L’ŒIL DE JEAN-MARC FAILLER.
Le directeur technique des projets Figaro et IMOCA du Team Banque Populaire décrypte la 2e étape de Loïs Berrehar. Ce mercredi, le skipper a réussi à récupérer une partie des données de son système aérien. Même s’il n’est pas encore totalement opérationnel, celui-ci fournit désormais des informations cruciales concernant le vent. Malgré ces aléas techniques, Loïs tient bon. Revenu à seulement 7 milles du leader au classement de 8 heures (17e), il devrait franchir la ligne d’arrivée en fin de journée.
Plus que le classement de l’étape, ce qui compte pour bien figurer au classement final, c’est le temps qu’il réalise et l’écart qu’il peut y avoir avec les premiers au classement.
« D’après la direction de course, les premiers skippers pourraient franchir la ligne dans l’après-midi. A priori, ils ont plus de vent que ce qui était prévu dans les fichiers. On peut remarquer qu’il y a eu à nouveau un regroupement en tête de flotte, ça a « tamponné » par l’avant. Loïs en a profité : il avait 12 milles de retard sur le leader hier, il n’en a plus que 7 milles ce matin. Notre skipper doit toujours composer avec son problème d’aérien même si ça s’est légèrement amélioré grâce aux réparations qu’il a tenté. Il dispose désormais d’un peu d’information sur l’angle du vent. On voit donc qu’il continue à s’accrocher, fidèle à son état d’esprit de compétiteur.
Et vu ce qu’il est en train de réaliser, on n’est pas à l’abri d’une belle surprise ! Plus que le classement de l’étape, ce qui compte pour bien figurer au classement final, c’est le temps qu’il réalise et l’écart qu’il peut y avoir avec les premiers au classement. Mais pour l’instant, Loïs tient bon. On sait qu’il sera crevé à l’arrivée après cette débauche d’énergie mais il peut être fier de ce qu’il est en train de réaliser. Ils ont eu un peu plus d’air cette nuit et là, ça mollit à nouveau. Il reste une dizaine d’heures pour ne rien lâcher et rester dans la bagarre !
De notre côté, on se prépare déjà pour intervenir sur le bateau dès qu’il sera à quai. Nous avons commandé une girouette et le câble qui la relie et passe dans le mât. On a anticipé les différents scénarios de réparation et Yannick Guernec, responsable de l’électronique au sein du Team Banque Populaire, viendra nous épauler. Il rentre de Bordeaux où était amarré le Maxi Banque Populaire XI et nous fera bénéficier de son expertise. Quoi qu’il en soit, le bateau sera prêt pour la dernière étape ! Pour rappel le départ a été décalé : prévu ce samedi, il aura finalement lieu dimanche à 19 heures. Mais avant, tout reste à jouer ! »
