Ultim Banque Populaire XI - Skipper / Armel Le Cléac’h - 8/9/2026
Photo: Vincent Curutchet / BPCE

Route du Rhum – « Tous les voyants sont au vert ! »

L’ŒIL D’ERWAN STEFF.

Chaque jour, un membre de l’équipe Banque Populaire revient sur la Route du Rhum d’Armel Le Cléac’h. 48 heures après le départ, Erwan Steff revient sur la grande cavalcade d’Armel vers les Açores avec une sacrée intensité. Ce matin à 8 heures, le skipper du Maxi Banque Populaire XI pointait toujours à la 2e place, à 55 milles du leader.

« Ce qui a accaparé l’attention d’Armel, c’était le passage d’une dorsale. Il l’a passée en milieu de nuit après s’être affairé à bien se positionner. C’était très technique pour passer cette transition entre le vent de sud et le vent de nord. À un moment, il n’y a même plus eu de vent du tout et puis le vent est rentré et il a accéléré. On voit qu’Armel a creusé un peu plus l’écart avec Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) mais que Tom Laperche (SVR Lazartigue) ne fait pas d’erreur. On a forcément une pensée, aussi, pour Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild) victime d’une avarie de foil et ainsi que toute son équipe. 

L’enjeu pour nous, c’est de rester au maximum au contact de SVR-Lazartigue et d’être à l’affût de toutes les opportunités. Là, c’est reparti au portant dans 35 à 40 nœuds de vent. Ça reste des moyennes très rapides, ça ne laisse pas beaucoup de répit aux skippers. Dans l’après-midi, il y aura une décision stratégique importante à prendre, au niveau des Açores. En somme, soit tu plonges vers le sud, soit tu optes pour une route plus ouest. On fait face à une situation vraiment atypique en matière de stratégie et de météo. Mais pour l’instant, tous les voyants sont au vert à bord du Maxi Banque Populaire XI. Armel fait sa course avec calme et sérénité. Il attend les bonnes opportunités ! »

Les mots d’Armel, joint ce matin lors de la vacation :

« On a traversé un front peu actif, mais avec une transition assez nette entre le vent de sud et celui de nord. Il y avait pas mal de boulot à faire et, sur ces bateaux, c’est toujours énergivore. Depuis, ça s’est renforcé. On est au portant, autour de 30-35 nœuds, avec une mer dans tous les sens. Ce n’est pas hyper confortable ! »