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Portraits

Nicolas Lunven Skipper

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Banque Populaire @VoileBanquePop

Par :

Nicolas Lunven

 

Né le 28 novembre 1982 à Vannes
Réside à La Forêt-Fouesnant (Finistère)
Marié, 3 enfants

 

Nicolas Lunven fait partie de ces marins qui ont baigné dans le milieu de la voile depuis leur plus tendre enfance. Dans la famille Lunven, tout le monde ou presque navigue quand le petit Nicolas naît, un jour de novembre 1982. « Mon père a participé cinq fois à la Course de l’Aurore (l’ancien nom de la Solitaire du Figaro, NDR) dans les années 70, et à la première édition de la Whitbread, le tour du monde en équipage avec escales, en 1973-1974. Un des mes oncles a aussi pris part à la Course de l’Aurore. Je n’étais pas né mais cela met dans l’ambiance », raconte Nicolas.

 

« Je suis assez vite piqué »

Nicolas Lunven apprend d’abord par le biais de la croisière sur le voilier familial. L’aspect compétition viendra plus tard, à l’adolescence. « Nous partons pendant les week-ends et les vacances à bord d’un Cognac, un petit bateau en bois de 7 mètres, puis sur des voiliers plus grands, plus modernes. Nous naviguons en baie de Quiberon puis dans toute la Bretagne et parfois nous poussons jusqu’aux Scilly. Je suis assez vite piqué. Je fais quelques cours en école de voile mais c’est anecdotique comparé au nombre de navigations effectuées avec mes parents et leurs amis », explique-t-il.

C’est justement avec des amis de ses parents que Nicolas découvre la compétition et dispute ses premières régates en IRC, comme le Spi Ouest France. « Je cours ensuite de manière plus indépendante du cadre familial, avec d’autres jeunes, en J24 et en Class8, deux séries qui marchent bien à l’époque. Puis j’ai la chance de faire de la course au large très tôt. A seulement 19 ans, je participe pour la première fois à la Fastnet Race », poursuit-il. Au début des années 2000, il intègre des équipages pour le Tour de France à la Voile, disputé en Farr30. « C’est une grande et belle découverte, une super épreuve pour se former à la régate. Au total, j’ai participé à cette course une bonne dizaine de fois. Je me considère comme un produit du Tour », dit-il.

 

Deux victoires aux parfums différents sur la Solitaire du Figaro

Sur le Tour de France à la Voile, Nicolas Lunven rencontre Charles Caudrelier. « Pour la saison 2007, Charles me propose de prendre la barre de son Figaro car il part sur autre chose. C’est un projet clé en main et Charles m’accompagne dans la découverte de ce support. C’est une super opportunité, je ne peux pas rêver mieux ! », s’enthousiasme-t-il. Pour sa première Solitaire du Figaro, Nicolas Lunven prend beaucoup de plaisir et réalise une jolie performance en remportant le classement bizuth.

En 2009, il a 26 ans et participe pour la troisième fois à la Solitaire. Le plateau est exceptionnel cette année-là avec des marins comme Armel Le Cléac’h, Yann Eliès, Charles Caudrelier, Jérémie Beyou, … « Je ne fais pas partie des favoris, loin de là. C’est une édition très relevée. Au départ, je vise une place dans le Top 10. Cet objectif va être plus que rempli ! » Nicolas remporte en effet l’épreuve, devant ses illustres concurrents. « C’est une histoire incroyable de gagner cette année-là, en étant aussi jeune. C’est la victoire de la fraîcheur, je peux presque dire de la naïveté Aujourd’hui encore, c’est l’un de mes souvenirs les plus forts. » Il enchaîne les années suivantes sur le circuit, assumant cette fois le statut de favori, avec des résultats plus ou moins bons.

Fin 2013, Nicolas Lunven décide de prendre un peu de recul avec le circuit Figaro, pour explorer d’autres supports. Il revient en 2016, termine 2e de la Transat AG2R (avec Gildas Mahé) et 3e de la Solitaire du Figaro. En 2017, il remporte à nouveau la Solitaire, huit ans après son premier sacre. « Cette fois, c’est la victoire du travail, de l’expérience et de l’obstination, après une période de doute et de remise en question », analyse-t-il avec le recul. 

 

Une Volvo Ocean Race et trois participations à la Transat Jacques Vabre

Entre temps, Nicolas a participé à la Transat Jacques Vabre avec Morgan Lagravière à bord de Safran, le tout premier IMOCA équipé de foils. L’expérience se solde par un abandon mais elle est tout de même enrichissante. En 2017-2018, il fait partie de l’équipage de Dee Caffari pour la Volvo Ocean Race, le tour du monde en équipage avec escales. Suivent deux nouvelles participations à la Transat Jacques Vabre, qui se passent très bien : 2e place en 2019 avec Kevin Escoffier et 5e place en 2021 avec Sam Davies. « Nicolas est l’un des meilleurs en navigation, en stratégie et en météo », dit de lui la navigatrice britannique.

 

Une « pige » pour Banque Populaire en attendant le Vendée Globe 2024 avec son propre projet

Quand Banque Populaire lui propose de remplacer Clarisse Crémer, enceinte, pour la Bermudes 1000 Race puis la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne 2022, Nicolas Lunven n’hésite pas un instant : « J’ai beaucoup navigué en double en IMOCA mais pas encore en solitaire. C’est peut-être la corde qui manque à mon arc. Cela va me permettre de prendre la mesure de ces bateaux en solo et d’appréhender la responsabilité du skipper. »

 

Une Guyader Bermudes 1000 Race réussie

Nicolas a franchi la ligne de la Guyader Bermudes 1000 Race, au pied du podium, à 1 jour, 13 heures, 03 minutes du vainqueur, Charlie Dalin. Le double vainqueur de la Solitaire du Figaro termine ainsi premier chez les bateaux à dérives droites et peut savourer son l’arrivée. Chez ses concurrents, nombreux sont ceux à avoir salué sa course à l’image du vainqueur, Charlie Dalin qui évoquait « la belle bagarre au départ avec Thomas (Ruyant), Jérémie (Beyou) et Nicolas (Lunven), qui rappelait les régates en Figaro ».

 

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