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Loïs ne lâche rien

L’ŒIL DE JEAN-MARC FAILLER.

Le directeur technique des projets Figaro et IMOCA du Team Banque Populaire décrypte la 2e étape de Loïs Berrehar. Le skipper, qui doit composer avec la perte de son aérien depuis hier, continue de s’accrocher. Ce mercredi à 8 heures, il pointait à 11 milles du leader (29e).

Loïs, lui, ne lâche rien. Il se bat et on sait qu’il va se battre jusqu’au bout. Il sait que rien n’est perdu.
- Jean-Marc Failler

« Nous avons assisté à un regroupement au sein de la flotte alors que le vent est toujours aussi léger. En 24 heures, tous les équilibres ont changé et tous ceux qui étaient leaders, en tête du groupe de l’Ouest, ont été repris. Loïs, lui, ne lâche rien. Il se bat et on sait qu’il va se battre jusqu’au bout. Il sait que rien n’est perdu. Ce qu’il répète souvent, c’est que tant que la ligne n’est pas franchie, tout peut se passer. Il me l’a encore dit avant de partir de Vigo. On n’a déjà connu des étapes où tout le monde s’arrête à 50 mètres de l’arrivée et où le classement est totalement chamboulé !

Mais quoi qu’il en soit, en étant privé de son aérien, Loïs n’a pas de répit. Tous les skippers vont être épuisés mais Loïs le sera encore plus. Dans sa malchance, il peut néanmoins bénéficier de nuits plutôt claires, ce qui lui permet de voir un peu plus ce qui se passe autour de lui. Ce mercredi, il y aura encore très peu de vent. Après, il fait moins chaud sur le plan d’eau qu’à terre puisque la température de l’eau est un peu plus fraîche.   

La flotte reste donc très compacte. Loïs n’a que 11 milles de retard sur les premiers, ce qui reste plus que correct vu la mésaventure qu’il a connue. Les skippers ont pris un peu d’avance sur les routages : ils devraient arriver jeudi ou vendredi. Ils sont à 130 milles de l’arrivée mais ça devrait être de la pétole jusqu’au bout. Tout reste à jouer donc ! »