leur ville, déclarent posséder « la plus belle rade du monde », on ne peut pas leur donner tort. Ce n’est pas surprenant si le CIO (Comité International Olympique) a choisi ce site exceptionnel face à de solides candidats tels

En savoir plus
Plus de passions

Chaînes

chaine RIO 2016
Plus de chaînes

À découvrir également

Maewan : un voyage extrême de quatre années
Passion
Maewan : un voyage extrême de quatre années
Maewan est une aventure à la fois unique et extraordinaire. Baptisée du nom du bateau, elle embarque des marins et des montagnards très expérimentés qui ont décidé d’explorer des mers et des terres peu connues, à bord d’un solide croiseur de 11 mètres. L’objectif : naviguer loin, réaliser des premières, découvrir les régions polaires… Cet incroyable périple de 66 000 kilomètres (35 600 milles marins) - soit bien plus que la distance d’un tour du monde (24 000 milles, 44 500 kms) -  [...]
21 juin 2018 21/06/18
Plus de passions
New York : lieu incontournable de la voile
Passion
New York : lieu incontournable de la voile
Ville emblématique à bien des égards, New York fait aussi parler d’elle en accueillant certaines des compétitions de voile les plus prestigieuses. Arrivée de The Transat bakerly, une épreuve remportée par Armel Le Cléac’h, retour des bateaux de l’America’s Cup après 96 ans d’absence, départ d’une nouvelle course en IMOCA (la transat en solitaire New York/Vendée), tentative de record de l’Atlantique nord entre New-York et le Cap Lizard, en Angleterre, et la mythique « skyline »  [...]
21 juin 2018 21/06/18
Plus de passions
Les bateaux à foils en plein décollage
Passion
Les bateaux à foils en plein décollage
S’affranchir du principe d’Archimède, ne plus flotter sur l’eau mais voler : le rêve est ancien, il est même centenaire… Si le premier « vol » d’une maquette de bateau (1,50 m) a eu lieu en 1913, c’est tout juste un siècle plus tard que la 34e America’s Cup a donné un grand coup de fouet au concept en mettant sur le devant de la scène nautique mondiale d’impressionnants catamarans à foils, les AC72. Aujourd’hui, il n’y a pas que les machines de la Coupe ou certains IMOCA du Vendée  [...]
21 juin 2018 21/06/18
Plus de passions