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Solitaire du Figaro – Loïs Berrehar « Je suis content de la copie que je rends »

Le skipper Banque Populaire a bouclé la plus prestigieuse des courses en Figaro dans la nuit de mercredi à jeudi au Havre. 2e de la première et 3e de la dernière étape, Loïs termine 5e au classement général. Malgré la déception de ne pas avoir pu faire mieux – la faute à des soucis techniques lors de la 2e étape – le marin a démontré un incroyable savoir-faire et une constance au plus haut niveau, des qualités qui seront précieuses, dans quelques mois, pour mener son nouvel IMOCA, Banque Populaire 14 jusqu’au prochain Vendée Globe (2028-2029).

C’est une petite musique à laquelle il faudra s’habituer. Celle de la voix enjouée de Loïs Berrehar qui commence chacune de ses vidéos par « Salut tout le monde ». À 32 ans, le marin a cette capacité à faire preuve d’enthousiasme en toutes circonstances, même quand les conditions météo sont particulièrement exigeantes. Il l’a démontré tout au long de cette Solitaire du Figaro qu’il a bouclé dans la nuit de mercredi à jeudi en franchissant la ligne au Havre.

Une nouvelle fois, Loïs aura été un grand animateur de cette étape. C’est lui qui s’échappe avec Tom Dolan dans un long bord vers la Bretagne, prend la tête du sprint intermédiaire dans la chaussée de Sein et bataille jusqu’au bout à l’avant du peloton. À l’arrivée, il s’est dit « soulagé de mettre un terme à cette débauche d’efforts » à l’issue d’une « étape complètement folle ».

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Loïs a une maîtrise de son sujet qui est remarquable

Le skipper Banque Populaire compte donc deux podiums, une 2e place à l’issue de la 1ère étape (Perros-Guirec – Vigo) et une 3e place lors de la dernière (Pornichet – Le Havre), deux sprints intermédiaires remportés et une 5e place au classement général, à 1 heure 41 minutes du vainqueur. S’il a démontré à quel point il était un compétiteur hors pair, il y a forcément une petite frustration à l’arrivée. « Le bilan est positif mais il est un peu gâché par ma 2e étape (9e après des soucis d’aérien). Ça m’a coûté beaucoup de temps que je n’ai pas pu rattraper », confie-t-il avec lucidité.

Néanmoins, le marin sait que « la manière et la méthode » était au rendez-vous. « Je suis content de la copie que je rends et de ma manière de naviguer, sourit-il. Je me suis senti bien même dans les conditions les plus engagées et les moments difficiles ». Sa capacité à garder le contact avec la tête de course sans aérien, dans le golfe de Gascogne, a notamment marqué les esprits. Directeur technique des projets Figaro et IMOCA du Team Banque Populaire, Jean-Marc Failler confiait en début de semaine : « Loïs navigue toujours très propre et reste concentré malgré la fatigue et la répétition des efforts. Il a une maîtrise du sujet qui est remarquable. »  

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En attendant l’IMOCA Banque Populaire 14

Pour Loïs, cette nouvelle expérience en Figaro (il disputait la Solitaire pour la 7e fois), était surtout destinée à s’aguerrir en solitaire alors que l’IMOCA, Banque Populaire 14, actuellement en chantier, ne sera mis à l’eau qu’au début d’année 2027. « Ces quelques mois m’ont donné beaucoup de force pour la suite, reconnaît-il. J’ai beaucoup navigué en pensant au Vendée Globe ». Il assure avoir apprécié « s’être mis dans l’ambiance » propre au plus connu des tours du monde en étant « seul à la lutte contre le sommeil, contre moi-même » et en étant « parfois dans le dur. Je suis très heureux de m’être confronté à ça ».

Cette Solitaire du Figaro est donc une étape en plus dans ce long cycle qu’il a entamé et qu’il espère conclure jusqu’au Vendée Globe 2028. Dans les prochains jours d’ailleurs, Banque Populaire 14 sera au centre de ses priorités. « Ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu, j’ai envie de prendre des nouvelles, sourit-il. Plus sérieusement, nous avons des réunions avec le bureau d’études de Banque Populaire pour prendre des décisions sur des sujets importants concernant le chantier ». Cet été, Loïs débutera également les navigations à bord du nouveau Malizia de Boris Hermann. La coque, le mât, la quille et les safrans de ce bateau sont identiques à ceux de Banque Populaire 14. Les bureaux d’études des deux équipes et de TR Racing (celle de Thomas Ruyant) ont en effet travaillé de concert en mutualisant leurs compétences ces derniers mois. En naviguant à bord de Malizia, Loïs va ainsi goûter à des sensations très proches de celles qu’il retrouvera sur son futur IMOCA. De quoi continuer, avec le même enthousiasme qui le caractérise, à écrire la suite de sa belle aventure au sein du Team Banque Populaire .