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Loïs Berrehar : « je viens pour la gagne à bord du Figaro Banque Populaire »

Présent aux avant-postes de toutes les courses de préparation cette saison, le skipper Banque Populaire ne cache pas son ambition à la Solitaire du Figaro. Déjà double vainqueur d’étapes et 2e au général en 2024, il aspire à entrer dans le cercle très fermé des vainqueurs de cette course mythique. Avant de tout donner dès le départ de la première étape, dimanche prochain à Perros-Guirec, il a pris le temps de revenir sur son état d’esprit et sa motivation.    

Comment te sens-tu à quelques jours de ton objectif majeur de la saison ?

Je suis chaud (rires) ! Nous avons pris le temps avec l’équipe de terminer les dernières check-lists. Depuis le Trophée Banque Populaire Grand Ouest, j’ai eu une semaine pour me reposer et couper un peu. Depuis, j’ai repris les navigations et on s’attelle à peaufiner chaque détail pour être le plus serein possible avant le départ. Tout est fait pour aborder l’entame de la Solitaire avec la meilleure forme possible.

Le bateau avait été légèrement endommagé lors du Trophée Banque Populaire Grand Ouest après avoir été pris dans un filet de pêche. Comment l’équipe s’est mobilisée ?

Nous avions prévu de longue date de sortir le bateau à l’issue de cette dernière course. Les parties immergées de la quille et du foil étaient en effet légèrement endommagées. L’équipe les a réparées en remettant de l’enduit et de la peinture. Ils se sont aussi occupés de tous les petits bobos qu’il pouvait y avoir.

Quel est ton programme cette semaine avant le grand départ dimanche ?

Nous sommes partis ce lundi soir de Lorient. Nous avons fait une escale à Roscoff avant de nous rendre à Perros-Guirec aujourd’hui. Ensuite, on va enchaîner les contrôles de sécurité, les briefings, la présentation et on va commencer à étudier avec précision les fichiers météo. J’aime bien cette ambiance de village et je suis content que tout soit condensé en cinq jours afin d’être focalisé sur la course.  

Tu as eu l’habitude de disputer la Solitaire du Figaro fin août ou début septembre et non pas en mai. Qu’est-ce que ça change ?

Les nuits sont plus courtes et les jours plus longs, c’est plus sympa pour les organismes. Après, ça dépendra surtout des conditions météo mais a priori, même si des dépressions peuvent passer, ça pourrait être moins violent. En 2023, la course s’était disputée dans les petits airs et ça m’avait plutôt réussi. L’année suivante en revanche, j’avais été moins performant dans l’étape disputée dans le petit temps… Moi, toutes les conditions me vont !

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Crédit : Gauthier Lebec / BPCE

Justement, quelles sont les clés pour être performant à la Solitaire du Figaro ?

Il faut essayer de n’avoir aucun trou dans la raquette ! Quelles que soient les conditions, c’est important d’être le plus polyvalent possible. Et puis même si cela paraît évident, on se doit de tenir bon jusqu’au bout : il peut vraiment y avoir des rebondissements à tout moment.

Tu connais déjà ton programme à l’issue de la Solitaire puisque tu prendras en main dans quelques mois l’IMOCA Banque Populaire 14. Est-ce que ça permet d’aborder la Solitaire du Figaro avec moins de pression ?

Oui, peut-être qu’il y a un peu moins d’enjeu que les saisons où la Solitaire du Figaro était mon unique grand objectif. Grâce à ce que j’ai pu réaliser sur cette course dans le passé, j’ai peut-être moins à prouver que je peux être dans le coup. Mais ça ne m’empêche pas de me présenter à cette course avec beaucoup d’ambition. Je viens pour la gagne : ce n’est pas une pression en plus, c’est juste mon objectif. J’aborde la Solitaire avec toute l’humilité nécessaire, tant je sais que l’alignement des planètes est très délicat pour y briller.   

Ce sera aussi ta première grande course sous les couleurs de Banque Populaire…

Oui et je trouve ça vraiment génial ! Pour être passionné de course au large, je connais l’histoire du Team, j’ai en mémoire les deux précédentes victoires (Corentin Horeau en 2023 et Armel Le Cléac’h en 2020), je sais qu’il s’agit d’un partenaire majeur de la course au large depuis plus de trente ans. Être à la barre d’un bateau Banque Populaire, sur une course aussi prestigieuse, c’est une grande fierté. Ressentir le soutien du Team et de tous les collaborateurs, c’est une motivation en plus pour tout donner.

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Crédit : Qaptur/ BPCE