mbp230619_662_min

La Rolex Fastnet Race, un mythe pour lancer la saison du Maxi Banque Populaire XI

Après un chantier cet hiver et de nombreuses navigations tout au long du printemps, Armel Le Cléac’h retrouve ce week-end la compétition avec la Rolex Fastnet Race. Au sein d’un équipage de sept personnes – identique à celui avec lequel il avait participé à la Finistère Atlantique l’an dernier – le skipper fera tout pour viser la victoire au fil d’un parcours qui s’annonce aussi technique que rapide.

La concentration exacerbée, les réglages optimisés… Armel Le Cléac’h est un adepte de cette atmosphère de course, ce moment où il faut s’attacher à tout donner. Il la retrouve dès demain, au large de Cowes en Angleterre pour une course mythique, la Rolex Fastnet Race. Première course de la saison, elle sera l’occasion de mettre en pratique tout le travail effectué ces derniers mois.

L’Ultime « en configuration de course définitive »

Cet hiver, le chantier avait permis notamment de rallonger la casquette afin de la rendre plus hermétique, de gagner en aérodynamisme et de peaufiner la fiabilité du bateau. Depuis la mise à l’eau du Maxi Banque Populaire XI il y a deux mois, l’équipe a multiplié les sorties en mer. La dernière a eu lieu en début de cette semaine avec un entraînement de 24 heures aux côtés de SVR-Lazartigue au large de Lorient.  « Ça nous a permis de valider toutes les évolutions techniques qui ont été réalisées lors du chantier et d’aborder sereinement la Rolex Fastnet Race, assure Armel. Ce sont parfois des détails mais aucun n’est négligeable puisqu’ils nous permettent de gagner 2 à 3% sur certaines allures ».

Le skipper l’assure : le Maxi Banque Populaire XI est désormais « en configuration de course définitive », la même que lors des grands rendez-vous de la saison, la Transat Jacques Vabre en novembre et l’Arkea Ultim Challenge en janvier. « Là, on vient de passer en mode performance ». Et Armel n’est pas du genre à se défiler à l’heure d’aborder les objectifs : « nous avons à cœur de concrétiser tout le travail qui a été effectué en amont et on rêve de victoire ». Le marin assure qu’après « une année de mise en route (2021), une autre pour monter en puissance (2022), nous avons tous les atouts pour être ambitieux ».

« Il y a une vraie cohésion entre nous »

La course débutera donc en Manche, à partir de ce samedi, pour une édition à part puisqu’il s’agit de la 50e édition de cet événement de légende dans la voile. Au programme : près de 615 milles à parcourir jusqu’au fameux rocher situé au Sud-Ouest de l’Irlande avant de mettre le cap sur Cherbourg où sera adjugée l’arrivée. « C’est un parcours technique, complet, et il faudra se donner à 100% », précise Armel.

« Avec l’absence de dépression et ce flux d’ouest bien installé avec du vent soutenu, ce sera sans doute une édition très rapide », ajoute Sébastien Josse, son co- skipper à la Transat Jacques-Vabre qui sera présent à bord. Il savoure à l’idée du « match dans le match » face à l’unique Ultime à être également présent au départ, SVR-Lazartigue. 

Armel Le Cléac’h embarquera donc Sébastien Josse, son co- skipper à la Transat Jacques Vabre, et un équipage qui a l’habitude de naviguer ensemble. Ronan Lucas (directeur du Team Banque Populaire), Pierre-Emmanuel Hérissé (directeur technique), Marcel Van Triest ( routeur), Quentin Ponroy (créateur des voiles du Maxi) et Thierry Chabagny (équipier de référence en multicoque) seront en effet de la partie. Tous étaient déjà de l’aventure, l’an dernier, quand le Maxi Banque Populaire XI avait terminé 2e de la Finistère Atlantique après une sacrée bataille. « Il y a une vraie cohésion entre nous. Tout le monde connaît bien les manœuvres, la marche à suivre ». Et Armel de conclure, sourire aux lèvres : « sur une course aussi rapide et aussi courte, ce sera un avantage ».

Partager l’article sur :