Bientôt, il n’y aura plus de mots, seulement des actes. Dimanche, à 13 h 02, Armel Le Cléac’h s’élancera pour la Route du Rhum à bord du Maxi Banque Populaire XI. Le bateau a été optimisé dans les moindres détails par le Team Banque Populaire pour atteindre son meilleur niveau de performance. Le skipper est désormais tourné vers son objectif. Si la météo sera clémente ce dimanche, la traversée s’annonce particulièrement rapide. À 48 heures du départ, Armel Le Cléac’h fait le point.
Son état d’esprit
« J’ai la sensation d’être là où je voulais être en termes de préparation. Avec l’équipe, nous continuons à dérouler notre plan, à suivre la voie qu’on avait définie en amont. Il faut savoir garder la tête froide et faire des choix aussi, même si je suis un peu moins présent pour les autres ces derniers jours. Mais tous comprennent qu’il faut que je maximise mon temps. Je m’y prépare depuis des mois, je sais que la course sera très intense : c’est primordial de l’aborder sans perdre trop d’énergie. »
Son programme avant le départ
« Ce vendredi soir, le bateau larguera les amarres et franchira les écluses. Même si c’est un moment fort avec le public, c’est toujours délicat d’y manœuvrer, d’autant qu’il fera déjà nuit. Le Maxi Banque Populaire XI ira ensuite au mouillage à Dinard où deux membres de l’équipe resteront à bord. Samedi, j’assisterai au briefing météo avec l’ensemble des skippers. En parallèle, je continue à échanger régulièrement avec la cellule météo qui est déjà en place (elle est composée de Marcel Van Triest, Sébastien Josse et Nicolas Lunven). Dimanche, je rejoindrai le bateau en début de matinée. On sera six à bord pour veiller à nos choix de voiles et à la configuration pour tout donner dès le départ. »
Les conditions météo au départ
« Nous savons qu’il fera beau ce dimanche midi, qu’il y aura un vent de nord-est et que les conditions seront clémentes. En revanche, on n’est pas encore certain de la force du vent, qui pourrait varier entre 10 et 15 nœuds. Forcément, le vol est plus difficile avec 10 nœuds. Mais à 15 nœuds, on sait qu’on peut être très rapide ! »
La suite du parcours
« Une fois qu’on aura dépassé le cap Fréhel, ça va aller très vite vers le large. La sortie de la Manche se fera au portant avant d’entamer la grande traversée de l’Atlantique. Ensuite, on n’empruntera pas la route classique qui consiste à longer le Portugal et à passer par les Canaries. Il semble désormais acquis que notre route se rapprochera de l’ orthodromie (la route directe). La première partie du parcours s’annonce très rapide. Ensuite, l’alizé n’est pas encore très établi, donc ça pourrait nous ralentir. Mais quoi qu’il en soit, les routages montrent que nous pourrions nous rapprocher du record de traversée (6 jours et 19 heures). Globalement, ce sera une course très rapide ! »
Crédit photo : A.ChampyMcLean / BPCE
