L’ŒIL DE JEAN-MARC FAILLER. Le directeur technique des projets Figaro et IMOCA du Team Banque Populaire revient sur l’entame de la 2e étape de Loïs Berrehar. Leader hier, 5e au sprint intermédiaire, il pointe au 9e rang ce lundi matin à 9 heures à moins de 2 milles du leader.
Il va falloir s'employer pour rester au plus près de la route directe
« Au départ de Vigo hier, Loïs arborait le même visage que d’habitude : serein et déterminé à tout donner. Les skippers ont quitté le port espagnol en convoyage dans de belles conditions avant de s’élancer. Ensuite, il y a eu finalement plus de vent que prévu par rapport aux modèles et aux prévisions que l’on avait hier. Du coup, les skippers sont un peu en avance sur les routages et ont déjà passé le cap Finisterre.
Ce n’est pas simple pour autant, d’autant qu’ils ont été confrontés à une situation orageuse qui a obligé les marins à redoubler d’efforts toute la nuit. De son côté, Loïs a réalisé une très belle entame d’étape, lui qui pointait en tête après quelques heures de course. Il a passé le sprint intermédiaire à la 5e place et il était 9e ce lundi matin à seulement 1,4 milles du leader. On voit que ça fait l’élastique en tête de course et dans ce genre de circonstances, c’est toujours mieux d’être devant !
Le skipper Banque Populaire s’est légèrement décalé dans l’ouest par rapport à ses concurrents directs, on verra si cela s’avérera payant pour la suite. Il va falloir s’employer pour rester au plus près de la route directe en essayant d’être le plus rapide. D’après les routages, la tête de flotte pourrait arriver à Pornichet dès jeudi soir ou vendredi matin. »
