L’ŒIL DE JEAN-MARC FAILLER.
Le directeur technique des projets Figaro et IMOCA du Team Banque Populaire revient sur les dernières 24 heures de course. Alors que la flotte se rapproche de l’Espagne, Loïs Berrehar reste dans le peloton de tête. Il pointe à la 10e place à 8 heures sur la route directe mais reste très bien placé pour la victoire d’étape.
On sait que Loïs est plus à l’aise dans la brise mais il a bien entendu toutes les qualités pour tirer son épingle du jeu.
« La descente vers l’Espagne continue et le premier constat, c’est que Loïs est toujours dans le match. L’ensemble de la flotte va arriver sans tarder dans une zone sans vent, une dorsale, ce qui va fortement complexifier leur avancée. Ils sont à 170 milles de l’arrivée et pourtant les routages les plus pessimistes leur donne encore trois jours de mer ! Les premiers devraient néanmoins boucler l’étape d’ici environ deux jours mais c’est difficile de se projeter, d’autant qu’on ne sait pas avec précision les conditions qu’ils ont sur l’eau.
Le classement est basé sur la route directe jusqu’à l’arrivée et ne reflète donc pas vraiment les forces en présence. En étant bord à bord avec Alexis Thomas (Wings of the Ocean) et devant Nicolas Lunven (PRB), Loïs est particulièrement bien placé pour aborder la suite. Toute la flotte est particulièrement resserrée : après avoir traversé tout le golfe de Gascogne, il y a moins d’une dizaine de milles en latérale. Un grain ou une orientation du vent un peu différent peut créer de petits décalages qui pourront compter à la fin.
On sait que Loïs est plus à l’aise dans la brise mais il a bien entendu toutes les qualités pour tirer son épingle du jeu. Dans les petits airs, c’est parfois la loterie, il faut aussi avoir un peu de chance… Ce que l’on sait, c’est que les skippers vont avoir du soleil et qu’ils vont chercher une rotation de vent d’ici cet après-midi. Ensuite, il y aura une porte à passer, actuellement situé à une centaine de milles, et puis ce sera la dernière ligne droite jusqu’à l’arrivée. Et la seule certitude, c’est que tout peut se passer ! »
