MAXI BANQUE POPULAIRE XI
Skipper : Armel LE CLEAC'H
Co-skipper : Sebastien JOSSE
Banque d'images drone
Transat Jacques Vabre 2023
Double
Photographe : Jérémie LECAUDEY
©BPCE/Jeremie LECAUDEY

Avaries de safrans : le Maxi Banque Populaire XI fait escale à Rio de Janeiro

Après 37 jours d’une course intense et tout juste sorti de l’Océan Pacifique en deuxième position pour remonter vers le nord et réaliser le dernier segment de ce tour du monde en solitaire, Armel Le Cléac’h et le Maxi Banque Populaire XI ont subi en 48 heures deux avaries majeures de safrans qui bouleversent la suite de l’épreuve en imposant une nouvelle escale technique.

Mardi 13 février, alors que le Maxi Banque Populaire XI remontait l’Océan Atlantique à grande vitesse au large de l’Argentine, Armel Le Cléac’h a contacté sa cellule technique pour l’informer d’une avarie majeure sur le safran de flotteur bâbord, à la suite d’une collision survenue aux alentours de 12h TU (13h heure française). Le Maxi Banque Populaire XI naviguait à plus de 30 nœuds en tribord amure lorsque le safran bâbord a percuté une bille de bois, entraînant la perte complète de l’ appendice.

« Le choc a été très violent »
- Armel Le Cléac'h

Alors qu’il restait près de 6 000 milles à parcourir pour rejoindre Brest, soit l’équivalent de deux transatlantiques, Armel Le Cléac’h a navigué quelques heures en tribord sur le safran central et confirmé son souhait de continuer la course sans faire escale, malgré l’absence du safran bâbord qui aurait été majoritairement utilisé sur la route vers la Bretagne. Sans cet appendice, la sécurité à bord n’était pas remise en cause et le bateau était sain, bien que cela engendre un ralentissement des vitesses.

Armel raconte : « je naviguais le long de l’Argentine, au portant, dans des conditions toujours rapides. Je venais de sortir de 24 heures très engagées avec une dépression qui s’était creusée avec du vent très instable et des rafales qui atteignaient jusqu’à 50 nœuds. Alors que je commençais à m’en sortir, j’ai entendu un choc violent sur le safran bâbord. J’ai aperçu furtivement la bille de bois. Le choc a été très violent, le safran a été en grande partie arraché. C’était un vrai coup sur la tête. Mais même si le moment était dur à vivre, on savait qu’il était possible de continuer à naviguer sans un safran. La météo n’aurait pas été si pénalisante et on pouvait encore aller jusqu’à Brest ».

Une seconde avarie et une escale nécessaire

Hélas, jeudi 15 février aux alentours de 8h30 TU (9h30 heure française), Armel Le Cléac’h a constaté la casse soudaine du safran central du Maxi Banque Populaire XI au large des côtes brésiliennes, sans qu’un choc ait été ressenti à bord. « J’ai entendu un grand « crac », le safran venait de céder mécaniquement », explique-t-il. Rapidement, il a fallu s’adapter car « à bord, tout devenait plus compliqué ».

Cette double avarie importante impose au skipper de la Banque de la Voile de se dérouter pour une escale technique afin de diagnostiquer précisément la situation et d’envisager la suite qui sera donnée à ce tour du monde. « Le bateau est difficilement contrôlable, un seul safran permet de le piloter actuellement : nous n’avons pas d’autres options que de mettre la course entre parenthèses et de nous arrêter », assure le marin.

Le Maxi Banque Populaire XI est à quelques milles de Rio de Janeiro. Une partie de l’équipe technique l’attend et s’est rapprochée des autorités locales. Une place dans une marina a été trouvée et l’arrivée de l’Ultim s’organise. Le skipper détaille la marche à suivre : « ensemble, nous allons nous activer pour constater les dégâts et étudier toutes les options qui s’offrent à nous ».

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