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Communiqués de presse

Une mobilisation collective pour qu'Armel retrouve le large

Publication :

Banque Populaire @VoileBanquePop

Par :

Une mobilisation collective pour qu'Armel retrouve le large

 

Dès l’arrivée d’Armel Le Cléac’h, ce jeudi soir vers 23 heures, le Team Banque Populaire s’est mobilisé et relayé tout au long de la nuit afin d’effectuer un état des lieux, remplacer la dérive et colmater les impacts sur la coque. Un travail collectif afin de se donner toutes les chances de repartir. Un départ, sous réserve du bon déroulement des travaux aujourd’hui, est prévu ce samedi dans la journée.

Il n’y a pas vraiment de place pour l’émotion quand celle-ci est connue de tous. Au sein du Team Banque Populaire, pas besoin de mots pour décrire le ressenti d’Armel, jeudi après-midi, quand le skipper a dû se résoudre à rebrousser chemin et à faire route vers son port d’attache. Plus fort que la déception et le sort à conjurer, il y a l’espoir, comme toujours, à entretenir, même au cœur de la nuit à Lorient.

Un travail intense tout au long de la nuit

 

Le plan avait été établi par le Team dans la soirée, il a été exécuté avec minutie par la vingtaine de personnes présentes dès l’arrivée d’Armel Le Cléac’h à Lorient, vers 23 heures. « On a réalisé au plus vite un premier état des lieux avec l’équipe technique et le bureau d’études, explique Ronan Lucas, le directeur du Team. Ensuite, des calculateurs, des représentants du constructeur (CDK) et de notre bureau d’études se sont réunis pour déterminer la marche à suivre ». Dans la foulée, l’équipe dédiée au composite a pris le relais et a travaillé toute la nuit.

Car en plus de remplacer la dérive, il fallait également s’affairer sur les dommages collatéraux. Ronan Lucas explique : « la dérive a tapé contre le flanc de la coque centrale, ce qui l’a endommagée à plusieurs endroits ». « Il y avait trois impacts dans la coque dans des endroits où il y a beaucoup de tension, notamment à proximité de la cloison de mât », précise Florent Vilboux, responsable composite. Il a fallu préparer les tissus, la mousse qui remplace le nid d’abeille, meuler, découper… Quatre personnes se sont employées pour y parvenir. « L’équipe composite a travaillé depuis un zodiac, ce qui n’est pas facile. Mais la météo était plutôt clémente cette nuit ».

 

Déterminés à ce que l’histoire continue

 

Ce travail s’est étiré tout au long de la journée de vendredi. « C’est une réparation qui n’est pas définitive mais qui peut permettre de reprendre la mer », confie Florent. Après une nuit blanche et harassante, il ajoute : « depuis que nous avons commencé à réparer, nous mettons tout en œuvre pour qu'Armel puisse reprendre le large. »

Cet état d’esprit est salué par Ronan Lucas, admiratif : « la motivation des membres de l’équipe nous a permis de prendre confiance en notre capacité à rebondir ». Il parle d’un « travail fantastique » où personne n’a compté ses heures de sommeil.

Cette volonté, c’est celle de femmes et d’hommes qui se sont déjà donnés sans compter pour ce projet depuis quatre ans, qui continuent à y croire et qui savent que seuls les actes peuvent permettre de réconforter, d’avancer et d’entretenir l’espoir. « Nous sommes tous déterminés à ce que l’histoire continue et à aller au bout de cette transatlantique, assure Ronan Lucas. Même si cela est bien sûr conditionné à nombre de facteurs techniques, nous ferons tout pour qu’Armel puisse repartir dès demain. »

bateau

 

Les mots d’Armel Le Cléac’h

 

« Revenir à Lorient, ce n’était pas prévu, ça casse l’énergie qu’on avait pu mettre ces dernières semaines pour la Route du Rhum. Je n’ai pas encore vraiment réalisé mais il y a beaucoup de déception.

L’équipe a réalisé un gros boulot. Quand j’étais en mer, j’ai donné les premiers diagnostics et ils avaient déjà préparé leur plan de route. Hier soir, en arrivant, il y a eu une analyse précise des dégâts. On n’avait pas la certitude de pouvoir repartir dans le temps qu’on s’était donné. Finalement, les choses se sont arrangées au niveau des réparations. C’était un peu moins lourd que ce que l’on avait pu imaginer dans le pire scénario. Toute l’équipe se met à 200% pour pouvoir faire repartir le bateau demain, ce serait super. On n'avait pas envie de terminer cette Route du Rhum comme ça.

Mentalement, c’est difficile et triste de ne pas savoir ce qu’il s’est passé. Cette dérive a été fabriquée suite à la casse d’une précédente avant la Jacques Vabre 2021. On a couru 7 jours dans des conditions variées avec du vent et de la mer et nous n’avons jamais eu la moindre alerte. On a de la fibre optique pour avoir des capteurs en temps réel, et il n’y avait aucun mauvais signal. Ça a cassé en deux secondes. On a du mal à y croire. Il y aura le temps de l’analyse dans les prochaines semaines et je suis confiant sur le fait que le bureau d’études va trouver des explications pour nous faire progresser. 

On veut aller au bout de l’histoire. Ça s’est mal terminé il y a quatre ans, on a perdu un bateau. Cette année, nous avons envie de terminer cette Route du Rhum, on est encore en course. J'aimerais tourner les manivelles pour que le Maxi Banque Populaire XI soit en Guadeloupe, ça diminuera la déception actuelle. Le résultat ne sera pas là mais on sera au moins allé au bout en finissant de la meilleure manière possible. Il faut prendre un peu de recul sur tout ça. Ce n’est plus le même enjeu sportif mais on a envie de réussir ce nouveau scénario. »

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Delphine Gallais
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