SDFP26-ARRIVEE-LOIS-BERREHAR-1

Solitaire du Figaro : Loïs Berrehar (2e), première étape, premier podium

Le skipper Banque Populaire a terminé 2e de la première étape entre Perros-Guirec et Vigo ce jeudi matin. Longtemps leader, Loïs Berrehar a bouclé le parcours en 3 jours 20 heures et 59 minutes et termine à 37 minutes du vainqueur. Grâce à cette performance, il continue de s’affirmer comme un candidat à la victoire finale. Retour sur cette première étape alors que la prochaine s’élancera dès dimanche prochain jusqu’à Pornichet. 

Il y a une constante chez Loïs Berrehar : l’impression que son moral est au beau fixe en permanence. C’est donc sourire aux lèvres qu’il partage une vidéo, jeudi matin, après son franchissement de ligne à la 2e place, heureux de voguer « sous spi et sous le soleil ». Le même sourire l’accompagne également cet après-midi sur les pontons, à l’heure de poser pied à terre et de revenir sur cette 1ère étape. « Je suis juste trop content, sourit-il. Retourner en Figaro et prendre une place sur le podium dès la première étape de la Solitaire, c’est top. Nos efforts ont été récompensés ! » 

« Il a su s’accrocher et ne pas faire d’erreur »

Des efforts, il a fallu en fournir en nombre tout au long de cette étape, surtout pour le skipper Banque Populaire qui n’a jamais été décroché de la tête de course. Leader à la deuxième bouée au départ de Perros-Guirec, c’est également lui qui menait la flotte après avoir contourné le phare de Wolf Rock, au sud-ouest de l’Angleterre. « Il y avait du près mais les conditions étaient maniables », précise Loïs.

Après avoir dépassé Ouessant, la météo est devenue plus chaotique avec un passage de front, un vent moyen à 30 nœuds et des rafales à 35 nœuds. Quoi qu’il en soit, Loïs a tenu bon. « Il a su s’accrocher, ne pas faire d’erreur et préserver son bateau », explique Jean-Marc Failler, le directeur technique des projets Figaro et IMOCA chez Banque Populaire.

 

« Il a su s’accrocher et ne pas faire d’erreur »
- Jean-Marc Failler

Des efforts, il a fallu en fournir en nombre tout au long de cette étape, surtout pour le skipper Banque Populaire qui n’a jamais été décroché de la tête de course. Leader à la deuxième bouée au départ de Perros-Guirec, c’est également lui qui menait la flotte après avoir contourné le phare de Wolf Rock, au sud-ouest de l’Angleterre. « Il y avait du près mais les conditions étaient maniables », précise Loïs.

Après avoir dépassé Ouessant, la météo est devenue plus chaotique avec un passage de front, un vent moyen à 30 nœuds et des rafales à 35 nœuds. Quoi qu’il en soit, Loïs a tenu bon. « Il a su s’accrocher, ne pas faire d’erreur et préserver son bateau », explique Jean-Marc Failler, le directeur technique des projets Figaro et IMOCA chez Banque Populaire.

55284163911 cdb5b33874 o

Une option payante à l’arrivée et un premier podium 

La suite, c’est une course contre-la-montre au cœur du golfe de Gascogne, une guerre des positions, une affaire de petits décalages pour être le mieux placé possible à l’approche de Vigo. « Quand tu as le golfe pour terrain de jeu, ça offre de nombreuses possibilités, rappelle Loïs. Je suis content de mon option de route vers le Sud-Est qui a finalement été la plus payante à l’arrivée ».

En fin d’étape, le vent a molli, ce qui a eu le don de jouer avec les nerfs des skippers. Mercredi soir, la direction de course a décidé de raccourcir l’étape en instaurant la ligne au Sud du cap Finisterre. « Je me doutais de cette décision, il n’y avait pas assez de vent pour terminer », souligne le skipper. Après le passage de ligne, il a donc dû naviguer cinq heures au moteur pour rallier Vigo, comme l’ensemble des skippers.

« C’est rassurant pour la suite »
- Loïs Berrehar

À l’arrivée sur les pontons, Loïs pouvait savourer sa 2e place. Il compte 37 minutes et 34 secondes de retard sur le vainqueur, Tom Dolan, et a surtout réussi à prendre le meilleur dans le match des poursuivants en terminant devant Paul Morvan (3e), Martin Le Pape (4e) et Nicolas Lunven (5e). Par ailleurs, en ayant passé le phare de Wolf Rock en tête, il a obtenu une bonification de 5 minutes qui sera déduite à son temps cumulé au classement général et qui pourrait être précieuse pour la suite. Mais Loïs ne souhaite pas retenir que le résultat, lui qui s’est réjoui d’avoir « dormi quasiment 3 à 4 heures chaque jour »« Je suis aussi revenu en Figaro pour retrouver le solitaire, réapprendre à gérer le sommeil, la nourriture quand on est seul à bord, confie-t-il. Voir que ça se passe aussi bien, c’est rassurant pour la suite, je suis vraiment content d’avoir trouvé le bon tempo à bord ».

Désormais, le skipper va s’attacher à bien récupérer puisque le départ de la deuxième étape, entre Vigo et Pornichet, se tiendra ce dimanche. Néanmoins, Loïs ne veut pas se mettre davantage de pression : « ce qui compte, c’est d’aborder l’étape avec humilité et tout faire pour regagner des minutes ». Un sacré challenge qu’il relèvera avec enthousiasme, lui qui prend tant de plaisir à arborer les couleurs de Banque Populaire. Et il conclut dans un éclat de rire : « je me suis senti hyper à l’aise dans mon ciré, je crois que ce sont des couleurs qui me vont bien ».

55284310838 ece26f85b8 o